Guide touristique

Étape 20 : GrenobleGrenoble - 42.5 km
samedi 23 juillet
Etape 20
 

LES NANOTECHNOLOGIES AVANCENT À PAS DE GÉANT

Historiquement à la pointe de la recherche et de la haute technologie, Grenoble reste fidèle à cette vocation et s’est développée depuis une dizaine d’années comme une capitale des nanotechnologies, ces techniques de la miniaturisation au service de tous les domaines de la science et de l’industrie.
Plusieurs pôles d’innovation sont ainsi installés ou en passe de l’être sur la métropole grenobloise.
Nanobio est ainsi un pôle qui vise à faire de l'agglomération grenobloise un site unique en Europe pour favoriser le développement de nouveaux outils miniaturisés destinés aux sciences de la vie. Les applications de ces recherches sont le secteur médical, le secteur pharmaceutique, la traçabilité de l'eau, des aliments et, plus largement, l'environnement.
Par ailleurs, un réseau européen d'excellence piloté par le CEA de Grenoble, le projet Nano2life, place Grenoble à la tête de la recherche en nanobiotechnologie en Europe. Clinatec, dont le bâtiment vient de voir le jour, est un « hôtel à projets », où se rassembleront des cliniciens, des chercheurs en neurosciences et des biologistes pouvant interagir sur place avec des experts en micro nanotechnologies, dotés des équipements de recherche les plus avancés afin de mettre au point des applications des micro-nanotechnologies pour la santé. Créé en décembre 2003, MINATEC dispose enfin d’un Bâtiment de Haute Technologie (BHT) destiné aux entreprises et laboratoires publics développant les applications de demain dans le secteur des micro et nanotechnologies. Une dizaine d'entreprises sont déjà présentes sur ce site de 21.000 m2 et 300 emplois directs ont été créés.

LA JOURNÉE DES TUILES

La Journée des Tuiles est le nom donné au 7 juin 1788, date où la population grenobloise attaque les troupes royales à coups de tuiles pour défendre son Parlement. Pour beaucoup d’historiens, il s’agit du point de départ de la Révolution française.
La grogne est partie d’une reforme du garde des Sceaux, Lemoignon, qui entendait réduire le rôle judiciaire des Parlements à une simple fonction administrative et les assujettir à une Cour plénière dont les membres seraient nommés par le Roi. Grenoble tirait alors beaucoup de prestige et de privilèges de son Parlement, qui drainait une population de fonctionnaires, d’avocats, de clercs et d’huissiers. Prenant fait et cause pour les magistrats et les parlementaires, les Grenoblois montèrent sur les toits et accueillirent les troupes du Duc de Clermont-Tonnerre par une pluie de tuiles. À la fin de la journée, les troupes royales ont capitulé et les parlementaires sont réintégrés. Le calme n’est totalement rétabli que le 14 juillet suivant par les dragons du maréchal de Vaux.
La Journée des Tuiles débouche, le 21 juillet, sur l’assemblée de Vizille, organisée sur l’initiative des avocats Antoine Barnave et Jean-Joseph Mounier. L’assemblée appelle aux Etats Généraux et y réclame le vote par tête et non par ordre pour permettre au Tiers état d’obtenir la majorité sur la Noblesse et le Clergé.

SIX JOURS EN NOVEMBRE…

Ville-étape du Tour depuis 1905, Grenoble tient une place à part dans l’histoire pour avoir accueilli un événement dont la portée était imperceptible à l’époque. En 1919, au départ de la 11e étape, une cérémonie d’un nouveau genre eut lieu, puisqu’on remit à Eugène Christophe un maillot jaune imaginé pour distinguer dans le peloton le leader du classement général. L’innovation qui allait changer la face du cyclisme fut royalement célébrée par…une brève de moins de dix lignes dans L’Auto. Depuis, 267 champions ont porté la célèbre tunique.
Mais Grenoble, c’est aussi le dernier rempart en France des Six Jours, ce rendez-vous sur piste longtemps si populaire, qui a disparu partout ailleurs. Mélange de sport, de spectacle et de fête, les Six Jours cyclistes de Grenoble ont su traverser les époques pour devenir l'un des évènements les plus emblématiques de la ville de Grenoble. C'est d'ailleurs la seule manifestation de ce type encore organisée en France et chaque année le succès est au rendez-vous, grâce à la passion intacte de Charly Mottet, Bernard Vallet ou Bernard Thévenet. Il faut dire qu'en parallèle de la course professionnelle remportée dans le passé par les plus grands (Hinault, Fignon, Thévenet ou Merckx), de nombreuses animations rythment chaque soirée : numéros de cirque de haut vol, revue de cabaret, cascades moto, orchestre, … Au fil du temps, des nouveautés sont apportées aux épreuves. Pour les pros, le Défi de la Doublette qui consiste à doubler deux fois le peloton dans la même attaque, mais aussi l'Américaine à la Grenobloise, où chaque équipe est accompagnée d'un sprinteur. Ou bien encore, pour les sprinteurs, l'épreuve No Limit de séance de « sur place ». En 2011, les Six Jours, créés par Georges Cazeneuve, fêteront leurs 40 ans.

