
Redon - 198 km
lundi 4 juillet
Navigateur célèbre et talentueux, Raphaël Dinelli ne pouvait qu’être un amoureux passionné de la mer. Mais le marin est aussi un chercheur, qui est allé plus loin en créant la Fondation Océan Vital, qui vise d’abord à protéger les océans et la planète des pollutions et des émissions massives de CO2, mais aussi à utiliser intelligemment les ressources de la mer pour préserver l’environnement. Véritable laboratoire en milieu marin, la fondation expérimente ainsi des équipements innovants utilisant les énergies renouvelables au travers de cinq programmes de recherche et leurs applications concrètes. Elle démontre ainsi que l’écologie est compatible avec la haute technologie, la modernité et la performance énergétique.
Déclarée d’intérêt général et soutenue par les pouvoirs publics et la Fondation pour la Nature et l’Homme (anciennement Nicolas Hulot), l’entreprise de Raphaël Dinelli, installée dans le complexe bioclimatique Eraole, est engagée sur de multiples projets d’envergure, mis au point dans un atelier laboratoire de recherche de 1.000 m2 à Olonne sur Mer.
La fondation a aidé au développement du 60 pieds Océan Vital 1, premier voilier de compétition « propre », avec lequel Raphaël Dinelli a bouclé le Vendée Globe 2009 dans des conditions extrêmes de navigation, et dont la production d’énergies renouvelables est issue des programmes solaires et éolien développés par la Fondation.
Océan Vital a également réalisé le toit solaire de la BB1 de Peugeot, un mécène de la Fondation, présentée au salon de Francfort 2009. Une innovation mondiale avec des cellules photovoltaïques haut rendement pour ce concept car électrique. Un autre toit solaire a été conçu pour un bus hybride thermique solaire pour Fast Concept Car, permettant de diminuer de 30% les consommations de carburant et la production de gaz à effet de serre. Un équipement du même type à été mis au point pour produire l’électricité d’un TER.
La fondation planche par ailleurs sur le projet d’un Navire Océan Vital modulable labellisé par le pôle de compétitivité EMC2, destiné à des recherches océanographiques et des applications de transport de marchandise, au moyen d’une propulsion ne produisant aucun gaz à effet de serre.
Les marais d'Olonne sur Mer sont issus du comblement d'un golfe très ancien, le Golfe d’Olonne, qui a formé les marais de la Gâchère et le Bassin des chasses. Bandes d’eau et de terre réparties sur 4.500 ha et reliées à la mer par des écluses, ils s'étendent sur le territoire d'Olonne sur Mer et sur cinq communes limitrophes : Les Sables d'Olonne, l'Ile d'Olonne, Brem sur Mer, Brétignolles sur Mer, et Vairé. Exploités depuis les temps les plus anciens sous forme de marais salants, ils sont aujourd’hui en danger, tant il est délicat de concilier la préservation de la nature et de l’écosystème singulier de la zone, menacé par la pollution, les activités traditionnelles peu rentables, mais aussi le tourisme… Inutile de dire que les appétits des promoteurs sont aiguisés pour une telle surface en bord de mer.
Des associations se sont créées pour préserver ces marais qui, au Haut Moyen-âge, fournissaient en sel tout le centre de la Gaule. Les salines prospèreront jusqu’au XVIIIe siècle avant de subir la concurrence des salins du midi. La pisciculture se développa alors et reste une activité importante, notamment pour les anguilles qui sont un des fleurons des marais. Chacun saura apprécier les grillades estivales d'anguilles pêchées le jour même, nettoyées au sable de Sauveterre, servies avec du persil et des grains de gros sel...
La faune et la flore contribuent également à la richesse des marais : ils abritent par endroits des espèces d'orchidées rares, qui se sont développées loin des regards. Les oiseaux migrateurs viennent trouver dans ces marais de la nourriture et du calme. Le long des sentiers pédestres, on peut observer de nombreux canards (tadorne, pilet) mais aussi des courlis, parfois des spatules, …
Pour défendre ce patrimoine, les propriétaires se sont regroupés au sein du Syndicat des Marais de la Gâchère et de l'Association des Marais des Olonnes. Le Syndicat Mixte des Marais des Olonnes réunit des représentants du Conseil général et des six communes sur lesquelles le marais s'étend. La préservation des marais d'Olonne et de leurs richesses est entre les mains des hommes. Des choix d’aujourd’hui dépendra l’avenir de cette vitrine vivante « grandeur nature » de notre histoire.
Durant les années 20, la commune voisine des Sables-d’Olonne, qui fait maintenant partie de la même Communauté de communes, était devenue un lieu de rendez-vous régulier pour le Tour. Au cours des treize années consécutives où le peloton s’y est arrêté, les Sables ont vu quatre vainqueurs du Tour s’imposer : Henri Pélissier, Philippe Thys, Nicolas Frantz et André Leducq.
