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C'est l'Alpe d'Huez du sprint : une ligne droite de près de trois kilomètres, parfaitement dégagée ; une réputation établie à l'aune d'un palmarès où se côtoient les plus prestigieux spécialistes : l'avenue de Grammont, à Tours, a depuis longtemps conquis ses lettres de noblesse. Tom Boonen, triomphateur en ces lieux lors du Tour de France cet été, n'avait pas manqué de souligner son prestige. « Dans l'esprit des sprinters », avait-il expliqué en substance, « trois victoires relèvent du mythe : à Paris, sur les Champs-Élysées, à Bordeaux, et à Tours. » Une légende ciselée année après année, à l'automne, grâce à Paris-Tours.
Arrivée idéale pour les flèches du peloton, Paris-Tours n'est pourtant pas l'apanage des sprinters. Ainsi les audacieux au départ de Saint-Arnoult-en-Yvelines ont-ils souvent décroché la timbale lors des dernières éditions : Durand, Virenque, Piil, ou encore Erik Dekker, baroudeur infatigable, qui avait su se soustraire, l'an passé, avec un sens tactique affirmé, à la meute des sprinters.
Deux compétitions sont associées à l'épreuve « Élites » : Paris-Tours espoirs d'abord, qui s'élance de Bonneval ; le « kilomètre de Paris-Tours » ensuite, tournoi de vitesse sur route réservé aux cadets et aux juniors. Elles témoignent d'une volonté affirmée de préparer l'avenir.
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Christian Prudhomme |
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