
Mark Cavendish© Presse Sports
Matt Goss© Presse Sports
Andre Greipel© Presse Sports
Marcel Kittel© Presse Sports
Peter Sagan© Presse Sports
Comme en athlétisme, la désignation de l’homme le plus rapide du monde fascine les esprits. A vélo, la pointe de vitesse est jugée sur les sprints, plus ou moins massifs, où sont attribués des points. Si la spécialité est dominée par Mark Cavendish depuis plusieurs saisons, la lutte pour le maillot vert récompense surtout ceux qui sont les plus réguliers sur l’ensemble de la course. Et la réforme de la dotation du sprint intermédiaire adoptée l’année dernière donne également une dimension stratégique aux débats.
Durant toute la semaine, letour.fr dresse l’inventaire des champions appelés à tenir un rôle de premier dans les différents classements du Tour de France. Episode 2 : la conquête du maillot vert.
Le favori : Mark Cavendish (Team Sky)
Vainqueur du classement par points du Tour de France l’an passé, Mark Cavendish est logiquement candidat à un deuxième maillot vert à Paris. Sa moisson de victoires d’étapes – vingt au cours de ses quatre dernières participations – augure d’une nouvelle razzia de points. Le Britannique est assurément le routier le plus rapide du monde. Pour lui, l’essentiel se joue en trois jours, entre Rouen et Metz, après un premier rendez-vous fixé aux autres purs sprinters à Tournai (2e étape). Cavendish n’a pas pour autant un tapis rouge devant lui. D’abord, arrive la concurrence de deux jeunes gagneurs : Peter Sagan et Marcel Kittel. Le Slovaque passe partout ! L’autre handicap de Cavendish est la cohabitation au sein de Team Sky avec les ambitions au classement général de Bradley Wiggins, supposées mobiliser en priorité les équipiers à partir de la fin de la première semaine, c’est-à-dire au moment où la lutte pour le maillot vert risque de basculer sur les sprints intermédiaires. Sky n’annihilera pas toutes les échappées au risque de compromettre les objectifs prioritaires, celui de Cavendish étant… la préparation des Jeux de Londres !
Les ambitieux
Peter Sagan (Liquigas-Cannondale) est le prototype du chasseur de maillot vert car il peut gagner des sprints en tous genres : sur le plat, et surtout en côte (il devrait aimer Seraing et Boulogne-sur-Mer !). Il sait également s’échapper en vue des sprints intermédiaires et son endurance est à toute épreuve, même sur trois semaines !
Marcel Kittel (Argos-Shimano) a déjà, au milieu de sa deuxième saison pro, un palmarès impressionnant. Celui d’un vrai gagneur. A deux reprises, mi-juin, l’Allemand a battu Cavendish au sprint. Il ne doit donc s’interdire aucune ambition sur le Tour, surtout pas celle de ramener le maillot vert à Paris… même si elle s’inscrit à moyen terme.
Matt Goss (Orica-GreenEdge) supporte sur ses épaules le poids de l’objectif exclusif annoncé à sa création par les promoteurs de la nouvelle équipe australienne GreenEdge : remporter le maillot vert. Le « green » (vert) est dans son nom ! Le vice-champion du monde n’a qu’une victoire au compteur cette année, une étape du Giro, mais elle en appelle d’autres.
José Joaquin Rojas (Movistar) a porté le maillot vert l’an passé avant de le céder à Mark Cavendish mais il reste un candidat sérieux car, (presque) toujours placé dans les sprints massifs, il est constant dans l’effort sur différents terrains. Cependant, le retour de son partenaire d’équipe et d’entraînement, Alejandro Valverde, réduit sa marge de manœuvre.
André Greipel (Lotto-Belisol), numéro un mondial en nombre de victoires (13) avant les championnats nationaux, est un sprinteur d’une telle qualité que le maillot vert est forcément dans ses cordes. Mais une fois seulement sur le Tour 2011, il a réussi à battre Cavendish dont la fulgurance nourrit ses complexes. Si la voie se libère…
Ceux qui pourraient surprendre
Tyler Farrar, vainqueur de la troisième étape à Redon l’an passé, a gagné des contre-la-montre par équipes avec Garmin-Barracuda mais aucun sprint cette année avant le Tour de France ! Yauheni Hutarovitch, lui aussi à sec en termes de sprints gagnants, à la différence des jeunes de la FDJ-BigMat (Démare, Bouhanni), aspire à ressortir de sa boîte… Oscar Freire (Katusha), maillot vert en 2008, prépare les Jeux Olympiques. La retraite est proche. Il court libéré ! Alessandro Petacchi (Lampre-ISD), vainqueur du classement par points en 2010, a zappé le Giro pour mieux gagner sur le Tour malgré ses 38 ans. Mark Renshaw est sorti du train de Cavendish dans le but de sprinter à son propre compte chez Rabobank, qui attend plus qu’une seule victoire (la quatrième étape du Tour de Turquie). Tony Gallopin (RadioShack-Nissan) a pris goût au maillot vert sur le Dauphiné, battu sur le fil par Cadel Evans. Complet, incisif, il est capable d’engranger des points presque partout !
© Presse Sports
La grande histoire n’en retiendra qu’un. L’enjeu suprême du Tour de France, c’est le Maillot Jaune remis au leader du classement général final. Les cyclistes du monde entier en rêvent, mais seule une poignée seront concernés par cette bataille au sommet pendant les trois semaines de course. Revue d’effectif des prétendants au titre de la 99ème édition.
Durant toute la semaine, letour.fr dresse l’inventaire des champions appelés à tenir un rôle de premier dans les différents classements du Tour de France. Episode 1 : la conquête du Maillot Jaune.
Le favori
Cadel Evans tient de son statut de champion sortant l’étiquette de favori. Un duel se profile avec Bradley Wiggins. L’Anglais est quasiment invaincu (comme l’Australien l’an passé) sur les courses par étapes qu’il a disputées cette année. Il a gagné Paris-Nice, le Tour de Romandie et le Critérium du Dauphiné. Si les contre-la-montre doivent les départager, le leader du Team Sky détient a priori les clés. Evans, toutefois, a pour lui l’avantage d’avoir déjà gagné le Tour et d’être plus complet : meilleur grimpeur, probablement, surtout dans l’enchaînement des difficultés proposé dans deux étapes de montagne (la 11e, dans les Alpes, et la 16e, dans les Pyrénées), plus puncheur, à n’en pas douter, d’où sa capacité à grappiller des secondes dans des efforts courts et violents (aux arrivées de Seraing, Boulogne-sur-Mer, la Planche des Belles Filles, Bellegarde-sur-Valserine), et meilleur descendeur, certainement !
Les ambitieux
Bradley Wiggins (Team Sky) tient le rôle de challenger officiel. Cinquante ans après le premier Anglais en jaune (Tom Simpson à Saint-Gaudens), l’heure est-elle venue d’un Anglais en jaune à Paris… cinq jours avant l’ouverture des Jeux Olympiques à Londres ? C’est une question de temps. Ce Tour fait la part belle au contre-la-montre, sa spécialité.
