
Saint-Flour - 208 km
dimanche 10 juillet
Capitale de l’aluminium depuis les années 1970, Issoire a su renouveler cette filière pour rester un site de pointe dans ce secteur.
En 1974, des techniciens soviétiques commencent le montage pour Interforge d’une presse géante d’une puissance de 65 000 tonnes. Inaugurée en 1977, elle reste aujourd’hui la plus grosse presse d’Europe. Fortech (anciennement Forgeal), spécialisée dans la production des pièces en aluminium et titane destinées à l'aéronautique, dispose également de quatre presses, la plus puissante étant de 20 000 tonnes. Issoire s’affirme dès lors comme le leader européen et le second mondial dans la production des tôles de forte épaisseur destinées au marché aéronautique.
Depuis, le pôle aluminium s’est enrichi de nouvelles entreprises (Alcan Rhénalu, Aubert & Duval…) et se concentre sur la production de matériaux avancés pour l'équipement des transports aéronautiques et terrestres.
L'entreprise Alcan Rhénalu, leader européen de la transformation des alliages légers d'aluminium, est le premier employeur de la zone. Elle produit notamment des pièces pour EADS (lanceur Ariane et avions Airbus).
L'entreprise Aubert & Duval, numéro un du matriçage pour l'aéronautique, fabrique des pièces forgées, matricées en aciers spéciaux, en alliages aluminium ou titane et en superalliages.
Issoire est aussi et surtout la capitale de la transformation de l'aluminium ou d'alliages légers en produits semi-élaborés destinés également à l'aéronautique; en 1994, son usine Péchinay-Rhénalu couvrait, à elle seule, les besoins de l'Europe de l'Ouest.
Depuis le 1er décembre 1999, neuf communes auvergnates se sont réunies pour donner un nouvel élan culturel et touristique à une région au patrimoine roman exceptionnel. C'est ainsi qu’Auzon, Blesle, Brioude, Issoire, Lavaudieu, Orcival, Mailhat-Lamontgie, Saint-Nectaire et Saint-Saturnin se sont regroupées pour donner naissance à l'association Terres Romanes d'Auvergne.
Sur cette route romane, Issoire occupe une place de choix, grâce à l’abbatiale saint Austremoine, mais aussi à son Centre d’art roman.
En 816, des moines bénédictins venus de Charroux dans le Poitou, et fuyant les invasions normandes, se réfugient à Saint-Yvoine. L'un d'entre eux, nommé Gislebert, se rend à Issoire et décide de reconstruire l'ancien monastère de Saint-Austremoine. Puis, vers le milieu du XIIe siècle, les moines décident la reconstruction complète du monastère et de son abbatiale, à l'image des autres églises « majeures » déjà édifiées. C'est le monument que nous pouvons admirer aujourd'hui.
Avec ses proportions harmonieuses, l'abbatiale de Saint-Austremoine demeure l'un des plus fascinants joyaux de l'Art Roman auvergnat. Le Centre d'art roman Georges-Duby est situé à l'emplacement de l'ancienne abbaye qui jouxtait l'abbatiale. Il a pour mission de favoriser la connaissance et la mise en valeur du patrimoine roman, avec ses espaces d'accueil, de vidéo, de recherche, de documentation et de divertissement. Deux campagnes de restauration des salles voûtées de l'ancienne abbaye ont permis de mieux accueillir les visiteurs. Chaque été à la fin du mois de juillet, un festival d'art roman est organisé par l'association Terres Romanes d'Auvergne. À cette occasion, concerts, spectacles, expositions, ateliers d'initiation, stages, excursions et randonnées sont proposés au public.
Un colloque international d'art roman clôture chaque automne la « Saison Romane ».
