Guide touristique

Étape 7 : Le MansChâteauroux - 218 km
vendredi 8 juillet
Etape 7
 

LA NATURE À PORTÉE DE TRAM

Situé à dix minutes du centre-ville du Mans en tramway, et à quelques mètres de l'abbaye de l'Epau, le domaine de l'Arche de la Nature offre aux visiteurs un vaste espace naturel représentatif des principaux paysages de la Sarthe. Au fil des chemins, les visiteurs découvriront la rivière, la forêt, le bocage et pourront visiter la Maison de l'eau et la ferme de la Prairie. Les terrains de sport et les plaines de jeux permettent également de s’ébattre à tout âge dans ce poumon vert de l’agglomération mancelle. En tout, ce sont 450 hectares de nature qui sont ouverts en permanence au public.

Depuis 1998, l'Arche de la Nature propose ses nombreux rendez-vous nature. Cet espace, créé et géré par Le Mans Métropole, concilie esprit de découverte de la nature et détente, notamment lors de grandes fêtes populaires thématiques qui accueillent plus de 100 000 visiteurs chaque année.

La maison de l'Eau est l'entrée piétonne de la ville vers le domaine de l'Arche de la Nature. Elle présente au public, dans de grands aquariums, les différents écosystèmes de la rivière : la zone à truites, la zone à barbeaux et la zone à brèmes. D'autres aquariums regroupent les petites espèces : vairons, bouvières, goujons. La visite de l’ancienne usine des eaux, construite en 1906, permet de parcourir l’histoire du traitement de l’eau potable. La roue à aubes de plus de 8,5 mètres de diamètre et le mécanisme de la machine à vapeur reprennent du service. On peut également y voir une éolienne Bollée (le pionnier de l’automobile mancelle) restaurée et réinstallée en 2007.

La ferme-conservatoire de la Prairie présente pour sa part aux petits et aux grands les espèces et les savoir-faire qui ont fait la réputation de l’agriculture et du terroir sarthois. Le jardin potager, le rucher, le verger gourmand et l’espace réservé aux percherons enrichissent encore la visite. Tout le site et sa forêt peuvent être parcourus en vélo grâce au programme Vel’Nature qui pourrait être prochainement étendu à toute la ville.

LE PREMIER JUMELAGE D’EUROPE

Le traité d’alliance passé en 836 entre Le Mans et Paderborn en Allemagne est considéré comme le premier jumelage d'Europe. Il s'agit à l'origine d'un traité d’alliance et d’assistance mutuelle entre deux diocèses à l’occasion du transfert de la cité mancelle en Allemagne des reliques de Saint Liboire. Ce lien se perpétuera au fil des siècles de manière continue et sera officialisé dans un cadre laïc le 3 juin 1967. En 815, l’évêque Badarud, un Saxon ami du roi Louis le Pieux, devint évêque de Paderborn sous recommandation royale. En 822, un de ses amis, Aldric, fut pour sa part désigné évêque du Mans. Lors du synode d’Aix en 836, les deux évêques se retrouvèrent et jouèrent un rôle majeur dans l’assemblée. Paderborn ne possédant pas de saint à vénérer, Badarud suggéra à Aldric que Saint Liboire pourrait faire l’affaire. Le transfert des reliques de l’évêque, en mai 836, permit à Paderborn de se doter d’un saint patron et d’être ainsi consacré en évêché. Au Mans, le départ des reliques se fit en grande cérémonie. C’est à ce moment que fut prononcé le vœu de fraternité perpétuelle entre Paderborn et Le Mans. Ensuite, le convoi partit vers Yvré-l'Évêque et Saint-Mars la Brière.

Ce traité ne fut pas qu’un vœu pieux. En 1204, le chapitre du Mans s’inquiéta officiellement des rumeurs d’un transfert du siège épiscopal de Paderborn. En 1648, au nom de ce traité, Louis XIV intervint personnellement pour que Paderborn, dont l’évêché était menacé par la réforme et le traité de Westphalie, reste catholique.

Pendant la Révolution, de nombreux prélats manceaux se réfugièrent à Paderborn. Le jumelage officiel et laïc des deux villes fut signé le samedi 3 juin 1967. À cette occasion, on rebaptisa une avenue du centre-ville du Mans avenue de Paderborn

UN CIRCUIT PRESTIGIEUX

Capitale française du sport automobile, Le Mans abrite dans ses murs l’un des circuits les plus légendaires au monde, le circuit Bugatti. C’est sur une partie de son « trac » que sera conclue l’étape du jour, une petite boucle dans la Grande Boucle qui est aussi une tradition. Le Tour a ainsi visité au cours de son histoire les circuits de Spa-Francorchamps, de Zolder, de Dijon, de Pau, de Rouen-les-Essarts et emprunté son départ 2009 au tarmac du Grand Prix de Monaco.

Le Circuit Bugatti a également eu droit à une première visite en 1975, et l’étape fut remportée par le Français Jacques Esclassan, qui s’imposait enfin après cinq deuxièmes places. Le final a été mouvementé puisque le sprinteur de l’équipe Peugeot « frotta » un peu avec le maillot vert Rik Van Linden, qui chuta, mais sans gravité.

Esclassan commenta avec humour : « Avec mon maillot à damiers, je ne pouvais que gagner au Mans » !

Un autre circuit fait partie de la tradition cycliste mancelle, le Circuit de la Sarthe, qui, par son palmarès, vaut bien des Grands Prix … Amateur jusqu’en 1974, l’épreuve s’est ouverte l’année suivante pour deux victoires consécutives de Bernard Hinault, qui y a signé son premier grand succès chez les pros. Greg LeMond, Jean-François Bernard, Melchor Mauri, Piotr Urgrumov, David Millar ou Luis-Leon Sanchez l’an dernier ajouteront leurs noms à la liste des vainqueurs. En 2010, c’est au Circuit de la Sarthe que Lance Armstrong, victime d’une gastro-entérite, comprit sans doute que sa fin était proche.

L’enfant du pays, Laurent Brochard, champion du monde 1997, ne parvint jamais à s’imposer sur ses terres, se contentant de places sur le podium en 1994, 2000 et 2003.

Et puisque la ville a connu aussi tant de drames de l’automobile, nous aurons une pensée pour Gérard Saint, surdoué du cyclisme français, disparu en mars 1960 dans un accident de la route au Mans.

