Guide touristique

Étape 5 : CarhaixCap Fréhel - 164,5 km
mercredi 6 juillet
Etape 5 : Carhaix - Cap Fréhel
 

AU CARREFOUR DES VOIES BRETONNES

Capitale du Poher (« joli pays » en breton), Carhaix est l’une des plus anciennes cités de l’Ouest, construite il y a plus de 2000 ans par les Romains. Elle est, aujourd’hui, un carrefour incontournable en Bretagne. Le dynamisme carhaisien ne se traduit pas que par les combats menés pour le maintien de la maternité et de la chirurgie à l’hôpital en 2008. Au cœur d’un bassin d’emplois de 110 000 habitants, la ville compte 250 commerces et services et plus de 190 associations. Par sa position stratégique, Carhaix attire de nouvelles entreprises : OCP répartitions et EB-Trans ont apporté 130 emplois en 2010. Une nouvelle zone d’activités permettra la création d’un pôle d’éco-activités. Et un projet chinois dans la filière laitière pourrait créer une centaine d’emplois.

La position centrale de Carhaix a été un élément déterminant pour l’implantation de l’unique lycée Diwan en Bretagne. 20% des écoliers carhaisiens sont d’ailleurs inscrits dans les filières bilingues. Signataire de la charte Ya d’ar brezhoneg depuis 2007, la ville met le bilinguisme à l’honneur. Ce n’est pas pour rien que Carhaix est le siège de l’Office public de la langue bretonne qui quittera, dans les prochaines années, le centre-ville pour le château de Kerampuilh désormais propriété de la Région Bretagne.

Carhaix la dynamique se développe, améliore le cadre de vie de ses habitants et pourrait voir le regroupement de la médiathèque, d’un espace jeunesse, et du cinéma en centre-ville, un important chantier pour ces prochaines années.

20 ANS DE VIEILLES CHARRUES

Vivre et travailler au pays. Mobilisés autour de cette profonde volonté, des copains décident d’organiser un festival à Landeleau en 1992. Voyant tous les projecteurs médiatiques braqués sur Brest et ses vieux gréements, ils décident, en pied de nez, de l’appeler les Vieilles charrues. En 1995, les Vieilles Charrues sont invitées à prendre leurs quartiers à Carhaix. 10 000 festivaliers se retrouvent place du Champ de Foire d’où s’élancera le Tour de France le 6 juillet prochain.

En 1998, le festival rejoint la prairie de Kerampuilh. Joe Cocker, Joan Baez, Manu Chao, Noir Désir, Johnny Hallyday, Ben Harper, Alain Souchon, -M-, Julien Clerc, Bruce Springsteen… Les stars aiment ce festival et sa convivialité autant que le festival les aime.

242 000 festivaliers en 2010, 5 500 bénévoles, les Vieilles Charrues collectionnent les records et sont aujourd’hui le premier festival de musiques en France qui fêtera ses 20 ans du 14 au 17 juillet prochain, toujours à Kerampuilh.

Moteur pour l’image et l’économie de tout un pays, les Vieilles Charrues reversent une partie de leurs bénéfices pour le développement du tissu associatif et culturel du Centre Bretagne. Idem pour la création de l’Espace Glenmor, scène culturelle et centre de congrès, et la Maison de l’enfance qu’elles ont subventionnés. Elles écrivent aujourd’hui une nouvelle page de leur histoire avec la création annoncée d’un centre de valorisation et d’interprétation des Vieilles Charrues.

DU KREIZ BREIZH AU TOUR

C’est d’habitude au rythme des Vieilles Charrues que vibre la commune au mois de juillet. Cette année, Carhaix verra aussi arriver le peloton des champions de la planète vélo. Ces dernières années, Carhaix s’est préparé à l’événement en recevant à plusieurs reprises des étapes du Kreiz Breizh élite. Mathieu Ladagnous en 2005, ou encore Cyril Gautier en 2008, y ont déjà levé les bras.

Carhaix était aussi la ville natale de Loïc Le Flohic, surdoué du cyclisme breton voué à un grand avenir, mais qui ne tint pas ses promesses, malgré une victoire d’étape dans le Tour de l’Avenir, et qui ne resta que trois saisons dans les rangs professionnels chez Peugeot (1986-1988). Crédité d’une des plus longues échappées de tous les temps dans l’édition 1986 de Bordeaux-Paris, disputée sans derny, Le Flohic, qui fit sa carrière amateur au Véloce Vannetais, décéda prématurément en mars 1998 d’un accident de la route au plus fort d’une époque noire pour le cyclisme. La Route Bretonne porte désormais le nom de Trophée Loïc Le Flohic.

IIIe siècle La localité porte le nom gaulois de Vorgion, capitale des Osismes, et occupe une position stratégique lors de l’occupation romaine.
VIe siècle Carhaix tirerait son nom de Caer Ahes (château de princesse Ahes, fille du roi Gradlon). Elle devient la capitale du Poher.
818 Louis le Pieux vient à Carhaix soumettre la Bretagne.
938 Alain Barbetorte rattache Carhaix au Duché de Bretagne.
1341 à 1347 Carhaix est très disputée lors de la Guerre de Succession de Bretagne.
1675 Révolte des Bonnets Rouges.
1957 Carhaix est réunie à Plouguer pour former Carhaix-Plouguer.
1995 Le Festival des Vieilles Charrues s’installe à Carhaix.

La Maison du Sénéchal

Datant du XVIe siècle, c’est la maison où siégea Guillaume Guinamant, sénéchal de Carhaix en 1562, député de Carhaix aux États généraux en 1576-1577 à Blois et un des rédacteurs de la nouvelle coutume de Bretagne de 1580, auteur d'un ouvrage juridique intitulé « Sommaire déclaration que fait le sénéchal de Karhaye de l'usance observée de tous temps au terrouer de Poher pour les détenteurs de tenues à titres convenant franc et congéable ». Elle est classée Monument historique depuis 1922, et accueille maintenant l’Office du Tourisme.