Denis Menchov (Katusha), après le début de saison le plus discret de sa carrière, opère son retour sur le Tour. A sa dernière participation (2010), il accompagnait sur le podium à Paris les deux absents de cette année au prix d’un exploit dans le contre-la-montre final. Déjà vainqueur de la Vuelta et du Giro, il se tient en embuscade…
Vincenzo Nibali (Liquigas-Cannondale) porte les espoirs de l’Italie et de la nouvelle génération face aux trentenaires. Vainqueur de Tirreno-Adriatico, il a axé sa saison 2012 sur le Tour. Son expérience d’une Vuelta victorieuse (2010) et l’aide d’Ivan Basso s’ajoutent à son registre de coureur complet et endurant.
Levi Leipheimer (Omega Pharma-Quick Step) monte en puissance. Troisième du Tour de Suisse, soit la place qu’il occupait aussi sur le podium du Tour de France 2007, l’Américain ne croit pas au handicap de son âge : 38 ans. Les contre-la-montre peuvent l’installer à une place d’où seule une chute (il en est coutumier) pourrait le déloger.
Ryder Hesjedal (Garmin-Barracuda) est un autre homme depuis qu’il a remporté le Tour d’Italie. Dans la droite ligne de Cadel Evans, vététiste ayant tardé à éclore sur route, le Canadien a toutes les qualités, et maintenant la confiance en ses moyens, pour transformer en place sur le podium son 7e rang du Tour 2010.
Ceux qui pourraient surprendre
Chris Froome et Richie Porte sont les deux coureurs émergents du Team Sky, aptes à prendre le relais de Bradley Wiggins en cas d’imprévu comme en 2011 (chute). Peter Velits (Omega Pharma-Quick Step) n’entend pas s’arrêter sur sa victoire au Tour d’Oman. Janez Brajkovic (Astana), récent vainqueur du Tour de Slovénie. Une étape avant l’éclosion finale ? Bauke Mollema est l’alternative, chez Rabobank, au leader Robert Gesink, qui promet beaucoup mais garantit peu. Pierre Rolland (Europcar) arrive à maturité pour prendre le relais de Thomas Voeckler, dont le genou est récalcitrant. Chris Horner est le quadra-gêneur ressorti du chapeau par RadioShack-Nissan, capable de supplanter Fränk Schleck au remplacement de son cadet, Andy, blessé.
© Province de Liège
© Province de Liège
A l’heure des derniers réglages, le Tour de France vit traditionnellement sur le Grand Départ ses premiers moments d’émotion et de convivialité. De l’ouverture de l’Avant-Tour à la présentation des équipes, une série de rendez-vous est programmée à Liège tout au long de la semaine prochaine.
Lorsque le compte à rebours commence à faire défiler des nombres à un chiffre, le Tour de France prend forme. C’est dans la ville qui accueille le Grand Départ que l’on ressent le mieux l’approche de l’échéance. Déjà impliqués dans la préparation de ce rendez-vous depuis plusieurs mois, les Liégeois s’apprêtent maintenant à vivre durant près d’une semaine une « montée en température » qui les mènera aux deux premières journées de course, samedi 30 juin pour le prologue, et dimanche 1er juillet pour la 1ère étape.
Dès le 27 juin, le Tour de France sera officiellement installé pour son séjour en Province de Liège, avec l’ouverture de la permanence de l’organisation et du centre de presse au Country Hall (complexe du Bois Saint-Jean). Pour ceux qui y résident, l’ambiance sera studieuse. Elle sera en revanche festive sur le site de la Halle des Foires, investi par l’Avant-Tour, où le public est attendu gratuitement pour participer à des séances de dédicaces des coureurs, découvrir en avant-première les véhicules de la caravane publicitaire ou profiter des animations proposées par les partenaires de l’épreuve. Un troisième lieu sera plus indirectement coloré par la présence du Tour puisque le « Village Gaulois », qui honore chaque été sur la Place Saint-Paul de Liège la culture et les spécialités culinaires françaises, sera inauguré cette année par Bernard Hinault et Gilbert Duclos Lassalle.
Avant de se concentrer sur le sport proprement dit, les spectacles préliminaires se poursuivront jeudi 28 juin avec une cérémonie de présentation des équipes accueillie dans le cadre majestueux de la Place Saint-Lambert, devant le Palais des Princes-Evêques. Des clins d’œil musicaux aux précédents passages du Tour de France en Belgique seront orchestrés par le musicien Pierre Theunis et ses acolytes. Les 198 coureurs qui prendront part à la 99ème édition du Tour de France auront encore une journée de détente et/ou de concentration avant de se lancer à l’assaut des rues de Liège.
Les temps forts du Grand Départ en Province de Liège
> Mercredi 27 juin : Ouverture de la permanence d’accueil et du centre de presse au Bois Saint-Jean (Country-Hall de Liège) - Allée du Bol d'Air, 13 à 4031 Liège (Angleur) ; ouverture de l’Avant-Tour - Halle des Foires de Liège.
> Jeudi 28 juin : à 18h30, présentation officielle des équipes - Place Saint-Lambert à Liège.
> Samedi 30 juin : à partir de 14h00, Prologue contre-la-montre individuel - Départ et Arrivée au Parc d’Avroy
> Dimanche 1er juillet : 1ère étape, Liège - Seraing (198 km)
> Lundi 2 juillet : 2ème étape, Visé - Tournai (207,5km)
Pour les spectateurs aussi, les trois semaines du Tour exigent de la préparation et de la méthode.
Le menu de la course est à la fois copieux et varié, les protagonistes nombreux, les enjeux multiples et les stratégies quelquefois complexes. Avant et pendant l’épreuve, le Programme Officiel s’impose comme le document de référence à consulter, pour repérer en détail le parcours d’une étape, vérifier un horaire ou décrypter la pente d’une ascension. Hormis les caractéristiques techniques de la compétition, les lecteurs de ce guide complet trouveront aussi l’analyse de Bernard Hinault et les interviews des principaux favoris. Cette année encore, le Programme Officiel s’adapte à tous les publics du Tour, puisque onze versions au total sont publiées par des journaux partenaires dans le monde entier.
Les 11 versions du Programme Officiel du Tour, en vente dans les kiosques : Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Danemark, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Japon, Norvège, Pays-Bas, Taiwan
Les 27, 28 et 29 juin prochains, l’Avant Tour s’impose comme le lieu de rencontre des acteurs du Tour avec leur public. Touristes, coureurs amateurs, journalistes ou curieux en promenade ont rendez-vous à Liège pour savourer l’ambiance de la course.
Le Tour de France vit au mois de juillet trois semaines d’itinérance quotidienne. Avant de rentrer dans son rythme de croisière, il s’installe d’abord durant plusieurs jours dans la ville qui accueille le Grand Départ. C’est à la fois l’heure des retrouvailles, des derniers préparatifs, des spéculations et des intimidations. Le séjour que le Tour passe cette année à Liège donne surtout l’occasion de rassembler tous les passionnés de cyclisme, en partance ou non pour la Grande Boucle. Et pour la deuxième année consécutive, les amateurs de vélo sont invités à se rencontrer dans un espace conçu pour l’échange : l’Avant Tour.