Mais on peut vraiment dire que Nicolas Frantz, le vainqueur des Tours 1927 et 1928, avait une prédilection pour la station balnéaire puisqu’il s’y imposa à trois reprises, en 1925, 1926 et 1928. L’air de la Vendée lui convenait à merveille puisqu’en 1929, c’est une étape partant des Sables que le Luxembourgeois s’adjugeait à Bordeaux. C’est d’ailleurs à l’issue de cette étape que ce perfectionniste discret, qui porta le maillot jaune sans discontinuer en 1928, endossa la précieuse tunique pour la dernière fois.
| VIIe siècle | Première mention des marais salants dans les chartes monastiques. |
| 1042 | Première mention de l’église Ste Marie d’Olonne, très certainement antérieure. |
| 1428 | Construction du Couvent des Cordeliers par Guillaume Royrand, seigneur de la Claye et de la Bauduère. |
| Début XVIe siècle | Rabelais séjourne au monastère des Cordeliers d’Olonne et apprécie le vin qu’on y produit. |
| 1793 | L’armée de Joly effectue plusieurs attaques contre Olonne et les Sables d’Olonne afin de fournir un port aux insurgés. |
| 1866 | Ouverture de la ligne de chemin de fer Nantes - Les Sables d’Olonne. |
| 1928 | Olonne devient Olonne sur Mer |
| 1950 | Création de la première grande entreprise d’Olonne, la Société des Ateliers et chantiers des Sables. |
| 1993 | Création de la Communauté de communes des Olonnes. |
Classée monument historique depuis 1908, l'église d'Olonne est le plus vieil édifice du Pays des Olonnes. Son style basilical, utilisé par les Carolingiens, laisse supposer qu'elle existait avant 1000. L'église a subi de gros dégâts pendant la guerre de 100 ans, mais fut restaurée vers 1450 par l'Ordre des Templiers. Elle prit alors le nom de Notre Dame d'Olonne. Elle abrite depuis 1937 des reliques de Saint-Vivent, évangélisateur de la Vendée au IVe siècle.
Il fut construit sur le modèle du Petit Trianon de Versailles au XVIIIe siècle par l'architecte parisien Nicolas Ducret pour Luc Pezot, armateur et receveur des tailles de l’élection des Sables. L’entrée de la cour d’honneur se fait par une belle grille en fer forgé. Le château dispose de jardins desquels furent enlevées au XIXe siècle les statues de déesses dénudées qui l’ornaient à l’origine. Chaque été, une scénographie bénévole se tient dans les jardins du château. Elle retrace l’histoire du Pays des Olonnes depuis la préhistoire.
Construit au XVIe siècle, il fut offert par Louis XIII à Jean Martin, officier olonnais qui lui avait sauvé la vie pendant le siège de La Rochelle.
C'est une ancienne maison forte du XIIe siècle. La tour aurait été rajoutée au XIVe siècle. Le premier seigneur de la Jarrie connu fut Charles Joussebert, né vers 1440. En 1628, François Jannet acheta les biens du descendant de Joussebert, qui lui avaient été confisqués pour avoir passé des armes aux Protestants bloqués dans le château de la Chaume. Conseiller du roi, il prit le titre de seigneur de la Jarrie. Ses descendants sont restés propriétaires jusqu'en 1907.
Préfecture : La Roche-sur-Yon
Sous-préfectures : Les Sables-d’Olonne, Fontenay-le-Comte
Population : 617 000 hab
Sites web : www.vendee.fr / www.vendee-tourisme.com
La Vendée, c’est tout d’abord une forte identité, fondée sur une histoire bimillénaire, des légions de César sur le Mont des Alouettes au maréchal de Lattre de Tassigny, des moines défricheurs du Marais poitevins aux cap-horniers de Noirmoutier.
La Vendée, c’est aussi la diversité des paysages – bocage, plaine et marais – et 250 km de côte atlantique qui abritent une faune et une flore très riches. Egalement pionnier pour le développement de l’énergie solaire ou la préservation de l’environnement, la Vendée fut également le premier département rural raccordé au haut débit. Des arguments qui séduisent chaque année plus de 5 millions de visiteurs et qui font du tourisme l’une des toutes premières activités de la Vendée.
Régulièrement classé comme l’un des tout premiers départements pour la qualité de vie, la Vendée est aussi un territoire d’excellence économique. Son riche tissu de PME dynamiques en fait le leader européen, voire mondial, dans de nombreux secteurs. C’est le cas par exemple de la plaisance, où les 2/3 de la filière sont regroupés derrière les chantiers Bénéteau- Jeanneau, ou encore de l’agroalimentaire. Malgré la crise, la Vendée est d’ailleurs le département où il se créé le plus de PME chaque année.
