Arenberg : pavés de grandes ambitions (4/7)

actualités16.03.2017Avant-course

Tranchée d'Arenberg - compilation - best of 2004 - - - bartoli (michele) - wauters (marc) ©

Sur la carte du monde du cyclisme, certains lieux apparaissent en caractères ultra-gras. L'Alpe d'Huez et le Mont Ventoux en font partie, tout comme le Stelvio en Italie, l'Angliru en Espagne, le Cauberg aux Pays-Bas. Le passage en revue de ces sites imprégnés de l'histoire et de l'âme du vélo s'arrête nécessairement à la Trouée d'Arenberg, que le peloton abordera cette année au km 161,5. Mais 2,4 km plus loin, ils ne seront plus qu'une élite resserrée à croire en leurs chances.

Sur la trace des pavés…

Chaque semaine, letour.fr s'arrête dans le détail sur l'un des lieux qui ont marqué l'histoire de Paris-Roubaix. La série se poursuit à la Trouée Arenberg, étape décisive dans la conquête du titre : personne n'y a gagné Paris-Roubaix, mais nombreux sont ceux qui ont perdu tout espoir dans ce bout d'enfer.

Voilà un morceau de souffrance dans lequel on se précipite ! Au moment de se jeter dans les 2,4 kilomètres de la Trouée d'Arenberg, le peloton déboule à plus de 70 km/h. Une fois par an, la paisible Drève des Boules d'Hérin, fréquentée des promeneurs, devient la « Tranchée », comme l'avait rebaptisée Jacques Goddet par un emprunt au vocabulaire de la Première Guerre mondiale soulignant la rudesse du défi. Avant d'y pénétrer, on longe le site minier de Wallers-Arenberg, symbole lui-aussi de conditions extrêmes, réservées aux gueules noires qui plongeaient dans les galeries pour y puiser du charbon, durant l'essentiel du XXe siècle. C'est précisément l'un de ces travailleurs à la dure, Jean Stablinsky, qui a suggéré l'idée d'emprunter ce secteur pavé encore ignoré des organisateurs, pour l'édition 1968.

L'ancien vainqueur du Tour d'Espagne (1958) et champion du monde (1962) n'avait pas de plus grand rêve que de remporter Paris-Roubaix, où il a plus souvent été malchanceux que récompensé de ses efforts (meilleur résultat, 7e en 1964). Pour autant, le « Père Stab » est bel et bien entré dans l'histoire comme le seul coureur ayant souffert et sué en sous-sol, puis roulé sur les pavés de la Trouée. Une stèle à son nom a d'ailleurs été inaugurée en l'honneur du « découvreur » du lieu après son décès survenu en 2007.

Sur près de 50 ans, la Trouée d'Arenberg a été le théâtre de coups d'éclat et de coups du sort, jusqu'à en devenir un épouvantail à favoris. Les formations les plus aguerries à l'exercice ont beau tenter de s'en prévenir, la menace persiste… et le pavé cogne dur. Johan Museeuw, favori de l'édition 1999, a laissé une rotule et ses espoirs de victoire sur l'un d'entre eux. Philippe Gaumont s'y est quant à lui brisé le fémur alors qu'il se voyait bien jouer le podium en 2001. La punition a été bien moins lourde pour Tom Boonen, mais c'est peut-être sur une crevaison au beau milieu de cette ligne droite coupant la forêt de Raismes qu'il a laissé échapper en 2011 le titre qui ferait de lui l'unique recordman de victoires. Il reste au champion belge une occasion de régler ses comptes !

La course en images

photo16/03/2017 

CYCLISME - 2012 - boonen (tom) - (bel) - - hunt (jeremy) - (bel) - - steegmans (gert) - (bel) - - chavanel (sylvain) - (fra) - - dans arenberg ©

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