
Super-Besse Sancy - 189 km
samedi 2 juillet
Tous les ans, le dernier week-end du mois d'août, la cité d'Aigurande rend un grand hommage à l'un des plus nobles crustacés de la gastronomie française : l'écrevisse. Depuis de nombreuses années, les organisateurs de cette traditionnelle fête de Saint Sylvain perpétuent ainsi cette fête qui fut instituée par « La confrérie gastronomique des maîstres escrevissiers Berry-Marche », aujourd’hui disparue.
Une grande vente d’écrevisses vivantes est organisée sur place, quelques jours avant et pendant les festivités, tandis que les restaurateurs et traiteurs permettent de déguster des écrevisses cuisinées.
C'est le vendredi matin que débutent les festivités avec la grande foire. Le samedi, c'est au tour de la fête foraine de prendre part au festival et celle-ci dure jusqu'au dimanche soir. Dans la soirée, à la nuit bien tombée, le grand feu d'artifice musical, tiré sur l'étang communal, illumine le ciel, mais également les regards des petits et des grands. Celui-ci est suivi d'un bal populaire.
Le dimanche est consacré au couronnement de la Rosière suivi d'un spectacle folklorique à l'ombre des arbres de la Place de la Promenade. Le couronnement de la Rosière existe depuis 1895. À l’origine issue de milieux défavorisés, les rosières sont depuis choisies parmi les Aigurandaises de 17 et 18 ans et conservent leur titre pendant un an.
Aigurande fait l’objet d’un ancien pèlerinage, effectué au début par quelques religieux, auprès de Notre-Dame de la Bouzanne, la vierge qui est abritée dans la chapelle qui porte son nom et protège la ville. De nombreux fidèles furent attirés par les grâces qu’elle prodigue et les pèlerinages se poursuivent aujourd’hui.
En 1793, les Révolutionnaires enlevèrent la cloche de la chapelle, s'emparèrent des vases sacrés et détruisirent les vêtements sacerdotaux. Ils attachèrent la statue de Notre Dame de Piété avec celle de Saint Roch à la queue de leurs chevaux et les traînèrent ainsi dans la ville jusque sur la place Saint-Jean. Là, sous les yeux d'une foule terrorisée, après avoir brisé la statue de Saint Roch, ils essayèrent de scier par le milieu celle de la Vierge, mais en vain. Un d'entre eux saisit alors une hache et sépara du tronc la tête, qui roula dans les rangs de la foule. Un jeune homme la ramassa discrètement et la cacha sous ses vêtements. Rentré chez lui, il la remit à sa femme qui, affolée, refusa de la conserver, mais la soeur du jeune homme, âgée seulement d'une douzaine d'années, s'en empara et la cacha dans l'armoire où étaient ses vêtements. Des recherches furent effectuées, mais on ne pensa pas à fouiller les affaires d'une enfant. C'est ainsi que fut préservée la tête de la miraculeuse statue.
Quelques temps plus tard, la tête fut ajustée à un tronc de bois et l'ensemble ainsi reconstitué, habillé de riches vêtements, était conservé soit dans la chapelle de la Bouzanne, soit dans l'église paroissiale d'Aigurande. La statue est aujourd’hui transportée plusieurs fois par an de l'une à l'autre de ses résidences, à Pâques ou à la Pentecôte. Elle est aussi exposée à la source de la Bouzanne où un oratoire lui est consacré.
Dès qu'une maladie grave se déclare dans une famille de la contrée, on se rend à la chapelle de la Bonne Dame ou jusqu'à la source. Ceux qui vont prier pour le malade n'y vont jamais seuls. Si c'est un homme qui est malade, on choisit trois hommes, si c'est une femme ou une jeune fille, trois femmes ou trois jeunes filles. Si c'est une petite fille, ce seront trois petites filles qui résolument iront à la chapelle.
La Vierge est également invoquée contre la sécheresse ou les fortes pluies.
La petite cité de l’Indre connaît le Tour de France depuis peu. Mais elle peut déjà se prévaloir d’une relation discrète avec Mark Cavendish, qui détient un record de précocité après avoir remporté 15 étapes en trois éditions. En 2008, le peloton s’était en effet élancé d’Aigurande pour la 6e étape, juste après la première victoire de Cavendish sur le Tour, à Châteauroux. Et, s’il ne figurait pas sur l’intitulé des étapes du Tour 2009, le village a une nouvelle fois vu passer les coureurs sur leur route entre Limoges et Issoudun… où « Cav » avait encore levé les bras !