Longtemps ignorée par des tracés collés aux limites de l’Hexagone, la région est entrée tardivement dans l’histoire du Tour de France. Située au sud de Clermont-Ferrand, la commune d’Issoire a toutefois accueilli une arrivée d’étape, remportée en 1983 par Pierre Le Bigault. Deux jours plus tard, le peloton avait quitté la ville pour une étape atypique, remportée par un coureur franchissant la ligne en 7ème position. À Saint-Étienne, sur le Cours Fauriel, Michel Laurent avait en effet été victime d’une chute provoquée à 50 mètres de la ligne par son compagnon d’échappée, Henk Lubberding. Incapable de se débarrasser du Français à la régulière, le Néerlandais avait recouru à la manière forte en le serrant contre les balustrades. Cette victoire d’étape, la seule du Français en huit Tours de France, eut cependant un goût amer. Poignet brisé dans l’affaire, le Bourguignon dut renoncer le lendemain. Dieu sait pourtant que l’ancien vainqueur de la Flèche wallonne et du Dauphiné Libéré, septième du Tour 1977, était dur au mal. Seule une mise hors délai avait eu raison de sa rage d’aller au bout lors de son premier Tour en 1976. Michel Laurent était d’ailleurs au meilleur de sa forme en cette fin de Tour 1983. Très en vue dans le Puy de Dôme, il s’était lancé en solo dès le 20e kilomètre de cette étape avant d’être rejoint 75 kilomètres plus loin par Lubberding, déjà vainqueur d’étape à Aurillac. Les hostilités n’avaient alors plus cessé entre les deux hommes jusqu’à ce fameux dénouement. En 2005, le peloton du Tour était parti d’Issoire pour une étape gagnée par Giuseppe Guerini au Puy-en-Velay.
| IIIe siècle | Fondation d’un monastère par Saint Austremoine. |
| 937 | Consécration par Bernard, évêque de Clermont, d’un nouveau monastère sous le vocable de Saint Pierre et Saint Austremoine. Le monastère est reconstruit au milieu du XIIe siècle. |
| 1548 | Un Protestant est brûlé vif. Issoire est la proie des Guerres de Religion. |
| 1590 | Jacques de Villelume-Barmontet, chef de la lutte contre les ligueurs, est nommé gouverneur d'Issoire. |
| 1629 | Une épidémie de peste fait de nombreux morts. |
| 1831 | Construction d’un premier pont sur l’Allier. La ville vit de l’activité des bateliers, qui disparaissent avec l’arrivée du chemin de fer en 1855. |
| 1938 | Installation de l’usine d’accessoires automobiles Ducellier, aujourd’hui Valeo. |
| 1974 | Installation de la plus grande presse d’aluminium du monde. |
Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1835. Le chevet est la partie la plus valorisée de l'édifice et accuse, par son parti à chapelle axiale rectangulaire déjà rencontré à Souvigny et Saint-Menoux, le milieu du XIIe siècle. À l'intérieur, ce qui frappe c'est la couleur, qui date de 1859. Les chapiteaux du rond-point sont historiés et centrés sur la Passion du Christ. Ils racontent : la Cène, la visite des femmes au tombeau, les apparitions du Christ à Marie-Madeleine. Les chapiteaux du chœur illustrent différents moments vécus par le Christ entre le Jeudi Saint et le dimanche de Pâques. Ils sont probablement le fruit de sculpteurs expérimentés venus du Languedoc.
Elle aurait été commandée au XVe siècle par Austremoine Bohier et son frère Antoine, tous deux marchands et consuls d'Issoire. La Tour cumule plusieurs fonctions : tour de guet, maison communale, tandis que sa cloche rythme la vie quotidienne des Issoiriens. Sa silhouette actuelle date de sa restauration en 1830. Son aménagement récent et celui du bâtiment voisin, l'ancien pensionnat Sévigné, en fait un lieu surprenant que son architecture résolument contemporaine incite à la découverte et à l'étonnement.
Situé à deux pas du centre ville, à l’ombre de l’abbatiale romane Saint-Austremoine, il renferme les vestiges de l'ancienne abbaye bénédictine qui, au Moyen Âge, jouxtait l'église. Ouvert durant l’été de mai à octobre, il a pour mission de favoriser la connaissance et la mise en valeur du patrimoine roman
Préfecture : Clermont-Ferrand
Sous-préfectures : Ambert, Issoire, Riom, Thiers
Population : 604 000 habitants
Site web : www.puy-de-dome.fr
Comme toute l’Auvergne, le Puy-de-Dôme a subi une importante érosion démographique et compte, avec 604 000 habitants répartis sur 7 970 km2 de superficie, la même population qu’en 1850. Les disparités sont importantes puisque 43 % de la population se concentre autour de Clermont-Ferrand, chef-lieu et principal pôle urbain et économique du département, célèbre siège des usines Michelin et centre agro-alimentaire de premier plan. Le département bénéficie de plus en plus de son patrimoine naturel et ses deux parcs naturels, le Parc régional des volcans d’Auvergne et le parc du Livradois Forez attirent désormais une population en mal d’authenticité et de nature.
Château de Villeneuve-Lembron
Domaine des Dauphins d'Auvergne jusqu'au XVe siècle, Villeneuve fut détaché de leur châtellenie de Vodable pour créer une seigneurie au profit des d'Aureille. Le château fut édifié à la fin du XVe siècle par Rigaud d'Aureille. Né vers 1450, il devint maître d'hôtel des rois Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François Ier.