La place de La Tour d'Auvergne

Elle correspond à l'ancienne place du Champ-de-bataille aménagée en 1760. Une statue en bronze, hommage à Théophile Malo Corret de La Tour d'Auvergne, sculptée par le baron Carlo Marochetti, a été érigée place de La Tour d'Auvergne le 27 juin 1841..


Le Canal de Nantes à Brest

Construit au XIXe siècle à des fins militaires, le canal de Nantes à Brest a surtout contribué à la modernisation de l’agriculture du Centre-Bretagne : importation d’engrais, exportation de céréales. Abandonné au profit du train, il est fermé à la navigation après avoir été coupé en deux par le barrage de Guerlédan. Amateurs de canoë, de pêche ou de randonnée (pédestre, équestre, VTT) ne manqueront pas de découvrir son charme bucolique pendant leur séjour ...


L'Eglise Saint-Trémeur ou Saint-Pierre (XI-XII-XVIe siècle)

Elle a été restaurée en 1746 et 1926. Elle a été édifiée sur l'emplacement de l'ancienne collégiale de Saint-Trémeur. Il s’agit d’un ancien prieuré édifié par le vicomte Tanguy de Poher et rattaché à l’abbaye du Saint-Sauveur à Redon. Le vaisseau moderne comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées, un transept dont les ailes sont peu en saillie, et un chœur d'une travée avec bas-côtés. Les grandes arcades et les fenêtres hautes de la nef remontent au XVIe siècle. La tour-porche date de 1575. Le chœur a été prolongé au XVIIIe siècle par une abside à trois pans qui remploie la maîtresse vitre du XVIe siècle. Le maître-autel à dais date du XVIIIe siècle. L'église conserve des reliques de saint Herbot et de saint Quijau.


Ville-étape inédite
Département du Finistère, chef-lieu de canton
Population : 8165 hab. (Carhaisiens et Carhaisiennes), 14 784 hab. dans Poher communauté (8 communes)
Spécialités : le Karaez ou Tomme de Carhaix (fromage au lait cru), La Coreff (bière bretonne)
Économie : hôpital de Carhaix (600 emplois), tourisme, agro-alimentaire
Slogan : Carhaix, l'événement c'est toute l'année !
Personnalités : Nicolas-Pierre Lescoet, unique rescapé du radeau de la Méduse, Gradlon, Théophile Malo Corret de la Tour d’Auvergne, Sandra Lévénez (vice-championne du Monde de duathlon 2010)
Sports : 64 associations sportives, 5000 licenciés – ville étape de Paris-Brest-Paris
Festivals : Les vieilles charrues (242 000 festivaliers en 2010), festival du livre et salon des romanciers de Bretagne (octobre)
 

Département du Finistère (29)

Préfecture : Quimper
Sous-préfectures : Brest, Châteaulin, Morlaix
Population : 890 000 hab.
Site web : www.cg29.fr

Le Finistère est situé à l'extrémité ouest de la Bretagne. Il est bordé au nord, à l'ouest et au sud par la Manche et l'océan Atlantique. Premier département côtier de France, il compte 118 communes littorales sur 283, soit plus d'un dixième des communes littorales françaises, et 1.250 km de côtes, soit près d'un quart du littoral français.

Très urbanisé, puisque 70 % de ses 890.000 habitants vivent en zone urbaine (Brest : 210 000 h, Quimper : 80 000 h), c’est un département aux nombreux attraits touristiques. Dans les musées, les châteaux, les phares, le Finistère conte l'histoire d'un des départements les plus singuliers de l'Hexagone, le plus « maritime » incontestablement.

Le patrimoine naturel est lui aussi remarquable, que ce soit dans le Parc naturel régional d'Armorique (PNRA) ou à la célèbre Pointe du Raz. Biscuiteries, conserveries ou cidreries, serres et criées, « marché au cadran » sont les preuves vivantes d’une vitalité économique à échelle humaine. De l'imprimerie à la transformation des algues, de la production d'huîtres à la torréfaction de café, de la culture de la fraise à la restauration de textiles anciens, ce sont des savoir-faire ancestraux qui s’expriment en Finistère...

Ancré historiquement dans l'agriculture, l'agroalimentaire et la pêche, le département a bénéficié du dynamisme de ses chercheurs et de ses acteurs économiques. Il a ainsi pu innover dans des secteurs de pointe comme l'électronique, l'aéronautique ou la construction navale.

 

Département des Côtes d'Armor (22)

Préfecture : Saint Brieuc
Sous-préfectures : Lannion, Guingamp et Dinan
Population : 581 000 hab.
Site web : www.cotesdarmor.com

