
Les Essarts - 23km
dimanche 3 juillet
L’un des hauts lieux des Essarts est certainement le Manoir Saint-Michel du XIXème siècle installé en plein centre-ville au milieu d’un très beau parc géré par le Conseil général de Vendée, qui accueille aussi bien le groupe cycliste amateur Vendée U, que son émanation professionnelle, l’équipe Europcar dirigée par Jean-René Bernaudeau.
C’est en 1991 que l’ancien Maillot Jaune du Tour de France met en place dans sa région d’origine cette structure de formation, qui évolue en Nationale 1 et voit le jour avec l’aide du Conseil général de Vendée, des magasins U et du Conseil régional des Pays de Loire. En 2000, afin de permettre à ses coureurs de passer professionnels, il crée une équipe qui prend le nom de Bonjour. Les parrains se succèdent : Brioches La Boulangère en 2003, Bouygues Télécom depuis 2005, puis Europcar cette saison. Vendée U devient ainsi au sein du groupe Vendée Cyclisme SA la réserve de l’équipe pro.
Depuis une décennie, la structure a vu passer quelques-uns des plus grands noms du cyclisme français et international sans jamais renier ses valeurs : Sylvain Chavanel, Sébastien Joly, Franck Bouyer, Damien Nazon, François Simon, Jean-Cyril Robin, Didier Rous, Nicolas Jalabert, Roger Hammond, Charles Wegelius, Thomas Voeckler, Jérôme Pineau ou Pierrick Fedrigo font ainsi partie des fleurons de l’équipe au cours des ans. Chez les dames, Félicia Ballanger ajoute encore au prestige d’une équipe qui évolua très vite au sommet.
Les victoires d’étapes remportées l’an dernier dans le Tour par Thomas Voeckler et Pierrick Fedrigo ont permis à Jean-René Bernaudeau, à la recherche de partenaires, de poursuivre son aventure avec l’espoir de nouveaux succès, notamment sur ses terres.
Artiste autodidacte né à Avallon en 1910, Gaston Chaissac s’installa en Vendée à la fin de la Guerre, où son épouse fut nommée institutrice à Boulogne. Lors du contre-la-montre, les équipes passeront devant « le Palimpseste », belle maison bourgeoise à la sortie gauche de Boulogne, où le peintre vivait avec sa famille. Illustrateur, chroniqueur et collagiste inclassable il passera toute la fin de sa vie dans le département et notamment treize ans à Sainte-Florence, dans le canton des Essarts, où il développe son œuvre en reclus et souvent dans l’incompréhension des habitants. Génial précurseur par ses œuvres faussement naïves, il connaît une gloire posthume. Et Sainte-Florence, à l’instigation de sa fille et de sa petite fille, dépositaires de son œuvre, a su lui rendre un hommage aussi beau que singulier en ouvrant, dans l’école où il habitait, cette « boîte à sucre bleue » : un espace muséo-scénographique qui lui est consacré et fait aujourd’hui l’admiration des grands et aussi des petits, très réceptifs à son univers original. Gaston Chaissac, admiré par André Lhôte ou Benjamin Perret, disparut d’une embolie pulmonaire en 1964 alors que le monde commençait à découvrir son travail.
Aujourd’hui, c’est l’association Flore culturelle qui gère l’espace culturel Gaston Chaissac. Dans la cour, on trouve notamment les latrines peintes par l’artiste en 1952 et qui sont aujourd’hui classées à l’inventaire des monuments historiques.