Diplomate et homme de guerre il occupa de hautes charges administratives. La construction du château de Villeneuve devait porter témoignage de sa réussite sociale. Ce château, qui n'a pas subi de transformation, est l'exemple assez rare d'une demeure seigneuriale en province au début de la Renaissance.
Le bâtiment de plan carré, cantonné de quatre tours, fut décoré d'un ensemble de peintures murales dont certaines parties seulement ont été conservées.
Certaines des ces peintures sont présentées sous forme de morales. Rigaud d'Aureille, qui les commanda, y fait preuve d'une certaine misogynie. Au cours du voyage qu'il fit pour marier à Marseille le dauphin avec Catherine de Médicis, François Ier séjourna dans le château de son ancien maître d'hôtel.
En 1937, l'État se porta acquéreur du château et en entreprit la restauration. Les écuries ne furent acquises qu'au milieu des années soixante. L'admirable décor ornant leur voûte put être consolidé à temps et restauré.
Le château serait hanté par la « baraille » ou « femme jaune », supposée parcourir les couloirs la nuit et venir poser ses mains glacées sur ceux qui dorment dans cette demeure hantée.<
Préfecture : Le Puy-en-Velay
Sous-préfectures : Issoire, Yssingeaux
Population : 217 300 hab.
Site web : www.auvergnevacances.com
Le département de la Haute-Loire appartient à la région Auvergne. D’une superficie de 4 977 Km2, il compte 217 300 habitants, répartis dans trois arrondissements, 35 cantons et 260 communes.
Le site exceptionnel du Puy-en-Velay et sa cathédrale classée au Patrimoine mondial de l'humanité sont enchâssés dans un cadre verdoyant de montagnes volcaniques où l'eau et le feu ont sculpté des décors naturels. Appelée parfois le Mont Saint-Michel des terres, le Puy est aussi le point de départ d’une des grandes routes du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. L'ancienne abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu, véritable cathédrale en pleine forêt, accueille chaque année un célèbre festival de musique spirituelle et sacrée.
La région du Puy-en-Velay est, depuis fort longtemps, reconnue comme un centre important de fabrication de dentelles à la main, la célèbre dentelle du Puy.
L'image d'un « département rural » poursuit encore la Haute-Loire, alors que sa population active agricole, qui s'élevait à près de 40 % en 1968, ne représente aujourd'hui qu'un peu plus de 10 %. L'agriculture demeure néanmoins un atout économique important. L’un des fleurons de l’agriculture locale est la lentille verte du Puy. Surnommée le « caviar du pauvre », elle se différencie de ses consoeurs par son goût fin et sucré, sa belle couleur verte, sa peau fine et son amande non farineuse permettant une cuisson rapide. Autre spécialité locale bien connue : la Verveine du Velay.
L’industrie s’est développée autour d’Yssingeaux et le tertiaire autour du Puy.
Le château
Au Nord de Massiac se dressent les importants vestiges d’un château du XIVe siècle. Cet édifice dominant l'Alagnon de 150m, appartenait aux Dauphins d'Auvergne, qui l’avaient fait construire à partir de 1261 sur un site fortifié dès le XIe siècle. De ses abords, une jolie vue se dégage sur les Gorges de l'Alagnon, le Cézallier, la Limagne de Brioude, le Livradois, le Plateau de la Chaise-Dieu et les Monts du Velay.
Une petite route pittoresque plonge vers le hameau de Lanau. La descente emprunte une succession de virages permettant de belles échappées sur la vallée de l'Alagnon et le Château de Torsiac.
Blesle s’est développé autour de l’abbaye Saint-Pierre, fondée au IXe siècle par Ermengarde d’Auvergne, mère de Guillaume le Pieux, duc d’Aquitaine et fondateur de l’abbaye de Cluny. À la fin du XIe siècle, les puissants barons du Mercœur décident de s’installer à Blesle et provoquent ainsi une lutte féodale entre eux et les abbesses. Ce n’est qu’au début du XIIIe siècle, avec l’appui du pouvoir royal, qu’ils s’emparent des pouvoirs de justice et deviennent co-seigneurs. Ils bâtissent une tour imposante, la Tour aux vingt angles, en dépit des protestations des abbesses. En même temps, l’église abbatiale Saint Pierre est refaite, avec la construction de deux absidioles méridionales et du chœur.