Le sport contribue également à ce dynamisme, non seulement parce que les Vendéens sont de fervents supporters des grands événements, comme le Vendée Globe, mais aussi parce qu’ils sont des sportifs accomplis. Ils sont ainsi 180 000 à appartenir à l’une des 1 500 associations du département. Reine de ces disciplines, le vélo, que ce soit avec le Vendée U des jeunes espoirs ou encore l’équipe Europcar de Jean-René Bernaudeau et de Thomas Voeckler.
Le tourisme vendéen à la pointe de l’innovation
Passer ses vacances en Vendée, c’est l’occasion unique de vivre des expériences inoubliables. Dîner dans un train à vapeur qui traverse le bocage. Se déplacer en roulotte dans le Sud Vendée. Naviguer en bateau électrique dans le Marais Poitevin. Bivouaquer au cœur du Marais Breton Vendéen. Des dizaines d’offres touristiques atypiques se développent en Vendée et participent à attirer chaque année des centaines de milliers de visiteurs. En matière de nouvelles technologies, là aussi, le tourisme vendéen innove. Bornes wifi, applications pour smartphones, développement du QR code. Les professionnels du secteur se mobilisent pour développer ces outils qui facilitent et enrichissent les vacances. Ainsi, le Comité départemental du tourisme propose une version mobile de son site Internet. Une offre qui rencontre déjà un vif succès. Aux Sables-d’Olonne, une application disponible en téléchargement gratuit permet d’avoir accès à toutes les informations pratiques nécessaires pour réussir son séjour.
Au fil de l’eau
La seconde édition des sorties nature proposées par le Conseil général se déroule jusqu’au 26 août prochain. Au printemps et en été, les sites départementaux, espaces naturels remarquables, sont parés de leurs plus beaux paysages pour recevoir petits et grands lors de quelque quarante animations concoctées pour eux. Cette année, chaque lieu se visite dans le miroir de l’eau, thème mis à l’honneur en 2011. De la Vallée de l’Yon à la Sèvre Nantaise, en passant notamment par le Bois des Jarries ou l’île Charrouin, les visiteurs découvrent la beauté d’une faune et d’une flore vendéennes qui se dévoilent, à fleur de rivières.
Coëx abrite un joli « Jardin des Olfacties », qui permet de parcourir les senteurs les plus variées en s’initiant à la biodiversité. La nuit, les allées sont illuminées et par un jeu d’ombre et de lumières se dessinent dans la nature de véritables tableaux vivants. Des observations de paillons et des jeux pour les plus petits sont organisés tout au long de l’année
Les deux magnifiques tours du château d'Apremont se dressent fièrement au coeur d'une charmante petite cité de caractère. Construit sur un promontoire rocheux, à l'emplacement d'une forteresse médiévale, ce Château Renaissance, qui conserve des aspects médiévaux, surplombe la Vallée de la Vie. Il est l'œuvre de Philippe Chabot de Brion, Amiral de France et ami d'enfance de François 1er (entre 1534 et 1542). Discrédité puis réhabilité, l’amiral de Brion fut enterré en 1543 en grande pompe à Paris et sa tombe, couverte d’un gisant en albâtre, se trouve aujourd’hui au Louvre.
Le roi Louis XIII y séjourne le 17 avril 1622, après sa victoire à Riez sur les troupes protestantes de Soubise.
Dans la chapelle une exposition, « Le rêve de l’amiral », retrace l’histoire du château, dont les jardins sont particulièrement agréables.
Les nombreuses demeures cossues et les ruines imposantes du château restauré par le maréchal Philippe de Clérambault au XVIIe siècle attestent du riche passé de Palluau. Jean Gabin, Noël-Noël et Pierre Fresnay tournèrent la scène du cimetière du film Les Vieux de la vieille à Palluau en 1960.
Son nom lui valu d’organiser en 2004 la deuxième rencontre des communes de France aux noms burlesques. Beaufou n’évoque pourtant pas la mémoire d’un ancien habitant, mais viendrait du latin bellafagus, qui signifie hêtre. Un énorme hêtre se trouvait en effet, dit-on, à l’entrée du cimetière, connu dans la région sous le nom du beau fouïer. Les habitants de Beaufou, souvent beaux mais pas fous, se font appeler les Meillerets. Ce nom a plusieurs explications. Il viendrait du vieux français « mailleur », terrain marneux ou de « maillère » (terre de landes). D’autres assurent que meilleret signifie mangeur de mil, commun dans la région, ou encore de melles, sortes de nèfles que l’on trouve sur la commune.