56 avant JC La ville de Vindunum, capitale des Cénomans, est conquise par les Romans. Ce sont les Cénomans qui donneront leur nom au Mans.
Ve siècle Clovis renverse le roi Rignomer et place des évêques amis à la tête du Mans.
836 Le Mans et la ville allemande de Paderborn signent le premier traité d’alliance transfrontalière baptisé depuis « Lumière de l’Europe ».
1066 Prise par Guillaume le Conquérant, Le Mans devient la première « commune » de France.
1130 Naissance d’Henri II, roi d’Angleterre en 1154. La ville est le fief de la dynastie des Plantagenêt jusqu’à la défaite face à Philippe Auguste en 1189.
1448 Passée sous contrôle anglais en 1420, la ville redevient française et le Maine devient propriété de Louis XI à la mort du dernier comte du Maine, Charles V, en 1481.
1547 Joachim du Bellay écrit « A la vile du Mans ». La ville est un centre culturel majeur de la Renaissance.
XVIIIe siècle La ville s’étend en dehors des murs.
1873 Amédée Bollée crée sa première voiture, l’Obéissante et lance l’industrie automobile au Mans.
1906 Premier Grand Prix de France automobile.
1923 Première édition des 24 Heures du Mans automobiles.

La cité Plantagenêt

Vieux Mans, correspond à la ville médiévale confinée dans l’enceinte caractéristique qui valut au Mans son surnom de Ville rouge. À l'intérieur des murs, la plupart des bâtisses datent de la Renaissance. Les plus fameuses sont la maison d'Adam et Ève, les hôtels de Clairaulnay et de Vaux. Cet ensemble, très bien conservé, est très peu affecté par les aménagements modernes. Cadre unique, il donne lieu à de nombreux évènements culturels et festifs comme la Nuit des chimères et a servi de décor au tournage de nombreux films.


La cathédrale Saint-Julien

Construite entre le XIe et le XVe siècle, elle mélange l'art roman, pour sa nef, et l’art gothique, pour le chœur et l'abside. Les vitraux datent pour la plupart du XIIIe siècle. Paul Claudel fit part de son admiration dans son journal intime de 1925 : « J'étais loin de m'attendre à cette chose superbe. Taillée dans un pur froment de lumière, dans un rayon angélique que par endroits un rose délicat vient colorer. »






7 fois ville-étape
Préfecture de la Sarthe (72)
Population : 150 000 habitants (Manceaux, Mancelles), 200 000 dans la Communauté urbaine Le Mans Métropole (9 communes)
Spécialités : rillettes de porc, Jasnières (vin blanc), chapon, poularde, cire, soie
Économie : tourisme sportif, automobile, agro-alimentaire, ville universitaire, assurances
Slogan : Le Mans, une marque ; La Sarthe, on en est fier !
Personnalités : Henri II d’Angleterre, François Fillon, Jo-Wilfried Tsonga, Henri Sérandour, Sébastien Bourdais, Laurent Brochard, Yann Arthus-Bertrand, Didier Drogba, Béatrice Dalle
Sports : 24 Heures du Mans et Automobile Club de l’Ouest, Le Mans FC (football) Le Mans Sarthe Basket
Festivals : Le Mans circuit chanson, Europe Jazz (avril), Le Mans fait son cirque (juin), Festival de l’Epau (musique baroque, mai), La Nuit des chimères (juin-septembre, décembre), la 25ème heure du livre (octobre), les Automnales (octobre), Festival Be Bop (novembre)
Label : ville d’art et d’histoire
 

Département de la Sarthe (72)

Préfecture : Le Mans
Sous-préfectures :La Flèche, Mamers
Population : 560 000 habitants
Site web : www.www.tourisme-en-sarthe.com

Des Alpes Mancelles à la vallée du Loir, du Perche Sarthois à l’abbaye de Solesmes, la Sarthe est riche de mille paysages intacts, de dizaines de châteaux, de villages préservés, d’une qualité de vie devenue rare… et de quelques sites touristiques « qui valent le détour ».
La Sarthe qui recouvre essentiellement la partie orientale de l’ancienne province désignée sous le nom de Haut Maine, est un pays de transition et un carrefour dès l’Antiquité. C’est un département à deux faces : l'une urbaine ou extra-urbaine avec l'agglomération de Le Mans Métropole ainsi que son aire urbaine s'étendant sur 90 communes et regroupant quelques 300 000 habitants. À noter que démographiquement, c'est plus de la moitié de la population totale du département qui est ainsi comprise dans Le Mans et sa grande couronne. Le reste du département reste à dominante agricole et est peuplé de manière peu dense et inégale.

Histoires d’eaux
Après les opérations Mode in Sarthe en 2009 et La Sarthe, terre de tournages en 2010, le Conseil général de la Sarthe propose un nouveau thème patrimonial qui marquera, non seulement 2011 mais aussi 2012 : « La Sarthe, histoires d’eaux ». A travers cette thématique très riche, le Conseil général et ses partenaires organiseront de nombreux événements de différentes natures partout sur le territoire sarthois en 2011 et 2012.
La Sarthe est une terre d’eaux. 5 110 kilomètres de cours d’eau... Voies de transports, lieux de villégiature, de plaisir, espace d’échanges (ponts, écluses...) et source de développement économique : à travers l’eau, on découvre mille façons d’aborder le patrimoine et le territoire. Des thermes aux aqueducs, des abbayes aux moulins, des tanneries aux piscines contemporaines, de la ressource en eau pure à la naissance du « tout-à-l’égout », des lavoirs aux dernières nées des stations d’épurations... L’eau, c’est toute une histoire !
La programmation culturelle sera proposée, sous différentes formes d’expressions: expositions, visites, parcours thématiques, visites d’entreprises, conférences, colloque, actions pédagogiques, projections de plein air... et dans sa dimension territoriale devrait ravir le plus grand nombre compte tenu des multiples entrées proposées.
Cette opération se déroulera d’avril 2011 à septembre 2012 avec des moments forts : programmations d’été à l’abbaye d‘Epau et dans le département, Journées européennes du patrimoine, colloques, et aussi l’exposition « du Nil à Alexandrie, histoires d’eaux » qui en constituera l’épine dorsale.

KM 28 : LE GRAND LUCÉ (2 000 hab.)

Lucé est mentionné dès 1039 parmi les mottes féodales édifiées par le baron de Château-du-Loir. François Ier érige Lucé en baronnie en 1539.

De 1761 à 1764, Jacques Pineau de Viennay ordonne de raser les demeures seigneuriales et construit un nouveau château. En 1781, un incendie détruit complètement le village. Les habitants se réfugient dans les cours et les annexes du château épargné. En 1871, le maire obtient des Prussiens qu'ils n'attaquent pas l'armée de la Loire en retraite et arrêtée au Grand-Lucé. Au décès de Jacques Pineau de Viennay de Lucé, sa fille Adélaide de Viennay de Lucé épouse le 17 avril 1776 Messire François Achard Joumart Tison le marquis d'Argence, seigneur de Dirac et de Monceau.


