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Pour sa deuxième édition, la World Ports Classic accueillera le peloton mondial pour un festival du sprint à savourer les 30 et 31 août prochains. Cette fois-ci, l’aller-retour entre les ports d’Anvers et de Rotterdam se fera dans le sens inverse.
Rendez-vous à Anvers
Anvers et Rotterdam ont conquis historiquement leur statut de place forte par leur activité commerciale. Plus récemment, les deux villes sont aussi devenues des carrefours pour les sportifs de toutes les disciplines. La Flamande rejoint d’ailleurs cette année sa voisine néerlandaise au palmarès des capitales européennes du sport. En plus des championnats du monde de gymnastique et de l’Euro de hockey sur gazon qui s’y tiennent cette année, la distinction a également incité les organisateurs de la World Ports Classic à inverser l’ordre expérimenté l’année dernière, tout en gardant les caractéristiques techniques qui ont déjà bâti sa personnalité.
Après les pavés, la plage
Les adeptes des « flandriennes » font des candidats désignés à la World Ports Classic. Le climat a gagné quelques degrés depuis le printemps, et les costauds ont effectué quelques détours pour se mesurer sur les courses à étapes du reste de l’Europe. Ils retrouvent ici un air de classique, joué cette fois-ci sur deux jours. La route de l’aller leur sera d’autant plus familière qu’ils y trouveront trois secteurs pavés, modestes mais à considérer avec vigilance. Le lendemain, en quittant Rotterdam, le peloton s’élancera pour une route de plus de 200 kilomètres, qui traversera les digues de Zélande. Les coureurs auront certes le privilège de longer la plage et de saluer les amateurs de kite-surf qui y officient, mais devront surtout garder leur sang-froid sur ces passages décisifs : il s’agit des secteurs les plus exposés au vent dans tout le pays.
Le champion national de Belgique Tom Boonen s’est imposé cette après-midi, sur ses terres d’Anvers, lors de la première étape de la World Ports Classic. À l’issue d’une journée marquée par la formation de nombreuses bordures le long de la Mer du Nord, le quadruple vainqueur de Paris-Roubaix règle au sprint un groupe d’une quarantaine de coureurs, en couvrant les 201 kilomètres en 3 heures et 56 minutes. Il devance sur la ligne l’Allemand Greipel et le Norvégien Kristoff.
Contre vents et maréesNouvelle venue dans le calendrier cycliste international, la World Ports Classic, épreuve par étapes disputée sur deux jours, de Rotterdam à Anvers le 31 août et retour le lendemain, devrait convenir à Tom Boonen, l’un des grands favoris de l’épreuve au même titre que Marcel Kittel, André Greipel et Théo Bos, récents vainqueurs au plus niveau du cyclisme mondial.
À cause d’une tendinite, Tom Boonen avait dû se résoudre, la mort dans l’âme, à renoncer au Tour de France 2010, parti de Rotterdam. La World Ports Classic lui offre une deuxième chance de briller sur un parcours similaire à celui de la première étape qui avait mené les coureurs de la Grande Boucle à Bruxelles il y a deux ans. « Avoir manqué ce Tour n’est pas mon seul regret, indique le champion belge. Mon abandon sur blessure en 2011 m’est également resté en travers de la gorge, alors qu’à l’inverse, une des grandes fiertés de ma carrière est d’avoir remporté le maillot vert du Tour de France en 2007. »Nouvelle venue dans le calendrier cycliste international, la World Ports Classic, épreuve par étapes disputée sur deux jours, de Rotterdam à Anvers le 31 août et retour le lendemain, attire déjà des champions aimant le vent et les sprints, à commencer par André Greipel, triple vainqueur d’étapes au cours des deux premières semaines du Tour de France, et Tom Boonen, héros des classiques du Printemps.
Voilà deux ans, la Grande Boucle partie de Rotterdam a inspiré la création d’une classique sur deux jours unissant deux pays, la Belgique et les Pays-Bas, qui ont historiquement joué un rôle majeur dans le développement du cyclisme. A l’heure de la mondialisation, les terreaux fertiles séculaires du vélo ont aussi une capacité à créer et innover. Le 31 août, la première World Ports Classic partira de Rotterdam, traversera la Zélande exposée aux vents de la mer du Nord comme lors de la première étape du Tour 2010 et empruntera un secteur pavé à l’image des classiques flandriennes de printemps, pour une première arrivée jugée à Anvers. Le lendemain, 1er septembre, marquera le retour à Rotterdam, via deux secteurs pavés cette fois.
Assurément, la World Ports Classic a l’art de plaire aux routiers-sprinters. Parmi les premiers engagés figure ainsi l’Allemand André Greipel, auteur d’un retentissant triplé sur les routes du Tour (Rouen, Saint-Quentin, le Cap-d’Agde). Son équipe Lotto-Belisol ne cache pas ses intentions de l’emmener vers de nouveaux sprints victorieux puisqu’elle délègue ses lanceurs préférés : Greg Henderson et Jurgen Roelandts. La lutte entre les deux formations belges de premier plan s’annonce digne des classiques de printemps, Omega Pharma-Quick Step alignant son champion national Tom Boonen épaulé par l’Allemand Gerald Ciolek.