Ville prospère jusqu’au XVIIe siècle en raison de l’artisanat et des nombreuses industries locales (élevage, tannage, tissage de toile de chanvre), l’arrivée du chemin de fer à Blesle a pour conséquence l’exode rural vers les grandes villes. Seule l’exploitation de l’antimoine résiste mais son extraction se stoppera en 1925, les usines continueront de tourner jusqu’en 1958 avec l’importation de minerais étrangers avant leurs destructions.
Tours, remparts, donjon et maisons à pans de bois des XVe et XVIe siècles témoignent d'un patrimoine historique et militaire d'une grande richesse, la jolie église abbatiale et le musée de la Coiffe attirant par ailleurs chaque année de nombreux visiteurs.
Préfecture : Aurillac
Sous-préfectures : Mauriac, Saint-Flour
Population : 150 000 hab.
Site web : www.cantal.fr
À VOIR
La Route Historique des châteaux d’Auvergne
C’est une des premières routes historiques en France, elle regroupe 12 demeures ouvertes au public, habitées pour la plupart. Le Château d’Anjony (construit aux environs de 1430 par Louis d’Anjony, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc) ; le Château d’Auzers (au mobilier de style Empire offert par Napoléon) ; le Château de la Trémolière – XVe (jardin contemporain d'inspiration médiévale, labellisé « Jardin remarquable ») ; le Château de Pesteils (habité par la même famille depuis le XIIIe (animations médiévales durant tout l’été) ; le Château de Sédaiges (repaire militaire dès le XIIe, reconstruit en forteresse au XVe, embelli au XVIIe, un exemple unique de l'architecture Troubadour du XIXe).
Le château de Messilhac fait aussi partie de cette route thématique. Il a été récemment le décor du film « La princesse de Montpensier » (Bertrand Tavernier).
Vestiges des pèlerinages sur les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle
À voir en particulier : la chapelle de Bredons, près de Murat. Ce site Clunisien est une chapelle vestige du prieuré du XIe siècle ; l’église de Cheylade du XIIe avec un plafond du XVIe composé de 1 386 caissons de bois polychromes, représentant des fleurs, des animaux, des personnages, des formes cabalistiques de facture naïve.
Les burons
Témoins de la pratique ancestrale de l’estive. Les troupeaux sont mis l’été dans les prés d’altitude afin d’économiser l’herbe des vallées (qui fournit le foin de l’hivernage). Construction d’altitude à demi enterrée ou couverte de lauzes, où le vacher, le boutillier et son aide le pâtre passent cinq mois à surveiller le troupeau et à fabriquer le fromage de Salers. Certains sont toujours en activité, d’autres ont été convertis en refuges pour les randonneurs, d’autres ont été aménagés en gîtes.
Le département
Le Cantal dépend de la région Auvergne avec l'Allier, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme. Département rural, le Cantal est aussi montagnard et volcanique puisque son point culminant, le Plomb du Cantal, s’élève à 1.855 m.
Avec un peu plus de 150 000 habitants et une densité de 26 habitants au km2, c’est l’un des départements les moins peuplés de France, où l’agriculture et le tourisme vert prédominent.
Le Cantal a donné son nom à un célèbre fromage, symbole de sa vocation agricole et de son art de vivre. La viande et le fromage de Salers sont d’autres spécialités dont la renommée est désormais internationale.
Son climat est à tort considéré comme l’un des plus froids de France. Si la neige permet en effet d’en faire une destination trop méconnue pour les sports d’hiver, c’est également un département du sud-ouest, qui n’a rien à envier à ses voisins méridionaux pour l’ensoleillement.
La ville d'Allanche se trouve au pied des montagnes dites du Cézallier, sur le versant oriental d'un vallon étroit et peu profond, arrosé par la rivière Allanche qui passe au fond du faubourg et baigne les anciens murs. À l'origine du nom, on trouve probablement d'une part le mot Atlantia (dénomination tirée d'un os de la hanche de Jean-Baptiste, qui aurait été conservé dans la localité), mais aussi Albantia, dénomination romaine qui signifie manteau de neige...
Eglise Saint Jean-Baptiste
Eglise classée aux Monuments Historiques depuis 2002. Chevet roman qui comporte plusieurs modillons en très bon état de conservation. Eglise particulièrement riche au niveau du mobilier ainsi que des statuaires. Retable baroque du XVIIe siècle en bois doré, chapelle du trésor, magnifiques statuaires dont une piéta en pierre polychrome du XVe siècle.