Avec ses quinze succès sur la Grande Boucle, le sprinteur mannois a déjà fait mieux que Miguel Indurain, Gino Bartali ou Louison Bobet, ou que d’autres légendes de l’emballage final comme Super Mario ou Erik Zabel, le sextuple vainqueur du maillot vert. À 26 ans, le Britannique a encore du temps devant lui. Encore une victoire et le voilà à égalité avec Jacques Anquetil ou Charles Pélissier. Encore deux et il sera sérieusement ancré dans le top 10 d’où il sera difficile de le déloger. S’il poursuit sur son rythme actuel de cinq victoires par édition, Cavendish rejoindra Nicolas Frantz dès cette année, André Leducq en 2012, Bernard Hinault en 2013 et Eddy Merckx l’année suivante ! Mais avec des si…
| Antiquité | Aigurande signifie « limite des eaux » ou « frontière » (Equoranda). |
| 1087 | Aigurande est citée comme bien de l’abbaye de Marmoutier. |
| XIe-XIIe siècle | La ville est impliquée dans les conflits franco-anglais. |
| 1200 | La ville passe au Royaume de France. |
| Entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle | Construction des principales maisons d’Aigurande, pour la plupart dotées de puits, tant l’eau abonde. |
| 1475 | Le village passe sous la seigneurie des La Roche-sur-Yon. |
| 1847 | Georges Sand évoque Aigurande dans François le Champi. |
| 1906 | Ouverture de la ligne de chemin de fer de La Châtre à Guéret. La gare ferme en 1987. |
| 1911 | Aigurande atteint son plus haut niveau de population avec 2600 habitants. |
| 1943 | Assignés à résidence à Aigurande, 19 juifs sont arrêtés dans la nuit du 22 au 23 février et déportés. |
| 2008 | Aigurande devient la plus petite ville à accueillir le Tour de France. |
Edifiée entre le XIe et le XIVe siècles, l’église Notre-Dame est classée à l’inventaire des Monuments historiques. Sont notamment remarquables son choeur avec chevet plat (XIVe), son clocher-porche du XVIe avec dôme du XVIIIe, sa nef sans transept, voûtée d'ogives au XVe. Mais aussi les vestiges de fortifications, et la bretèche sur le chevet. Le maître-autel en bois sculpté et doré est de style Régence.
Le site, naturellement défendu par les gorges profondes de la Creuse et de la Gargilesse se prêtait à la fortification. C'est le château qui fut à l'origine du village dès le Xe siècle. Seigneurs de Gargilesse, les Naillac bâtirent le château et la chapelle (fin XIIe) et les gardèrent en leur possession plusieurs siècles. En 1650, lors de la Fronde, le château fut pillé et brûlé. Reconstruit au XVIIIe dans un style quasi monastique, il soutient le chevet se l'église.
George Sand possédait une petite maison à Gargilesse et appréciait tout particulièrement ce site : « Nul château n'a une situation plus étrangement mystérieuse et romantique ».
Préfecture: Guéret
Sous-préfectures : Aubusson
Population : 124 000 habitants
Site web : www.creuse.fr
Equidistante de Paris, Lyon et Bordeaux, la Creuse, avec 124 000 habitants pour 260 communes, est un département à faible densité de population. En un siècle et demi, sous le double effet de l’exode rural et de la Première Guerre mondiale, elle a perdu pas moins de la moitié de sa population. L’érosion démographique s’est toutefois ralentie depuis 1990. Dans le même temps, le solde migratoire est redevenu positif, de sorte que les plus récentes projections laissent espérer un regain démographique. La population creusoise compte un tiers de personnes âgées de plus de 60 ans, ce qui fait du département une sorte de préfiguration de la France des années 2020-2030.
Les unités urbaines se concentrent autour de La Souterraine (5.600 habitants), Aubusson (5.000), Bourganeuf (3.500) et bien sûr Guéret (14.600), qui forme avec Sainte-Feyre l’unique pôle urbain de la Creuse, avec une importante concentration des hommes et des activités.