Les Lucs fut le siège d’un des plus tragiques massacres des Guerres de Vendée le 28 février 1794, où 564 habitants furent tués par les colonnes infernales de la Terreur. Un Mémorial rappelant cette heure sombre de l’histoire de Vendée fut inauguré en 1993 par le Prix Nobel de littérature Alexandre Soljenitsyne. À la sortie du Mémorial, le chemin de la mémoire se poursuit jusqu’à la chapelle du Petit Luc qui surplombe le bâtiment et où sont inscrits les noms des 564 victimes du massacre des Lucs. Aujourd’hui, les historiens se divisent pour savoir si le massacre eut lieu en une seule fois ou si les 564 morts recensés furent tués sur une plus longue période. À proximité du Mémorial, sur un espace de 7.000 m2 au cœur d’un parc paysager de 19 ha, se trouve l’Historial de Vendée, le grand musée d’histoire de la région de la préhistoire à nos jours. Installé dans une architecture impressionnante au sein de l’espace naturel de la vallée de la Boulogne, il présente plus de 3000 pièces : trésors archéologiques, orfèvreries, sculptures, peintures et objets de la vie quotidienne.
Par sa situation aux confins du Poitou et de la Bretagne, Rocheservière entre dans l'histoire de France dès le Xe siècle. Un grand nombre de serfs devaient vivre autour de la roche sur laquelle aurait été édifiée la tour féodale surplombant la vallée de la Boulogne. Au début du XIIe, le château appartenait à un seigneur du nom d'Emmery. Sa fille, Agnès, en épousant un Chabot fit entrer la terre de Roche Servière dans cette noble famille. Les Chabot, dès 1040, sont cités comme une des plus grandes et vieilles familles seigneuriales en France. Ils sont à la tête de la seigneurie pendant près de 250 ans, de 1050 à 1300 environ.
Plus tard, cette terre vint aux Ruffec, maison d'Angoumois qui se fondit bientôt dans celle de Volvyre, seigneurs de Rocheservière de 1350 environ à 1531. Roche Servière passa ensuite successivement aux Machecoul, aux Crux et aux Leclerc de Juigné ; ces derniers en étaient propriétaires au moment de la révolution. Cette forteresse est abandonnée par les Seigneurs au XVIIe. En 1799, Mr Grelier du Fougeroux, alors à la tête de la chouannerie du pays, fit démolir le château qui n'était plus qu'une ruine afin de l'empêcher de servir de retraite ou de refuge aux troupes républicaines. N’en subsistent que des tours du XVIe siècle. Le château actuel fut reconstruit en 1885.
La commune abrite notamment un important gisement d’éclogite, exploité à la Chapelonnière depuis les années 1970. Elle produit essentiellement des granulats pour les routes et les bétons. La densité de cette roche (jusqu’à 3,5t/m3) la fait également apprécier pour les travaux d’enrochements côtiers (jetées, digues…). Des milliers de blocs ont ainsi été utilisés dans les ports de Vendée et de Loire-Atlantique. Cette carrière est bien connue des géologues du monde entier, ce gisement étant l’un des meilleurs au monde. La moitié des gisements français sont précisément situés dans le massif vendéen entre St Philbert-de-Grand-Lieu et Chantonnay. L’éclogite vendéenne s’est formée entre 45 et 60 km de profondeur vers le début de l’ère primaire, il y a 440 millions d’années. La rareté de la roche est liée à la nécessité de circonstances particulières pour la faire remonter à la surface.
Préfecture : Nantes
Sous-préfectures : Ancenis, Châteaubriant, Saint-Nazaire
Population : 1 256 000 hab.
Site web : www.ohlaloireatlantique.com
Historiquement terre bretonne, puisque Nantes abrite même le château des Ducs de Bretagne, le département de la Loire-Atlantique a été rattaché en 1941 à la région Pays de Loire, une décision qui suscite toujours des positions passionnées. Département maritime, comme son nom l’indique, il compte pas moins de 133 km de côtes, dont plus de la moitié de plages, et sa vocation touristique et balnéaire n’est plus à démontrer (La Baule, Pornic, le Croisic…) C’est aussi un département agricole et notamment viticole, le muscadet ou le gros plant ayant fait sa réputation, comme ses marais salants ou sa mâche.
Avec plus d’1,2 million d’habitants, c’est aussi un département urbain autour de Nantes et Saint-Nazaire, dont les activités industrielles de construction navale et d’industrie alimentaire (le fameux petit beurre nantais) se modernisent ou se redéploient sur les nouvelles technologies et les services.