Le Gentiane Express
Le Gentiane express est un circuit touristique ferroviaire qui reprend partiellement la ligne SNCF Bort-les-Orgues - Neussargues. Il emprunte les 39 kilomètres entre Bort-les-Orgues (19) et Lugarde (15) en passant par Cheyssac, Vebret, Antignac, le viaduc de Salsignac, Saint-Étienne-de-Chomeil, Menet, Riom-ès-Montagnes, les viaducs de Barajol et de Chassagny, Condat-en-Feniers, et Saint-Amandin. Il longe la haute vallée de Dordogne, puis franchit le plateau du Cézallier, le col de Pierrefitte (altitude 1 052 mètres) permettant de découvrir les magnifiques paysages de montagne du Parc des Volcans d'Auvergne depuis le Puy de Sancy vers le Puy Mary. Ce circuit peut être prolongé sur la partie Lugarde-Neussargues-Moissac en faisant escale à Allanche dont la gare est ouverte pour la fête de l'estive, le viaduc Saint-Saturnin, Sainte-Anastasie.
Le circuit Gentiane express est organisé par l'association des Chemins de Fer de la Haute-Auvergne (CFHA) dont l'objet est de conserver et de promouvoir le patrimoine ferroviaire de la Haute-Auvergne. L'association, qui possède plusieurs autorails, utilise aussi du matériel prêté par la SNCF.
Dienne, qui tirerait son nom d’un ancien temple à la déesse Diane, est adhérente du Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne. Elle est traversée par la Santoire, et voisine du Puy Mary et des cols de Serre et d'Entremont. Au nord-ouest de la vallée se trouve le plateau du Limon qui la sépare de la vallée de la petite Rhue.
Église Saint Cyr et Sainte Juliette
Classé monument historique, le vaste édifice roman, coiffé d'un intéressant clocher à peigne, est élevé, à la fin du XIIe siècle, par les moines cisterciens de l'abbaye d'Obazine en Corrèze. Un Christ en bois polychrome du XIIIe siècle fait la renommée du monument, pourvu d'une belle peinture du XVIIIe siècle, illustrant l'Adoration des Mages.
Château de la Cheyrelle
Ferme-manoir construit en 1866, dans un style pseudo-médiéval pittoresque. De 1902 à 1905, l'édifice est agrandi et remanié par l'architecte parisien René Dulong pour le propriétaire (son beau-frère), Pierre Felgères, banquier parisien. L'aménagement intérieur est dû à l'architecte décorateur belge Gustave Serrurier-Bovy, associé de Dulong. Cet aménagement est encore intact, hormis quelques pièces de mobilier, actuellement au musée d'Orsay. Le château a été restauré en 1996.
Le Pas de Peyrol (1 589 m) est le plus haut col routier du Massif central. Il permet notamment d'atteindre le Puy Mary par des marches en béton, qu'il sépare du Puy de la Tourte.
Le col se situe au carrefour de trois routes : au sud-ouest, vers Aurillac, au nord-ouest, vers Mauriac, et à l'est vers Dienne, en descendant la vallée de la Santoire.
Le Tour a franchi ce col à huit reprises et les plus grands grimpeurs s’y sont illustrés. Après Louis Bergaud en 1959, Federico Bahamontes, Lucien Van Impe, Eduardo Chozas ou Richard Virenque y sont passés en tête. Le dernier coureur à le franchir en première position a été David de la Fuente en 2008.
Mandailles s’étend sur les massifs du Puy Mary, du Griou et de Chavaroche. Au coeur d'une des plus belles forêts de hêtres du département, le cirque de Mandailles est un haut lieu de la randonnée, qui fait quintupler la population de la ville en saison touristique. Longtemps fief de la fabrication du Cantal, le village a subi au début du XXe siècle un important exode vers la capitale, où les enfants du pays sont devenus cafetiers, souvent pour revenir au pays fortune faite.
Les burons
Au-delà de 1200m d’altitude, sur tout le plateau de la Planèze, on peut découvrir des constructions basses, en pierre, avec un toit en lauzes. Ce sont des burons. Il y a quelques décennies encore, on y fabriquait le Cantal, et ils servaient d’habitation aux vachers chargés de surveiller les vaches placées à l’estive durant les cinq mois d’été. La plupart de ces burons sont aujourd’hui à l’abandon, mais ils servent encore de repères aux randonneurs.