Le monument aux morts de La Forêt-du-Temple est d’apparence tout à fait classique, mais il dissimule, sur sa face cachée, une particularité unique en France : il rend hommage à une femme. On peut ainsi lire, à l’arrière de la stèle en granit installée sur la place de la Mairie : à Emma Bujardet, morte de chagrin, 1917. Le monument a été financé par son mari, Alexandre Bujardet, qui a insisté pour que figure sur la stèle les noms de ses trois fils, Fernand, René et Maurice, mais aussi celui de leur mère Emma, morte de n’avoir pas supporté la perte de ses trois enfants. L’édification entraîna une polémique, mais la municipalité et les habitants contribuèrent quasi-unanimement au financement de ce monument, qui fut inauguré le 25 mai 1922.
L’église de Nouziers
Construite vers la fin du XIe siècle, elle fut classée monument historique en août 1930. De dimensions significatives, l'édifice, qui présente la plupart des caractéristiques de l'art roman dans une facture sobre, est intéressant parce qu'il n'a pas subi de modifications (hormis pour la toiture et le clocher). Un arc en plein cintre orne chacune des deux portes, toutes les fenêtres et, à l'intérieur, la nef est composée de six travées. Les hauts piliers donnent une impression d'élégance par la présence de colonnes destinées sans doute à détourner l'attention pour faire oublier leur épaisseur.
Le château du Puy
Le château du Puy, du XVIIIe siècle, patrimoine labellisé depuis janvier 2010, recèle dans ses murs des vestiges des Templiers, dont la croix des Templiers. Il fut construit sur les ruines d’un ancien château qui fut commanderie des Templiers puis de l’ordre de Malte. Colombier répertorié par la DRAC (Direction régionale des Affaires culturelles) du Limousin, cour de ferme médiévale, four à pain, horloge révolutionnaire de trois mètres, cadran solaire, grand « portal », maison seigneuriale en deux corps de logis, ferme traditionnelle, parc aux cerfs, ruisseaux classés à truites, petits bois et coteaux vallonnés font le charme de l’endroit.
Au château, des spectacles sur les Contes de Perrault et les fables de La Fontaine sont organisés pour les scolaires toute l'année, pour les touristes les dimanches à 15h en juillet et août.
Cité fortifiée de la Marche aux Confins du Berry et du Bourbonnais, Boussac vit son histoire se confondre longtemps avec son château, fief des princes de Déols, acquis au XIVe siècle par la famille de Jean de Brosse, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc. De la Guerre de Cent ans jusqu’à la Révolution, le château subira toutes sortes de vicissitudes, mais reste marqué par la présence de Georges Sand, du philosophe Pierre Leroux, ancien maire de Boussac, et de fabuleuses tapisseries aujourd’hui exposées à Paris.
La ville médiévale possède des maisons anciennes avec tours d’escaliers à vis ou balcons en fer forgé du XVIIe siècle classés et de petites rues pittoresques. L’église romane avec clocher de charpente revêtu de bardeaux de châtaignier est placée sous le patronage de Sainte Anne.
Les amateurs d’authenticité trouveront à travers les 13 communes du Pays de Boussac le calme et la douceur du bocage, un patrimoine exceptionnel, la force du granit dans des demeures solides bâties pour l’éternité.
Le château de Boussac
Il fut construit par Jean de Brosse (1375-1433) après la guerre de Cent ans, dans les années 1420-1430, sur les ruines d’une forteresse détruite par les Anglais. Ce compagnon d'armes de Jeanne d'Arc est porteur de l'huile sainte lors du sacre de Charles VII à Reims. En 1426, le Roi lui décerne le titre de Maréchal de Boussac.
Sur la porte d'entrée on peut encore voir les armoiries des De Brosses, qui représentent tout simplement ... des brosses. Le château changea de propriétaires au fil des siècles. Sauvé de peu d’une complète destruction à la Révolution, il est racheté par la ville en 1837. D'abord entrepôt, il devient siège de la sous-préfecture supprimée en 1926. La gendarmerie s'y installe et quitte les lieux en 1940, laissant le château à l’abandon. En 1965, Bernadette et Lucien Blondeau acquièrent un château vide et délabré. Ils le restaurent, le meublent, le dotent de collections d'envergure nationale, et l'ouvrent au public. Le site, surplombant le confluent de la vallée de la petite Creuse et du Béroux, est protégé depuis novembre 1938. George Sand, qui résida au château et dont on peut visiter la chambre, le décrit ainsi : « Ce château est moitié à la ville, moitié à la campagne, la cour et la façade armoriée regardent la ville, mais l'autre face plonge avec le roc perpendiculaire, qui le porte jusqu'au lit de la petite Creuse et domine un site admirable, le cour sinueux du torrent encaissé, les rochers, d'immenses prairies semées de châtaigniers, un vaste horizon, une profondeur à donner le vertige. »
Lavaufranche est le seul village de la région sans église, ni cimetière. L’importance historique et architecturale de la Commanderie Hospitalière de l’Ordre de Malte, fondée en 1180, y a traversé les siècles.
Commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem (XIIe et XVe siècles)
Cette commanderie fut fondée vers 1180. Le donjon carré date probablement de cette époque, le reste des bâtiments du XVe pour l'essentiel. Dans la chapelle, on peut voir le tombeau du commandeur Jehan Grimau (mort vers 1480) ainsi que de belles fresques du XVe siècle récemment mises au jour. Parmi les commandeurs de Lavaufranche, on trouve le nom de Guy de Blanchefort, qui devait devenir grand maître de l'ordre des Hospitaliers.
Au confluent de la Voueize et de la Tardes, dans le pays de Combraille vallonné et verdoyant, Chambon-sur-Voueize occupe un site agréable à proximité des gorges de la Voueize. Prieuré fondé fin IXe siècle par l'abbaye de Saint-Martial de Limoges. L'endroit servit à garder les reliques de Sainte Valérie. On peut apercevoir à proximité les ruines du château de Leyrat, présenté comme le château de Barbe Bleue.
Abbatiale Sainte Valérie
Cette église romane en granit de la fin du XIe siècle, aux proportions impressionnantes et équilibrées, est l'une des plus imposantes du Limousin (87 m de long). En 985, les reliques de sainte Valérie furent amenées dans la ville par des moines limougeauds, afin d'être protégées des Normands. La croyance affirme que les moines auraient déposé la chasse de la sainte au bord de la Tardes, provoquant ainsi l'apparition d'une source miraculeuse. On peut aller voir la fontaine édifiée sur les lieux de ce prodige en passant sur le chemin de Barbeyrat.
Viaduc de la Tardes
Ce grand viaduc ferroviaire métallique, surplombant la vallée du haut de ses 92 mètres et mesurant 275 mètres de long a été édifié en 1890 par Gustave Eiffel, un an après la tour qui le rendrait célèbre à travers le monde.
Vers 50 av. JC, les légions de Jules César installent leur camp à Evaux-les-Bains et entreprennent l’exploitation des sources thermales. Peu à peu, de superbes thermes sortent de terre. Malheureusement, un incendie et les invasions barbares auront raison des thermes antiques et il faudra attendre le XIXe siècle pour voir fleurir à nouveau l’activité thermale. Durant le Moyen-âge, la ville connaît cependant son heure de gloire avec la construction de l’abbatiale Saint Pierre Saint Paul sur les reliques de Saint Marien, l’ermite protecteur d’Evaux. Partiellement détruite par un incendie en 1942, elle demeure une fierté pour tous les évahonniens.
En 1831 est créée la première société thermale. La construction du viaduc de la Tardes par Gustave Eiffel permet l’arrivée du chemin de fer et de plus de curistes. C’est l’âge d’or du thermalisme.
Le XXe siècle voit le thermalisme parfois lié à l’Histoire, comme durant cette période où le gouvernement de Vichy réquisitionna le Grand Hôtel Thermal pour y interner certains hommes influents de la IIIème République. En 2001, l’unique station thermale du Limousin se tourne vers la modernité, l’établissement de cure est entièrement refait et dispose aujourd’hui d’équipements à la pointe du progrès qui assurent aux patients une efficacité thérapeutique toujours plus grande pour traiter la rhumatologie, la phlebologie ,et la gynecologie. C’est aussi un centre de bien être.
En 2004 le club cycliste local a relancé après 28 ans d’arrêt le traditionnel critérium cycliste de l’agriculture et du monde rural avec la participation de Daniel Mangeas et Bernard Thévenet. L’épreuve a lieu le lendemain de l’arrivée du Tour de France et s’adresse aux coureurs élites amateurs.
Eglise Saint Pierre et Saint Paul
Cette superbe abbatiale romane du XIIe siècle, à la structure très équilibrée, a connu divers changements au cours de son histoire, notamment après la Guerre de cent ans. Elle a vu le jour sur le site d'un monastère du IXe siècle, bâti sur un lieu de culte lui-même étendu autour de la sépulture de Saint Marien, un ermite disparu au VIe siècle. Reconstruite en style gothique, elle possède, seul exemplaire de ce genre dans la région, un clocher-porche occidental à cinq étages.