43 avant JC Mention d’un bourg gaulois du nom de Cularo
379 Fortifiée sous Dioclétien et Maximilien, Grenoble devient chef-lieu après la visite de l’Empereur Gratien. Elle est alors rebaptisée Gratianopolis et devient évêché.
XIe siècle – Les comtes d’Albon font de Grenoble la capitale de leurs Etats, le futur Dauphiné
1338 Fondation de l’université
1349 La ville est rattachée à la couronne de France
1447 à 1456 Le dauphin, futur Louis XI, réside à Grenoble où s’installe le troisième Parlement de France
1590 Lesdiguières s’empare de Grenoble et met fin aux guerres de Religion. Il agrandit la ville et améliore ses fortifications.
XVIIe siècle La ganterie se développe et devient l’une des spécialités de la ville.
1789 Les Etats de Vizille annoncent la Révolution française.
1870 La découverte de la Houille Blanche entraîne l’industrialisation de la ville.
1944 La ville de Grenoble est nommée compagnon de la Libération pour son rôle dans la Résistance.
1968 Grenoble accueille les Jeux olympiques d’hiver.

Le Palais du parlement du Dauphiné

Il date pour sa partie la plus ancienne de la fin du XVe siècle. Siège du Parlement du Dauphiné jusqu'à la Révolution, puis palais de justice jusqu'en 2002, il est situé place Saint-André. En 1453, le roi Louis XI transforma le Conseil delphinal créé en 1337 par Humbert II, en cour souveraine de justice appelée Parlement du Dauphiné. Ce fut le troisième créé en France, après Paris et Toulouse. Actuellement propriété du Conseil général de l'Isère, cet édifice de 7923 m3 fait l'objet d'un projet de rénovation prévoyant des activités commerciales, patrimoniales, universitaires et touristiques.


Collégiale Saint-André, place Saint-André

Datant du début du XIIIe siècle, c'est un des premiers bâtiments gothiques de la ville. Elle abrite depuis 1822 le mausolée élevé au chevalier Bayard, mort en 1524 ; c'est le Dauphin Guigues-André qui, à partir de 1228, en lança la construction au cœur du quartier delphinal, lieu de pouvoir des Dauphins au Moyen Âge, pour installer le chapitre de chanoines qu'il avait fondé deux ans plus tôt, et ainsi affirmer son pouvoir face à celui de l'évêque.


La Bastille

C’est un fort militaire du XIXe siècle culminant à 476 mètres d'altitude sur les derniers contreforts du massif de la Chartreuse, et dominant de 264 mètres la ville de Grenoble. Accessible en téléphérique, la Bastille, qui donne aussi son nom à la colline, est le premier site touristique de l'agglomération grenobloise avec 600 000 visiteurs par an.