La localité tire son nom de sa présence sur l’un des chemins de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, la Via Arvernha, ou route d’Auvergne, qui part de Clermont-Ferrand, remonte la vallée de l'Alagnon, franchit les Monts du Cantal, puis redescend la vallée de la Cère jusqu'à Rocamadour. Peu après, elle rejoint la via Podiensis qui se prolonge jusqu'au col de Roncevaux et, de là, à Saint-Jacques-de-Compostelle. Sur le sol de sa commune se trouvent la plupart des monts du Cantal comme le Puy Griou (1 690 m), dont on sait aujourd’hui qu’il ne s’agit pas d’une ancienne cheminée volcanique, comme on l’a longtemps cru.
Le Lioran est l’une des plus anciennes stations de ski d'Auvergne, puisque le ski y était pratiqué dès 1906. Située dans les monts du Cantal, son domaine skiable est un des plus grands du Massif central. La station a pu se développer grâce à l’arrivée du train jusqu’à la gare du Lioran, à l’époque la plus haute de France, et à l’implantation d’un premier hôtel en 1898. Le véritable lancement de la station a été la création du téléphérique du Plomb du Cantal, inauguré le 14 juillet 1967 par le Premier ministre Georges Pompidou. Il a été modernisé et remplacé en 1989. C'est avant tout une station à caractère familial, mais elle offre toutes les possibilités de randonnée, de ski alpin et de ski de fond, pour tous niveaux. La marraine de la station est la championne olympique de descente Carole Montillet. Les pistes s'étendent sur les communes de Laveissière, Saint-Jacques-des-Blats, Albepierre-Bredons.
En 1975, la station avait accueilli l’arrivée d’une étape du Tour, remportée par Michel Pollentier.
Cette année, la station a également accueilli pour sa troisième édition l’Oxygen Challenge, un rendez-vous majeur des sports nature, où se réunissent des vététistes et trailers pour un week-end de compétition lors de l’Ascension.
La ville, dont le nom signifie « roc escarpé », est encadrée par trois pitons basaltiques : le rocher de Bonnevie, au nord, porte une vierge. Ses orgues basaltiques sont les plus fines d'Europe ; le rocher de Bredons, au sud-est, dont l'église des XIe et XIIe siècles a été construite avec de très belles pierres de taille ; le rocher de Chastel, au nord-ouest. Ces rochers, nés de la lave, se sont transformés en necks grâce à l'érosion.
Le gisement à diatomites d'Auxillac-Foufouilloux est aussi un site remarquable. Il y a plusieurs millions d'années, la mer s'étendait jusque-là et a laissé de minuscules squelettes de plancton, déposés en couches épaisses de silice. Ces fossiles sont utilisés aujourd'hui dans l'industrie pour le filtrage de la bière.
Au XIVe siècle, cette ville fortifiée était appuyée sur le rocher de Murat. A l'abri de ses murailles, la cité était des plus actives avec des foires et des marchés, des artisans et des auberges. Au cours de son riche passé historique, Murat a été fortifiée à maintes reprises : on compte pas moins de trois enceintes successives. Le puissant château de Bonnevie, perché sur le rocher du même nom, a été complètement rasé par Richelieu en 1634.
En 1944, la ville a été l'un des plus hauts lieux de la résistance cantalienne. Aujourd'hui, ce petit centre industriel est un point fort du tourisme auvergnat.
L’été, Murat accueille des Master Class de musique classique où professeurs et élèves donnent des concerts gratuits, ainsi qu’un festival de musiques et de danses du monde très populaire.
Parmi les personnalités liées à Murat, on citera les parents du président Georges Pompidou, qui y furent instituteurs, ou le rugbyman Olivier Magne, qui passa quelques années au collège de la ville.
La Maison de la faune
Du cerf majestueux des forêts cantaliennes jusqu'aux collections de moucherons ou de papillons de toutes les régions du monde, toute la faune française est présentée dans une féerie de paysages artistiquement reconstitués dans un joli hôtel particulier du XVIIe siècle. La collection d’insectes est particulièrement impressionnante avec 6000 pièces.
Le Col de Prat de Bouc, qui culmine à 1392 m, sur le versant est du Plomb du Cantal (1855 m) est bien connu dans la région car il est aussi le point de départ des pistes de la station de Super Lioran, située de l’autre côté du Plomb du Cantal. En 1975, lors de l’étape conduisant à Super-Lioran, Eddy Merckx y était passé en tête.
Le Plomb du Cantal est le plus haut sommet des monts du Cantal avec 1 855 m d'altitude. Il est situé sur la ligne de crête entre les vallées de la Cère, de l'Alagnon et de Brezons, de part et d'autre des communes de Saint-Jacques-des-Blats et d'Albepierre. Il est presque aussi élevé que le Puy de Sancy (1 886 m), point culminant du Massif central. Le nom Plomb est une dérivation de l’occitan « pom », en forme de pommeau.