Eglise Saint-Laurent
Érigée aux XIIe et XIIIe siècles, cette église regorge de trésors qui raviront les connaisseurs. En effet, plus d'une vingtaine de tableaux datant de 1751, œuvres du peintre italien Giandomenico Lombardi (1682-1752), offrent une remarquable illustration de certaines scènes marquantes de la vie du Christ.
Un peu plus loin, on peut admirer une représentation des saints-patrons de l'église, ainsi que des boiseries du XVIIIe siècle et un retable représentant L'Assomption de la Vierge. On raconte que la restauration de ces deux dernières pièces, accomplie par des spécialistes espagnols dès 1961, mobilisa 10 000 feuilles d'or.
Château Bodeau
À deux kilomètres du bourg, au village du Courtioux, sur les bords du Cher, se dresse Château Bodeau, qui est une propriété privée. C'est une forteresse du XVe siècle bien conservée avec son mur d'enceinte, ses machicoulis et marnières du pont-levis. Dans le château se trouvent de vastes salles et une splendide cheminée en bois, sculptée vers 1650. Ce château a servi, en 1991, au tournage du film d'Alain Corneau : Tous les matins du monde.
Importante cité d’origine gallo-romaine, Auzances fut l’une des cinq châtellenies de la baronnie de Combraille et une place forte médiévale prise par les Anglais en 1357 pendant la Guerre de Cent ans. Son château fut démoli en 1830.
Le Domaine de Coux
On y a découvert les vestiges d'une villa gallo-romaine. Un panneau explicatif, sur place, permet de comprendre ce que pouvait être, il y a 2000 ans, une villa de maître et son établissement de bains. Le Domaine de Coux est un parc municipal d'environ 50 hectares, où l'on peut se promener paisiblement et aller rendre visite aux animaux du parc animalier : daims, paons, coqs dorés, cygnes, etc. Des jeux pour enfants y sont installés. Un parcours de santé, d'environ 3 km, avec des exercices physiques, est tracé à travers le domaine. Pour les amateurs de pêche, un étang est à leur disposition.
Préfecture : Clermont-Ferrand
Sous-préfectures : Ambert, Issoire, Riom, Thiers
Population : 604 000 habitants
Sites web : www.puy-de-dome.fr
www.planetepuydedome.com
Comme toute l’Auvergne, le Puy-de-Dôme a subi une importante érosion démographique et compte, avec 604 000 habitants répartis sur 7 970 km2 de superficie, la même population qu’en 1850. Les disparités sont importantes puisque 43 % de la population se concentre autour de Clermont-Ferrand, chef-lieu et principal pôle urbain et économique du département, célèbre siège des usines Michelin et centre agro-alimentaire de premier plan. Le département bénéficie de plus en plus de son patrimoine naturel et ses deux parcs naturels, le Parc régional des volcans d’Auvergne et le parc du Livradois Forez attirent désormais une population en mal d’authenticité et de nature.
En 1140, la construction d'un imposant château fort est entreprise par Robert III, Comte d'Auvergne. Sa situation géographique lui conférant toute sa puissance stratégique, autour de ce château se développe une petite ville dont l'importance va grandissante au fil des siècles. Du fait de sa situation dans l'ouest de l'Auvergne et à proximité immédiate de la Guyenne, elle a été, pendant la guerre de Cent Ans, conquise et occupée de 1367 à 1369 par les routiers à la solde des Anglais.
Au début du XVe siècle, et depuis une date inconnue, la ville était défendue par des murailles dont l'entretien et la garde étaient à la charge des habitants. Ceux-ci, en échange, étaient dispensés du guet au château seigneurial. Pendant les guerres de religion, la ville fut prise par les Protestants en 1578, puis reprise par les Catholiques et finalement incendiée par les Ligueurs. À la fin de l'Ancien Régime, Herment perd de son importance : faute de travail, beaucoup d'hommes émigrent saisonnièrement vers Lyon ou Bordeaux.
La Collégiale Notre-Dame d’Herment
Érigée entre 1145 et le début du XIIIe siècle par le chapitre cathédral de Clermont sur un terrain offert par le comte d'Auvergne Robert III, la collégiale, de transition roman-gothique est unique en Auvergne. L'inspiration du maître d'œuvre traduit des influences du roman limousin. Depuis 1868, la collégiale est classée monument historique, et par sa taille le troisième édifice roman du département du Puy-de-Dôme. Elle renferme des mobiliers classés.