À VOIR

Le château du Grand-Lucé
Lucé fut créé par Jacques Pineau de Viennay qu'il fit construire en suivant par correspondance d'Alsace où il était gouverneur. Il se rendit pour la fin de son chantier dans la cour d'honneur où il fut frappé d'une attaque cardiaque foudroyante. Le château resta dans la famille de son gendre, le marquis d'Argence, jusqu'en 1920 quand le château fut vendu au vicomte d'Avenel. Il s'ensuivit une vente vers 1939 à un marchand de biens qui morcela la propriété en exploitant le parc forestier. Pendant l'occupation allemande, un officier supérieur qui habitait le château prévint les autorités françaises du désastre et le préfet intervint pour arrêter les opérations. À la Libération, le château fut transformé en hôpital militaire pour les Alliés. L'armée américaine céda le château à la ville pour la création d'un sanatorium, puis la fondation Georges-Coulon s'y installa en 1955. Le château devenant une charge constante pour la municipalité du Grand-Lucé, il fut cédé au conseil général de la Sarthe. Des travaux gigantesques furent entrepris, mais le conseil général décida de le revendre à un riche Américain, le décorateur d'intérieur Timothy Corrigan, qui le transforma depuis en un hôtel de grand luxe.


La forêt de Bercé
Elle s'étend au sud du Mans dans le département de la Sarthe, principalement sur les communes du Grand-Lucé, Saint-Mars-d'Outillé, Jupilles, Pruillé-l'Éguillé. Elle est un des joyaux des forêts de France pour la qualité de ses chênes. Elle est en majorité composée de feuillus, de chênes, de hêtres, de bouleaux et de pins sylvestres.

KM 38 : LHOMME (850 hab.)


À VOIR

Le château de la Gidonnière
est situé sur le territoire de la commune de Lhomme. Placé au point le plus élevé de la plaine qui forme le font du bassin de la rivière du Loir, et au pied du coteau qui encadre ce bassin du côté du nord, il présente sa principale façade au midi et jouit d’une vue étendue et admirable sur la plus belle vallée du département. Le jardin, les bois d’agrément et le parc, dont la superficie totale est de 19 hectares, s’étendent en amphithéâtre au sud du château et sont bordés sur trois côtés par des chemins publics. Le château proprement dit est un bâtiment rectangulaire construit sous le règne de Louis XIII, élevé sur caves, d’un étage sur la cour d’honneur et de deux étages sur les jardins, avec comble très élevé qui renferme un étage carré, éclairé par des lucarnes meneaux avec frontons, construites en pierre de taille ; chaque façade présente à chaque étage quatre fenêtres. On arrive au château par une avenue plantée de beaux marronniers où se trouve un jardin d’agrément dont les deux tiers environ sont plantés en bosquets. A l’ouest du verger et au midi de la charmille s’étend un bois de taillis.
On ne peut faire que des hypothèses sur l’origine du nom de la Gidonière ou la Gidonnière. Peut-être, cependant, est-il permis de l’attribuer à un certain Widion ou Gédéon, seigneur de la Chartre sur le Loir dans la première moitié du XIe siècle et qui se serait installée dans ce qui deviendra le château.


KM 39,5 : LA CHARTRE SUR LE LOIR (1 460 hab.)

À flancs de coteaux, La Chartre-sur-le-Loir se situe dans une zone viticole avec entre autres les AOC jasnières et coteaux-du-loir. Le tourisme y devient une activité importante avec le développement des gîtes ainsi que du tourisme de plein air. La région, réputée entre autres pour ses châteaux de la Loire, se diversifie et s'ouvre à de nouvelles activités centrées sur le tourisme (pêche, promenade, sports nautiques, expositions, dégustations…)
La Chartre est également une ville où les coureurs ne craindront pas de crever puisqu’elle est la ville de la rustine. Louis Rustin est le père de cette petite pastille de caoutchouc destinée à réparer vite et bien les chambres à air sans avoir à les vulcaniser. Les brevets de la Rustine sont déposés en 1922. En 1934, Louis Rustin quitte son atelier de rechapage parisien et s’installe à la Chartre-sur-le-Loir, dans une ancienne usine de filature, qui avait l’avantage de se trouver au bord de l’eau. Le moulin fournissait le courant, et l’amateur de pêche qu’était Louis Rustin était comblé.


À VOIR

La Tour Jeanne d'Arc
En 1921 une souscription cantonale pour la construction d'un monument commémoratif de la Grande Guerre fut lancée. Au début du mois d'août 1914, la Première Guerre Mondiale rappela aux Chartrains le douloureux jour du 8 janvier 1871 où elle subit l'invasion de l'Allemagne. Si jamais La Chartre pouvait être épargnée par cette incursion, d'anciens survivants de la guerre de 1871 firent la promesse d'ériger un monument en souvenir de la protection divine reçue. Le projet consistait à élever une statue à la mémoire de Jeanne d'Arc libératrice de la France. Le monument fut érigé sur la butte de La Vierge qui domine la ville. Cette statue de trois mètres de hauteur arbore fièrement son étendard et son épée. L'intérieur de la tour a été aménagé en chapelle funéraire sur les murs de laquelle sont gravés les noms de tous les soldats du canton tombés au service de la France

KM 42,5 : RUILLÉ SUR LOIR (1 200 hab.)


À VOIR

Manoir le Gast (XVIe siècle)
Le Gast est un petit fief dépendant des seigneurs de Ruillé. Quoique son histoire soit mal connue, son existence à l'époque féodale est certaine. Le manoir est reconstruit à la Renaissance, flanqué d'une tour incorporée, avec un toit portant un petit clocher et une haute cheminée.

Communauté de la Providence (1820)
La maison de la Petite Providence devenue trop petite, il faut l'agrandir. L'ancienne demeure seigneuriale de la Cour, située près du bourg, est achetée avec son enclos. Le bâtiment de la Grande Providence, où est actuellement installée la Congrégation, y est édifié en 1820. À l'occasion du centenaire de la communauté, les sœurs de la Providence commandent au peintre Lionel Royer 8 tableaux. Les sœurs détiennent encore « La descente de croix », que le peintre a donné à la communauté, et un grand portrait du Pape Pie X.



KM 45,5 : PONCÉ-SUR-LE-LOIR (400 hab.)


À VOIR

Le Château Renaissance
Ce château dispose du label « Les Pays de la Loire côté Parcs et Jardins ». Il est remarquable par son escalier Renaissance à caissons sculptés, sa salle des gardes, ses jardins à la française avec labyrinthe de charmilles, son jardin à l'Italienne et son pigeonnier monumental.
Il accueille un musée qui retrace la vie rurale en Sarthe aux XVIIIème et XIXème siècle : intérieur paysan, échoppes d'artisans, outils anciens, poteries, costumes et coiffes.



KM 49 : LAVENAY (360 hab.)