Le Tour de France n’a fait étape qu’à une seule reprise aux Essarts, mais la ville ne s’est pas offert en cette occasion un vainqueur au rabais. Tom Boonen y avait en effet devancé Thor Hushovd au sprint, puis avait récidivé le lendemain à Tours, également terre de sprinteurs. Déjà vainqueur de deux étapes dans l’édition précédente, le champion de Belgique était en ce mois de juillet 2005 le meilleur coureur du monde, un statut qu’il allait confirmer un peu plus tard en devenant champion du monde à Madrid. Le surdoué de Mol avait commencé l’année sur les chapeaux de roue en enlevant deux étapes de Paris-Nice, en mars. Son mois d’avril fut particulièrement glorieux, avec un doublé Paris-Roubaix - Tour des Flandres de haute volée. Ainsi, s’il avait réglé le sprint des échappés dans l’Enfer du Nord, c’est en finisseur qu’il s’était adjugé le Ronde, démontrant que rien ne lui résistait alors. Tom Boonen gardait donc un très bon souvenir des Essarts lorsqu’il discuta en 2008 d’un possible transfert de la Quick Step chez Bouygues Telecom, l’équipe de Jean-René Bernaudeau, installée dans la ville. Les négociations allaient bon train lorsque fut révélé un contrôle positif à la cocaïne qui mit fin aux tractations. Ce n’était pas le genre de la maison Bernaudeau…
| IVe siècle | La butte des Essarts est primitivement un Suovetaurilia, autel sacrificiel romain d'animaux pour imploration du dieu Mars, avant de devenir à l'époque féodale la motte castrale où s'éleva le premier château fort des Essarts, un simple donjon de bois. |
| IXe siècle | Construction de la motte féodale. |
| 1182 | Édification de l’église romane du prieuré Saint-Pierre, détruite pendant les Guerres de Vendée. La crypte, qui subsiste, est classée depuis 1971. |
| XIIIe siècle | Construction en pierre du château des Essarts qui appartient successivement aux familles d’Aspremont, de Chabot, de Vivonne et de Blois. |
| 1793 | Charrette attaque un camp de 2000 républicains installés aux Essarts et s’en empare en une demi-heure. |
| 1850 | Construction de la nouvelle église. |
| 1898 | Ouverture de la gare des Essarts. La ligne est fermée en 1950. |
Il a traversé plus de plus de mille ans d'histoire. Sur l’emplacement d’un ancien temple romain au dieu Mars fut érigée une motte castrale puis un donjon dès le XIIe siècle. Baronnie sous vassalité de la Vicomté de Thouars, le domaine des Essarts voit alors s'élever d'imposantes constructions de pierre : des remparts et quatre tours, dont la haute Tour Sarrasine, des châtelets d'entrée à pont-levis témoigneront encore longtemps de cette belle époque des chevaliers.
Aujourd’hui, le château fait encore admirer sa Tour Sarrasine, ses belles tours de garde ou encore le logis Renaissance, que fit construire Jean IV de Brosse, et qui n'a pas échappé aux feux révolutionnaires des colonnes infernales pendant les guerres de Vendée en 1794. Charette y emprisonna les 300 républicains du camp des Essarts en juin 1795. En subsistent les ouvertures, la fenêtre à Meneau, la cheminée, la colonne d'escalier évoquant toute la richesse architecturale qui l'orna deux siècles durant.
Édifiée en 1182 en même temps que l'église romane du prieuré Saint Pierre, la crypte conserve de magnifiques voûtes et colonnes du XIIe siècle. On y aperçoit encore des traces de peinture sur les murs, notamment un ange balançant un encensoir.<
La Grève est l’une des vingt baronnies qui relèvent du Duché de Thouars où elle a droit de haute justice. Elle est mentionnée dès le XIIe siècle, où Agnès, Dame de la Rocheservière et de la Grève, épouse Sébrand Ier Chabot. La Grève passe ainsi, et pour plus de trois siècles, dans les mains de cette famille. Pendant les guerres de religion, il passe sans cesse des mains des catholiques à celles des protestants. En 1599, il est vendu à Pierre Durcot, seigneur protestant proche d’Henri IV, qui le réaménage : c’est alors l’apogée de son histoire. Menaçant ruine, le château est restauré à la fin des années 1970 et en 1984, il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. En 1997, il est ouvert aux premières visites grâce à la création de l’Association des Amis du Château de la Grève. En 2000, le château reçoit le Prix des Vieilles Maisons Françaises, en récompense des efforts de sauvegarde entrepris.