Plus de terre, plus de mer, plus de vie

L'Armor, le pays de la mer… Avec ses 350 km de côtes, notre département porte son nom avec fierté ! D'ouest en est, le littoral costarmoricain offre une succession de paysages et de richesses maritimes époustouflantes, de la côte de granit rose au Cap Fréhel, en passant par le sillon de Talbert, les falaises de Plouha ou encore la Baie de Saint-Brieuc… Ces atouts naturels contribuent bien évidemment à l'attractivité du territoire, permettant l'essor du tourisme, qui représente aujourd'hui 10 % du PIB costarmoricain. Au-delà, les richesses maritimes des Côtes d'Armor impulsent le développement d'une véritable économie turquoise. Les sports nautiques, la transformation des produits de la mer, la valorisation du patrimoine maritime, la préservation de l'environnement, l'aménagement des infrastructures portuaires sont autant d'activités qui diversifient et dynamisent l'économie départementale. Pays de la mer, le département sait aussi valoriser les atouts de la terre. L'agriculture et l'agroalimentaire restent des secteurs d'activité phares. Les Côtes d'Armor comptent aujourd'hui plus de 7800 exploitations agricoles et 900 entreprises agroalimentaires. Mais l'Argoat, ou pays des bois, c'est aussi des richesses naturelles incontournables. Sites emblématiques parmi tant d'autres, la forêt d'Avaugour Bois Meur, le lac de Guerlédan, les landes de Locarn (…) sont de véritables poumons verts au cœur du département, propices à des escapades oxygénantes et à l'exercice des activités de pleine nature. Entre terre et mer, l'identité des Côtes d'Armor passe aussi par le charme de ses villes historiques (Saint-Brieuc, Dinan, Guingamp, Lannion, Lamballe), de ses huit petites cités de caractère (Châtelaudren, Pontrieux, Quintin, Jugon-les-Lacs, Moncontour, Tréguier, Léhon, La Roche-Derrien), de ses villages labellisés communes rurales du patrimoine de Bretagne ( Bulat-Pestivien, Saint-Juvat, Saint-Méloir-des-Bois, Tréfumel, Guenroc, Saint-Thélo). A travers tout le département, les abbayes et châteaux côtoient les chapelles, les calvaires, les lavoirs… de petits bouts de Côtes d'Armor riches d'Histoire et d'histoires. Aujourd'hui, le Conseil général et l'ensemble des Costarmoricains s'efforcent de faire vivre ce patrimoine et cette identité locale, qu'elle soit maritime ou agricole, traditionnelle ou innovante, économique ou naturelle. Pour cela, le prisme du développement durable est sans cesse privilégié. Plus que jamais, la valorisation et l'essor de notre département s'effectue dans le respect des hommes et des territoires. « Côtes d'Armor, territoire durable », telle est la nouvelle maxime qui va conduire, ces prochaines années, l'avenir du département.

Le département
Anciennement Côtes-du-Nord, le département prit en 1990 ce nom plus breton et plus approprié, signifiant Côtes du pays près de la mer (cf Armorique). Son territoire est partagé entre le littoral (Pays de la mer) et le Massif armoricain (Monts d’Arrée au sud-ouest). Les Costarmoricains sont 581 500. Saint-Brieuc regroupe 86 000 habitants dans son agglomération (plus de 120 000 habitants dans l'aire urbaine), Lannion 50 000 et Dinan 22 000. Du Trégor aux confins de l’Ille-et-Vilaine, c’est une région d’élevage, de culture céréalière et de pêche (Paimpol et baie de Saint-Brieuc, réputée pour ses coquilles Saint-Jacques). Une partie importante de l'activité économique des Côtes-d'Armor tourne autour de l'agriculture et de l'industrie agro-alimentaire. L'élevage porcin, notamment, y est largement développé. Le marché au cadran de Plérin (près de Saint-Brieuc) est l'organisme principal qui donne le cours de la viande de porc en France. Le département abrite également deux pôles technologiques importants : la technopôle Anticipa à Lannion, spécialisée dans la télécommunication spatiale et les nouvelles technologies, et le pôle de Saint-Brieuc-Ploufragan, axé sur la recherche animale et l'analyse biologique. Le département a une activité touristique très développée, principalement sur la côte, où l'on compte de nombreuses résidences secondaires. La principale station balnéaire est Perros-Guirec, les autres stations renommées sont Erquy, Pléneuf-Val-André, Saint-Cast-le-Guildo, Trébeurden, Trégastel et Saint-Quay-Portrieux.


A proximité du passage de la course (750 h)

L’Ile de Pâques en plein centre Bretagne ! La comparaison est tentante lorsque l’on voit la Vallée des Saints, à Carnoët. Ce projet pharaonique, né il y a deux ans, prévoit d’édifier, sur une ancienne motte féodale, pas moins de 1 000 sculptures des différents saints fondateurs de la Bretagne, chacune haute d'environ 3 mètres.

Saint Gildas, Saint Herbot, Saint Hern, Sainte Anne, Saint Patrick, Santig Du et tant d'autres… Ces Saints, venus principalement de Cornouailles et du Pays de Galles, aux Ve et VIe siècles, pour christianiser la région, font partie intégrante de la culture populaire bretonne. L'association La Vallée des Saints a choisi de les valoriser, tant pour redynamiser l'économie touristique locale que pour faire connaître l'identité profonde de la Bretagne. Douze saints sont pour l'instant visibles sur le site www.lavalleedessaints.com.



KM 25,5 : CALLAC (2 400 hab.)

Depuis plus de 100 ans, Callac est connue pour ses nombreux élevages d'épagneuls bretons, ces petits chiens d'arrêt appréciés dans le monde entier pour leurs qualités de chasseurs.

Un musée, la Maison de l'épagneul breton, leur est notamment dédié, transformant Callac en capitale mondiale de la race. À travers de nombreux objets, dessins, peintures, photographies, vidéos, film original, il raconte cette histoire si particulière de l’épagneul breton, dans son berceau d’origine : l’Argoat.

L'élevage des chevaux de trait fut aussi l'une des principales activités de la région jusque dans les années 50. Les nombreux propriétaires et éleveurs du territoire, installés sur tout le secteur jusqu'à Bulat-Pestivien ou encore Saint-Gilles-Pligeaux, ont contribué à faire de l'Argoat costarmoricain un haut lieu du cheval en Bretagne. Aujourd'hui, cette tradition perdure avec, tous les ans, la foire aux chevaux de Bulat-Pestivien (qui date de 1747) ou encore, cette année, le championnat de France d'endurance équestre à Corlay (en juin).

Fier représentant de cette tradition du cheval à Callac, le cheval Naous fait la fierté de la région. Cet étalon connu pour sa prestance et son efficacité reproductrice assura 18 ans de bons et loyaux services au Haras National. Une statue de bronze du sculpteur animalier Guyot lui rend hommage à proximité de la mairie.

La Pierre Le Bigaut, une course cycliste organisée pour la lutte contre la mucoviscidose. L’association La Pierre Le Bigaut-Mucoviscidose a été créée en 1992 par des parents d’enfants atteints de la mucoviscidose. Ses objectifs : informer le public sur cette maladie génétique des voies respiratoires et digestives et soutenir la recherche, notamment pour améliorer la qualité des soins. Afin de récolter les fonds nécessaires à la lutte contre la mucoviscidose, l’association a créé la cyclosportive La Pierre Le Bigaut en 1992. Chaque année, les dons récoltés permettent de soutenir 30 % de la recherche nationale contre cette maladie.