Le village est connu pour sa gare, mais surtout pour son fromage, le bleu de Laqueuille. C'est un fromage à base de lait de vache, à pâte persillée, d'un poids moyen de 2,5 kg. Sa période de dégustation optimale s'étale de mai à septembre après un affinage de 3 à 4 mois, mais il est excellent d'avril à décembre. Il s'accompagne agréablement d'un vin blanc moelleux. Il fut inventé en 1850 par un certain Antoine Roussel à partir de moisissure prélevée sur du pain de seigle. Il est apparenté à la fourme d'Ambert. Sa production est aujourd'hui uniquement industrielle.
Petit village de montagne aux toits en lauze, Murat-le-Quaire, à 1 010 m d’altitude, domine depuis son éperon rocheux la Bourboule et la Vallée de la Haute Dordogne. Autour du village typiquement auvergnat, la chaîne des volcans d’Auvergne comme le Mont Dore, le Puy de Sancy succèdent aux forêts verdoyantes dans lesquelles sont nichés les lacs d’Auvergne. La visite du bourg fait découvrir le patrimoine historique et architectural du village : la Mairie, résidence seigneuriale du XVIIIème siècle ; la Maison de la Toinette, scénovision retraçant la vie des Auvergnats au XIXème siècle ; la Grange de Julien.
L’enfant le plus célèbre du pays est Jean-Louis Bergheaud, qui a pris le nom de sa ville pour sa carrière de chanteur.
PARC RÉGIONAL DES VOLCANS D’AUVERGNE
Le Parc des Volcans est situé au coeur de l'Auvergne. Cet immense territoire de 120 km du Nord au Sud, qui en fait le plus vaste parc naturel régional de France, est composé de paysages, d'une faune et d'une flore remarquables. Mais il doit aussi sa forte identité à toute une société rurale qui a su préserver ses savoir-faire et sa culture. Conscients de la richesse et de la fragilité de leur environnement, les habitants en accord avec le conseil régional d'Auvergne ont fondé le Parc naturel régional des volcans d'Auvergne le 25 octobre 1977.
Situé à une altitude oscillant de 400 à 1 886 m, le parc couvre 395 068 hectares sur deux départements, le Cantal et le Puy de Dôme et regroupe 153 communes territoriales, comptant 88.000 habitants.
Quatre massifs volcaniques le composent : les Monts Dômes (Puy de Dôme, 1 465 m), les Monts Dore (Puy de Sancy, 1 886 m), le Cézalier (Signal du Luguet, 1 551 m) et les Monts du Cantal (Plomb du Cantal, 1 855 m)
Situé aux sources de la Dordogne, au pied du Puy de Sancy, le Mont-Dore doit sa réputation à la pureté de son air, à ses eaux thermales, à la qualité et à la modernité de son domaine skiable. Le nom Mont-Dore vient du mot celtique Dur ou Dor, qui signifie ruisseau rapide, torrent.
L’église Saint-Pardoux rend hommage à la vocation thermale du Mont-Dore : la légende attribue ainsi à Saint-Pardoux de nombreuses guérisons miraculeuses de paralytiques à l´aide des sources et explique la présence de son culte au Mont-Dore dès le VIIIe siècle. L´originalité de cette église se trouve dans la modernité et la qualité de sa décoration intérieure, développée sur le thème de l´eau : le chœur décoré par Jean Olin, dont les murs peints en bleu et ornés de céramiques aux motifs modernes évoquent le thème biblique de l´eau vive.
Les Thermes, de style néo-byzantin, sont en partie classés monuments historiques. Ils recèlent des vestiges de thermes romains, ainsi que des peintures fresques de la fin du XIXe siècle. Les charpentes sont de Gustave Eiffel. Dans toute la station, les anciens palaces évoquent aussi, comme à la Bourboule, l’âge d’or du thermalisme.
Mais le Mont-Dore a également su tirer parti de son autre atout naturel, la montagne : son téléphérique a été construit en 1936 par l'aviateur Dieudonné Costes, qui effectua la première liaison aérienne Paris - New York sans escale en 1930. Sa mise en route fit du Mont-Dore la troisième station française de sports d'hiver en matière d'équipements. Ce premier téléphérique fut suivi en 1962 par un deuxième, qui permit de doubler la capacité de transport. C'est aujourd'hui un téléphérique qui connaît l'une des plus grosses exploitations estivales. Après une ascension vertigineuse (plus de 450 mètres en 4 minutes), l'ascension se prolonge pendant 20 minutes environ par un escalier en bois jusqu'aux 1886 m du Puy de Sancy, toit de l’Auvergne.