Saint-Colomban vient de « Colombanus », moine évangélisateur irlandais du VIe siècle, né vers 543. Il passe en Gaule vers 590 et s'installe à Luxeuil. C'est là qu'il rédige la règle pour sa communauté. Chassé de Luxeuil par la reine Brunehaut, il passe dans la région vers 610. Comme les communes voisines, Saint-Colomban est le témoin de violents combats pendant les guerres de Vendée. Les troupes républicaines sont plusieurs fois battues par le général vendéen Charette au village de Pont-James, avant de se venger et de massacrer près de 500 habitants de Saint-Colomban. D'une part, il y eut les troupes de Duquesnoy, Beysser, Guillemé, Haxo, Travot, Turreau, et de l'autre celles de Monnier, La Robrie, Gazet, de La Noë, Dubois de La Patellière, de Couëtus et Charette. Les postes de gendarmerie établis aux Noyers, et à la Limouzinière contribuèrent à rétablir l'ordre sous le Directoire.
L'ancienne église de Saint-Colomban était autrefois la possession des moines de l'abbaye de Villeneuve.
D'origine gallo-romaine, la ville porte d'abord le nom de Déas. Elle est donnée par Magnobodus à Ansoald, évêque de Poitiers, qui en fait présent à son tour à Philibert de Tournus pour subvenir aux besoins de l'Abbaye de Noirmoutier. La commune doit son nom actuel au fait que les moines de l’abbaye de Noirmoutier, fondée par Philibert en 675, décident de s'y installer en l'an 800. Ils construisent l'église de la nouvelle abbatiale en 815, qui reste l'une des plus anciennes de France, et y déposent les reliques du saint en 836.
Lors des incursions normandes en 847, après le saccage de l'abbaye, les moines reconstruisent la nef de l'édifice, dans l'état où on peut la voir actuellement. En 858, les Normands reviennent, mais cette fois-ci, les moines fuient, emmenant les reliques de saint Philibert jusqu'à Tournus. Ils reviennent s'installer à Déas au XIe siècle et attendent le retour des reliques, restées en Bourgogne, jusqu'en 1937. Les reliques de saint Philbert sont toujours à Tournus, seul un petit tube contenant des poussières de reliques a été déposé par Henri Curé dans le sarcophage qui lui est resté à Déas, lorsqu'il est venu bénir la statue de saint Philbert à Beauvoir-sur-Mer en Vendée.
Au XIIIe siècle, Saint-Philbert passe à la maison de Machecoul et de Retz. Elle devait donc posséder un château aujourd'hui disparu. Lorsque la famille des barons de Rais s'éteint au XVe siècle, Marie de Craon devient la suzeraine de toutes les terres de la baronnie, qui restent indivises jusqu'à la Révolution. La Bretagne est réunie à la France en 1532, et les villages de Saint-Philbert sont rattachés à la couronne.
Pendant la Révolution, cinquante Philibertins non-combattants sont tués par les troupes républicaines en plus de ceux qui meurent au combat.
LE LAC DE GRAND-LIEU
D’une superficie moyenne de 62,92 km2, le Lac de Grand-Lieu appartient en quasi-totalité à la commune. Il s'agit du plus vieux et du plus grand lac marécageux naturel de plaine en France. En hiver, il recouvre les prairies tourbeuses qui ont été reconquises sur ses rives, mais en été ces prairies sont découvertes et le lac ne couvre plus que 4000 ha, régressant au cinquième rang français. Il s'agit en tout cas d'une des plus belles zones humides d'Europe dont la physionomie de type tropical, unique en Europe à cette échelle, est proche des lacs africains peu profonds (0,70 à 1,20m en été), dominés par la végétation. Grand-Lieu fait plus penser au Delta du Danube, aux lacs asiatiques couverts de lotus ou aux mangroves tropicales qu'aux lacs libres d'Europe. On ne s'attend pas à trouver un tel « joyau tropical », comme on a pu l'appeler, aux portes d'une agglomération française de 500 000 ha.
Saint-Lumine-de-Coutais vient de saint Lupin, l'un des évangélisateurs du pays de Retz, et du latin « costa » qui signifie coteau.
Cette ville est une ancienne cité gallo-romaine. Une allée de buis, bimillénaire, est le seul vestige de cette époque. Bien que proche, le lac de Grand-lieu est difficilement accessible. Ainsi, au Moyen Âge, un canal (« La Douve du Grand Port »), a pu remédier à ce problème, la côte ouest du lac étant encombrée de levis (îlots flottants de végétation se déplaçant suivant le vent).
Premier édifice religieux de la paroisse, la chapelle Notre-Dame du Châtellier (XVe siècle) abrite aujourd'hui un musée d'art sacré, regroupant une collection d'objets antérieurs à la Révolution.
Pendant la guerre de Vendée, Saint-Lumine-de-Coutais eut à subir la répression républicaine. À la sortie du bourg, un moulin transformé en mémorial garde les noms des 272 habitants victimes de la Révolution. C’est le village natal de Marcel Thomazeau, père de l’auteur de ce guide.