KM 33,5 : LA CHAPELLE NEUVE (420 hab.)

La forêt de Beffou
Aujourd'hui très prisée des randonneurs, la forêt de Beffou et ses 630 hectares constituent l'un des principaux gisements forestiers des Côtes d'Armor. Au XVIIIe siècle, son bois fut exploité pour l'alimentation des hauts fourneaux des activités métallurgiques des environs, avant d'être utilisé, dans les années 1800, pour la fabrication des traverses de chemins de fer de la ligne Paris-Brest. A partir de 1877, le bois fut également exploité pour la fabrication de sabots.

Dévastée en 1987 par un terrible ouragan, la forêt, propriété du Conseil général depuis 1951, a fait l'objet d'un vaste plan de reboisement. Plus de 200 hectares ont ainsi été replantés. Ces jeunes peuplements font l’objet d’entretiens réguliers destinés à favoriser leur croissance et à développer sur le massif l’exploitation d’un bois d'œuvre de qualité. Par ailleurs, la forêt de Beffou reste un site à découvrir en famille : des sentiers de randonnée, un sentier d'interprétation pour le jeune public et un arboretum décrivant une cinquantaine d'espèces végétales ont été créés sur le site par le Conseil général.

Le Centre Forêt Bocage - Promenons-nous dans les bois
Créé en 1984 et labellisé Maison Nature en 1996, le Centre Forêt Bocage est installé en plein cœur de l’Argoat costarmoricain, à La Chapelle-Neuve. Entre bocage, forêts et vallées, le cadre est idéal pour découvrir ce « pays des bois » peuplé de chevreuils, sangliers, écureuils, chouettes et autres pics… Les animateurs du site proposent aux visiteurs de partir à leur rencontre et de découvrir les activités humaines de la région, la vie des arbres et la diversité de la faune et de la flore.
www.centre-foretbocage.com


KM 37,5 : PLOUGONVER (700 hab.)

L'église Saint-Envel
Qui aurait pu croire que le minuscule village de Loc Envel (moins de 80 habitants) possède un tel trésor ? Construite par les moines bénédictins de Saint-Jacut-de-la-Mer, cette église du XVIe siècle est de style gothique flamboyant. L'intérieur du monument a gardé son décor d'origine, notamment une voûte particulièrement ouvragée et des sablières ornées de sculptures d'animaux. Il abrite également un surprenant jubé (sorte de galerie ornée séparant la nef du chœur). Celui-ci conjugue 3 styles architecturaux différents : gothique famboyant, Louis XII et Renaissance.



KM 45,5 : GURUNHUEL (400 hab.)

Le fleuve Le Léguer, qui traverse le village de Gurunhuel, s'étend sur 59 km, de Bulat-Pestivien à la Baie de Lannion. C'est l'un des cours d'eau les plus réputés pour la pêche au saumon d'Atlantique et à la truite, si bien qu'on le nomme souvent « le royaume des pêcheurs à la mouche ». Mais le Léguer accueille également d'autres espèces bien plus surprenantes. Parmi elles, la loutre a élu domicile sur le cours d'eau et peut y être régulièrement observée, preuve de la qualité des eaux et des berges. Par ailleurs, la Barbastelle d'Europe (chauve-souris) est coutumière du secteur.


KM 57,5 : GUINGAMP (7 600 hab.)

Guingamp s'est développée au Xe siècle, sous l'impulsion des seigneurs d'Avaugour qui transforment la ville en site fortifié. Guingamp se développe autour de son château et déploie des activités commerçantes en accueillant de nombreux tanneurs et fabricants de textile. Plusieurs fois pillée, lors des guerres de Succession, du conflit franco-breton et des guerres de la Ligue, Guingamp continue néanmoins à développer l'artisanat et le commerce du bois, des grains, des toiles et du vin. Au XVIIIe siècle, elle devient l'une des villes les plus peuplées du département.

Aujourd'hui, la ville a conservé de nombreuses traces de son passé :

  • - La basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours (XIIe-XVIe siècles)
  • - Les vestiges du château et les remparts.
  • - La place du centre et ses maisons du XVe siècle, parmi lesquelles celle de Merrien Chéro, maire de Guingamp de 1464 à 1466.
  • - La fontaine La Plomée, qui assurait, du XVe au début du XXe siècle, l'alimentation de la ville en eau potable.
  • - L’ancien jardin des religieuses, devenu jardin public. Il abrite le dernier kiosque à musique des Côtes d’Armor.
  • - L'ancienne prison, construite de 1834 à 1840, selon le modèle pensylvanien. Première prison de conception humaniste, elle est un élément majeur de l'histoire de l'architecture carcérale.

Guingamp, gardienne de la culture bretonne

Chaque année, Guingamp se fait ambassadrice de la culture bretonne et propose deux rendez-vous d'envergure. Le 3 juillet 2011, le Bugale Breizh (littéralement « Enfants de Bretagne » en breton) rassemblera un millier d'enfants en costumes traditionnels bretons, venus des cercles celtiques de toute la Bretagne. Ensemble, ils sillonneront la cité au rythme des danses traditionnelles.
Par la suite, du 13 au 21 août, Guingamp accueille le Festival de la danse bretonne et de la Saint-Loup. Celui-ci rassemble plus de 2000 sonneurs, danseurs et artistes du monde celtique pour de nombreux défilés en centre-ville et des spectacles au cœur du jardin public.

L'En Avant de Guingamp et le stade du Roudourou
On ne présente plus l'En Avant de Guingamp, vainqueur de la Coupe de France de football en 2009. Fierté des Guingampais, le club évolue au stade du Roudourou, qui compte pas moins de 18 000 places (pour 7 600 habitants à Guingamp).


KM 73,5 : LANVOLLON (1 650 hab.)