À VOIR

Château de la Flotte (1550 et XIXe siècle)
Le site où est bâti le château apparaît dans l'Histoire avec un seigneur nommé Goffridus de Flotta, en 1200. Les familles seigneuriales s'y succèdent jusqu'au XVe siècle. La seigneurie est alors vendue à la famille Du Bellay, qui s'y installe jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, date à laquelle le château est cédé à la famille Lecoigneux de la Roche Turpin.
Les seigneurs de la Flotte ne sont pas épargnés par la Révolution. La marquise de Maulévrier est guillotinée. Ils réussissent à conserver leur domaine, qui passe par mariage aux De Fesques de la Rochebousseau et au comte de Partz, jusqu'à la famille de Germiny. Le château, accroché à la colline qui descend vers le Loir, est restauré au XIXe siècle par l'architecte Delarue.



 

Département du Loir-et-Cher (41)

Préfecture : Blois
Sous-préfectures : Romorantin-Lanthenay, Vendôme
Population : 327 000 habitants
Site web : www.coeur-val-de-loire.com

Le département de Loir-et-Cher bénéficie d'une situation géographique privilégiée, au cœur de la région Centre et à proximité du Bassin parisien. Situé aux confins du Perche, de la Beauce, de la Sologne et de la Touraine, il trouve son identité territoriale dans la diversité de sa géographie et de ses paysages. Coupé en son centre par la Loire, il donne une image d'équilibre et de diversité. Il est traversé par deux rivières importantes dont il tire son nom : le Loir au nord-ouest et le Cher au sud, qui constituent des points de fixation majeurs de la population hors agglomération de Blois.

L'agriculture loir-et-chérienne produit des vins en AOC (Touraine, Touraine Mesland, Cheverny, Cour-Cheverny, Coteaux du Vendômois, Valençay) des fromages de chèvre en AOC (Selles-sur-cher, Sainte-Maure de Touraine, Valençay), des asperges vertes et blanches, des fraises (la célèbre Mara des bois est née à Soings-en-Sologne) et des champignons. Le secteur industriel emploie 22 % de la population active (la moyenne nationale est de 17 %). Il est organisé autour de filières : automobile, métaux, agroalimentaire, plasturgie, pharmacie et cosmétologie, emballages, agencement de magasins. Avec 65% des actifs, le tertiaire ne cesse de se développer.


KM 56,5 : TRÔO (350 hab.)

Son coteau, orienté au sud, au bord du Loir, traversé de rues transversales reliées par des escaliers, en font tout l'intérêt, et ses caves, nommées « terriers gaulois » par Jules César et « antres » par Ronsard, toute l'originalité. Trôo (autrefois Trou) était, sur la vallée du Loir, un site défensif de premier ordre grâce à son élévation de 60 mètres au-dessus de la rivière, entre les Cénomans (le Maine), les Turons (la Touraine) et le Vendômois. Sa configuration autour d'un éperon en facilita la fortification. Ses caves et galeries creusées dans le tuffeau, un calcaire tendre durcissant à l’air, complétaient un système de défense qui permettait le repli des habitants et l'approvisionnement des guerriers. Trôo fut au XIIe siècle une place forte du compté du Maine, alors le domaine des Plantagenêts, en situation avancée vers l'est, à la frontière des territoires capétiens.
A l'époque médiévale, sa population aurait atteint 5 000 habitants. Sa population était de 1 050 habitants en 1806, 767 en 1906, 331 en 1999.


À VOIR

La grotte pétrifiante
On y découvre des stalactites, les vestiges de l'ancienne chapelle Saint-Gabriel, la vasque pétrifiée et tout le magnifique travail de l'eau sur le tuffeau (roche calcaire locale) en 300 ans. La Grotte Pétrifiante est située dans l'enceinte du Syndicat d'Initiative et du bureau de l'Agence postale de Trôo.




KM 62,5 : MONTOIRE-SUR-LOIR (4 100 hab.)

Montoire-sur-le-Loir est connue pour l’« entrevue de Montoire », entre le maréchal Pétain et Adolf Hitler qui eut lieu le 24 octobre 1940 en gare de Montoire. C'est à l'occasion de cette entrevue que fut imaginée la collaboration française au régime nazi. La gare de Montoire a été choisie pour son relatif isolement et sa proximité avec l'axe Paris-Hendaye, Hitler revenant d'une entrevue avec Franco se déroulant à Hendaye dans le but de convaincre l'Espagne d'entrer en guerre. De plus, en cas d'attaque aérienne, le train pouvait se mettre à l'abri dans le tunnel de Saint-Rimay proche. Les portes blindées qu'on peut voir aux entrées de ce tunnel furent installées en 1943, et un poste de commandement allemand fut créé à Saint-Rimay et Thoré-la-Rochette, en liaison directe avec Berlin mais il ne fut jamais utilisé.
Ce tunnel aura un rôle en 1942, quand Saint-Rimay sera choisi comme quartier général d'Hitler au moment où ce dernier croira que le débarquement aura lieu en Atlantique. Mais quand il comprendra que le débarquement se fera plus au nord, Saint-Rimay et le W3 (nom de code du quartier général) sera abandonné. Un musée évoque les rencontres de Montoire.


À VOIR

Le château féodal
En ruine, il ne peut être visité. Il tire probablement son origine des points fortifiés édifiés le long du Loir pour protéger les populations contre les attaques des Normands aux IXe et Xe siècles

Pierre de Ronsard
C'est à quelques kilomètres à l'ouest de Montoire, dans le village de Couture sur Loir, que se trouve le Manoir de la Possonière , résidence familiale et lieu de naissance de Pierre de Ronsard, le poète francais le plus célèbre de la Renaissance. Il y est né en 1524, dans une famille de petite noblesse, et y a passé son enfance pouvant se promener dans la forêt de Gatines qui touchait au domaine du manoir.
Avec Jean Antoine de Baif et Joachim du Bellay il suit à Paris l'enseignement de Jean Dorat, leur amitié débouche sur la création de La Pléiade. Ronsard publie ses premières Odes en 1550, elles le rendent rapidement célèbre. Très engagé dans les Guerres de religion, il obtient en 1565, le Prieuré de Saint Cosme près de Tours. Il séjourne plus tard en Vendômois, en particulier dans le Prieuré Sainte Madeleine de Croixval sur la commune de Ternay, et dans son Prieuré de Saint Cosme. Ronsard est mort en 1585 dans le Prieuré de Saint Cosme et y est enterré.


KM 65 LAVARDIN (220 h)

Initialement siège d'une Seigneurie relevant du comte de Vendôme, le château de Lavardin est devenu ensuite, par le mariage de Richilde de Lavardin avec Jean I Comte de Vendôme, la propriété directe des comtes de Vendôme. Le château, impressionnant, est construit sur un promontoire qui domine la Vallée du Loir. Charles VII y réside en 1448 et signe avec les Anglais la Trêve de Lavardin. Disgracié par Louis XI, le comte de Vendôme Jean VIII de Bourbon s'y retire. En 1589, la forteresse tenue par les Ligueurs, est assiégée et prise par le Prince de Conti pour le compte d'Henri IV, roi de France. Le château est alors demantelé. L'envergure des ruines laisse imaginer son importance.
Le village de Lavardin possède de nombreuses maisons anciennes.