Le barrage de Grandval est situé sur la Truyère, un affluent de la rive droite du Lot dans le département du Cantal (une petite partie de la retenue se situe en Lozère). Il est implanté sur les communes de Lavastrie et de Fridefont entre Saint-Flour et Chaudes-Aigues.
On y a tourné la scène du contrôle de la feld-gendarmerie du film La Grande Vadrouille en 1965
C’est un château fort en ruine et maintenu dans cet état. Il est flanqué de la chapelle Saint-Illide, reconstruite au XVe siècle. Possédé au XIIe siècle par Béraud VIII, de Mercœur, connétable d'Auvergne, seigneur d'Aubijoux et d'Alleuze, il passa ensuite aux évêques de Clermont. C'était un des postes avancés de la citadelle de Saint-Flour. Au cours de la guerre de Cent Ans, Bernard de Garlan (du parti des Anglais) s'en empare. Il sème la terreur dans toute la région et ce n'est qu'à prix d'or que l'on parvient à le déloger. Pour éviter que Garlan ait des successeurs, les habitants de Saint-Flour incendient le château en 1405. Monseigneur de la Tour, propriétaire du château, très mécontent de ces déprédations, obligea les Sanflorains à le reconstruire. Le château apparaît dans un des plans de La Grande vadrouille, lors de la poursuite du camion de Louis de Funès par des motards allemands, et également dans L'Extraterrestre de Didier Bourdon.
À en croire le dicton, seules les montagnes ne se rencontrent jamais : Saint-Flour a entrepris de démontrer le contraire depuis une décennie avec le festival des Hautes Terres consacré aux cultures montagnardes.
Parmi la multitude de festivals existant en France sur le thème de la montagne, celui des Hautes Terres - co-produit par la Ville de Saint-Flour et la Communauté de communes du Pays de Saint-Flour - est le seul spécifiquement dédié au thème des cultures de montagne.
L’objectif majeur de ces trois jours de festivités à la fin du mois de juin, est de mettre en exergue l’identité culturelle du Massif Central en présentant durant trois jours la pluralité des expressions artistiques issues de ses spécificités : musiques, contes, théâtre, danse… Mais l’art de vivre montagnard, qui est une autre de ses richesses patrimoniales, n’est pas oublié : arts plastiques, artisanat d’art, gastronomie, savoir-faire, ne sont jamais oubliés et font chaque année la démonstration de leur modernité. .
À chaque édition sont invitées « d’autres montagnes ». En 2010, la Corse était à l’honneur avec le groupe I Muvrini (les Mouflons) et des dizaines d’autres formations musicales ancrées dans une tradition montagnarde.
Depuis la création du festival en l’an 2000, Madagascar et la Réunion (2009), l'Espagne (2008), la Corse (2007), les Highlands d’Écosse (2006), les Alpes françaises, italiennes, slovènes, autrichiennes et suisses, la Galice et les Asturies, la Sardaigne et la Calabre, ainsi que les Pyrénées Françaises ont été mises à l’honneur..
Les recluseries sont l’une des institutions les plus curieuses du Moyen âge et la plus connue est sans doute celle de Saint-Flour. Il s’agissait de loges situées à l'entrée des bourgs ou des villes, hors de l'enceinte et souvent sur des ponts. La personne qui décidait de s'y enfermer y demeurait seule jusqu’à la fin de ses jours. La Recluse (ou Reclus) avait pour fonction de prier Dieu pour protéger la cité de tous les fléaux : guerres, famines, épidémies... La recluserie de Saint-Flour se trouvait sur les rives de l'Ander sous le pont Sainte-Christine, où l’on peut encore voir son emplacement aujourd’hui.
Les reclus étaient des ermites poussés à l’extrême puisqu’ils demeuraient enfermés à vie dans ces véritables cachots d’environ sept mètres carrés, dans l’humidité et le froid, qui à Saint-Flour peut atteindre -30° lors des hivers rigoureux. Leur agonie était subie au su et au vu de tous, et leurs plaintes étaient méprisées tant il était hors de question de les libérer de leur vœu avant une mort sainte et désirée. Les reclus(e)s ne se nourrissaient que si des âmes charitables leur apportaient à manger. Souvent des veufs et des veuves, ils ou elles se recrutaient essentiellement parmi les bonnes familles et étaient particulièrement vénérés, ce qui encourageait les vocations. La recluserie faisait partie intégrante du système de défense du pont sur l’Ander au XIVe siècle. À l’entrée du pont, une tour armée, occupée par des archers, défendait l’accès à la ville. Une solide porte, barrée de traverses, était fermée tous les soirs. Les reclus étaient souvent des femmes parce qu’elles résistaient plus longtemps que les hommes.