Les jardins de la Villa Kernetra
Ce jardin, longtemps laissé à l'abandon, a rouvert ses portes en 2010. De sa fondation au début du siècle dernier, il reste un alignement de platanes de 180 ans, quelques chênes, le tracé de pelouses bordées d'allées cavalières. Dévasté par la tempête de 1987, le jardin a été redessiné par son actuelle propriétaire, inspirée par le thème des mythes et légendes.



KM 80,5 : PLOUHA (4 500 hab.)

Étendues sur plus de 14 km, les falaises de Plouha sont les plus hautes de Bretagne : elles culminent, sur le site de la pointe de Plouha, à 104 mètres de hauteur. Ici, les caps rocheux alternent avec les criques et les plages, à l'image de la charmante plage du Palus, qui offre un accès au GR 34 et à l'ensemble du site. De là, les falaises, notamment la pointe de Bag Hastel, offrent une vue imprenable sur la Baie de Saint-Brieuc. On y découvre également un milieu sauvage particulièrement riche ; de nombreuses aires de nidification sont notamment dénombrées.

Le port de Gwin Zegal
Etrange vision que celle du pittoresque petit port de Gwin Zegal ! Le site est parsemé d'une cinquantaine de troncs de bois jaillissant de l'eau. Il s'agit là d'une ancienne forme de mouillage, datant du Ve siècle, introduite par les moines irlandais lors de leur immigration. Les troncs d'arbres alignés sont enfouis avec leurs racines dans le sable, puis bloqués avec des pierres. Par tradition, les pêcheurs locaux continuent aujourd'hui encore à utiliser ces pieux, auxquels ils s'amarrent à l'aide de cordes et de chaînes.

Plouha, haut lieu de la Résistance
Le site préservé de Plouha fut, pendant la seconde guerre mondiale, un haut lieu de la Résistance. De nombreux Plouhatins, coutumiers des falaises, y ont rejoint le réseau Shelburn, qui permettait aux aviateurs alliés abattus en France de s'évader du territoire pour rejoindre l'Angleterre. Ainsi, les pilotes anglais, hébergés dans plusieurs maisons de la région, se regroupaient avant l'embarquement dans la maison de M. Jean Gicquel. Un message codé était alors lancé sur la BBC, « Bonjour à tous dans la maison d'Alphonse », et annonçait le jour prévu pour l'opération. L'évasion s'organisait depuis la plage de l'anse Cochat, qui prit le nom de code de Bonaparte.
Au total, ce sont 135 aviateurs et 15 agents qui seront ainsi rapatriés vers l'Angleterre. Un monument dressé à l'emplacement de la maison d'Alphonse, détruite par les Allemands en 1944, rappelle ces exploits.


A VOIR

La chapelle Kermaria-an-Isquit et ses danses macabres

Cette chapelle de l'intérieur des terres plouhatines abrite une fresque macabre en date du XVe siècle. Disparue sous un badigeon, elle fut redécouverte en 1856 et représente une danse macabre entraînant successivement, main dans la main, des squelettes et des représentants de la société médiévale. Cette fresque est aujourd'hui assez rare puisque seules sept peintures représentant un tel sujet existent encore en France.


KM 86,5 : TRÉVENEUC (740 hab)


A VOIR

Le plateau rocheux des îles Saint-Quay
Accessible uniquement à marée basse, à 1,8 km de la côte, les îles Saint-Quay constituent l'un des hauts lieux de la pêche à pied en Côtes d'Armor. Ce petit archipel, dont l'emblème est le phare de l'île Harbour, s'étend sur plusieurs hectares et offre de multiples crevasses. Autant de repères pour les crabes, palourdes, huîtres, amandes et autres crevettes…

Les plongeurs y trouvent également un terrain de jeu apprécié.


KM 89 : SAINT-QUAY-PORTRIEUX (3 000 hab.)

Dans le nom de Saint-Quay-Portrieux résonne toute l'histoire de la ville, évangélisée au Ve siècle par Saint Ké, ermite venu du Pays de Galles. À l'époque, le village se situait dans le quartier de Kertugal. Il se déplaça plus tard vers l'anse de Portrieux, d'où partirent les premiers bateaux pour la pêche à Terre-Neuve. Au XIXe siècle, Saint-Quay-Portrieux se développa autour de son casino et devint station balnéaire. Labellisée Pavillon Bleu et Famille Plus, la ville accueille aujourd'hui de nombreux vacanciers séduits par ses cinq plages. Saint-Quay-Portrieux reste également une cité portuaire. La ville abrite le premier port en eau profonde de la Bretagne nord, construit par le Conseil général en 1990. Il accueille aussi bien les plaisanciers (1030 places) que les pêcheurs. Le port compte en effet 13 chalutiers hauturiers et 90 navires de pêche côtière.

La coquille Saint-Jacques, trésor de la Baie de Saint-Brieuc
Saint-Quay-Portrieux est l'un des principaux ports coquilliers des Côtes d'Armor, avec Erquy et Loguivy-de-la-Mer. Les « dragueurs » (bateaux spécialisés dans la pêche à la coquille) y ont débarqué en 2010 près de 2,5 tonnes du savoureux coquillage, dont la Baie de Saint-Brieuc est le premier gisement en France. De novembre à avril, on peut y observer la cadence des dragues qui n'ont, chaque jour, que 45 minutes pour effectuer leur pêche. Celle-ci est en effet sévèrement contrôlée, de manière à préserver le gisement et à pérenniser les ressources. Diverses règles doivent ainsi être scrupuleusement respectées : toutes les coquilles pêchées doivent mesurer plus de 10,2 cm de diamètre les bateaux de pêche ne peuvent excéder 13 mètres de longueur et 250 chevaux. La licence est obligatoire; elle est délivrée par le comité des pêches pour une année seulement. Les dragues ne doivent pas dépasser une largeur maximale de 2 m. Une évaluation globale du « stock » du gisement est réalisée chaque été, avant la période de pêche, afin de déterminer des quotas. Le débarquement en criée est obligatoire de manière à suivre les rendements d’exploitation. En Côtes d'Armor, la pêche à la coquille Saint-Jacques est une activité économique phare. Elle représente 250 navires armés pour la pêche, 600 emplois dans la production, 60 emplois dans les criées et 220 emplois dans les entreprises de transformation et d’expédition.