38 fois ville-étape
Préfecture de l’Isère (38)
Population : 160 000 hab. (Grenoblois, Grenobloises), 500 000 hab. pour la communauté d’agglomération (27 communes)
Économie : ville française leader pour la micro et nano technologie (MINATEC, 1er pôle européen)
Festivals : Les Détours de Babel (musiques du monde, avril), Festival de théâtre européen (juillet), Festival du court métrage (juillet), Cabaret Frappé (juillet), Rocktambule (octobre), rencontres du Cinéma de montagne de Grenoble (novembre), festival international du cirque (novembre)
Personnalités : Casimir Périer, Stendhal, Olivier Messiaen (compositeur), Louis Néel (Prix Nobel de physique, fondateur de la Commission à l’Energie Atomique de Grenoble), Marc Minkowski (chef d’orchestre), Jean-Claude Gallotta (chorégraphe), Michel Fugain (chanteur), Bernard Thévenet (cyclisme), Jeannie Longo (cyclisme), Jérôme Neuville (cyclisme), Akim Tafer (boxe), Xavier Dorfman (champion olympique d’aviron à Sydney), Olivier Panis (pilote de F1)
Slogan : Citée de la cavalerie
Spécialités : noix, gratin dauphinois, poulet aux écrevisses, Murson (saucisson au cumin), le pingouin (pâtisserie), la Chartreuse (liqueur)
Sport :« Les Brûleurs de Loups » (hockey sur glace, vainqueur de la Coupe de la Ligue), FCG Rugby (Pro D2), GF 38 (Foot, Ligue 2), Aviron grenoblois (1er club de France), organisation d’une manche de la Coupe du Monde de Skate board (juin), les 6 Jours de Grenoble (novembre), Marathon Ekiden (novembre)
Labels : : Ville compagnon de la libération, ville fleurie (4 fleurs), ville internet 5@, Guidon d’or des villes qui ont plus de 30 km de pistes cyclables, Ruban du développement durable 2010, Marianne d’or 2011 (prix national de la mixité et de la politique de développement durable), 1ère ville où il fait bon étudier d’après le palmarès du journal l’Etudiant 2011.
Signature : Play Grenoble
 

Département de l’Isère (38)

Préfecture : Grenoble
Sous-préfectures : La Tour-du-Pin, Vienne
Population : 1 190 000 hab.
Site web : www.isere.fr
www.isere.tourisme.com


Au cœur des Alpes, à moins de trois heures de Paris en TGV, ce département présente un profil géographique singulier, qui se décline des hauts sommets du massif de l'Oisans jusqu'aux rives du Rhône, de Vienne « la Romaine » et de ses parfums du sud. Parmi ses richesses à découvrir, le domaine de Vizille, qui comprend au sein d'un parc de 100 hectares le château du duc de Lesdiguières, construit au XVIIe siècle. Ce dernier abrite le musée de la Révolution française. Mais aussi Saint-Antoine l'Abbaye, haut lieu de la foi catholique au Moyen âge, un village touristique fréquenté pour son architecture médiévale. Baignée par le Rhône, Vienne est de son côté imprégnée de son passé gallo-romain. Adossé aux pentes rocheuses du mont Pipet, le théâtre romain accueille depuis plus de vingt ans le célèbre festival Jazz à Vienne. Impossible d'oublier la préfecture, Grenoble, ville étudiante, cosmopolite, cultivée, pionnière avec son célèbre téléphérique urbain et sa maison de la culture. Le département, qui ne comporte pas moins d'un parc national (les Ecrins) et de deux régionaux (Chartreuse et Vercors), 11 réserves naturelles et plus de 4.400 hectares d'espaces naturels sensibles, attire en masse les touristes. Fort de ses 466.00 emplois pour 1.190.000 habitants, l'Isère affiche un taux de chômage restreint (6,4%) et constitue notamment le premier pôle de recherche publique français, après Paris.

KM 2,5 : EYBENS (9 550 h)


Château d’Eybens

Dominant le bourg historique de la commune d'Eybens, le château est situé juste au-dessus du passage naturel qui relie le bassin grenoblois à la montée vers le plateau de Champagnier et les balcons de Belledonne. L'origine du château, l'histoire de ses bâtisseurs et de ses propriétaires successifs ne sont pas toujours très précises. L'origine de l'édifice remonterait au Moyen-âge : des documents antérieurs à 1120 attestent déjà de l'existence du château.
L'histoire du château d'Eybens est liée à celle des différentes familles qui se succèdent : les Briançon entre les XIIIe et XVIe siècles, ensuite les Chaponnay. Entre 1620 et 1650 apparaissent les noms de la famille de Surville ainsi que celui de Christine de Savoie. Il semblerait que la construction du château actuel date de 1610, mais il n'est pas sûr que Christine de Savoie en soit à l'origine, comme on l'a longtemps pensé. Quant aux Surville, ils ont possédé le château jusqu'en 1754.
Ensuite plusieurs familles se sont succédé : Leclet, Périer, Chaper...


