24 : L’OGRE POGACAR
Vainqueur ce mardi dans la station du Lioran, Tadej Pogacar a décroché sa 24e victoire d’étape sur le Tour de France, la 3e lors de cette édition après avoir déjà levé les bras aux Angles et à Gavarnie-Gèdre. Le Slovène se rapproche ainsi à une unité du Français André Leducq (25 succès), le quatrième coureur le plus prolifique sur les routes de la Grande Boucle.
14,8 : UN JAUNE SOLITAIRE
Grâce à une attaque tranchante dans le col de Pertus, Tadej Pogacar a réalisé 14,8 km seul en tête de la course pour s’imposer au Lioran. Et même si le Slovène n’en est pas à son coup d’essai sur ce Tour, puisqu’il avait déposé ses adversaires à 43 bornes du terme dans les pentes du col du Tourmalet pour triompher à Gavarnie-Gèdre, il vient d’accomplir son plus long solo avec le Maillot Jaune sur les épaules. Il s’agit également du plus long numéro en solitaire victorieux d’un Maillot Jaune depuis celui de Wout van Aert en 2022, avec 11,6 km en direction de Calais.
3 : LA FÊTE DE POGACAR
Tadej Pogacar aime le 14 juillet. Pour la troisième fois de sa carrière, le leader de l’équipe UAE Emirates-XRG a remporté une étape du Tour à cette date. Le double champion du monde est d’ailleurs le coureur ayant le plus gagné le jour de la fête nationale française, après ses succès déjà enregistrés au col du Portet (2021) et au Plateau de Beille (2024). Il laisse ainsi derrière lui dix coureurs vainqueurs de deux étapes le 14 juillet, comme Chris Froome, Laurent Jalabert, Lucien Van Impe et Jacques Anquetil, qui a également remporté le classement général du Tour à cette date, en 1963 et 1964.
5/5 : POGACAR DOMPTE LES MASSIFS FRANCAIS
Les montagnes françaises n’ont plus de secret pour Pogacar. En l’emportant ce mardi au Lioran, dans le Massif central, le Slovène a complété sa pentalogie des massifs montagneux de l’Hexagone. En plus de ses onze victoires dans les Pyrénées, Pogacar compte également quatre dans les Alpes, trois dans les Vosges et une dans le Jura, au col du Grand Colombier en 2020.
30 : LA SLOVÉNIE UN PEU PLUS DANS L’HISTOIRE
La Slovénie engrange chaque année un peu plus de succès sur le Tour de France. Ainsi, le pays alpin vient de décrocher ce mardi son 30e bouquet, principalement sous l’impulsion de Tadej Pogacar, qui en compte 24 à lui seul. Derrière le champion du monde, Primoz Roglic a levé les bras à trois reprises – dont la première victoire pour sa nation en 2017 à Serre-Chevalier –, tout comme Matej Mohoric. La Slovénie rejoint d’ailleurs au classement des victoires le Danemark, à la onzième place.
60 : POGACAR REJOINT INDURAIN
Après avoir égalé Chris Froome deux jours plus tôt, Tadej Pogacar, avec 60 Maillots Jaunes dans la besace, rejoint Miguel Indurain. L’Espagnol, quintuple vainqueur de la Grande Boucle (de 1991 à 1995) et troisième de ce classement prestigieux, pourrait tomber du podium dès mercredi soir si le Slovène conserve la tunique à Nevers. Pogacar ne pourra toutefois pas rattraper dès cette année Bernard Hinault (79 Maillots Jaunes) et surtout Eddy Merckx, le recordman avec 111 Maillots Jaunes.
3’36’’ : UN MATELAS INÉDIT DEPUIS UN QUART DE SIÈCLE
Leader du classement général avec 3’36’’ d’avance sur son dauphin Jonas Vingegaard, Tadej Pogacar possède une avance confortable au bout de dix étapes. Il s’agit du plus grand écart entre les deux premiers du général à ce stade de la course depuis 2001, lorsque François Simon menait le Tour avec… 11’54’’ de marge sur Andrei Kivilev. Le Slovène n’avait jamais connu une telle avance sur un Grand Tour au dixième jour. Même lorsqu’il avait dominé le Giro 2024, Pogacar devançait Daniel Martinez de « seulement » 2’40’’.
1 : PODIUM DE JOUVENCE
Troisième au Lioran, Paul Seixas est devenu le premier coureur de moins de 20 ans à grimper sur le podium d’une étape du Tour depuis Danny van Poppel, troisième lui aussi à Bastia en 2013. Le coureur de Decathlon CMA CGM est aussi le deuxième plus jeune Français à réussir un tel exploit, à 19 ans, 9 mois et 20 jours. Seul Louis Colsaet est parvenu à faire mieux, en 1904. Cette année-là, il avait pris la deuxième place de la dernière étape à Paris, à l’âge de 19 ans, 8 mois et 2 jours... Mais le jeune Colsaet n’avait pas connu les honneurs du podium : sa place lui a été attribuée en décembre, suite aux disqualifications de coureurs classés devant lui. Il était initialement sixième.
4 : L’AUDACE DE CARAPAZ
À l’offensive dans le Puy Mary avant de se faire dépasser à toute vitesse dans l’ascension du col de Pertus par Pogacar, Richard Carapaz a glané le prix de la combativité, et ce pour la quatrième fois de sa carrière. L’Équatorien avait en effet été récompensé de ce prix lors de la 16e étape en 2020, ainsi qu’à l’issue des 15e et 19e étapes de l’édition 2024, avant d’être élu « Super Combatif » du Tour cette année-là. Un seul autre coureur présent sur les routes de la Grande Boucle peut se targuer d’une telle collection : Ben Healy. L’Irlandais, coéquipier de Carapaz chez EF Education – EasyPost, en compte également quatre, dont un acquis en 2024 et trois rien qu’en 2025.