Le long du chemin, des tables de lecture de paysage et d'orientation présentent les volcans, la faune et la flore locales.
Funiculaire du Capucin
Depuis 1898, un véritable chemin de fer à câbles grimpe à flanc de vallée à un mètre par seconde. C'est le plus ancien funiculaire électrique de France : sa machinerie est classée aux Monuments historiques. Pendant les 10 minutes de montée (dénivelé de 250 mètres), le point de vue s'élève sur la vallée de la Dordogne et la Grande cascade. Sur les traces des artistes venus prendre les eaux à la Belle Epoque, la descente du Salon du Capucin par le chemin des Artistes est très facile pour continuer le voyage dans le temps.
En août 2008, un hélicoptère Puma s’est élevé au-dessus de Super-Besse pour un étrange ballet de 45 rotations. L’appareil mettait en place les pylônes du Funitel, dernier fleuron de Super-Besse en termes de remontées mécaniques, qui a permis à la station de porter le débit des skieurs à 3000 personnes par heure, contre 2400 auparavant.
L’installation du Funitel était une forme de prouesse technique sachant que chaque pylône est constitué d'un fût de 2,5 à 2,8 tonnes, d'une potence de six tonnes pour 12 mètres d'envergure et de quatre balanciers de 1 à 2,5 tonnes. La charge de l'hélicoptère ne peut quant à elle dépasser trois tonnes. Chaque pylône est assemblé par environ 500 boulons. Une grue de 100 tonnes avait, quinze jours auparavant, levé les deux pylônes les plus en aval. Ce funitel, qui a coûté 15 millions d’euros, est un prototype utilisant pour la première fois des cabines Diamond d'une capacité de 20 places. La ligne de ce Funitel n'utilise que 7 pylônes contre 19 pour l'ancien appareil, qui devait être arrêté entre 30 et 40 jours par saison en raison du froid et des vents puissants qui font de ce coin du Massif Central une petite Sibérie. La gare aval de l'ancien appareil sert de garage pour les 34 cabines du funitel.
Nicolas Bourbaki est l’une des célébrités de Besse et pourtant, il n’existe pas. Né en 1935, il s’agit en réalité d’un mathématicien imaginaire, sous le nom duquel un groupe de mathématiciens, menés par André Weil, a commencé à écrire et éditer des textes mathématiques dans les années 1930. Le groupe, qui s’inspirait de l’Oulipo en littérature, s'est réuni pour la première fois à Besse en juillet 1935.
Sa composition a évolué avec un renouvellement constant de générations, mais l’objectif reste le même, la publication d’un traité intitulé « Eléments de mathématique », toujours inachevé à ce jour.
L'activité du groupe a cependant dépassé la rédaction d'ouvrages, par exemple avec l'organisation des séminaires Bourbaki. Le groupe s'est constitué en association, l'Association des amis de Nicolas Bourbaki, en 1952. Si ses travaux ont suscité de nombreuses critiques, le groupe a néanmoins eu une influence marquante sur l’enseignement des mathématiques.
Le nom de famille Bourbaki était le nom emprunté par le Normalien Raoul Husson en 1923 pour un canular. Husson s’était grimé en un mathématicien barbu, du nom du professeur Holmgren, pour donner une fausse conférence, volontairement incompréhensible dont l'objectif était la démonstration d'un prétendu « théorème de Bourbaki ».
Nommés à l’université de Strasbourg, Henri Cartan et André Weil eurent l’idée de réunir des anciens de la Rue d’Ulm pour dépoussiérer les ouvrages qui étaient alors à leur disposition.
Parmi les règles qui organisent ce groupe secret de mathématiciens, il est décidé qu'à l'âge de 50 ans, tout membre de Bourbaki devra céder sa place aux jeunes générations.
Même si Nicolas Bourbaki n'est pas mort, son influence a été maximale dans les années 1960-70. Les membres du groupe ont remporté au total cinq médailles Fields (la plus importante récompense mondiale en mathématiques).