Arthon est le village d’origine d’Anthony Charteau, meilleur grimpeur du Tour 2010. Formée dans le cadre de l’équipe Véndée U et professionnel depuis 2001, Anthony Charteau a également remporté le Tour de Langkawi et une étape du Tour de Catalogne en 2005. Un autre sportif de haut niveau, le gardien de but international Mickaël Landreau, actuellement au LOSC, est originaire d’Arthon-en-Retz.
Saint-Brévin se situe à l'embouchure de la Loire, sur la rive opposée de Saint-Nazaire, ville dont le développement de Saint-Brevin dépend. Son littoral est composé de plages de sable. Petit village de pêcheurs et d'agriculteurs, Saint-Brevin a connu à partir du XVIe siècle des problèmes d'ensablement et d'érosion dus aux tempêtes. Son extrémité nord-ouest, en raison de sa position stratégique à l'entrée de la Loire, a été fortifiée par Vauban. Au XIXe siècle, la plantation d'une forêt de pins pour fixer les dunes de sable a entraîné la métamorphose de la commune en station balnéaire. Son développement est arrêté par la Seconde Guerre mondiale durant laquelle elle est partiellement détruite. En 1975, la construction du pont de Saint-Nazaire reliant les deux rives de l'estuaire accélère le développement de la commune. Le tourisme est la base de l'activité économique de la ville. Le chanteur Laurent Voulzy y passait ses vacances dans son enfance.
La vile accueillit en 1958 le départ d’une étape du Tour en direction de Royan (victoire de Pierino Baffi).
Le pont de Saint-Nazaire, qui enjambe l’estuaire de la Loire entre Saint-Nazaire et Saint-Brévin-les-Pins, a été mis en service le 18 octobre 1975 après trois ans de construction. Avec sa travée centrale de 404 m, l'ouvrage métallique de 720 m détenait à sa construction le record mondial de portée pour un pont métallique haubané.
En 1992, le Conseil général de Loire-Atlantique a pris le contrôle de la SAEM du pont de Saint-Nazaire concessionnaire de la construction et de l'exploitation de l'ouvrage. L'accès au pont devient gratuit par suppression du péage le 1er octobre 1994.
L'ouvrage est constitué de deux viaducs d'accès en béton précontraint de 1 115 m au nord et de 1 521 m au sud, et d'un ouvrage principal métallique haubané de 720 m de longueur. Le Tour de France l’a emprunté à plusieurs reprises, en 1993, 1997 et 2000.
Les amateurs de cyclisme connaissent parfaitement Pontchâteau, qui peut se targuer d’être la capitale française du cyclo-cross. Sur le circuit de Coët Roz, la commune a ainsi accueilli quatre fois les championnats de France (1978, 1999, 2008, 2009), un championnat d'Europe (2005), quatre manches de la Coupe du monde (1995-1996, 1997-1998, 2000-2001, 2010-2011) et deux championnats du monde en 1989 et 2004. Pontchâteau fut également en 1988 le point de départ d’une étape remportée par le Canadien Steve Bauer.
Pontchâteau est également la ville natale de Jacques Demy, le créateur des Demoiselles de Rochefort et des Parapluies de Cherbourg.
LE CHÂTEAU DE LA BRETESCHE a été construit au XIVe siècle puis rebâti au XVe siècle. Son nom vient du latin Bretechia qui caractérise une tour de défense surplombant la porte principale d’un château. Il est à l'époque un poste avancé de la ville de La Roche-Bernard. Il est assiégé au XVIe siècle par le duc de Mercoeur pendant les guerres de Religion puis détruit à la Révolution française. Il est reconstruit au XIXe siècle par Jacques Perroné.
En 1926, le château est classé au titre des monuments historiques et en 1943, ce sont les abords du site qui obtiennent ce classement. En 1965, le château est vendu à une société immobilière. Ses dépendances sont transformées en hôtel-restaurant et son parc en golf. Le Domaine de la Bretesche comprend un hôtel de luxe situé dans un château du XVe siècle, un golf 18 trous qui sillonne un parc de 200 hectares, un restaurant étoilé Michelin et un Spa.