L'église Saint Genest est également remarquable et mérite une visite pour ses fresques murales. Mises au jour au début du XXe siècle par l’abbé Pilté, elles sont remarquables. Ces fresques ont été réalisées entre la fin du XIIe siècle et le début du XVIe siècle avant d'être badigeonnées à la chaux au XVIIe siècle, lorsque l'art médiéval cessa de plaire. Certaines sont reproduites au musée des Monuments français, à Paris.



KM 110,5 : CHAUMONT-SUR-LOIRE (1 000 hab.)

Charmant village des bords de la Loire, classé à l'Inventaire du Patrimoine Mondial de l'UNESCO, Chaumont sur Loire est aussi connu pour son château féodal qui domine la vallée et le village. Au cœur des châteaux de la Loire, entre Blois, Chambord et Amboise, cette commune riche d'histoire est aussi un lieu privilégié pour ses balades au bord du fleuve, ses points de vue, ses jardins qui accueillent Le Festival international des Parcs et Jardins.

Son histoire se confond avec celle de son château, Au Xe siècle, c'est Eudes I, comte de Blois qui fait construire une forteresse pour protéger sa ville des attaques des comtes d'Anjou. Le chevalier normand Gelduin reçoit Chaumont et fait consolider la forteresse.

Louis XI fit brûler et raser Chaumont en 1455 pour punir Pierre d'Amboise de s'être révolté contre le pouvoir royal lors de la « Ligue du Bien Public ». Puis, son fils Charles Ier d'Amboise entreprit la reconstruction du château de 1465 à 1475 en édifiant l'aile Nord (face à la Loire) aujourd'hui disparue. De 1498 à 1510, Charles II de Chaumont d'Amboise poursuivit la reconstruction dans un style déjà marqué par la Renaissance tout en conservant la même allure générale fortifiée. À la fin de 1559, Catherine de Médicis, qui possédait le château depuis 1550, l'échangea à sa rivale Diane de Poitiers, maîtresse du roi Henri II, contre celui de Chenonceau.

Après de nombreux changements de propriétaires, Chaumont passa en 1750 à un maître des eaux et forêts, Jacques-Donatien Le Ray, qui y fonda une célèbre manufacture de produits céramiques. Benjamin Franklin y séjourna et obtint même de son hôte l'envoi d'un navire chargé de munitions destinées aux indépendantistes américains. Plus tard, Marie Say en devint propriétaire en 1875. Elle épousa peu après Amédée de Broglie. Ils firent aménager de luxueuses écuries par l'architecte Paul-Ernest Sanson, également de la restauration complète du château. Les écuries de Chaumont furent considérées à l'époque comme les plus luxueuses d'Europe, bénéficiant alors d'un éclairage électrique à arc, en même temps que l'Opéra Garnier et l'hôtel de ville de Paris. Des revers de fortune obligeront la princesse de Broglie à vendre Chaumont en 1938 à l'État qui l'affectera au service des Monuments historiques.


À VOIR

Le Festival des Parcs et Jardins 2011
Le 20ème Festival des Jardins sur le thème « Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse » - d’avril à octobre - donne à voir et parcourir des jardins d’alerte, des jardins d’avenir, ateliers de (re)découverte et de reconstruction de notre diversité, tableaux vivants d’une reconquête et pédagogie active de sa méthode et de ses promesses. Gardant leur magie, leur beauté et leur puissance esthétique, ses jardins seront forces de proposition, de recherche et d’innovation scientifique et artistique, offrant de nouvelles idées, de nouveaux matériaux, ouvrant de nouvelles pratiques pour demain, exaltant la biodiversité et réenchantant le monde.



KM 120 : PONTLEVOY (1 500 hab.)


À VOIR

L'abbaye de Pontlevoy a été fondée en 1034 par Guelduin, seigneur de Saumur, d'Amboise et de Chaumont. On y admire la chapelle abbatiale, chef-d'œuvre de l'art gothique (XIVe et XVe siècles), la tour Charles VII (XVe siècle) et les bâtiments conventuels (XVIIIe siècle). Elle servit pendant très longtemps à l'enseignement jusqu'au siècle dernier où elle hébergeait encore un lycée de garçons très réputé. Elle est la pierre angulaire du village, qui s'est construit pour ainsi dire autour d'elle ; l'ancienne gare est juxtaposée à l'édifice. Elle a résisté au temps et aux guerres.


KM 127 : MONTRICHARD (3 400 hab.)

A l'époque gauloise, un premier village s'est formé près de la Fontaine de Nanteuil. Là, vers 360, Saint Martin de Tours baptisait les premiers chrétiens. Plus tard, un premier sanctuaire fut édifié et, tout près, les Mérovingiens nous laissaient une nécropole. Fin Xe siècle, Foulques Nerra, Comte d'Anjou, était en guerre contre le Comte de Blois. Il fit édifier un premier donjon sur la colline dominant le Cher, ainsi qu'une chapelle dédiée à la Sainte-Croix. Les successeurs de Foulques firent construire le donjon de pierre et les fortifications au XIIe siècle. L'Anjou devenant possession anglaise, Montrichard fut anglais pendant 35 ans, jusqu'à ce que Philippe Auguste s'empare de la place forte (1188) et rattache Montrichard au Royaume de France.
À la veille de la Révolution, le Duc de Penthièvre, grand amiral de France devient le seigneur d'Amboise-Montrichard et fait construire l'Hôtel de Ville. La première moitié du XIXe siècle voit la démolition des portes et murailles de la ville. Le Cher est canalisé (1839-1863), mais le commerce fluvial est vite supplanté par le chemin de fer (1860-1870).


À PROXIMITÉ

Château et parc de Beauregard
Sur la terre de Beauregard, au début du XVIe siècle, se dressait un petit manoir qui, intégré au domaine royal par Louis XII, fut utilisé par François 1er comme rendez-vous de chasse. En 1545, Jean du Thier, secrétaire d’Etat d’Henri II, acquit Beauregard. Il fut le véritable constructeur du château actuel. Beauregard est aujourd’hui la propriété de la famille du Cheyron du Pavillon. Elle poursuit, depuis 1925, le difficile exercice de marier restauration et ouverture au public dans un lieu qui reste une demeure de famille.

Château du Gué-Péan
Au creux de son vallon boisé, l’architecture du Gué-Péan raconte 2000 ans d’histoire : bâti sur les bases carrées d’un camp romain, puis d’une forteresse du Moyen-Age dont il reste le pont de pierre et les douves sèches, il devint une demeure de plaisance à la Renaissance. Les trois corps de bâtiments et les quatre tours forment un ensemble harmonieux.
Le Gué-Péan est la propriété d’un architecte futuriste dont la salle des maquettes présente un aperçu de ses projets à travers le monde.