Le Centre départemental de Voile habitable prêt pour les JO
Ce centre de formation des skippers de haut niveau est devenu un pôle d'entraînement majeur au niveau national et international. Il a notamment formé des champions comme Yann Eliès, Claire Leroy ou Julie Bossard.
Spécialisé dans le match-racing (il a notamment contribué à l'organisation des championnats du monde 2007 et des championnats d'Europe 2008), il accueillera de nombreux sportifs étrangers pour la préparation des Jeux Olympiques 2012.


KM 99 : PORDIC (5 700 hab.)

Avec ses 6 km de côtes à flanc de falaises et ses vallées échancrées, Pordic est très prisée des randonneurs à pied mais aussi, depuis peu, des cyclotouristes. La commune est en effet le point de départ d'une toute nouvelle Véloroute de 25 km, rejoignant Hillion par le viaduc du Parfond du Gouët, un ouvrage du célèbre ingénieur costarmoricain Harel de la Noë. Cette portion de Véloroute s'intègre par ailleurs au projet plus ambitieux de Véloroute du Littoral (252 km de parcours le long des côtes costarmoricaines à l'horizon 2013). Cette dernière s'inscrit elle-même au cœur du projet européen CYCLE, dont l'ambition est de développer un réseau de routes cyclables et de voies vertes tout autour de la Manche (Grande-Bretagne / Bretagne / Normandie).

Le vélodrome Jacques-Prigent
Ouvert en 2001, il possède une piste adaptée aux normes internationales et accueille de nombreuses compétitions, y compris en nocturne.


KM 110,5 : SAINT-BRIEUC (46 000 hab.)

Fondée en 485, Saint-Brieuc est l’une des plus anciennes cités de Bretagne. Au fil des années, elle a vu se développer un riche patrimoine architectural (chapelle Notre-Dame de la Fontaine, place Louis-Guilloux et ses maisons à pans de bois, jardin des Promenades aménagé sur d’anciennes fortifications…). Parmi les principaux monuments briochins, la cathédrale Saint-Etienne, autour de laquelle la ville s'est développée, constitue un incontournable. Erigée entre le XIIIe et le XVIIIe siècle, elle fut construite sur un véritable marécage, grâce à des piliers de bois. Elle abrite certaines reliques de Saint Brieuc lui-même, datées du VIe siècle.

Avec plus de 260 000 tonnes de marchandises débarquées chaque année, le port de Saint-Brieuc Le Légué constitue le premier port de commerce du département. Polyvalent, il compte également 200 places à flot et 140 places à sec pour les plaisanciers, ainsi qu'une aire de réparation navale (navires jusqu'à 350 tonnes) et une station carénage. Le quartier du port, redynamisé suite à des opérations de réhabilitation du bâti et à l'ouverture du parc de Rohannec'h, est aujourd'hui très prisé des riverains.

La technopole de Saint-Brieuc Ploufragan et le Zoopole
La technopole de Saint-Brieuc Ploufragan constitue un concentré de compétences et de savoir-faire dans de nombreux domaines d’excellence, tels que l’agroalimentaire, l’automobile et la formation. Elle abrite notamment le Zoopole, un technopole spécialisé en productions et santé animales, biotechnologies, sécurité alimentaire, nutrition et environnement. Au total, plus de 50 organismes publics et privés y emploient quelque 800 personnes, sur un parc d’activités de 50 hectares. En parallèle, un pôle de recherche et développement en biotechnologies abrite 20 000 m2 de laboratoires.

Par ailleurs, le site de Ploufragan accueille le Véhipôle, dédié à la recherche et la formation sur l'automobile de demain, et le Batipole, consacré à l'habitat du futur.

Saint-Brieuc a accueilli le Tour de France à 11 reprises et le Grand Départ en 1995, où Jacky Durand avait créé la surprise en remportant le prologue alors que le favori Chris Boardman, était victime d’un accident.


KM 123 : YFFINIAC (4 600 hab.)

Pour les suiveurs, Yffiniac reste un haut lieu du Tour de France puisqu’il s’agit de la ville natale de Bernard Hinault, quintuple vainqueur de la Grande Boucle. Il ne nous en voudra pas de rappeler qu’il y a vu le jour le 14 novembre 1954 et qu’il remporta sa première course en septembre 1971, soit voilà quarante ans, à Planguenoual, localité que nous traverserons dans douze kilomètres.


KM 127,5 : HILLION (4 000 hab.)


A VOIR

La réserve naturelle de la Baie de Saint-Brieuc
Hillion borde la réserve naturelle de la Baie de Saint-Brieuc. Ici, la mer peut se retirer à plus de 7 km, découvrant plus de 1000 ha de milieux naturels riches d’une faune et d’une flore spécifiques. Surtout constituée de vasières, elle abrite plus de 40 000 oiseaux migrateurs venus du nord de l’Europe, de Sibérie et du Groënland. Des milliers d’oies bernaches viennent y passer l’hiver dans la douceur bretonne. La Maison de la Baie, labellisée Maison Nature des Côtes d'Armor, permet de les découvrir.


KM 132,5 : MORIEUX (850 h)

La Baie de Morieux est aujourd'hui le deuxième bassin mytilicole de Bretagne nord et le quatrième au niveau français, avec une production annuelle d'environ 4000 tonnes de moules, soit 10 % de la production nationale. L’anse de Morieux offre la particularité d’exploiter la moule de bouchot et la moule sauvage. De mai à août, les mytiliculteurs fixent en spirale, sur les pieux, des cordages ou filets de naissains contenant des petites moules provenant de la côte Atlantique. Une autre espèce de moule, dite « sauvage », se fixe naturellement sur les bouchots. Elles resteront en mer entre 12 et 18 mois. Ensuite, ces moules dites « de bouchots » pourront être commercialisées.

