Le
départ de la dernière étape est donné
à 11h25, sur la Promenade des Anglais. Rapidement le
rythme s'accélère. Dès la première
ascension du col d'Eze, Moos (PHO) attaque. Mais il est vite
repris et le peloton passe groupé au sommet, dans cet
ordre: Hamilton (CSC), Cardoso (Mil), Sousa Barbosa (Mil), Pineau
(BLB), Moos (Pho), Gil Perez, Rutkiewicz (Cof). A l'arrière
du peloton, quelques coureurs sont distancés.
Partis à trois
Dans la descente, Oriol Extebarria sortent du peloton. Ils
comptent rapidement 10 secondes d'avance, puis 15 à
l'entrée de la Turbie (Km 18). A la sortie de la Turbie,
le peloton accélère mais les deux hommes de
tête augmentent leur avance à 20 secondes. Galvez
(Kel) s'intercale et rattrape les deux échappés.
En bas de la descente, à La Trinité, les trois
hommes de tête possèdent 40 secondes d'avance
sur le peloton. L'écart se creuse : A Drap, Km 28,5,
1 minute puis 1 minute 20 à la Pointe. A l 'entrée
de Contes, Oriol, Galvez et Extebarria comptent 1 minute 50
d'avance.
Dans
la deuxième ascension de la journée, Magnien,
Boonen et Gaumont sont distancés et au sommet du Col
de Chateauneuf, les échappés Oriol, Extebarria
et Galvez passent dans cet ordre, 1 minute 35 devant Cardoso
et Pineau, puis le peloton. Dans la descente vers Nice les
échappés conservent leur avance passent au sprint
de la Promenade des Anglais avec 3 minutes d'avance.
Oriol, Galvez et Extebarria repartent à l'attaque du
Col d'Eze. Dans l'ascension, le peloton comble peu à
peu l'écart et au sommet les échappés
ne comptent plus que 1, 05 d'avance sur leurs poursuivants.
Dans la descente, les coureurs de tête comptent 2 minutes
30 à la sortie de La Trinité. Une avance qui
s'accroît dans les premiers temps de la montée.
Au passage à Drap (Km 95), les échappés
sont toujours en avance d'1 minute 40. Mais sous l'impulsion
des coureurs de la Once-Eroski le peloton revient à
1 minute 15 puis rapidement à 25 secondes. A l'arrière
de nombreux coureurs sont distancés.
L'aventure se termine
Galvez décroche et est repris par le peloton qui ne
pointe plus qu'à 15 secondes du groupe de tête.
Et au Km 108,5, les échappés sont repris. Galvez
est décroché par le peloton. A cet instant,
Para (Kel) attaque seul à 1 km du sommet du col de
Chateauneuf. Il compte vite 10 secondes d'avance mais Bernabeu
et Jeker (Mil) le rejoignent. Derrière les gros bras,
Hamilton et Vinokourov se portent en tête du peloton,
et au sommet du col de Châteuneuf, Jeker passe en tête
devant Bernabeu et Para. 12 secondes derrière, Sousa
Barbpsa et Hamilton passe à leur tour. Dans la descente,
les échappés prennent 20 secondes d'avance.
Au sprint de Nice, au Km 133, Jeker précéde
Bernabeu et Para. Le peloton suit à 1minute 15.
Dans
l'ascension du col d'Eze, les trois échappés
perdent du temps mais passent avec tout de même 30 secondes
d'avance sur un premier groupe formé par Lefevre (JDL),
Sanchez (Eus), Vinokourov (Tel), Arvesen (Fak) et le reste
du premier peloton avec Simoni (Sae), Gustov (Fas), Chavanel
(BLB), Rebellin (Ges), Jaksche ((One), Serrano (One), Zarrabetia
(One), Pereiro (Pho), Perez (Pho), Brochard (A2R), Gonzalez
(Eus), Moller (Mil) et Lavarhnas (Mil).
Mais il ne parviennent pas à refaire leur retard malgré
les attaques de Chavanel et Brochard. Sur la Promenade des
Anglais, David Bernabeu s'impose tout seul devant Jeker. La
victoire finale revient à Alexandre Vinokourov qui
réalise le doublé.
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Trois
questions à Jean-Marie Leblanc
Votre premier sentiment sur cette édition de Paris-Nice?
La course a été profondément
marquée par la disparition d'Andreï Kivilev. Une
vraie émotion s'est emparé du peloton à
l'annonce de sa mort mercredi matin et les organismes et les
esprits ont été engourdis. Et puis, quand Vinokourov,
le presque-frère de Kivilev, prend le maillot de leader,
on sent un accord tacite. Il n'a pas été bousculé
autant qu'il l'aurait été en temps normal. Ca
prouve qu'il y a encore un bel état d'esprit dans ce
sport, et ça n'enlève rien à la performance
sportive de Vinokourov.
Et sur le plan purement sportif justement
C'était une course très
difficile et très sélective. Il n'y a d'ailleurs
que 90 coureurs à l'arrivée et les premiers
rôles ont toujours été tenus par des hommes
très en forme. L'abandon prématuré de
Dario Frigo a malgré tout tué le match. Et je
pense que nous aurions assisté à un spectacle
différent s'il avait été là. Mais
la hiérarchie n'aurait forcement été
bousculée parce que Vinokourov était vraiment
très fort.
Du Côté français
Il n'y a que deux français dans
les 20 premiers. Chavanel et Lefevre. Pour Lefevre, c'est
la preuve de sa régularité au plus haut niveau.
Il réalise d'ailleurs une bonne saison, et on peut
qu'il est à sa place. Chavanel, quant à lui
confirme les espoirs placés en lui. Il a été
très convaincant, tant dans les contre-la-montre que
dans les montées. Il est vraiment en très gros
progrès dans tous les domaines. En revanche, La Française
des jeux et Sandy Casar en particulier, qui avait fini deuxième
ici l'an dernier et dont on attendait beaucoup, et l'équipe
Crédit Agricole, sont passées à côtés
de leur sujet et nous doivent une revanche.
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