Haveluy : enclencher le programme « essorage » (3/7)

actualités02.03.2017Avant-course

martin (tony) - (all) - - boonen (tom) - (bel) - ©

En abordant les 100 derniers kilomètres, les coureurs n'ont « que » 17 kilomètres de pavés dans les jambes. Le compteur des crevaisons et des chutes est déjà bien avancé, et le couperet d'Arenberg s'approche. Mais la bataille peut très bien être anticipée dès le secteur d'Haveluy, qui se prête idéalement à des coups gagnants.

Sur la trace des pavés…

Chaque semaine, letour.fr s'arrête dans le détail sur l'un des lieux qui ont marqué l'histoire de Paris-Roubaix. La série se poursuit à Haveluy, à une centaine de kilomètres de l'arrivée... où la sélection se durcit déjà sérieusement.

Les lave-linges modernes permettent de régler finement le niveau d'essorage désiré. Le même principe peut-être utilisé avec les secteurs pavés de Paris-Roubaix, l'indice de difficulté permettant d'évaluer le régime du tambour dans lequel les coureurs se retrouvent ballotés. À la fin des années 90, le parcours de la Reine des classiques comprenait une bande de goudron bien trop confortable, et surtout propice aux regroupements, entre la traversée de Valenciennes et la Trouée d'Arenberg, distantes d'une vingtaine de kilomètres. Le détour imposé par Haveluy, où se situe un chemin pavé de 2,5 kilomètres permet justement d'élever le curseur d'un cran supplémentaire… et de lancer une sélection qui s'annonce ensuite redoutable.

A l'entrée du secteur d'Haveluy, une stèle rend hommage à Jean Donain, très fin connaisseur des lieux en tant qu'organisateur du Grand Prix de Denain. C'est lui qui a suggéré à Jean-François Pescheux, alors en charge du parcours d'intégrer ce secteur pavé capable de provoquer un amaigrissement du peloton. La petite « vacherie » a été adoptée dès l'édition 2001, et les plus stratèges ont rapidement compris l'intérêt que pouvait présenter ces pavés disloqués et quelquefois inondé, y compris à 100 kilomètres de l'arrivée. Les coups portés à Haveluy ne sont pas toujours payants. Mais l'année dernière, c'est précisément à cet endroit que Tony Martin et Tom Boonen, alors coéquipiers et en poursuite de l'échappée, plaçaient une accélération qui distançait notamment Peter Sagan et Fabian Cancellara. Le champion du monde et le pré-retraité le plus en vue du peloton n'allaient plus jamais reprendre contact avec la tête de course…

La course en images

photo02/03/2017 

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