 

Département de l’Indre-et-Loire (37)

Préfecture : Tours
Sous-préfectures :Chinon, Loches
Population : 597 000 habitants
Site web : www.cg37.fr

L’Indre-et-Loire recoupe plus ou moins les limites de l’ancienne province de Touraine, au riche patrimoine symbolisé par les quelque 80 châteaux qui jalonnent les 6.150 km2 du département. Celui-ci forme le Nord-Ouest de la région Centre. Le département compte près de 600 000 habitants, dont la moitié réside dans l’agglomération de Tours, chef-lieu du département avec plus de 130 000 habitants. Les services ont largement pris le pas sur les autres activités économiques, même si le vignoble de Loire, racé et prestigieux, fait encore la réputation du terroir.

CÉRÉ-LA-RONDE

KM 138,5 : CÉRÉ-LA-RONDE (420 hab.)

Château de Montpoupon
Le promontoire rocheux sur lequel est construit le Château de Montpoupon fut choisi par un clan germanique les Poppo, à l’époque de Charlemagne. L'étymologie du nom est directement liée à ce clan : Mons Poppo deviendra Montpoupon. Au XIXème siècle (1840), le château connut d’importantes transformations. En effet, Monsieur de Farville, son nouveau propriétaire, fit construire les communs tels qu'ils existent aujourd’hui. Enfin en 1857, Jean Baptiste de la Motte Saint Pierre acquit le domaine. La famille fit des travaux afin de redonner à Montpoupon l’aspect Renaissance qu’il présente aujourd’hui. Le Comte de Louvencourt (leur neveu et actuel propriétaire) a ajouté à l'ensemble, le magnifique « Musée du Veneur » au sein des communs, mémoire de la famille.



NOUANS-LES-FONTAINES

KM 155.5 : NOUANS-LES-FONTAINES (790 hab.)

La Piéta de Jean Fouquet
Peinte par Jean Fouquet vers 1450, cette descente de croix est unique en son genre et de dimension exceptionnelle : 2,36 x 1,47 m. Jean Fouquet est le plus grand peintre français du XVe siècle, qui fut mandé à Rome pour y peindre le portrait du Pape Eugène IV vers 1460. Ce tableau a été légué à la Dame de Nouans-les-Fontaines, épouse de Guy de la Rochefoucauld. Elle se trouve dans l’église Saint-Martin. À proximité a été créée une maison Jean Fouquet, Une première salle permet de découvrir les différents aspects des oeuvres du grand peintre sous forme de reproductions disposées sous verre avec leurs commentaires. Une deuxième salle aménagée en salon de projection propose un diaporama commenté des oeuvres historiques de Fouquet, réalisé par la Bibliothèque Nationale de France.



 

Département de l'Indre (36)

Préfecture : Châteauroux.
Sous-préfectures : Le Blanc, La Châtre, Issoudun
Population : 232 000 habitants
Sites web : www.berryprovince.com / www.indre.fr

Situé au centre de la France, au coeur du Berry, le département de l'Indre, parcouru par la rivière qui lui donne son nom, assure une transition, tout en nuances, du Val de Loire aux contreforts du Massif Central. Ses grands espaces naturels sont animés par de plaisantes et actives cités comme Argenton-sur-Creuse, Le Blanc, La Châtre, Issoudun. Châteauroux et son agglomération (70 000 habitants) en forme le pôle le plus actif et joue le rôle d'une petite capitale. L'Indre dispose d'un environnement préservé, d'un riche passé, de terroirs et de traditions perpétuées qui font l'enchantement de ses visiteurs. L'Indre forme avec le Cher, son département voisin, l'ancienne province du Berry.
Paisible et sauvage, médiévale et romantique, terre de nuances et de contrastes, l'Indre demeure un pays attachant, souvent secret. En le parcourant le temps d'un séjour, vous serez peut-être surpris par sa richesse : plus de 80 églises romanes, 100 châteaux et demeures d'époque médiévale, des milliers de km de sentiers balisés, un parc naturel régional... Laissez-vous guider le temps de cette rapide balade à travers les 6 pays de l'Indre.

Le Pays de Valençay - Boischaut Nord
Pays de bocage en limite de Touraine, qui connut les fastes de la diplomatie napoléonienne, autour du somptueux château du Prince de Talleyrand à Valençay (Renaissance). Avec Bouges (XVIIIe siècle - réplique du Petit Trianon) et Argy, il forme le « triangle d'or » des châteaux du département. En juillet et août, journées découvertes des villages alentour. A l'automne, Septembre Musical. Toute l'année, un fromage de chèvre tout en finesse à l'allure de pyramide, et un vignoble couronnent Valençay d'une double AOC.

Le Pays d'Issoudun et de la Champagne Berrichonne
Les grandes plaines céréalières de la Champagne Berrichonne cachent quelques trésors : les crûs légers et fruités des vins de Reuilly (AOC), les lentilles vertes du Berry et l'ancienne ville royale d'Issoudun avec notamment son magnifique hospice Saint-Roch ou encore sa Tour Blanche pour revivre les légendaires prouesses des Chevaliers du Moyen-âge.

Le Pays de La Châtre en Berry
L'esprit du romantisme souffle depuis le XIXe siècle sur ce paisible pays de bocage du sud de l'Indre. Autour de Nohant, où George Sand vécut et reçut Balzac, Chopin, Delacroix, Liszt, Flaubert fleurissent Fêtes Romantiques, Rencontres Chopin, expositions diverses.... Circuits autour des sites qu'elle a habités ou qui ont servi de cadre à ses romans. En juillet-août, journées découvertes des villages alentour.

Le Pays Val de Creuse - Val d'Anglin
De Crozant à Tournon-Saint-Martin, des paysages spectaculaires qui ont inspiré de grands impressionnistes comme Monet ou Guillaumin. Ici c'est le règne des loisirs de plein air autour de l'Anglin, de la Creuse ou du plan d'eau d'Éguzon (300 ha). Rendez-vous culturels dans deux des « plus beaux villages de France », Saint-Benoît-du-Sault et Gargilesse-Dampierre, mais aussi à Argenton-sur-Creuse et Argentomagus, la cité gallo-romaine voisine.

Le parc naturel régional de la Brenne
On le surnomme le Pays des mille étangs. Si la chasse, la pisciculture et les pêches d'étangs, l'élevage extensif continuent de faire vivre la Brenne, le parc attire aussi de nombreux visiteurs. Il faut bien dire que la Brenne est un paradis pour les amateurs d'ornithologie et plus généralement de faune et de flore : orchidées, libellules, oiseaux migrateurs, et même une petite tortue d'eau douce, la cistude.