Cadel Evans n’est crédité que d’une victoire d’étape sur le Tour de France. Et encore s’agit-il d’une victoire de raccroc, puisqu’elle n’intervint, dans le contre-la-montre d’Albi sur le Tour 2007, qu’après la disgrâce d’Alexandre Vinokourov, vainqueur initial, convaincu de dopage quelques jours plus tard à Pau. Double dauphin du Tour, en 2007 et 2008, le champion du monde 2010 termina troisième en 2008 d’une étape identique à celle de cette édition, qui conduisait les coureurs d’Aigurande à Super-Besse-Sancy. Devant lui, Riccardo Ricco, feu de paille de la Grande Boucle 2008, s’imposait avant d’être rattrapé par un contrôle positif à la CERA, une forme d’EPO. Deuxième de cette étape, Alejandro Valverde termina dans le même temps qu’Evans, à une seconde de Ricco. Depuis, l’Espagnol a été suspendu pour son implication dans l’affaire Puerto. Cadel Evans fut donc sans doute, voilà trois ans, le vainqueur moral de cette étape de Super-Besse, dont l’arrivée était jugée, comme cette année, au sommet d’une rampe impressionnante. La station auvergnate méritait mieux et nul doute qu’elle consacrera cette année un vainqueur aussi légitime que Paul Wellens en 1978 ou Rolf Sorensen en 1996.
| 1270 | Bernard VII de la Tour accorde le statut de ville libre à la ville de Besse. |
| 1905 | Marcel Michelin vient régulièrement à Besse et pratique le ski à Besse |
| 1910 | Naissance du ski club |
| 1961 | Besse devient Besse-en-Chandesse |
| 1961 | Création de la station de ski de Super-Besse sous l’impulsion de Germain Gauthier |
| 1963 | Jean-Claude Killy remporte le 1er challenge Henri Oreiller |
| 1973 | Besse-en-Chandesse fusionne avec Saint-Anastaise pour former Besse-et-Saint-Anastaise. |
| 1993 | Arrivée des équipements de neige artificielle |
| 2005 | Liaison avec la station du Mont-Dore |
| 2007 | La station lance le salon Montagne & Neige promouvant les stations du Massif Central. |
| 2008 | Construction du Funitel de la Perdrix. |
La construction initiale date du XIIe siècle. Le chœur date de 1555 et fut restauré au XIXe siècle. Un incendie a détruit en 2007 une partie des stalles sculptées du choeur. L'église abrite la statue de Notre-Dame de Vassivière. Cette vierge noire avec son enfant sur les genoux est portée en procession le 2 juillet à la chapelle du sanctuaire de Vassivière, à 7 Km de Besse, où elle passe l'été avant d'être redescendue lors de la fête de la « Dévalade » le 1er dimanche de septembre après la Saint-Mathieu.
A mi-chemin entre Besse et Super-Besse, ce lac parfaitement circulaire, est né il y a 6 000 ans d'une explosion due à la rencontre d'une nappe phréatique et d'une montée de lave lorsqu'une partie du flanc nord du puy de Montchal fut pulvérisée, devenant un « maar » et se remplissant d'eau.
Altitude : 1197 m
Profondeur : 92 m
Superficie : 44 ha
Cité médiévale et Renaissance, Besse et Saint-Anastaise témoigne d’un riche passé architectural et historique. Rues étroites et pavées, échoppes, belles demeures du XIIe et XVIe, beffroi en sont les principaux témoins. Liée à l'histoire de France et à la royauté (la Reine Margot a laissé son empreinte), la cité bessarde est longtemps restée l'un des fiefs des Medicis. Construit à 1050 m d’altitude sur une coulée de lave, ce bourg pittoresque et animé, où convivialité et sens festif se conjuguent au quotidien, s’inscrit dans un cadre naturel hors du commun.
Cette étape marque l’entrée des coureurs dans le Massif Central, contemporain du Massif armoricain. Les coureurs retrouvent les vieux granites datant de 300 millions d’années. Ou du moins ce qu’il en reste après des millions d’années d’érosion. Les roches sur lesquelles roule le peloton se trouvaient à l’origine enfouies à 15 kilomètres de profondeur.
Après avoir traversé le Sillon houiller, accident majeur dont on reparlera dans l’étape suivante, les coureurs se lancent dans l’ascension du Sancy, point culminant du Massif central, un ancien volcan dont la dernière éruption remonte à 220 000 ans. Avant cela, à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, le peloton traverse Chambon-sur-Lac, dont les sources d’eau chaude témoignent d’une activité encore brûlante dans le sous-sol.