Ouvert gratuitement pendant trois jours à tous les spectateurs, l’Avant Tour se trouve au carrefour des routes de tous les acteurs du Tour en attendant les premiers mouvements du peloton. Pendant que les caravaniers y peaufinent leurs véhicules fraîchement sortis des ateliers, les coureurs sont de passage pour une séance de dédicace, des stations de radio et des chaînes de télévision montent des plateaux au cœur de l’événement : 80 exposants au total prennent possession de la Halle des Foires de Liège. Côté public, des stands seront consacrés à des conseils sur l’entretien et la réparation des cycles, tandis que les enfants pourront participer à des initiations au BMX sur une piste de 600 m2. Tous les éléments sont réunis pour une plongée dans l’ambiance du Tour, avec l’échange et la passion comme mots d’ordre.
L’Avant Tour
Halle des Foires de Liège
. Mercredi 27 juin : 13h30 - 21h00
. Jeudi 28 juin : 10h00 - 21h00
. Vendredi 29 juin : 10h00 - 18h00
© Presse Sports
Le Prix Jacques Goddet/Carrefour a été attribué au journaliste de L’Equipe Jean-Luc Gatellier, pour un article consacré aux chutes fatales aux espoirs de Bradley Wiggins et de Chris Horner dans l’étape de Châteauroux du Tour 2011.
Le panache de Voeckler, les coups d’éclat de Rolland, l’émotion d’Evans ou le tempérament d’Andy Schleck, mis en mots par les meilleures plumes du Tour, ont encore eu leur chance. Mais après les délibérations du jury du 8ème Prix Jacques Goddet / Carrefour, présidé par Christophe Barbier (L’Express), c’est la description de Jean-Luc Gatellier du cauchemar vécu par Wiggins et Horner qui s’est imposée comme le meilleur article écrit en langue française sur le Tour 2011. En matière d’émotion et de lyrisme, les défaillances et les coups du sort des champions rivalisent parfaitement avec leurs exploits. C’est justement le registre des illusions perdues qu’a exploité le journaliste de l’Equipe en écrivant « Le diable parlait anglais », paru dans l’édition du 9 juillet : « la différence lorsqu’on doit traiter ces moments difficiles, c’est que les coureurs ne sont pas disposés à parler, explique Gatellier. Alors cela demande de les observer attentivement, de décrypter les attitudes et de sentir les ambiances. Ce jour-là j’ai eu un peu de chance car les bus de RadioShack et de Sky étaient garés à-côté, ce qui m’a permis de prendre la température dans de bonnes conditions. Mais dans d’autres sports ce serait impossible, il n’y a que le cyclisme qui permette ça ».
Officiellement vainqueur du 97ème Tour de France depuis le déclassement d’Alberto Contador, Andy Schleck a été honoré dans sa ville natale par le Ministre luxembourgeois des sports Romain Schneider, par le directeur du Tour de France Christian Prudhomme, et par Bernard Hinault, qui lui ont remis le Maillot Jaune de l’édition 2010.
Le Tour de France 2010 s’était achevé sur des regrets pour Andy Schleck, passé à côté de la consécration pour 39 secondes, perdues en partie sur un incident mécanique dans les Pyrénées, puis sur le contre-la-montre de Pauillac. Depuis le déclassement d’Alberto Contador, le coureur luxembourgeois a récupéré la première place du classement général final. Après avoir endossé le maillot blanc de meilleur jeune sur le podium des Champs-Elysées à l’époque, Andy Schleck a reçu ce matin des mains de Romain Schneider, Ministre des Sports du Grand Duché, et de Christian Prudhomme le Maillot Jaune du vainqueur du Tour 2010. Une cérémonie à laquelle étaient conviées 150 personnes a été organisée dans la ville natale des deux frères Schleck, Mondorf-les-Bains.
© Republicain Lorrain
_ À 50 jours du passage du Tour de France à Metz, la ville a vibré vélo avec l’arrivée d’une étape du Circuit de Lorraine, et l’opération des Printemps du Tour.
En examinant consciencieusement la carte du Tour, les coureurs se fixent des rendez-vous qui correspondent à leurs aptitudes. Sur le parcours 2012, il y a fort à parier que les sprinteurs ont coché l’étape de Metz, programmée le 6 juillet prochain. Certains d’entre eux se trouvaient certainement dans le peloton qui s’est rué samedi dernier sur la ligne d’arrivée de la 4ème étape du Circuit de Lorraine, située devant le centre Georges Pompidou. A commencer par le vainqueur du jour, Danilo Napolitano, et son plus proche rival, Nacer Bouhanni leader du classement général d’un bout à l’autre de la course. Pour plonger la ville dans un week-end dédié au vélo, la Place de la République a servi d’épicentre aux Printemps du Tour, un village où la bicyclette est célébrée sous toutes ses formes. Ainsi, à quelques pas de l’exposition de cycles qui retrace l’histoire du Tour de Lucien Petit-Breton à Thomas Voeckler, les spectateurs accueillis en nombre ont aussi frémi devant les acrobaties réalisées par le jeune champion du monde de freestyle BMX amateurs, Adrien Lecomte. Dans un autre registre, les visiteurs pouvaient également défier Bernard Hinault sur les simulateurs de sprints ou d’ascensions de prestige. Le deux-roues se conjugue à tous les temps…
© Presse Sports
Sur le Tour de Franche-Comté et le Tour de Corse, qui débutent tous les deux demain matin, les coureurs amateurs emprunteront en éclaireurs deux arrivées inédites du Tour de France, prévues le 7 juillet prochain à la Planche des Belles Filles, et le 30 juin 2013 à Ajaccio.
Dans la vie du Tour de France, les clins d’œil du calendrier sont nombreux. Celui que le hasard a prévu pour ce dimanche 20 mai revêt un caractère symbolique particulier, puisque deux sites appelés à marquer l’histoire du Tour seront mis à l’honneur au même moment, à l’occasion de deux courses à étapes majeures dans le monde amateur. Le Tour de Franche-Comté, qui visite d’abord la station des Rousses, bien connue de Sylvain Chavanel depuis sa victoire d’étape sur le Tour 2010, a programmé un final en apothéose avec l’ascension vers la station de la Planche des Belles Filles. Le choix de ce tracé, qui met en lumière la communauté de valeurs entre les différentes pratiques du cyclisme, réjouit naturellement Christian Prudhomme : « C’est intéressant de voir que nous pouvons nous inspirer mutuellement. La Planche des Belles Filles a d’abord été visitée par les cyclotouristes. En juillet, il y aura le Tour de France, et aujourd’hui celui de Franche-Comté. De même, il y a eu récemment une arrivée à Mûr-de-Bretagne sur le Tour de Bretagne, ce qui confirme ce mouvement ». Gilles Da Costa, organisateur du Tour de Franche-Comté, abonde précisément dans le sens du patron du Tour : « Le jour de la présentation du Tour en octobre dernier, nous nous sommes fixé comme objectif de mettre en place cette arrivée. Et je constate depuis que nous avons annoncé notre parcours qu’il y a un énorme engouement autour de ce final ».