Maladrerie de la Lévade

Annexe de la Commanderie d’Echirolles, elle apparaît dès 1259 dans divers documents. Comme son nom l’indique, elle a d’abord une fonction hospitalière : celle d’accueillir les lépreux, qui sont alors relégués avec autant d’humanité que possible dans de tels lieux. L’Ordre des Templiers, fondateur de la Commanderie d’Echirolles, en est le premier propriétaire. Il le reste jusqu’à sa dissolution en 1311. Le dauphin Jean II s’empare, entre autres, de ces biens, avant de les restituer en 1317. La Lévade devient alors propriété des commandeurs d’Echirolles, dépendant eux-mêmes de l’Ordre de Malte. Le Château de la Commanderie est aujourd'hui un Hôtel-Château.


KM 9 : BRIÉ-ET-ANGONNES (2 300 hab.)

Poumon vert de l’agglomération grenobloise, Brié-et-Angonnes est une commune à la fois rurale et péri-urbaine de 2300 habitants, à mi-chemin entre Grenoble et Vizille. Elle s’étend sur 970 ha, dont plus de 600 en terres agricoles et près de 200 présentant un intérêt écologique et naturel.
En 1587, au plus fort des Guerres de Religion, la commune fut le théâtre du passage de troupes suisses venus prêter main forte aux Huguenots de Lesdiguières à la bataille de Jarrie.

La Chapelle des Angonnes
Mentionnée dans un acte daté du 6 septembre 1238, la chapelle des Angonnes a été reconstruite au XVIIe siècle, suite à l’effondrement partiel du clocher sur la nef. Elle est placée sous le vocable de St Hippolyte, martyr du IIIe siècle. La pièce majeure du mobilier est incontestablement le maître-autel retable. Unique exemple de petit autel baroque de type rural dans le Département de l’Isère, il a été classé Monument Historique et déclaré autel privilégié par l’Eglise. Une série de toiles peintes est disposée dans la nef, dont une copie de la pietà d’Hannibal Carrache et une crucifixion peinte par l’artiste grenoblois Paul Dorival vers 1663 (classé Monument Historique).


KM 15 : VIZILLE (7 700 hab.)

Point de passage important entre l’Italie et Grenoble, Vizille fut à l’origine un oppidum gaulois. Les Romains durent renoncer souvent à ce passage, repoussés par les Allobroges. Elle devint Castra Vigiliae, station militaire sur la voie romaine. Possession de l'abbaye de Cluny au Xe siècle, elle fut prise par les protestants au XVIe siècle, puis par les catholiques. Lesdiguières, devenu lieutenant général du Dauphiné, acquit le vieux château et le fit reconstruire.
Le 21 juillet 1788, faisant suite à la Journée des Tuiles (7 juin), des notables de la région de Grenoble organisèrent l'Assemblée de Vizille réunissant 50 prêtres, 165 nobles et 276 représentants du Tiers état. L'assemblée réclame la réunion des États généraux et leur vote par tête. Bien que donnant une apparence démocratique annonçant la Révolution française, l'Assemblée de Vizille est d'abord l'expression de l'opposition des classes privilégiées aux tentatives de réformes, notamment fiscales, de Brienne.
Thierry Claveyrolat, meilleur grimpeur du Tour 1990, était surnommé « l’aigle de Vizille ». Vainqueur de deux étapes du Tour, il tenait une brasserie dans le centre-ville quand il s’est donné la mort dans le village proche de Notre-Dame de Mésage.


KM 22,5 : VAULNAVEYS-LE-HAUT (3 350 hab.)

La Chartreuse de Prémol
Un peu en aval du lac Luitel, on découvre les restes de l'ancienne Chartreuse de Prémol, fondée en 1234 par Béatrix de Montferrat (épouse du Dauphin Guigues André), plusieurs fois éprouvée par des incendies (notamment en 1467 et 1707), détruite durant la Révolution Française. Après que la Chartreuse fut désertée en 1791, les paysans des environs se ruèrent à l'assaut des bâtiments pour les piller et les démanteler. La Chartreuse de Prémol et ses terrains furent inscrits comme site naturel le 2 décembre 1943.
La Porterie, imposante bâtisse en ruine fit office de maison forestière. Elle fait l’objet d’une étude de réhabilitation. Les restes de Béatrix de Montferrat seraient encore présents, là où était érigée l'église.