Le Pays Castelroussin - Val de l'Indre
Les prairies de Belle-Isle et de Saint-Gildas, le jardin public et le jardin des Cordeliers au coeur de la ville, les 5 000 ha de la forêt domaniale alentour, donnent à Châteauroux un ton résolument « ville verte ». À deux pas, l'ancien clocher de l'abbaye de Déols, sur le chemin de Saint-Jacques-de- Compostelle, témoigne d'un passé prestigieux. Belle programmation culturelle toute l'année à Équinoxe (scène nationale), Festival international de danse (DARC) en été, Lisztomanias à la Toussaint...



PELLEVOISIN

KM 176,5 : PELLEVOISIN (875 hab.)

Manoir fortifié au XIIe siècle, cet imposant château fut remanié au XVIe siècle par Charles de Brillac avant sa mort en Italie, en 1509. Il est donc le reflet des goûts de cette vieille famille au début de la Renaissance française. Différents propriétaires se succèdent ensuite, jusqu'à l'abandon des bâtiments lors de la deuxième guerre mondiale. L'association qui restaure ce haut lieu de la Renaissance berrichonne a le souci environnemental depuis son origine. Le parc du domaine sert donc de refuge à la nature autour d'un étang de 3 ha. On y trouve des nombreux animaux en rappel de son ancien usage de ferme. Le parc est actuellement l'objet d'une étude d'aménagement paysager.



ARGY

KM 182 : ARGY (610 hab.)

Le château d’Argy
Manoir fortifié au XIIe siècle, cet imposant château fut remanié au XVIe siècle par Charles de Brillac avant sa mort en Italie, en 1509. Il est donc le reflet des goûts de cette vieille famille au début de la Renaissance française. Différents propriétaires se succèdent ensuite, jusqu'à l'abandon des bâtiments lors de la deuxième guerre mondiale. L'association qui restaure ce haut lieu de la Renaissance berrichonne a le souci environnemental depuis son origine. Le parc du domaine sert donc de refuge à la nature autour d'un étang de 3 ha. On y trouve des nombreux animaux en rappel de son ancien usage de ferme. Le parc est actuellement l'objet d'une étude d'aménagement paysager.



BUZANÇAIS

KM 189,5 : BUZANÇAIS (4 350 hab.)

La paroisse était située à l’origine à Saint-Étienne, jusqu’à la construction du château à Buzançais. Le château a créé un pôle d’attraction, et le village s’est petit à petit presque entièrement déplacé, jusqu’à ce que le village d’origine ne soit qu’un simple hameau. En 1847 a lieu à Buzançais un épisode, connu sous le nom de Jacquerie de Buzançais, dans lequel Victor Hugo voit les prémisses des événements de février 1848. Le 13 janvier 1847, en des temps de disette, un chargement de blé est accaparé par le peuple qui souffre de la faim. L'intervention du préfet est un échec. La répression orchestrée par Louis-Philippe et Guizot est radicale : vingt-six villageois sont arrêtés, trois sont guillotinés, les autres envoyés aux travaux forcés. Victor Hugo mentionne cet épisode dans son discours aux députés sur les caves de Lille. Gustave Flaubert, George Sand, Jules Vallès et jusqu’à Karl Marx mentionneront les Jacqueries de Buzençais comme un exemple d’oppression du peuple.

Buzançais est par ailleurs la ville natale du journaliste Michel Denisot.



 

LES CHINOIS SONT LÀ

À la fin de la Guerre, les Américains avaient fait la prospérité de Châteauroux en y installant l’une de leurs plus grandes bases militaires. Aujourd’hui, signe des temps, ce sont les Chinois qui investissent en ville pour y créer des emplois.
Un promoteur franco-chinois est ainsi entrain d'investir 500 millions d'euros pour une zone d'activités destinée à des entreprises chinoises qui emploieront principalement des citoyens de la ville.

« Après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis, qui avaient, toutes proportions gardées, la puissance que vous avez aujourd'hui, ont créé des industries dans le monde entier (...) nous pensons que vous allez faire exactement la même chose », a estimé Jean-François Mayet, sénateur-maire de Châteauroux, lors de l’annonce du lancement de cette nouvelle zone d’activités fin 2010.

Le projet, présenté pendant la visite d'Etat du président chinois Hu Jintao en France, devrait voir le jour d'ici 5 à 6 ans. Il intéresse déjà une dizaine de sociétés chinoises, qui envisagent de s'implanter à proximité du site en attendant son ouverture. Les travaux devraient démarrer fin 2011 sur 850 hectares, dont 500 font partie d'une zone militaire longtemps occupée par des troupes américaines. Le « Châteauroux Business District » est porté par la Société Sino-française de développement économique de Châteauroux (Sfdec 60% de capitaux chinois et 40% de capitaux français), et par les collectivités (l'Indre, le Centre et la communauté d’agglomérations de Châteauroux).

L'ensemble industriel sera destiné à des industries chinoises de pointe (high-tech, nouveaux matériaux) qui utiliseront des composants importés de Chine et une main-d'oeuvre principalement française. Quelque 4 000 créations d’emploi sont prévues.

Le projet va pouvoir bénéficier des aides de l'Etat auxquelles s'ajouteront les contributions des collectivités locales, et notamment des terrains et leurs aménagements estimés à quelque 100 millions d'euros.

À côté de l'ensemble industriel, le projet prévoit une unité de recherche et une université franco-chinoise. La présence et la modernisation de l’aéroport de Châteauroux sont un atout de poids dans ce projet.

Châteauroux a été choisi pour son positionnement géographique stratégique, avec l'aéroport, la proximité immédiate de l'autoroute A20 et la ligne ferroviaire Paris-Toulouse. Couvrant 850 hectares au total, « Châteauroux Business District » intègre la zone militaire qui verra mi-2012 le départ de son dernier régiment.

DEPARDIEU DE PÉTAROU À DEPARDIOU

L’enfant le plus célèbre de Châteauroux a suivi un destin hors du commun de son enfance turbulente, où on le surnomme Pétarou, jusqu’à la carrière internationale de Depardiou (comme disent les Américains), sans doute le plus grand acteur français vivant.

Gérard Depardieu naît le 27 décembre 1948 à Châteauroux. Fils de René Depardieu qu'il surnomme « Le Dédé », un tôlier-formeur, compagnon du devoir, et sapeur-pompier bénévole, et d’Alice Marillier dite « La Lilette », mère au foyer, il grandit au milieu de cinq frères et sœurs. Il passe plus de temps dans la rue qu'à l'école, qu'il quitte à l'âge de 13 ans. Au cours de son adolescence matériellement difficile, il se « débrouille » et commet quelques larcins en tous genres, entre autres avec les GI de la base militaire américaine. De là lui vient son surnom de « Pétarou ». Son certificat d'études primaires en poche, il entre comme apprenti dans l'imprimerie du groupe de presse Centre France. Pour la saison 1965-1966, il signe une licence junior dans le club de football de la Berrichonne de Châteauroux après divers petits métiers, dont celui de plagiste à La Garoupe sur le Cap d'Antibes alors qu'il n'a que 16 ans. La mort accidentelle de son meilleur ami d’alors, Jean Mervelle, le décide à quitter Châteauroux. Sur les conseils du fils d'un médecin berrichon, Michel Pilorgé, il monte avec lui à Paris où ils suivent ensemble les cours de comédie de Jean-Laurent Cochet, qui le prend sous son aile. Il y rencontre Élisabeth Guignot, qu'il épouse le 11 avril 1970 à Bourg-La Reine. C'est Elisabeth qui va lui présenter Agnès Varda et son mari Jacques Demy. Sa carrière est lancée.