Un autre peloton jouera une forme de répétition à plusieurs centaines de kilomètres, avec l’arrivée de la dernière étape du Tour de Corse, qui sera jugée à Ajaccio, comme la 2ème étape du Tour de France 2013. Soucieux de préparer dans le détail le rendez-vous du Grand Départ corse l’année prochaine, Dominique Bozzi, organisateur du Tour de Corse, a tenu à rassembler un maximum d’éléments pour ce final particulier : « Nous avons voulu proposer une fin de parcours strictement identique à celle du Tour de France, ce qui implique que pour la première fois la course va bloquer le centre-ville d’Ajaccio ! Les routes seront fermées, et nous avons un dispositif de sécurité considérable : 130 CRS, autant de gendarmes et de bénévoles, 25 motards, c’est du jamais vu sur une course amateurs. Dans un an, nous allons accueillir la plus grande course du monde, alors nous passons un réel test. Et tout le monde est à fond ». Hormis les particularités d’organisation qui découlent notamment de la configuration de l’arrivée face aux îles Sanguinaires (route unique, pas de débouché ni de voies parallèles, etc.), l’étape d’Ajaccio devrait donner quelques enseignements sur le scénario à attendre pour l’échéance du 100ème Tour. Surtout dans les dix derniers kilomètres, avec la montée du Salario : « Nous verrons comment le peloton va exploser, et je suis sûr qu’il n’y aura pas d’arrivée au sprint, assure Bozzi. Nous l’appelons aussi la côte de l’Empereur, et on peut dire que c’est un vrai petit Mur de Huy en plein cœur d’Ajaccio. »
© A.S.O.
© A.S.O.
Avec les Printemps du Tour, le département d’Eure-et-Loir a pris un peu d’avance le week-end dernier sur les échéances cyclistes qui l’attendent en juillet, puis à l’automne.
Entre Bonneval et Chartres, ils seront certainement plus de 150 à prendre le départ du contre-la-montre qui pourra s’avérer décisif, samedi 21 juillet prochain, la veille de l’arrivée finale du Tour 2012. Ce week-end, ils étaient au moins quatre fois plus nombreux à s’essayer sur une série de randonnées bâtie autour de ce parcours, dans le cadre des Printemps du Tour, opération organisée pour cette étape par le Conseil général d’Eure-et-Loir, les villes de Bonneval et de Chartres. Ainsi, 677 cyclistes de tous niveaux (répartis sur trois circuits de 102,5km, 53km et 23km) ont pu goûter dimanche matin aux privilèges du peloton du Tour. Accompagnés de l’ancien coureur Laurent Bezault, le local de l’étape, les amateurs ont roulé derrière la Skoda rouge de direction de course qui ouvre la route des champions en juillet. Parmi les sportifs plus ou moins occasionnels qui ont pris part à la balade, Jean-Pierre Gaboriau, Maire de Châteauneuf-en-Thymerais, voyait encore plus loin que le Tour de France, sa commune ayant été choisie pour donner le départ de Paris-Tours le 7 octobre. Pendant que les élus comme les anonymes tournaient les jambes à leur rythme, Gilbert Duclos Lassalle relevait quant à lui le défi des ambitieux qui osaient le provoquer sur les simulateurs de cols et de sprints mis à disposition du public sur le mini-village de Chartres. Les moins audacieux se sont contentés de découvrir l’exposition des vélos mythiques du Tour, enrichie cette année de celui que Thomas Voeckler a utilisé lors de l’édition 2011. Prochain rendez-vous avec les Printemps du Tour, les 17, 18 et 19 mai à Metz.
A moins de deux mois du départ du Tour, la rédaction des Jeunes Reporters 2012 a été réunie au complet. L’occasion de faire connaissance, et de se projeter dans l’aventure qui les attend en juillet.
L’acte de naissance de la troupe a été rédigé ! Samedi, les six Jeunes Reporters sélectionnés à Paris par le quotidien L’Equipe, à Bruxelles par la Dernière Heure et à Luxembourg par le site sportspress.lu, étaient invités à passer la matinée dans les bureaux d’ASO pour une première rencontre en groupe. Le journal A Notre Tour, qui sera publié et distribué tous les deux jours pendant la course, a maintenant une rédaction qui peut déjà se distinguer par sa composition dans la salle de presse du Tour de France : la plus jeune à coup sûr, la plus paritaire également avec trois filles et trois garçons, et probablement une des plus cosmopolite avec trois nationalités représentées.
Durant leur petit séjour à Issy-les-Moulineaux, Louis, Fiona, Tom, Gabrielle, Robin et Joy ont pu visiter le bureau de Christian Prudhomme, mais aussi participer à leur première réunion de travail. Avec Sophie Tesson, qui sera chargée en compagnie de Simon Bernard d’encadrer l’équipe, les futurs journalistes avaient au programme la réalisation du chemin de fer du « numéro zéro », qui sera distribué sur l’Avant Tour, précisément sur le stand de Vision Plus, partenaire de l’opération. Après avoir réglé tous les détails pratiques et administratifs de leur voyage, chacun est reparti vers sa région avec un premier papier à rendre, et une année scolaire à boucler. Les retrouvailles sont organisées pour le 27 juin à Liège. Pour rentrer dans le vif du sujet.
Les six Jeunes Reporters du Tour 2012 : Louis Bocher, Tom Duterme (Belgique), Gabrielle Legourd , Joy Mentgen (Luxembourg), Fiona Quimbre et Robin Wattraint.
Tom Duterne entouré d’Eric de Falleur, Philippe Lacourt et Ralph Vankrinkelveldt© La Dernière Heure/Stéphanie Lecocq
Les dix candidats pré-sélectionnés par La Dernière Heure© La Dernière Heure/Stéphanie Lecocq
La dernière journée de sélection des Jeunes Reporters du Tour 2012 s’est déroulée mercredi 25 avril 2012 à Bruxelles, dans les locaux du quotidien belge La Dernière Heure. Dix candidats triés sur le volet ont participé à cette journée à l’issue de laquelle Tom Duterne, âgé de quinze ans, a été désigné comme ambassadeur de La Dernière Heure pour la Belgique au sein de l’équipe des six jeunes de la promotion 2012 des Jeunes Reporters du Tour.
Tom a su se démarquer face à un jury composé, entre autre, d’Eric de Falleur (responsable de la rubrique cyclisme à La Dernière Heure – Les Sports) et de Philippe Lacourt (Chef de la rédaction sportive à La Dernière Heure - Les Sports) lors de différents ateliers de mise en situation. Il a en effet parfaitement géré une simulation d’interview d’Andy Schleck la veille du contre-la-montre Bonneval-Chartres ainsi qu’une autre à une vendeuse de produits dérivés Tour de France. Lors d’un exercice de rédaction il a décrit les nombreuses décorations installées par les supporters belges pour la venue du Tour à Liège ainsi qu’une inédite « ola » tout au long des six derniers kilomètres de l’arrivée à Tournai.
Après les quatre jeunes sélectionnés à Paris avec le quotidien L’Equipe, Joy Mentgen a remporté la sélection luxembourgeoise pour intégrer la rédaction des Jeunes Reporters du Tour 2012. Il reste maintenant un jeune journaliste belge à choisir pour compléter l’équipe.
Joy n’ira pas au concert des Red Hot Chili Peppers, et c’est une bonne nouvelle ! Cette collégienne luxembourgeoise de 16 ans s’implique habituellement dans une association qui monte des projets culturels, comme ce voyage prévu à Paris le 30 juin. Mais sa curiosité naturelle, davantage que son intérêt pour le vélo, l’a incitée à se présenter à la sélection des Jeunes Reporters organisée pour la première fois au Luxembourg, avec le partenariat du groupe de presse spotpresse.lu. « Pour être un peu plus au point, je suis allé voir mon grand-père, qui m’a expliqué un maximum de choses sur le vélo et le Tour de France. Il m’a aussi donné quelques livres, et en fait j’ai préparé cette journée à la façon d’un examen ». Manifestement, les leçons ont vite été intégrées. Suffisamment pour mener avec aisance l’interview d’un faux Cavendish joué par Bernard Hinault, ou pour trouver les questions pertinentes afin de détailler le rôle d’un chronométreur sur le Tour de France. Exactement le type de situations qu’elle aura à connaître sur le Tour à partir du 29 juin prochain, en tant que membre de la rédaction du journal A Notre Tour.