L'évêque Pierre d'Estaing, seigneur de la ville, fait mention, dans une ordonnance du 24 mars 1371, de l'existence de la maison de la Recluse, située sur le pont de Sainte-Christine. L'établissement fut donc vraisemblablement fondé dans le courant du XIIe siècle.
Des deux étapes arrivées à Saint-Flour, celle de l’édition 2004 reste inscrite en lettres capitales dans l’histoire du cyclisme français. Cette année-là, l’étape la plus longue de l’année, tracée depuis Limoges pour ce jour de fête nationale, avait été illuminée par Richard Virenque, échappé pendant 208 km, d’abord en compagnie d’Axel Merckx, avant de parcourir en solo les 67 derniers kilomètres. À l’arrivée, Virenque remportait sa 7ème victoire d’étape, et le pactole de points alors empoché lançait la conquête de son septième maillot à pois, record absolu dans ce domaine. Ce fut aussi la dernière victoire d’étape du Varois dans la Grande Boucle et la dernière preuve d’un panache que la disgrâce de 1998 n’avait pas entamé. À l’arrivée, les doigts levés vers le ciel, le Français rendait hommage à deux des personnes qui comptaient le plus pour lui : sa grand-mère, récemment disparue, et son soigneur Joël Chabiron, décédé deux jours plus tôt. Richard Cœur de Lion ne pouvait quitter le Tour de France sans ce dernier coup d’éclat…
| IVe siècle | Evangélisation de la ville par l’évêque Florus, futur Saint Flour. |
| 1095 | Odilon de Mercœur, principal fondateur de la ville, crée un prieuré placé sous la règle de Cluny. |
| 1317 | La ville, qui compte plus de 8.000 habitants, atteint son apogée. Un évêché est créé. |
| XIVe siècle | Elévation des remparts de la ville. |
| XVe siècle | Construction d’une nouvelle cathédrale qui devient la cathédrale Saint-Pierre. |
| 1790 | La ville est préfecture du Cantal jusqu’à 1795 (Aurillac) |
| Seconde guerre mondiale | La ville de Saint-Flour s’illustre par l’engagement de ses habitants, notamment par les faits de résistance du Docteur Mallet. C’est dans une imprimerie de Saint-Flour que furent imprimés durant l’occupation les poèmes de Paul Eluard, réfugié en Lozère. |
L’histoire de ce pont médiéval est liée à la Recluserie de Saint-Flour, attestée dès 1371. Les recluses se faisaient volontairement enfermer dans un cachot en encorbellement sur l’Ander afin de protéger la ville par leurs prières.
Ancienne « Grant Plassa », la place d’Armes est la place principale du centre ville vers laquelle toutes les rues convergent. L’utilisation de la pierre de basalte, une pierre d’origine volcanique, confère à la ville un charme tout à fait particulier.
Proclamée capitale religieuse de la Haute Auvergne en 1317, la ville ne construira sa célèbre cathédrale qu’au XVe siècle sur les ruines du prieuré fondé par Odilon de Mercoeur, Abbé de Cluny (XIe s). À voir à l’intérieur : le Christ Noir, les vitraux présentant l’histoire de Florus, les fresques de l’Enfer et du Purgatoire, le Grand Orgue.
Etape volcanique pour cette neuvième journée de course, puisque les coureurs vont trouver sur leur route le plus grand volcan d’Europe, le Cantal, d’une superficie de près de 3000 km2.
Sorti de terre il y a 13 millions d’années, ses éruptions ont construit un énorme massif de plus de 3000 m d’altitude dont la partie sommitale s’est effondrée lors d’un gigantesque glissement de terrain. Ce cataclysme a raboté le massif qui culmine désormais à 1855 mètres au Plomb du Cantal.
Eteint depuis 2 millions d’années, le volcan a ensuite été entaillé par de profondes vallées, creusées par les glaciers qui recouvraient le Massif Central à l’époque des mammouths, il y a 1 million d’années. Les mammouths ont disparu, fort heureusement pour les coureurs. Pas les dénivelés glaciaires, qui constituent les principales difficultés de cette étape.