Préfecture : La Roche-sur-Yon
Sous-préfectures : Les Sables-d’Olonne, Fontenay-le-Comte
Population : 617 000 hab
Sites web : www.vendee.fr / www.vendee-tourisme.com
La Vendée, c’est tout d’abord une forte identité, fondée sur une histoire bimillénaire, des légions de César sur le Mont des Alouettes au maréchal de Lattre de Tassigny, des moines défricheurs du Marais poitevins aux cap-horniers de Noirmoutier.
La Vendée, c’est aussi la diversité des paysages – bocage, plaine et marais – et 250 km de côte atlantique qui abritent une faune et une flore très riches. Egalement pionnier pour le développement de l’énergie solaire ou la préservation de l’environnement, la Vendée fut également le premier département rural raccordé au haut débit. Des arguments qui séduisent chaque année plus de 5 millions de visiteurs et qui font du tourisme l’une des toutes premières activités de la Vendée.
Régulièrement classé comme l’un des tout premiers départements pour la qualité de vie, la Vendée est aussi un territoire d’excellence économique. Son riche tissu de PME dynamiques en fait le leader européen, voire mondial, dans de nombreux secteurs. C’est le cas par exemple de la plaisance, où les 2/3 de la filière sont regroupés derrière les chantiers Bénéteau- Jeanneau, ou encore de l’agroalimentaire. Malgré la crise, la Vendée est d’ailleurs le département où il se créé le plus de PME chaque année.
Le sport contribue également à ce dynamisme, non seulement parce que les Vendéens sont de fervents supporters des grands événements, comme le Vendée Globe, mais aussi parce qu’ils sont des sportifs accomplis. Ils sont ainsi 180 000 à appartenir à l’une des 1 500 associations du département. Reine de ces disciplines, le vélo, que ce soit avec le Vendée U des jeunes espoirs ou encore l’équipe Europcar de Jean-René Bernaudeau et de Thomas Voeckler.
Le tourisme vendéen à la pointe de l’innovation
Passer ses vacances en Vendée, c’est l’occasion unique de vivre des expériences inoubliables. Dîner dans un train à vapeur qui traverse le bocage. Se déplacer en roulotte dans le Sud Vendée. Naviguer en bateau électrique dans le Marais Poitevin. Bivouaquer au cœur du Marais Breton Vendéen. Des dizaines d’offres touristiques atypiques se développent en Vendée et participent à attirer chaque année des centaines de milliers de visiteurs. En matière de nouvelles technologies, là aussi, le tourisme vendéen innove. Bornes wifi, applications pour smartphones, développement du QR code. Les professionnels du secteur se mobilisent pour développer ces outils qui facilitent et enrichissent les vacances. Ainsi, le Comité départemental du tourisme propose une version mobile de son site Internet. Une offre qui rencontre déjà un vif succès. Aux Sables-d’Olonne, une application disponible en téléchargement gratuit permet d’avoir accès à toutes les informations pratiques nécessaires pour réussir son séjour.
Au fil de l’eau
La seconde édition des sorties nature proposées par le Conseil général se déroule jusqu’au 26 août prochain. Au printemps et en été, les sites départementaux, espaces naturels remarquables, sont parés de leurs plus beaux paysages pour recevoir petits et grands lors de quelque quarante animations concoctées pour eux. Cette année, chaque lieu se visite dans le miroir de l’eau, thème mis à l’honneur en 2011. De la Vallée de l’Yon à la Sèvre Nantaise, en passant notamment par le Bois des Jarries ou l’île Charrouin, les visiteurs découvrent la beauté d’une faune et d’une flore vendéennes qui se dévoilent, à fleur de rivières.