Car en fin de journée hier, c’est bien le nom de Joy Mentgen qui a été dévoilé par le Ministre des Sports, Romain Schneider, à l’issue d’une série d’exercices passés par dix adolescents luxembourgeois, tous quadrilingues ! Dès à présent, la lauréate de la sélection se projette vers l’échéance de juillet : « Je ne sais vraiment pas à quoi m’attendre, mais je suis impatiente de découvrir. Je vais pouvoir rencontrer des coureurs, mais aussi voir comment travaillent les journalistes. Comme premier sujet, j’adorerais faire une interview d’un coureur luxembourgeois… Andy Schleck ».
L’équipe des Jeunes Reporters 2012 a pris forme le week-end dernier avec la sélection des quatre ambassadeurs du journal L’Equipe. Deux filles et deux garçons ont à présent rendez-vous à Liège, dès la fin du mois de juin, pour le Grand Départ du Tour de France. Ils y seront rejoints par un(e) jeune Belge et un(e) jeune Luxembourgeois(e), recrutés dans les jours à venir par l’intermédiaire de la Dernière Heure et de Sportspress.lu.
Il flottait comme un parfum de brevet des collèges samedi et dimanche dernier dans les locaux de L’Equipe, à Boulogne-Billancourt. Trente-et-un adolescents de 14 à 16 ans, présélectionnés sur la base d’une lettre de motivation et de la rédaction d’un article de presse, y ont débarqué, des quatre coins de France. Après trois heures intenses d’entretiens, de simulation d’interviews et d’expression écrite, Fiona, Gabrielle, Louis et Robin ont décroché le précieux sésame : une place dans la rédaction d’A Notre Tour, le journal qu’ils concevront, rédigeront, produiront et distribueront tous les deux jours sur la Grande Boucle !
Les quatre gagnants :
- Fiona Quimbre, 15 ans, Plouvien (29)
- Robin Wattraint, 15 ans, Pontoise (95)
- Gabrielle Legourd, 15 ans, Antony (92)
- Louis Bocher, 14 ans, Schweighouse-sur-Moder (67)
Les organisateurs du Tour de France ont procédé à la sélection des équipes pour la prochaine édition de l’épreuve qui s’élancera de la Province de Liège samedi 30juin et rejoindra Paris-Champs Elysées dimanche 22 juillet.
Conformément au règlement de l’Union Cycliste Internationale, les dix-huit équipes « ProTeams » suivantes sont engagées d’office :
AG2R La Mondiale (Fra)
Astana Pro Team (Kaz)
BMC Racing Team (USA)
Euskaltel – Euskadi (Esp)
FDJ – Big Mat (Fra)
Garmin – Barracuda (USA)
Greenedge Cycling Team (Aus)
Katusha Team (Rus)
Lampre – ISD (Ita)
Liquigas – Cannondale (Ita)
Lotto Belisol Team (Bel)
Movistar Team (Esp)
Omega Pharma – Quickstep (Bel)
Rabobank Cycling Team (Hol)
Radioshack – Nissan (Lux)
Sky Procycling (Gbr)
Team Saxo Bank (Dan)
Vacansoleil – DCM Pro Cycling Team (Hol)
En plus de ces dix-huit équipes, les organisateurs ont délivré quatre invitations portant à vingt-deux le nombre des équipes qui se présenteront au départ de la 99ème édition du Tour de France. Il s’agit de :
Argos – Shimano (Hol)
Cofidis, le crédit en ligne (Fra)
Saur – Sojasun (Fra)
Team Europcar (Fra)
© A.S.O.
A 100 jours du prologue qui sera disputé le 30 juin prochain, le Tour de France s’est déjà plongé dans l’ambiance belge. Hier soir, c’est à Paris qu’a été présenté le trophée qui sera remis au vainqueur du chrono inaugural. Et au petit matin, une délégation de prestige a pris le Thalys, direction Liège, pour une reconnaissance symbolique du parcours qu’emprunteront les coureurs.
« S’il y avait eu des trophées comme celui-là, j’aurais voulu en gagner 25 ! », s’amuse Bernard Hinault. En effet, bien qu’ayant remporté cinq prologues dans sa carrière sur le Tour, l’ancien champion n’a jamais eu droit à une œuvre de maître du niveau de celle qui récompensera le vainqueur à Liège le 30 juin. Pour la présentation de la sculpture imaginée et conçue par le verrier Louis Leloup, un trio gagnant a été constitué à Paris. Entre Eddy Merckx, Bernard Hinault et Bernard Thévenet, c’est un palmarès pesant 12 Tours de France qui a porté pour son baptême la création de l’artiste liégeois.
Les histoires de vélo se jouent généralement sur la route, mais la vie de cette petite équipe s’est poursuivie dans le train ce matin. C’est un Thalys habillé aux couleurs du Tour de France qui a conduit les anciens vainqueurs de la Grande Boucle en Belgique. Invités par André Gilles, Président de la Province de Liège, ils ont pu assister dès leur arrivée dans la somptueuse gare des Guillemins au déclenchement d’un des trois décompteurs installés en ville. Pour se projeter dans le programme qui occupera les coureurs dans un peu plus de trois mois, les champions, également accompagnés de Jean-Etienne Amaury et de Christian Prudhomme, ont ensuite emprunté le parcours du prologue. La visite a surtout permis à Eddy Merckx de se rappeler quelques bons souvenirs et de rafraichir la mémoire de son lointain rival Bernard Thévenet : « Tu te rappelles, c’est ici que je t’ai lâché dans le final de Liège-Bastogne-Liège en 1975 ! » Le débat pourrait bien être tranché par une explication à vélo dans la matinée du 30 juin. A suivre…
Alain Bernier, Président de la FNSEA-44, félicité par Christian Prudhomme et Bernard Hinault© FNSEA
Christian Prudhomme et Bernard Hinault se sont rendus au Salon de l’agriculture à l’invitation de la FNSEA, pour remettre aux agriculteurs de Loire-Atlantique le prix de la plus belle création réalisée sur le parcours du Tour 2011. Le thème proposé pour l’édition 2012 a été dévoilé : le sourire.
Le vélo se pratique sur la route. Ce sont pourtant les perspectives situées autour du ruban d’asphalte avalé par les coureurs qui donnent sa majesté au sport cycliste. Sur le Tour de France, le geste athlétique et les tactiques de course sont sublimés par les paysages et les territoires visités. L’idée a servi de base pour la création en 2008 d’un concours impliquant les agriculteurs de France, invités à réaliser des sculptures ou animations champêtres sur le passage du Tour. La Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA) incite donc depuis quatre ans ses fédérations départementales à construire un projet présenté en bord de route, puis filmé et diffusé depuis les hélicoptères de France Télévisions. Cette année, le gigantesque vélo imaginé et conçu par les agriculteurs de Loire-Atlantique a conquis le jury, réuni au complet au salon de l’agriculture pour une cérémonie de remise des prix.