Saint-Gildas est un moine gallois, qui avait accompagné les Bretons dans leur exode vers l'Armorique au VIe siècle. Il vint s'établir dans la presqu'île de Rhuys où il fonda un monastère, l'abbaye Saint-Gildas de Rhuys, avant de se retirer à Houat où il mourut le 29 janvier 570. Son corps fut ramené à Rhuys où se trouve encore son tombeau. Bien que Saint Gildas ne soit jamais venu à Lampridic, Simon de La Roche et l'abbé Helogon vont demander à Félix, abbé de Rhuys, des reliques du saint (un bras et une partie du crâne de saint Gildas, reliques qui furent précieusement conservées jusqu'à la Révolution de 1789 où elles disparurent mystérieusement). La localité de Lampridic fut alors rebaptisée Saint-Gildas des Bois et devint un lieu de pèlerinage important. Bien vite, il fallut construire une église plus vaste pour accueillir les foules qui se pressaient aux pardons gildasiens. À la fin du XIIe siècle, l'abbaye prit l'initiative de construire l'église actuelle, achevée en 1214. Tout dans cette église, construite selon les règles bénédictines, est dans la mesure. Un matériau original fut choisi par les bâtisseurs, le roussard, un grès ferrugineux qui se trouve en blocs compacts dans la région. Après le départ des moines à la Révolution, l'église fut laissée à l'abandon et faillit être détruite. Ses paroissiens la sauvèrent et l'aménagèrent en église paroissiale à la fin du XIXe. Des 36 stalles de la nef, 34 furent transférées dans le choeur. Elles sont en chêne massif et sont surmontées d'un lambris de style corinthien. Les orgues, datant de 1935, ont été restaurées en 1964. De nouveaux vitraux ont été mis en place en 2008. La conception et la réalisation en ont été confiées à Pascal Convert, artiste à la carrière internationale et Jean Dominique Fleury de Toulouse, maître verrier et maître d'art ayant notamment réalisé les vitraux de l'abbaye de Conques pour Pierre Soulages.
La ville a par ailleurs donné son nom à un fromage.
Préfecture : Rennes
Sous-préfectures : Fougères, Redon, Saint-Malo
Population : 968 000 hab.
Site web : www.ille-et-vilaine.fr
Avec son ouverture sur la mer, de Saint-Malo à la baie du Mont Saint-Michel, l’Ille-et-Vilaine constitue la partie est de la Bretagne. Rennes, au centre du département, est une métropole en pleine expansion : industrie automobile (Citroën), matériel électronique, raffinage de pétrole. Autres ressources : industrie laitière (premier département laitier de France,), blé, primeurs, pomme à cidre, ostréiculture (Cancale), tourisme. Principales stations balnéaires : Dinard, Saint-Malo, Saint-Lunaire, Cancale.
Organisée tous les deux ans depuis 2007 par le collectif culturel les Articulteurs, la Taknaw Parade est devenue l’un des évènements phares de la vie festive de Redon. Les paradeurs sont des habitants de plusieurs communes rurales du territoire, situées tout autour de cette ville. Mais la Taknaw Parade implique également des partenaires nationaux ou internationaux, spécialistes des défilés de rue, invités en résidence à Redon. Ce sont ainsi des groupes italiens, belges et irlandais qui étaient conviés à la dernière édition de la Taknaw Parade en mai dernier. Tous les chars, costumes et accessoires utilisés pendant le défilé, qui réunit 500 participants et plusieurs milliers de spectateurs, sont construits à partir de matériaux de récupération. Chaque parade est organisée autour d’un thème : celui de la manifestation 2011 était « couleur nuit ». La Taknaw Parade fait partie d’une initiative plus vaste destinée à placer la culture au cœur du développement local.
Conservé aux archives du Diocèse de Rennes, le cartulaire de Redon est un témoignage inestimable sur la vie en Bretagne au Haut Moyen-âge. Il s’agit du recueil des titres de propriété foncière de l'abbaye de Saint-Sauveur, fondée en 832 à Redon par Conwoion sous la protection du roi breton Nominoë. La collecte et la copie de ces pièces a débuté dans la seconde moitié du XIe siècle, sous l’abbatiat d’Aumod. Le nom de deux des moines copistes nous sont parvenus : Judicaël et Gwegon.
Le cartulaire rassemble 391 actes en latin, sur 147 parchemins de 375 mm de haut sur 275 mm de large. Toutefois les noms propres sont en vieux breton, notamment ceux des nombreux témoins figurant au bas de chaque acte. Les chartes concernent des domaines ou des terres situés un peu partout en Bretagne. Un bon nombre d'entre elles correspond à des biens qui se concentrent cependant dans la vallée de la Vilaine, dans l’actuel Morbihan oriental et à l’ouest de la Loire-Atlantique actuelle.
Témoignage essentiel sur la vie quotidienne à l’époque, c’est aussi une source inestimable d’informations sur la toponymie et l’évolution des noms bretons. On y trouve par exemple les formes anciennes de noms de famille ou de lieux actuels qui éclairent leur sens premier. On découvre par exemple que la ville de Ploërmel était à l’origine Plebs Arth Mael, soit « la paroisse du prince (fort comme un) ours ».