KM 30 : URIAGE-LES-BAINS (4 800 hab. pour SAINT-MARTIN)

Découverte par les Romains, Uriage-les-Bains devra attendre le XVIIIe siècle pour que soient reconnues les propriétés uniques de son eau. L'eau thermale jaillit de la source à 27°. Elle est salée, riche en oligoéléments et en plancton. Elle est chlorurée, sodique, sulfurée et possède une particularité unique au monde, l'isotonie : sa concentration moléculaire est semblable à celle du sérum sanguin, ce qui permet une excellente tolérance.
Uriage a joué un rôle important pour la Résistance française durant la guerre, grâce à l'École des cadres d'Uriage (dont fit partie Hubert Beuve-Méry, fondateur du quotidien Le Monde). Cette école s'installa dans le Château d'Uriage qui surplombe le village.


KM 35,5 : GIÈRES (900 hab.)

Le fort du Mûrier a été construit entre 1873 et 1878, selon le système de fortification Séré de Rivières. Le fort du Mûrier est d'ailleurs l'un des rares forts à respecter les spécifications exactes du général Séré de Rivières. L'objectif principal du fort était de bloquer l'accès à Grenoble aux troupes ennemies en provenance de Chambéry. Pour ce faire, le fort du Mûrier ainsi que le Fort du Bourcet croisaient leurs feux en direction de la Vallée du Grésivaudan. En temps de guerre, le fort pouvait abriter plus de 542 hommes et 32 pièces d'artillerie. C'était le fort le plus puissant de la région grenobloise. Abandonné par l'armée en 1978, il fut acheté la même année par la commune de Gières.


KM 37,5 : SAINT-MARTIN-D’HÈRES (35 500 hab.)

Saint-Martin-d'Hères est née de la paroisse Saint-Martin, créée en 1100 sur une plaine de marais et de roseaux. En 1488, un couvent des Minimes y est construit. À la fin du XIXe siècle, la ville connaît son premier développement avec l'industrialisation du quartier de la Croix-Rouge. De nombreuses usines s'ouvrent dont Neyret-Brenier, puis la biscuiterie Brun, l'une des plus importantes d'Europe. Elle a fermé ses portes en décembre 1990. Les années 1950 et 1960 marquent le début d'une nouvelle ère : l'explosion démographique, le besoin d'aménagement urbain et l'installation du domaine universitaire sur son territoire vont modifier la physionomie de la ville. Ville de l’ancien coureur cycliste Jean-Claude Colotti qui était l’ami de Thierry Claveyrolat.

Le couvent des Minimes
Datant du XVe siècle, le couvent des Minimes de la Plaine est en partie classé Monument Historique. Endommagé et incendié en 2007, il est en cours de restauration. Il a abrité les tombes de la noblesse locale, dont celle du chevalier Bayard.

 

LES NANOTECHNOLOGIES AVANCENT À PAS DE GÉANT

Historiquement à la pointe de la recherche et de la haute technologie, Grenoble reste fidèle à cette vocation et s’est développée depuis une dizaine d’années comme une capitale des nanotechnologies, ces techniques de la miniaturisation au service de tous les domaines de la science et de l’industrie.
Plusieurs pôles d’innovation sont ainsi installés ou en passe de l’être sur la métropole grenobloise.
Nanobio est ainsi un pôle qui vise à faire de l'agglomération grenobloise un site unique en Europe pour favoriser le développement de nouveaux outils miniaturisés destinés aux sciences de la vie. Les applications de ces recherches sont le secteur médical, le secteur pharmaceutique, la traçabilité de l'eau, des aliments et, plus largement, l'environnement.
Par ailleurs, un réseau européen d'excellence piloté par le CEA de Grenoble, le projet Nano2life, place Grenoble à la tête de la recherche en nanobiotechnologie en Europe. Clinatec, dont le bâtiment vient de voir le jour, est un « hôtel à projets », où se rassembleront des cliniciens, des chercheurs en neurosciences et des biologistes pouvant interagir sur place avec des experts en micro nanotechnologies, dotés des équipements de recherche les plus avancés afin de mettre au point des applications des micro-nanotechnologies pour la santé. Créé en décembre 2003, MINATEC dispose enfin d’un Bâtiment de Haute Technologie (BHT) destiné aux entreprises et laboratoires publics développant les applications de demain dans le secteur des micro et nanotechnologies. Une dizaine d'entreprises sont déjà présentes sur ce site de 21.000 m2 et 300 emplois directs ont été créés.