Au total, l'anse de Morieux compte 93,5 km de bouchots, étendus sur 320 hectares.


KM 140,5 : PLENEUF-VAL ANDRÉ (4 000 hab.)

C'est à la fin du XIXe siècle qu'est née la charmante station balnéaire de Pléneuf-Val-André, sur la Côte d'Emeraude. Dès 1880, sous l'impulsion de Charles Cotard qui y acquiert de nombreux terrains, des villas se construisent le long de la grande plage de 2,5 km puis, plus tard, vers le secteur des Murs Blancs. Aujourd'hui, la ville accueille chaque été plus de 10 000 vacanciers, séduits par la plage de sable fin protégée des vents et son agréable promenade, mais aussi par le site sauvage du Verdelet, réserve naturelle d'oiseaux marins.

Dernièrement, un centre de thalassothérapie a également enrichi les équipements de la station.

Les plaisanciers, quant à eux, peuvent faire escale au charmant port de Dahouët, qui offre plus de 500 places sur pontons et à l'échouage. Autrefois, les pêcheurs y armaient pour la Grande Pêche vers Terre-Neuve et l'Islande.


KM 152 : ERQUY (3 700 hab.)

Ces dernières années, le port d'Erquy a connu une forte expansion : les quantités de poissons débarqués ont fortement augmenté, passant de 4 500 tonnes en 1995 à 11 000 tonnes ces dernières années. Le port était donc devenu trop petit. Le nouveau port, qui accueille environ 80 bateaux de pêche côtière, mais aussi une douzaine de bateaux hauturiers conçus pour la pêche au large, a été inauguré en avril 2011.


A VOIR

Le cap d'Erquy, un espace naturel sensible
Erquy, c'est aussi un environnement naturel d'exception : le cap d'Erquy, site préservé propriété du département, offre un paysage escarpé de landes et de falaises de grès rose. Cette roche, dont la présence est très originale sur le secteur, fut exploitée en carrières jusqu'au milieu du XXe siècle.

Le château de Bienassis
Situé au cœur d'un parc forestier de 68 hectares, ce magnifique château, bâti en grès rose d'Erquy, fut construit entre le XVe et le XIXe siècle. Il constitue un exemple très complet de demeure seigneuriale, disposant d'une partie à l'architecture médiévale et d'une autre de style Renaissance. Le logis est ouvert à la visite, ainsi que la chapelle, les douves, les remparts, la cour d'honneur et le parc du château.


 
 

LE SITE LE PLUS VISITE DES COTES D'ARMOR

1 million de visiteurs chaque année ! Le chiffre parle de lui-même : le Cap Fréhel constitue incontestablement l'un des plus beaux paysages maritimes de Bretagne. C'est sans aucun doute la nature sauvage et préservée du site qui fait le succès du Cap. Ses falaises, ses petites criques et ses longues plages de sable fin en font un lieu d'exception, battu par une mer couleur émeraude et réveillé par une faune et une flore particulièrement riche. Ici, tout n'est que changement : chaque saison, chaque instant, chaque lumière dévoile le site sous un jour nouveau et révèle une beauté naturelle sans cesse renouvelée. Du Cap, le panorama s'étend d'ouest en est sur la Baie de Saint-Brieuc, Bréhat, les îles Chausey, la pointe du Grouin, Saint-Malo et Grandville.

Particulièrement fréquenté, le Cap Fréhel doit néanmoins faire face à la pression de ses visiteurs. La pointe et la bande littorale du Cap ont subi une forte altération des sols et de la végétation. Pour protéger le site, un programme ambitieux de réhabilitation des lieux et de gestion de la lande a été engagé par le Syndicat des Caps, soutenu par le Conseil général, la région, l'Etat et l'Europe.

UNE ŒUVRE GARGANTUESQUE

Selon la légende, le pays de Plèvenon, avec ses deux merveilles que sont le Cap Fréhel et le Fort La Latte, est également le lieu de naissance de Gargantua, figure mythique des côtes d’Armorique. Issu d'un couple de nains très laids par la volonté d'une fée, pesant déjà 100 kilos à l'âge de six mois, ce géant aura laissé un doigt, toujours dressé, sur la lande menant au Fort La Latte et formé le Cap lui-même. Irrité par un caillou qui s'était glissé dans un de ses sabots, il balança celui-ci sur la grève, formant ainsi un amas de rochers qui deviendra l'une des plus belles pointes rocheuses au monde. Lorsqu'il quittera son pays natal, Gargantua laissa ses sabots sur place ; les habitants du village les débiteront en pièces de bois qui les chaufferont pendant trente années !

Sur le chemin menant au château se dresse un menhir qui représente le doigt de Gargantua. La légende dit que celui-ci l'aurait perdu alors qu'il enjambait la Manche afin de rejoindre les côtes d'Angleterre. On y trouve aussi la trace de son pied et de sa canne.

UNE RAMPE DE LANCEMENT POUR LARS BOOM

En matière de cyclisme, le lieu a d’abord fait honneur aux dames, en accueillant une étape du Tour de Bretagne féminin en 2005, remportée par la vététiste russe Elena Babikova Gogoleva, puis une autre en 2006. Mais le Tour de Bretagne masculin ne pouvait manquer d’utiliser lui aussi ce cadre d’exception pour une arrivée d’étape. Ce fut chose faite en 2008 avec la victoire et la révélation du jeune rouleur néerlandais Lars Boom, vainqueur final de l’épreuve. Champion du monde du contre-la-montre espoir et champion du monde élite de cyclo-cross, Boom a depuis remporté une étape de la Vuelta en 2009 et le prologue de Paris-Nice en 2010. Le Cap Fréhel aura été une rampe de lancement superbe pour ce grand espoir du cyclisme mondial.

XIVe siècle construction du fort La Latte par les Goyon-Matignon.
1695 Construction d’une première tour commandée par les armateurs malouins.
1702 Construction de la Tour Vauban.
1836 Construction d’un nouveau phare, électrifié en 1886 et détruit par les Allemands en 1944.
Années 20 Création de la station climatique de Sables d'Or les Pins Roland Brouard.
1950 Construction du phare actuel.