Les sprinters, de fait, marchent de préférence par deux : Marcel Kittel et Tom Veelers pour Argos-Shimano, Oscar Freire et Alexander Kristoff pour Katusha, Theo Bos et Mark Renshaw pour Rabobank, Romain Feillu et Kenny van Hummel pour Vacansoleil-DCM, tandis que BMC a choisi d’associer un duo rapide évoluant dans des registres différents (Taylor Phinney-Adam Blythe).
Les principaux engagés (au 16 juillet)
Lotto-Belisol : Greipel (All), Roelandts (Bel), Henderson (N.-Z.) ; Omega Pharma-Quick Step : Boonen (Bel), Ciolek (All) ; Saxo Bank-Tinkoff Bank : Kroon (P.-B.), Morkov (Dan) ; Liquigas-Cannondale : Oss (Ita) ; Rabobank : Bos (P.-B.), Renshaw (Aus) ; Vacansoleil-DCM : Feillu (Fra), Van Hummel (P.-B.), Leukemans (Bel) ; Katusha : Freire (Esp), Kristoff (Nor), Gusev (Rus) ; BMC : Phinney (E.-U.), Blythe (G.-B.) ; Garmin-Sharp : Hunter (Afs), Vansummeren (Bel), Maaskant (P.-B.) ; Accent Jobs-Willems Vérandas : Hoste (Bel), Van Dijk (P.-B.) ; Landbouwkrediet-Euphony : Juodvalkis (Lit) ; Topsport Vlaanderen-Mercator : Cornu (Bel) ; Spidertech : Boivin (Can) ; Team Type 1-Sanofi : Serebryakov (Rus) ; Bretagne-Schuller : Pichon (Fra) ; Argos-Shimano : Kittel (All), Veelers (P.-B.) ; NetApp ; Cofidis ; Wallonie-Bruxelles.
Voici la liste des dix-huit équipes cyclistes sélectionnées pour participer à la première World Ports Classic, qui se déroulera les 31 août et 1er septembre 2012.
Les 18 équipes sélectionnées
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Les préparatifs se poursuivent pour le nouveau rendez-vous fixé avec le peloton mondial à la fin de l’été, aux Pays-Bas et en Belgique. Le parcours promet une ambiance de printemps sur les deux étapes au programme…
Rendez-vous avec l’élite
Avec un format atypique et des enjeux sportifs conséquents, la World Ports Classic (classée 2.1 dans le calendrier UCI Europe Tour) attire déjà les champions. Si les amateurs de grandes courses à étapes seront tournés vers l’Espagne, les spécialistes des classiques de printemps, ou les favoris des championnats du monde programmés à Valkenburg, s’intéressent de près à cet aller-retour inédit entre Rotterdam et Anvers. À ce jour, 25 équipes, dont 13 enregistrées en World Tour, se sont portées candidates pour prendre le départ. Seules 18 formations seront invitées sur l’épreuve.
Du vent… et des pavés
Les deux épisodes de la course sont maintenant fixés sur le papier. Entre Rotterdam et Anvers, la première étape franchit la barre des 200 kilomètres. Le tracé emmène surtout le peloton sur les routes de la première étape du Tour de France 2010, qui a précisément inspiré la création de la World Ports Classic. Avec deux ans d’intervalle, certains emprunteront à nouveau le Pont Erasmus, et affronteront les vents imprévisibles de la Zélande. Clin d’œil aux « Flandriennes » du mois d’avril, un secteur pavé tiendra les coureurs en état de vigilance avancé à une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée. Avant de franchir la ligne, ils rouleront pendant une quinzaine de kilomètres dans le Port d’Anvers. Le lendemain, c’est sur 161,5 km que se jouera la revanche, avec cette fois-ci deux portions pavées.
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Les deux plus grands ports d’Europe, Rotterdam et Anvers, accueilleront les 31 août et 1er septembre prochains la première édition d’une course par étapes atypique, disputée en deux épisodes, au cœur de deux pays où le vélo s’impose avant tout comme un mode de vie. Les points clés d’un acte de naissance…
Un bébé du Tour 2010
La conception de la World Ports Classic a été projetée dès l’époque des préparatifs du Grand Départ du Tour de France 2010. Au-delà du rendez-vous de juillet, Rotterdam a affiché l’ambition de créer un événement qui honore la ville et le cyclisme de façon régulière. Le parcours de la 1ère étape du Tour 2010, qui passait déjà par Anvers, a servi de point de départ à ce rêve, qui s’est ensuite enrichi d’idées complémentaires.
Deux jours, deux étapes
Le format adopté s’articule autour de la personnalité des deux grandes cités. Le concept de la course par étapes est ici réduit à sa plus simple expression, avec deux étapes d’environ 180 kilomètres. Sur le plan technique, sa spécificité tient à l’exposition quasi-permanente aux vents qui soufflent sur la région du Delta du Rhin.
Relier la Hollande à la Belgique
Si le cyclisme s’exporte avec succès sur tous les continents, la vieille Europe sait aussi se montrer active. Ce n’est pas un hasard si l’initiative vient des deux pays où la bicyclette est un peu plus reine que partout ailleurs dans le monde. Il est également naturel qu’une course de très haut niveau relie la Hollande et la Belgique, qui ont tant donné chacune de leur côté dans l’histoire du sport cycliste.