Avant que le verdict ne soit rendu, le tableau animé avait déjà commencé à faire le tour du monde, donnant à la commune de Drefféac une notoriété inespérée. Le deux-roues de la taille d’un terrain de football, symboliquement mis en mouvement par le petit manège d’une trentaine de tracteurs, a en effet inspiré des articles de presse jusqu’en Russie et au Vietnam. Après avoir reçu le trophée des membres du jury, Alain Bernier, président de la FNSEA-44, a témoigné sa reconnaissance en offrant à chacun d’eux une bouteille de Muscadet, un des produits qui assure depuis longtemps la renommée de son département.
Le podium de l’édition 2011
1. Loire-Atlantique
2. Indre
3. Loir-et-Cher et Morbihan, ex-aequo
La composition du jury
Bernard Hinault, coureur cycliste et vainqueur du Tour de France
Xavier Beulin, Président de la FNSEA
Jean-Michel Lemétayer, Président d’honneur du jury
Christian Prudhomme, directeur du Tour
Jean-Maurice Ooghe, réalisateur de France 2
Jean-Paul Ollivier, journaliste sportif
© Presse Sports
Le cas d’Alberto Contador a été jugé hier à Lausanne par le Tribunal Arbitral du Sport, suite au contrôle positif subi lors de la journée de repos du 21 juillet 2010, et ayant révélé la présence d’un anabolisant interdit par les règlements anti-dopage (clenbutérol).
Le TAS a prononcé une suspension de deux ans à l’encontre du coureur espagnol, également déclassé du Tour de France 2010 et de ses victoires de l’année 2011, dont le Giro d’Italia. Sur la base de ce verdict, l’Union Cycliste Internationale pourrait attribuer la victoire de l’édition 2010 à Andy Schleck, 2ème de l’épreuve.
Pour l’édition 2012, la phase de présélection des Jeunes Reporters est ouverte. Les collégiens ou lycéens âgés de 14 à 16 ans peuvent d’ores et déjà déposer leur dossier de candidature pour participer au Tour de France.
Depuis 2006, la salle de presse du Tour de France accueille une rédaction à part, composée de six adolescents qui découvrent la course avec la mission de réaliser comme des journalistes professionnels un journal publié tous les deux jours. Tous les jeunes âgés de 14 à 16 ans ont la possibilité de s’inscrire à la présélection organisée avec les médias partenaires de l’opération : L’Équipe pour la France, sportspress.lu pour le Luxembourg et la Dernière Heure pour la Belgique.
Les apprentis écrivains qui auront envoyé les textes les plus convaincants participeront ensuite à une journée de sélection dans le titre de presse de leur pays. Pour chaque média, une sélection parmi les finalistes sera organisée afin de ne retenir qu’un seul lauréat pour la Dernière Heure et sportpress.lu, quatre pour L’Équipe.
Les articles qu’il sera amené à rédiger dans « A Notre Tour », en partie repris dans le quotidien qu’il représente, lui permettront peut-être de recevoir la première distinction d’une carrière de journaliste. Le réseau d’opticiens « Vision Plus » remettra en fin de course à l’un d’entre eux le prix du plus joli regard sur le Tour 2012.
La procédure d’inscription à la sélection des Jeunes Reporters
© Presse Sports
Après le séjour corse prévu pour le Grand Départ du Tour 2013, le peloton sera attendu à Nice pour un contre-la-montre par équipe qui marquera le début des étapes « continentales » de la centième édition.
Si le caractère inédit distingue le Grand Départ programmé en Corse pour la 100eme édition, le retour sur le continent rend hommage à une des cités fidèles au Tour de France, puisque Nice figurait au programme de la course en 1906, et qu’elle l’a reçue à 35 reprises au total. Hormis ses nombreux rendez-vous avec la Grande Boucle, la capitale de la Côte-d’Azur reçoit chaque année l’élite du cyclisme, Paris-Nice marquant même le coup d’envoi des grandes courses à étapes sur le sol européen.
Quelques mois après la 71eme Course au soleil, c’est pour disputer un contre-la-montre par équipe que débarqueront les coureurs du Tour. Et pour ce quatrième jour de course, une quatrième ligne d’arrivée sera installée en bord de mer, sur la Promenade des Anglais comme au mois de mars. Le lendemain, le départ de la cinquième étape sera également donné de la Métropole niçoise, dans la ville voisine de Cagnes-sur-Mer. Ce ne sera encore que le début des réjouissances au menu de la 100eme édition.
Ce matin à Ajaccio, Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, a dévoilé en compagnie de Paul Giacobbi, Président du Conseil Exécutif de Corse, le programme du Grand Départ de la centième édition, en 2013. Pour la première visite du Tour en Corse, trois étapes ont été dessinées entre mer et montagne.
La centième édition du Tour de France débutera par une grande première. Après avoir visité tous les départements du continent, la Grande Boucle s’apprête à compléter son périple à travers la France métropolitaine en prenant le départ de Corse. Pour mettre fin à cette anomalie historique, un séjour de prestige a été programmé sur l’île de Beauté, dont tous les visages seront explorés par le peloton. Les habitués du Critérium International ont déjà pu découvrir Porto-Vecchio et les reliefs de Corse du Sud. C’est dans cette station balnéaire adossée à la montagne que se retrouveront les coureurs et suiveurs du Tour. Ils y vivront un épisode capital pour l’épreuve sur le plan symbolique, et poursuivront avec un enchaînement tout aussi décisif au niveau sportif, puisque trois étapes seront jugées en Corse.
Avant de rejoindre Bastia lors de la première étape, le peloton effectuera un léger détour pour admirer les falaises de Bonifacio. Sur la remontée du littoral, les coureurs emprunteront ensuite un des rares axes plats de l’île, mais dès le lendemain, le changement de registre sera exigeant. La diagonale Bastia-Ajaccio, via Corte, offrira aux grimpeurs un premier terrain d’expression avec les ascensions vers les cols de Bellagranajo, de la Serra et de Vizzavona. Et pour le troisième volet de cette série insulaire, la route de Calvi, avec ses spectaculaires points de vue sur les calanques de Piana, constituera aussi un rendez-vous à ne pas manquer pour les prétendants au titre.
Les étapes corses du Tour 2013 :
> Samedi 29 juin : Porto-Vecchio - Bastia, 200 km
> Dimanche 30 juin : Bastia - Ajaccio, 155 km
> Lundi 1er juillet : Ajaccio - Calvi, 145 km
Bernard Hinault présente le Tour 2012 en compagnie de la célèbre mannequin et actrice Hasegawa Rie
Deux soirées spéciales sont consacrées aujourd’hui au Tour de France, au Japon et en Belgique. La culture du cyclisme y est éloignée, mais le Tour y parle le même langage…
Sept mois avant le départ de la 99ème édition, le Tour de France accomplit un grand écart à l’échelle planétaire. Chronologiquement, les festivités débutent avec une Nuit du Tour organisée au Japon avec le concours de la chaîne J-Sports, qui diffuse la course au mois de juillet depuis 1999. Enthousiasmés par l’épreuve et par les récents résultats de leurs représentants en 2009 (Beppu et Arashiro, premiers Japonais à l’arrivée), les téléspectateurs nippons ont aussi pris l’habitude de suivre une présentation spéciale en décembre. Cette année, c’est Bernard Hinault qui s’est rendu à Tokyo pour détailler lors d’une émission exceptionnelle le parcours et les enjeux de la prochaine édition.