LE FORT LA LATTE

Construit à partir de 1340 par les Gouyon-Matignon, ce château, d’abord qualifié de Roche Gouyon, a été remanié au XVIIe et restauré au début du XXe siècle. Il a conservé son aspect féodal et occupe un site spectaculaire. Construit en granit et en grès, le fort était un point stratégique important puisqu'il se trouvait non loin des voies commerciales reliant Saint-Malo, la Normandie et les îles Anglo-Normandes. Dominant la mer de plus de 60 m, le fort est séparé de la terre ferme par deux crevasses que l'on franchit sur des ponts-levis. Du chemin de ronde, on découvre un panorama étonnant sur toute la côte d'Émeraude.

Le château servit de lieu de tournage à de très nombreux films, dont « les Vikings » avec Kirk Douglas, « Lancelot du Lac » « Chouans » ou « Ridicule ».


LES LANDES

Le Cap Fréhel constitue le plus vaste ensemble de landes littorales de France. Les falaises maritimes offrent une végétation bien particulière, capable de résister aux assauts du vent et des embruns. La lande est constituée de lichens, d'ajoncs, de bruyères, de linaigrettes (facilement repérables car elles forment des étendues cotonneuses) et aussi de rossolis, véritables plantes carnivores ! Côté faune, le Cap accueille de nombreux oiseaux marins migrateurs ou sédentaires : goélands, mouettes, cormorans, guillemots de Troïl, pingouins Torda… Depuis 1965, ces oiseaux font l'objet d'une convention particulière entre l'Etat et Bretagne Vivante SEPNB.


LES CARRIÈRES DE GRÈS ROSES

Situées au cœur de la falaise, les carrières de grès rose s'étendent sur trois à quatre km et peuvent atteindre 35 mètres de hauteur. Leur exploitation a débuté en 1886. Au début du XXe siècle, les produits de la carrière sont essentiellement des pavés et du macadam. Plus récemment et jusqu'aux années 90, les Carrières de Fréhel évoluent au rythme des nouvelles technologies et des nouvelles demandes du génie civil. Désormais, le grès est concassé pour en faire du sable servant à la fabrication du béton. Toujours en activité, les Carrières de Fréhel sont aujourd'hui spécialisées dans la fabrication de matériaux micro-rugueux notamment utilisés pour les couches de roulement des routes. Des pavés de Paris-Roubaix proviennent de ces carrières.


LE PHARE DU CAP FRÉHEL

Il a connu une histoire mouvementée. Le tout premier feu, érigé en 1650, fut remplacé dès 1695 par un second édifice conçu par l'un des ingénieurs de Vauban, Simon Garangeau. Il prend la forme d'une tour de grès rose, surmontée d'un fanal, et fonctionne au charbon en hiver, à la chandelle en été ! Il assure alors la sécurité des navires entrant ou sortant de Saint-Malo. Plus tard, en 1847, un troisième phare plus moderne, équipé de lentilles de Fresnel, est construit ; il sera détruit par les Allemands en 1944. Le vieux phare de Vauban reprend alors du service. Il est remplacé en 1950 par le phare actuel, qui culmine à 103 mètres au-dessus du niveau de la mer.


LE GR 34

C'est l'un des hauts lieux du tourisme breton ! Anciennement utilisé par les douaniers, le GR 34, aussi appelé « sentier des douaniers » existe depuis l'Ancien Régime. Devenu chemin de grande randonnée, il longe l'ensemble du littoral breton, du Mont-Saint-Michel à Arzal, offrant de superbes panoramas sur le littoral breton et réservant de nombreuses découvertes. Au Cap Fréhel, il surplombe la mer depuis les falaises et offre une balade à travers les landes, à la découverte de la nature sauvage et du grès rose.



Cap des Côtes d’Armor (22)
Population : 1600 hab. à Fréhel (Fréhélois, Fréhéloises) – 10 870 habitants dans la Communauté de communes du Pays de Matignon (9 communes)
Économie : tourisme (plus d’un million de visiteurs chaque année), carrière de grès rose
Festivals : « le mois du marron » en octobre avec la « Foire Teillouse » (fête de la châtaigne) et la « Bogue d’or » (chants et contes traditionnels)
Personnalités : Gargantua, Fréhel, Amaury de Châteaubriant, Roland Brouard, créateur vers 1920 la « la station climatique » de Sables d'Or les Pins
Spécialités : crêpes et galettes, fruits de mer (coquilles Saint-Jacques, moules, huîtres), craquelins (biscuits secs), Kouing Amann, Far
Sport : passage de la Route du Rhum au large du Cap Fréhel tous les 4 ans, Trail Landes et Bruyères
Devise du Fort La Latte : « Me zo ganet e-kreiz ar mor » (« je suis né au milieu de la mer » en breton)
 

Descriptif fourni par BRGM

LES VOLCANS DU TRÉGOR

Au cours de cette étape, le peloton passe à proximité des carrières du granite de Ploumanac’h, une pierre ornementale d’un rose du plus bel effet. Très utilisée par les marbriers pour la réalisation de monuments funéraires, elle a également été utilisée pour la construction de la grande croix de Lorraine érigée à Colombey les deux Eglises.
A partir de Guingamp, les coureurs roulent sur des terrains volcaniques très anciens, âgés de près de 600 millions d’années, qui formaient une chaîne de volcans comparable aux Andes.


LES VOLCANS DU TRÉGOR

Au cours de cette étape, le peloton passe à proximité des carrières du granite de Ploumanac’h, une pierre ornementale d’un rose du plus bel effet. Très utilisée par les marbriers pour la réalisation de monuments funéraires, elle a également été utilisée pour la construction de la grande croix de Lorraine érigée à Colombey les deux Eglises.
A partir de Guingamp, les coureurs roulent sur des terrains volcaniques très anciens, âgés de près de 600 millions d’années, qui formaient une chaîne de volcans comparable aux Andes.