LA JOURNÉE DES TUILES

La Journée des Tuiles est le nom donné au 7 juin 1788, date où la population grenobloise attaque les troupes royales à coups de tuiles pour défendre son Parlement. Pour beaucoup d’historiens, il s’agit du point de départ de la Révolution française.
La grogne est partie d’une reforme du garde des Sceaux, Lemoignon, qui entendait réduire le rôle judiciaire des Parlements à une simple fonction administrative et les assujettir à une Cour plénière dont les membres seraient nommés par le Roi. Grenoble tirait alors beaucoup de prestige et de privilèges de son Parlement, qui drainait une population de fonctionnaires, d’avocats, de clercs et d’huissiers. Prenant fait et cause pour les magistrats et les parlementaires, les Grenoblois montèrent sur les toits et accueillirent les troupes du Duc de Clermont-Tonnerre par une pluie de tuiles. À la fin de la journée, les troupes royales ont capitulé et les parlementaires sont réintégrés. Le calme n’est totalement rétabli que le 14 juillet suivant par les dragons du maréchal de Vaux.
La Journée des Tuiles débouche, le 21 juillet, sur l’assemblée de Vizille, organisée sur l’initiative des avocats Antoine Barnave et Jean-Joseph Mounier. L’assemblée appelle aux Etats Généraux et y réclame le vote par tête et non par ordre pour permettre au Tiers état d’obtenir la majorité sur la Noblesse et le Clergé.

SIX JOURS EN NOVEMBRE…

Ville-étape du Tour depuis 1905, Grenoble tient une place à part dans l’histoire pour avoir accueilli un événement dont la portée était imperceptible à l’époque. En 1919, au départ de la 11e étape, une cérémonie d’un nouveau genre eut lieu, puisqu’on remit à Eugène Christophe un maillot jaune imaginé pour distinguer dans le peloton le leader du classement général. L’innovation qui allait changer la face du cyclisme fut royalement célébrée par…une brève de moins de dix lignes dans L’Auto. Depuis, 267 champions ont porté la célèbre tunique.
Mais Grenoble, c’est aussi le dernier rempart en France des Six Jours, ce rendez-vous sur piste longtemps si populaire, qui a disparu partout ailleurs. Mélange de sport, de spectacle et de fête, les Six Jours cyclistes de Grenoble ont su traverser les époques pour devenir l'un des évènements les plus emblématiques de la ville de Grenoble. C'est d'ailleurs la seule manifestation de ce type encore organisée en France et chaque année le succès est au rendez-vous, grâce à la passion intacte de Charly Mottet, Bernard Vallet ou Bernard Thévenet. Il faut dire qu'en parallèle de la course professionnelle remportée dans le passé par les plus grands (Hinault, Fignon, Thévenet ou Merckx), de nombreuses animations rythment chaque soirée : numéros de cirque de haut vol, revue de cabaret, cascades moto, orchestre, … Au fil du temps, des nouveautés sont apportées aux épreuves. Pour les pros, le Défi de la Doublette qui consiste à doubler deux fois le peloton dans la même attaque, mais aussi l'Américaine à la Grenobloise, où chaque équipe est accompagnée d'un sprinteur. Ou bien encore, pour les sprinteurs, l'épreuve No Limit de séance de « sur place ». En 2011, les Six Jours, créés par Georges Cazeneuve, fêteront leurs 40 ans.

43 avant JC Mention d’un bourg gaulois du nom de Cularo
379 Fortifiée sous Dioclétien et Maximilien, Grenoble devient chef-lieu après la visite de l’Empereur Gratien. Elle est alors rebaptisée Gratianopolis et devient évêché.
XIe siècle Les comtes d’Albon font de Grenoble la capitale de leurs Etats, le futur Dauphiné
1338 Fondation de l’université
1349 La ville est rattachée à la couronne de France
1447 à 1456 Le dauphin, futur Louis XI, réside à Grenoble où s’installe le troisième Parlement de France
XVIIe siècle La ganterie se développe et devient l’une des spécialités de la ville
1789 Les Etats de Vizille annoncent la Révolution française
1870 La découverte de la Houille Blanche entraîne l’industrialisation de la ville
1944 La ville de Grenoble est nommée compagnon de la Libération pour son rôle dans la Résistance
1968 Grenoble accueille les Jeux olympiques d’hiver

Le Palais du parlement du Dauphiné

Il date pour sa partie la plus ancienne de la fin du XVe siècle. Siège du Parlement du Dauphiné jusqu'à la Révolution, puis palais de justice jusqu'en 2002, il est situé place Saint-André. En 1453, le roi Louis XI transforma le Conseil delphinal créé en 1337 par Humbert II, en cour souveraine de justice appelée Parlement du Dauphiné. Ce fut le troisième créé en France, après Paris et Toulouse. Actuellement propriété du Conseil général de l'Isère, cet édifice de 7923 m3 fait l'objet d'un projet de rénovation prévoyant des activités commerciales, patrimoniales, universitaires et touristiques.