Alors qu’il grimpe les échelons de la célébrité, Gérard Depardieu n’oublie pas sa ville natale. Il y revient en 1980 pour être fait citoyen d’honneur et participe à l’inauguration du jardin des Cordeliers. Il reviendra encore dans la région en 2006 pour le tournage du film "Michou d’Auber" de Thomas Gilou.

LE MÔME

Si la chanson française avait sa môme, Edith Piaf, le Tour de France adorait SON môme, Marcel Dussault, figure inévitable du cyclisme dans l’Indre. Natif de la Châtre, l’ancien Maillot Jaune du Tour 1949 réside aujourd’hui à Châteauroux, dans l’avenue qui porte le nom de sa ville natale. En 1998, il n’avait pas manqué l’occasion de voir Mario Cipollini s’imposer devant le château Raoul. En 2008, il était encore là pour découvrir le talent d’un autre môme, Mark Cavendish. D’autant plus que l’arrivée, cette année-là, était jugée devant sa porte ! Près de 60 ans après ce Maillot Jaune endossé dans la première étape du Tour 49 entre Paris et Reims, à 23 ans. Un maillot d’un jour…

« J'ai crevé deux fois le lendemain et j'ai donc dû changer mes boyaux à deux reprises. J'ai réussi à rejoindre le paquet, mais j'ai finalement perdu le maillot de peu », rappelait-il à la Nouvelle République en 2008.

Marcel Dussault remporta deux autres étapes sur la Grande Boucle : la 10ème du Tour 1950 entre Bordeaux et Pau, puis une dernière en 1954, Lille - Rouen. En 1952, le môme avait frôlé la catastrophe. « Sur l'étape Nancy-Mulhouse, j'ai percuté la jeep de mon directeur sportif stationnée dans un virage. Je n'ai pas pu l'éviter. »

Un autre accident, voilà quelques années, a à peine freiné les ardeurs de cet éternel bambin, amoureux fou du vélo.

La ville de Châteauroux a été précédée dans l’histoire par celle de Déols, occupée dès l’époque gallo-romaine.


937 le seigneur Raoul le Large délaisse son palais de Déols. Il fait bâtir une forteresse sur un coteau de la rive gauche de l’Indre.
1112 Le château est nommé Château Raoul, du nom de son fondateur.
1176 Décès du dernier seigneur de Déols.
1188 Philippe Auguste s’empare par surprise du château, et il faut attendre 1200 pour qu’un traité lui reconnaisse la suzeraineté de la terre de Déols.
1356 le Prince Noir, fils du roi d’Angleterre, n’ayant pu s’emparer du château, fait brûler la ville. Après un siècle de disette, la ville est fortifiée et le château reconstruit à la fin du XVe siècle.
1519 le château Raoul est attribué à la Maison de Maillé, et le château du Parc à celle d’Aumont. Les contestations ne se règlent qu’en 1612 quand Henri de Bourbon, prince de Condé, achète les deux lots et fait de la seigneurie un duché. Son fils, le Grand Condé, délaisse son domaine, mais y place son épouse en résidence surveillée pendant 24 ans.
1737 Louis XV acquiert le château. L’administration royale dote Châteauroux, en 1751, d’une manufacture de draps (Balsan) et y fait passer la nouvelle route Paris -Toulouse.
1790 Châteauroux, qui compte 8 000 habitants, devient chef-lieu du département. Début du XIXe siècle - La reprise de la manufacture de draps et la création d’ateliers des équipages militaires assurent du travail aux ouvriers et aux militaires.
1863 L’ouverture d’une importante manufacture de tabacs propulse la ville dans l’ère industrielle.
1936 Installation à Déols d’une usine aéronautique.
1945 L’installation après la Guerre d’une importante base américaine à la Martinerie poursuit la modernisation de la ville.

Le château Raoul

A l’origine de la ville, il abrite aujourd’hui les services préfectoraux.


Le château Balsan

Edifié dans le parc de l’ancienne manufacture de tabac est un lieu de promenade agréable tandis que la friche de l’ancienne manufacture de tabac a été transformée en centre Colbert, un centre d’accueil pour les entreprises.


Le Musée Bertrand

Il est installé dans l’ancien hôtel particulier du général Henri-Gatien Bertrand, grand maréchal du Palais et fidèle compagnon de Napoléon. Les deux salles d’archéologie gauloise et gallo-romaine présentent quelques pièces remarquables tel un ensemble exceptionnel de 21 stèles funéraires gallo-romaines, découvertes en 1908 à Saint-Ambroix (Cher).



2 fois ville-étape
Préfecture de l’Indre (36)
Population : 49 000 hab. (Castelroussins, Castelroussines), 75 000 pour la Communauté d’Agglomération (12 communes)
Festivals : biennale de céramique contemporaine de juin à septembre les années impaires. Festival International de danse (août). Lisztomania (piano, novembre). Handiart (culture et handicap, avril). Le festival de la voix (chorales, mai), Rock à Belle-Isles.
Personnalités : Gérard Depardieu, Michel Denisot, Marcel Dussault
Spécialités : fromages de chèvre, lentille verte du Berry, pâté de pomme de terre, le Poirat (pâté berrichon avec des poires à la place de la pomme de terre)
Sport : La Berrichonne (Football)
Slogan : Une ville pour tous
Labels : Territoire Innovant 2010 (département)
 

Descriptif fourni par BRGM

LA CRAIE

Cette longue traversée du Bassin Parisien promène les coureurs sur les calcaires de la « Mer de la Craie ». Cette pierre blanche et friable qui a grincée longtemps sur les tableaux noirs s’est formée il y a 100 millions d’années, par accumulation de coquilles au fond d’une mer chaude et peu profonde qui recouvrait tout le centre et le nord du pays et s’étendait jusqu’en Angleterre. A mi-parcours de l’étape, vers Pontlevoy, le peloton traverse des terrains plus jeunes, datant de 15 à 20 millions d’années : les faluns de Touraine. Ces roches friables sont constituées d’amas de coquilles fossiles dans lesquels les spécialistes ont pu dénombrer plus d’un millier d’espèces animales différentes.