L’historique des coureurs belges, qui ont tout remporté sur le Tour, n’a rien de comparable avec celui des Japonais. Mais la passion qui anime les amateurs de cyclisme au pays de Merckx, de Van Impe ou de Boonen, reste intacte. Et comme à chacune des visites de la Grande Boucle en Belgique, l’accueil du public promet d’être chaleureux pour le Grand Départ 2012. C’est précisément à Liège qu’est organisée la deuxième Nuit du Tour de ce 2 décembre. Pour l’occasion, les Liégeois sont tous invités à inaugurer le parcours du prologue sur lequel se départageront les coureurs le 30 juin prochain. La balade sera suivie d’un spectacle son et lumière projeté sur la façade du Palais provincial, auquel assisteront notamment Christian Prudhomme, directeur du Tour de France ; André Gilles, député président de l’assemblée de la Province de Liège ; et Philippe Gilbert, le héros local ayant achevé une saison époustouflante à la première place du classement mondial.
Monsieur Paul Giacobbi, Président de la Collectivité Territoriale de Corse et Monsieur Christian Prudhomme, Directeur du Tour de France, ont le grand plaisir d’annoncer que le Grand Départ de la 100ème édition du Tour de France aura lieu en Corse en 2013.
C’est la première fois que l’Ile de Beauté et ses deux départements accueilleront le peloton de la plus grande course cycliste du monde. Bien que nombre d’épreuves cyclistes se soient déroulées sur son territoire, la Corse demeurait la seule région de France métropolitaine à n’avoir jamais reçu la visite du Tour de France.
Les détails de ce Grand Départ et des étapes qui le composeront seront révélés à l’occasion d’une conférence de presse qui se tiendra mardi 6 décembre 2011 à l’Hôtel de Région à Ajaccio.
Au lendemain de la présentation du Palais des Congrès, Christian Prudhomme d’un côté, et Jean-François Pescheux de l’autre, sont repartis sur les routes du Tour 2012 pour en expliquer les enjeux. Il reste un peu plus de huit mois pour décortiquer les nouveautés de la 99ème édition.
L’annonce du parcours du Tour 2012 a révélé quelques surprises. Les trouvailles de l’année feront à coup sûr l’objet de reconnaissances minutieuses au sein des équipes qui constitueront le peloton. En attendant, les équipes du Tour se sont déplacées une nouvelle fois sur les lieux où se jouera peut-être la prochaine édition. Christian Prudhomme a ainsi pris la direction des Pyrénées, à la rencontre des élus et des journalistes, tous désireux de connaître dans le détail le contenu des étapes de Foix, Pau, Bagnères-de-Luchon et Peyragudes. En convoi et en voiture, ces éclaireurs se sont notamment attaqués au Mur de Péguère, nouveauté au programme de la 14ème étape. Puis en atteignant Peyragudes, station où sera jugée la dernière arrivée en altitude du Tour 2012, le patron du Tour a eu droit à un éclairage historique donné par Michel Pélieu, Président du Conseil Général des Hautes-Pyrénées : « J’ai appris que lors de la première visite du Tour dans la vallée du Louron en 1991, la candidature de Peyragudes avait déjà été présentée, mais Val Louron lui avait été préférée par Jean-Marie Leblanc. Désormais une route supplémentaire a été construite et rend possible cette arrivée, plus de vingt ans après la première victoire d’étape de Claudio Chiappucci », explique Prudhomme.
De son côté, Jean-François Pescheux avait rendez-vous dans le nord de la France pour deviser en compagnie de Bernard Hinault sur les scénarios possibles dans l’étape de Boulogne-sur-Mer. Les cinq côtes du final peuvent en effet toutes servir de tremplin à des ambitieux. Le lendemain, c’est avec Jérôme Coppel que le directeur de course est allé sur le gros morceau de l’étape Mâcon - Bellegarde-sur-Valserine : l’ascension menant au col du Grand Colombier. Si elle n’a jamais été empruntée par le Tour de France, cette redoutable montée n’est pas une inconnue pour le leader de l’équipe Saur, qui sera certainement un des mieux informés du peloton sur toutes ses subtilités : « Nous ne sommes pas loin de chez moi, alors c’est une côte que je connais très bien. A l’entraînement, quand je fais un travail spécifique de montagne, je la prends très souvent. Et je pense que c’est l’ascension la plus dure des environs. Naturellement c’est une étape qui m’attire, et je pense aussi qu’elle est propice à une grande offensive. Car après le passage au col, l’arrivée est encore loin mais il n’y a aucun répit. Juste après la descente, il faudra immédiatement attaquer le col de Richemond, et juste avant l’arrivée il y a encore une petite bosse. »
© Presse Sports
Le parcours du Tour de France 2012, dévoilé ce matin au Palais des Congrès de Paris, met l’accent sur le potentiel des massifs intermédiaires. Christian Prudhomme parie sur des nouveautés, et sur le tempérament des coureurs, pour maintenir la course au Maillot Jaune indécise le plus loin possible.
Le rendez-vous est fixé à Liège, samedi 30 juin 2012. Pour la quatrième fois de son histoire, le Tour de France s’élancera de Belgique, un pays où l’on cultive à longueur d’années le sens du panache dans les pelotons. C’est justement cet esprit d’initiative qui a inspiré la conception du parcours de la 99ème édition, sur laquelle les audacieux seront récompensés, y compris sur des terrains inattendus. Dans la Province de Liège puis dans le nord de la France, les routes « bosselées » donneront aux puncheurs l’occasion de s’exprimer. Et avant la fin de la première semaine, les prétendants au titre pourront déjà rentrer dans une confrontation directe, et surtout créer des écarts s’ils exploitent l’arrivée inédite dans la station de la Planche des Belles Filles, ou encore le final de l’étape de Porrentruy, en plein Jura Suisse.
Si les favoris du Tour sont encouragés à s’employer sur les massifs jusqu’ici qualifiés d’intermédiaires, il leur faudra également prendre leurs responsabilités sur les étapes alpestres et pyrénéennes, dessinées sur des formats particulièrement dynamiques. Les 140 kilomètres à couvrir entre Albertville et La Toussuire - Les Sybelles ne laisseront aucun répit aux malheureux qui auront choisi l’attentisme. Côté Pyrénées, la découverte du Mur de Péguère, juste avant de plonger sur Foix, puis l’enchaînement Aubisque-Tourmalet-Aspin-Peyresourde sur l’étape de Bagnères-de-Luchon, et enfin l’arrivée à Peyragudes, donneront encore aux grimpeurs l’opportunité de briller. Pour exister au moment du verdict, le passage à l’action leur sera obligatoire, sachant que sur le prologue de Liège, puis les étapes de Besançon et de Chartres, ils devront défendre leurs positions contre la montre pendant près de 100 kilomètres.
PRIX SPORTIFS
Victoire d’étape - Powerbar. Le Tour de France honore chaque jour le coureur qui franchit le premier la ligne d’arrivée.
Maillot Jaune - LCL. Il distingue le leader du classement général, établi par l’addition des temps réalisés sur chaque étape.