Collégiale Saint-André, place Saint-André

Datant du début du XIIIe siècle, c'est un des premiers bâtiments gothiques de la ville. Elle abrite depuis 1822 le mausolée élevé au chevalier Bayard, mort en 1524 ; c'est le Dauphin Guigues-André qui, à partir de 1228, en lança la construction au cœur du quartier delphinal, lieu de pouvoir des Dauphins au Moyen Âge, pour installer le chapitre de chanoines qu'il avait fondé deux ans plus tôt, et ainsi affirmer son pouvoir face à celui de l'évêque.


La Bastille

C’est un fort militaire du XIXe siècle culminant à 476 mètres d'altitude sur les derniers contreforts du massif de la Chartreuse, et dominant de 264 mètres la ville de Grenoble. Accessible en téléphérique, la Bastille, qui donne aussi son nom à la colline, est le premier site touristique de l'agglomération grenobloise avec 600 000 visiteurs par an.


38 fois ville-étape
Préfecture de l’Isère (38)
Population : 160 000 hab. (Grenoblois, Grenobloises), 500 000 hab. pour la communauté d’agglomération (27 communes)
Économie : ville française leader pour la micro et nano technologie (MINATEC, 1er pôle européen)
Festivals : Les Détours de Babel (musiques du monde, avril), Festival de théâtre européen (juillet), Festival du court métrage (juillet), Cabaret Frappé (juillet), Rocktambule (octobre), rencontres du Cinéma de montagne de Grenoble (novembre), festival international du cirque (novembre)
Personnalités : Casimir Périer, Stendhal, Olivier Messiaen (compositeur), Louis Néel (Prix Nobel de physique, fondateur de la Commission à l’Energie Atomique de Grenoble), Marc Minkowski (chef d’orchestre), Jean-Claude Gallotta (chorégraphe), Michel Fugain (chanteur), Bernard Thévenet (cyclisme), Jeannie Longo (cyclisme), Jérôme Neuville (cyclisme), Akim Tafer (boxe), Xavier Dorfman (champion olympique d’aviron à Sydney), Olivier Panis (pilote de F1)
Slogan : Citée de la cavalerie Spécialités : noix, gratin dauphinois, poulet aux écrevisses, Murson (saucisson au cumin), le pingouin (pâtisserie), la Chartreuse (liqueur)
Sport :« Les Brûleurs de Loups » (hockey sur glace, vainqueur de la Coupe de la Ligue), FCG Rugby (Pro D2), GF 38 (Foot, Ligue 2), Aviron grenoblois (1er club de France), organisation d’une manche de la Coupe du Monde de Skate board (juin), les 6 Jours de Grenoble (novembre), Marathon Ekiden (novembre)
Labels : : Ville compagnon de la libération, ville fleurie (4 fleurs), ville internet 5@, Guidon d’or des villes qui ont plus de 30 km de pistes cyclables, Ruban du développement durable 2010, Marianne d’or 2011 (prix national de la mixité et de la politique de développement durable), 1ère ville où il fait bon étudier d’après le palmarès du journal l’Etudiant 2011.
Signature : Play Grenoble
 

Descriptif fourni par BRGM

LE RÉCIF

Depuis les rues de Grenoble, les coureurs peuvent apercevoir la haute silhouette du Vercors qui barre l’horizon au sud de la ville. Cette énorme barre de calcaire s’est formée il y a plus de 90 millions d’années, par l’accumulation de sédiments et de coquilles dans le fond d’une mer chaude et peu profonde, accumulation sur laquelle s’est ensuite installé un immense récif corallien. Lors du soulèvement des Alpes, ce tranquille fond marin se retrouve lentement porté en altitude, terminant sa course il y a 6 millions d’années à 1000 mètres au-dessus du niveau de la mer.