Le cartulaire a fait l'objet de deux éditions principales, l'une en 1863 et l'autre en 1998-2004. Il existe un autre document, parfois appelé « Petit cartulaire de Redon », qui ne comporte plus que trois feuillets sur les 14 qu'il contenait encore en 1840. Il a été compilé quant à lui dans le deuxième quart du XIIe siècle. L'une des feuilles est conservée à la mairie de Redon, les deux autres à la BNF.
Pour la première fois, le peloton s’arrêtera à Redon, cité inscrite au riche patrimoine cycliste régional. Depuis plus d’un demi-siècle, une course classée en Élite Nationale, prisée des espoirs bretons, s’y déroule au printemps. Redon-Redon a fêté en 2011 ses 52 ans, au cours desquels ses vainqueurs ont garni par la suite les rangs professionnels. S’y sont révélés dans le passé des coureurs aussi variés que Thierry Marie (2e en 1984), Alexandre Vinokourov (meilleur grimpeur 1997), Pavel Tonkov, ou plus près de nous, Simon Gerrans, vainqueur de l’édition 2004. La « doyenne » des classiques bretonnes se tient souvent le même jour que Paris-Roubaix.
Elle succéda au défunt Grand Prix de Redon, dont le premier vainqueur en 1937 fut Jean-Marie Goasmat et qui consacra Louison Bobet et Rik Van Steenbergen.
L’éphémère Critérium de Redon vit en 1980 la victoire d’un certain Bernard Hinault, dont on croit savoir qu’il aurait conseillé à la ville de se porter candidate à une étape du Tour lors du passage du Tour de l’Avenir à Allaire.
Parmi les coureurs liés à Redon, on peut citer Jacques Renaud, qui disputa sept saisons professionnelles (notamment chez Mercier) et participa quatre fois au Tour de France entre 1950 et 1953. Toujours passionné de vélo à 88 ans, Jacques Renaud, bien que né à Paris, est aujourd’hui le président d’honneur du Redon Olympic Club, le principal club cycliste de la ville. Charles Danielou, équipier de Louison Bobet dans l’équipe Stella Dunlop dans les années 50 et solide spécialiste des courses d’un jour, est pour sa part né à Redon.
| 832 | Le moine breton Conwoion crée l’abbaye Saint-Sauveur de Redon. |
| XIVe siècle | Fortification de la ville sous la conduite de l’abbé Jean de Tréal. |
| 1449 | Redon est érigé en évêché. |
| 1489 | Traité de Redon entre Anne de Bretagne et Henri VII d’Angleterre. |
| XVIe siècle | Canalisation de la Vilaine et développement du port. |
| 1836 | Creusement du bassin à flot. Redon devient le carrefour des voies navigables de l’Ouest. |
| 1864 | Création de la fonderie Pierre Chevalier. |
| Fin XIXe siècle | Ouverture de l’usine mécanique Garnier. |
Fondée en 832 par Conwoïon, elle a connu son apogée à la fin du XIe siècle et au cours du XIIe siècle. En 1622, Richelieu est l’abbé commanditaire du monastère. À cette époque, le frère Robert Plouvier dirige la reconstruction des bâtiments. En 1839, les Eudistes arrivent et transforment l’abbaye en collège. Aujourd’hui l’abbaye intègre un lycée privé catholique. Aux parties anciennes du XIe siècle s'ajoutent des constructions du XIIe siècle (transept) et du (cloître). Des fresques médiévales ont été mises au jour lors de restauration en 1950 et les vitraux contemporains sont de Gruber. La tour de croisée à deux étages est une des plus belles constructions romanes en Bretagne.
Situé au bord du bassin à flot, signalé par deux véritables portes d’écluse, le musée invite à découvrir la batellerie qui, avec le port maritime de Redon, a contribué au développement économique de la région. Un film documentaire sert d’introduction à la visite et permet de mieux appréhender les objets, photographies, documents d’époque et maquettes présentant des thèmes tels que la vie quotidienne des mariniers, le fonctionnement des canaux, les moyens de propulsion, le parc fluvial, ou encore Redon port de mer.
En quittant Olonne-sur-mer, le peloton longe la bordure méridionale du Massif armoricain avant d’atteindre les rives du lac de Grand-Lieu, la plus grande étendue d’eau douce de France. Mais c’est en arrivant à Pont-Château qu’il réalise le « grand saut » : en franchissant le « Sillon de Bretagne » vaste structure rectiligne qui se suit depuis la Pointe-du-Raz jusqu’au Massif central, il change de continent ; ce « sillon » correspond en effet à une suture relique, cicatrice géante de la collision, il y a quelques 370 millions d’années, entre deux anciens continents, le Gondwana au Sud et l’Armorica au Nord. Aujourd’hui, heureusement, les reliefs himalayens nés de cette collision ont été érodés et arasés, pour la plus grande joie de nos amis cyclistes.