Maillot vert - PMU. Il est porté par le leader du classement par points. La réforme adoptée en 2011, avec un seul sprint intermédiaire plus richement doté en points, est reconduite pour l’édition 2012.
Maillot à pois - Carrefour. Il revient au leader du classement de la montagne. Le barème de points a été revu en 2011. Il est reconduit avec quelques aménagements. Par exemple, les dix premiers coureurs passant au sommet d’une ascension hors-catégorie seront récompensés.
Maillot blanc - Skoda. Le coureur le mieux positionné au classement général, parmi les jeunes âgés de 25 ans ou moins, est récompensé par le maillot blanc.
Classement par équipes - Digital. Il est établi à partir des résultats des trois meilleurs coureurs de chaque équipe, sur chacune des étapes. Les coureurs de la formation la mieux classée portent un dossard jaune.
Prix Brandt de la Combativité. Un jury essentiellement composé de journalistes désigne chaque jour le coureur le plus méritant, remarqué pour son tempérament offensif, son audace ou sa sportivité. Sur l’étape du lendemain, il porte un dossard de couleur rouge. Un super-combatif est également choisi en fin de Tour.
©
Le grand prix St Michel des communes gourmandes 2011 a invité 18 villages de France à s’impliquer dans l’invention d’une recette mettant à l’honneur la Madeleine. Le palmarès a été dévoilé le 29 septembre dernier, jour de la Saint Michel, avec au sommet les habitants de Châteauroux-les-Alpes.
La créativité d’une commune ne se mesure pas à sa position démographique. Et lors du dernier Tour de France, les jurés du Grand Prix des Communes Gourmandes ont encore pu le constater. Avec Bernard Hinault comme président, le jury composé de journalistes et de personnalités du cyclisme a découvert des associations surprenantes, notamment à Saint-Etienne de Maurs, où ils ont goûté le « Castagnier », ou à Audressein, dont les habitants ont conçu les « Madeleines aux truites de Tramesaygues ». Au final, la première place du classement revient aux cuisiniers de Châteauroux-les-Alpes, concepteurs d’une « Charlotte de Madeleines à la cerise et pralinette » qui a su conquérir ces experts en gourmandises.
Les efforts et le plaisir investis dans la préparation de la recette, et de la journée de fête pendant laquelle le Tour de France a traversé le village, ont donc été largement récompensés. En plus de la satisfaction de la victoire, la recette châteauroussine aura aussi l’honneur de figurer en 2012 au dos des paquets de Madeleines St Michel. La victoire se traduira également par une dotation de cinq ordinateurs qui équiperont l’école du village. Et les communes d’Audressein et de St Etienne-de-Maurs, respectivement 2ème et 3ème du Grand Prix, se verront elles aussi remettre des ordinateurs. L’ensemble des recettes réalisées se retrouvera dans un livre publié à la fin octobre.
La recette gagnante et plus d’informations sur www.stmichel.fr/leblog et sur la
page facebook www.facebook.com/galette.stmichel
© Presse Sports
© Presse Sports
Dans une édition 2011 riche en coups du sort et en coups d’éclats, Cadel Evans a traversé la France avec l’assurance d’un champion mûr et réfléchi. A l’issue du contre-la-montre de Grenoble, il a endossé le Maillot Jaune qu’il n’a porté qu’une journée cette année : le temps de rallier Paris et les Champs-Elysées pour devenir le premier vainqueur australien du Tour.
« Lorsqu’en 1991, j’ai regardé le Tour de France pour la première fois, et que j’ai vu Miguel Indurain mettre les autres en pièces, l’idée à commencer à germer dans mon esprit ». Vingt-ans plus tard, Cadel Evans a goûté en montant sur le podium des Champs-Elysées aux joies de l’éclosion de cette fleur jaune, dont le parfum enivre tous les coureurs cyclistes. Enveloppé dans le drapeau australien, invité pour la première fois à un tel honneur, Evans savoure les yeux clos son hymne national. L’instant est bien réel. A 34 ans, il vient de conquérir le titre qui se refusait à lui, qu’il avait entrevu et touché du doigt, avant d’être contraint d’avaler sa déception.
L’adolescent élevé dans une communauté aborigène a rapidement présenté des dispositions physiologiques exceptionnelles, détectées dès ses premiers essais sur les pistes de VTT. A seulement 17 ans, il devient d’ailleurs le plus jeune coureur à monter sur le podium d’une manche de coupe du monde, compétition qu’il remporte ensuite deux années consécutives, en 1998 et 1999. Aux débuts de sa carrière sur route en 2001, il reste un jeune coureur, capable de capitaliser sur une première expérience de haut niveau. Son arrivée sur le Tour de France, discrète à l’image du jeune homme, se solde par une 8ème place prometteuse. En effet, il fréquente le podium deux ans plus tard, à la 2ème place, à seulement 23’’ de Contador. L’impact de cet accessit inconfortable est encore plus douloureux l’année suivante, en 2008, alors que le titre lui semblait promis sur l’ultime contre-la-montre, où il n’a finalement pas déshabillé Carlos Sastre. Surtout, ce nouveau revers lui colle une image d’éternel dindon de la farce, qu’il entretient malgré lui en laisser filer les maillots de leader du Tour d’Italie, du Tour d’Espagne ou encore du Critérium du Dauphiné. La mue s’opère en septembre 2009, avec un titre de champion du monde conquis sur ce que les mauvaises langues désignent comme l’unique attaque de sa vie. L’arc-en-ciel de son nouveau maillot donne quoi qu’il en soit à Evans une nouvelle dimension. Vainqueur de la Flèche Wallonne, l’Australien peut désormais assumer un statut de champion.
Mais son projet de victoire sur le Tour de France exige la perfection, et la réussite. C’est ce petit brin de chance qui lui manque en 2010, où il termine la course avec une fracture du coude, qui l’a empêché de défendre son Maillot Jaune. Cette année, le Cadel nouveau a enfin pu exploiter à plein son tempérament de conquérant et sa science de la course acquise sur le long terme. De panache, il n’en a pas manqué, spécialement sur la montée finale de Mûr-de-Bretagne où il est allé chercher sa première victoire d’étape en ligne. La vigilance et la constance faisant aussi partie de son attirail, il a su éviter le piège des chutes, des bordures, ou des échappées qui pourraient devenir problématiques : combien de minutes d’avance supplémentaires aurait eu Thomas Voeckler à Saint-Flour sans la mise en route de ses coéquipiers de BMC ? En bon gestionnaire, le plus gros favori de tous les outsiders attend le dernier moment pour jeter ses forces dans la bataille. L’urgence est déclarée dans la montée vers le col du Galibier, alors que le Luxembourgeois Andy Schleck est sur le point de braquer la banque dans l’étape reine. Evans emmène seul un peloton peu coopératif qui s’effiloche dans les dix derniers kilomètres de montée, puis réduit la marge de son rival à des proportions acceptables. Deux jours plus tard, c’est à son Tour de se lancer dans un hold-up programmé, à l’assaut de la maison Schleck, où Andy a enfilé une combinaison jaune pour le contre-la-montre de la dernière chance, à Grenoble. Cette fois-ci, Evans pointe à l’heure et condamne les deux frères aux deux dernières marches du podium. Un éloge de la patience.