Mons-en-Pévèle : on est en finale ! (5/7)

actualités23.03.2017Avant-course

CYCLISME. - PARIS - ROUBAIX 2009 - boonen (tom) ©

Trois secteurs pavés sont classés au niveau maximal de difficulté caractérisé par l'attribution de 5 étoiles. Long de plus de trois kilomètres et exposé aux vents, le secteur de Mons-en-Pévèle marque l'entrée dans les cinquante derniers kilomètres. Ceux qui sortent en tête de ce « traquenard » peuvent considérer qu'ils ont une chance de gagner Paris-Roubaix.

Sur la trace des pavés…

Chaque semaine, letour.fr s'arrête dans le détail sur l'un des lieux qui ont marqué l'histoire de Paris-Roubaix. La série se poursuit sur le secteur de Mons-en-Pévèle, où la course prend une dimension extrême. Où les prétentions les plus élevées sont mises à rude épreuve.

Les journées à plus de 200 kilomètres de vélo, ce n'est pas si fréquent dans la saison. Le compteur les a déjà nettement dépassés en approchant de Mons-en-Pévèle. Et au cumul, les secousses ont martyrisé les mains, les poignets et les arrière-trains sur plus de 40 kilomètres. Pendant plus de trois kilomètres d'un pavé particulièrement irrégulier, l'élite se réduit à une poignée de vainqueurs en puissance. Seuls les plus costauds, ceux qui ont l'étoffe pour s'imposer, résistent dans le groupe de tête, comme l'explique Thierry Gouvenou, le responsable du parcours : « ce secteur est le véritable indicateur de la lucidité d'un coureur pour négocier le final ». Avec un ton encore plus catégorique, le vainqueur de l'édition 1988, Dirk Demol, se souvient quant à lui que « c'est un endroit de calvaire, tu n'en vois jamais le bout. Mais c'est là qu'on sait définitivement qui ne gagnera pas à Roubaix ».

Il ne s'agit pas seulement de tenir le rythme à Mons-en-Pévèle. Lorsqu'un champion des pavés domine son sujet, il peut aussi avantageusement passer à l'action sur cette portion qui propose à la fois un bon faux-plat montant propice aux accélérations et la bonne distance pour creuser un écart significatif. En 2000 par exemple, c'est ici que Johan Museeuw, encore accompagné de Frankie Andreu, avait éloigné l'essentiel de ses rivaux avant d'aller chercher son deuxième titre. Son héritier chez Quick Step, Tom Boonen, l'a ensuite imité le jour de sa troisième victoire (2009), en exerçant un forcing qui réduisait le groupe de tête à 6 coureurs. Et l'année suivante, c'est Fabian Cancellara qui entamait à Mons-en-Pévèle un raid solitaire de 50 bornes jusqu'au vélodrome.

Les triomphes peuvent s'y construire, mais le pavé de Mons-en-Pévèle fracasse aussi des illusions. George Hincapie n'avait jamais semblé aussi proche d'un succès, après sa deuxième place en 2005, lorsqu'en 2006 sa fourche s'y brisa, projetant le bonhomme au tapis avec une clavicule en vrac. La déveine ou la malédiction s'ajoutent parfois ici à l'usure mentale et physique qui provoque crevaisons et chutes. L'année dernière, Fabian Cancellara a vu s'envoler ses espoirs d'une dernière victoire à Roubaix en s'affalant à Mons-en-Pévèle, pendant que Peter Sagan lévitait par miracle au-dessus de lui ! Il se passe toujours quelque chose à Mons-en-Pévèle…

La course en images

photo23/03/2017 

CYCLISME - 2000 - museeuw (johan) - L'EQUIPE ©

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