Boulogne (eau bouillante) tire son nom de la rivière qui coule près du bourg et sépare cette paroisse de celle de Dompierre-sur-Yon. Cette rivière longue de 54 km prend sa source à St Martin des Noyers et va se jeter dans le Lac de Grand-Lieu. On signale six vieilles tonnelles, preuve qu’autrefois, le pays avait beaucoup de moulins à vent. Le dernier de ces moulins, situé à la sortie du bourg sur la route de la Merlatière, date de 1880. Il a été restauré par le propriétaire actuel.
On note sur la commune plusieurs sites dignes d’intérêt :
Le château de la Bralière (site inscrit) a vu la réconciliation de Charette avec Stofflet pendant les guerres de Vendée. C’est aussi la maison natale de Philippe de Villiers, qui y a vu le jour en 1949.
L'église Notre Dame de Boulogne, coiffée d’un coq en bronze doré, a remplacé à la fin du XIXe siècle une ancienne église qui menaçait ruine. Dans le sanctuaire, trois verrières occupent les baies du fond et représentent l’Assomption, l’Annonciation à la Sainte Vierge et la Nativité, fournies par des peintres verriers de Nantes. La rosace de la grande baie géminée éclairant la tribune, est ornée d’une verrière représentant Saint Louis portant dans ses mains la Sainte Couronne d’épines. Dans le beffroi sont suspendues quatre cloches donnant une quinte majeure et pesant ensemble 2.484 kg. Ces cloches furent bénies en 1893. La chaire est fixée sur un pilier entre la nef centrale et la nef droite de l’église. Elle est l’œuvre du sculpteur nantais Barranger.
Gaston Chaissac (voir par ailleurs) passa une partie de sa vie à Boulogne.
Née à l’époque gallo-romaine par l’implantation de plusieurs hameaux, la localité de Dompierre-sur-Yon se développe à partir du XIVe siècle et la création du centre-bourg. La proximité de La Roche-sur-Yon a vu la population du village augmenter sensiblement au XXe siècle.
Plusieurs sites sur la commune méritent le coup d’œil comme le barrage du Moulin Papon sur l’Yon, le pont de Pierre-Plate, composé de trois mégalithes de schiste, les étangs de Malvoisine ou le château de Rortheau (1844) et son lac.
L'origine du nom de La Merlatière viendrait du latin « merus » (pur), et « lateria » (terre à briques). La Merlatière, Merlateria, était autrefois une châtellerie associée au château des Gâts, et sa juridiction s'étendait sur la majeure partie des paroisses de La Merlatière. Les seigneurs du lieu, issus de la famille de Resay, sont déliés par le Roi de France de tout devoir envers le baron des Essarts, leur souverain, pour ne relever que de la couronne.
L'église date du XIIe siècle, avec des éléments plus récents des XIIIe et XIXe siècles. Dans son mobilier, plusieurs éléments sont classés, dont le retable et le dais d'autel en bois, de 1777, un Christ en croix exceptionnel du XVIe siècle, relégué dans la sacristie, et la cloche qui date de 1772.
Le village est associé, comme les communes alentour au Compère Philippe Guilleri, personnage du XVIe siècle dont la mémoire est perpétuée par une comptine.
L’un des hauts lieux des Essarts est certainement le Manoir Saint-Michel du XIXème siècle installé en plein centre-ville au milieu d’un très beau parc géré par le Conseil général de Vendée, qui accueille aussi bien le groupe cycliste amateur Vendée U, que son émanation professionnelle, l’équipe Europcar dirigée par Jean-René Bernaudeau.
C’est en 1991 que l’ancien Maillot Jaune du Tour de France met en place dans sa région d’origine cette structure de formation, qui évolue en Nationale 1 et voit le jour avec l’aide du Conseil général de Vendée, des magasins U et du Conseil régional des Pays de Loire. En 2000, afin de permettre à ses coureurs de passer professionnels, il crée une équipe qui prend le nom de Bonjour. Les parrains se succèdent : Brioches La Boulangère en 2003, Bouygues Télécom depuis 2005, puis Europcar cette saison. Vendée U devient ainsi au sein du groupe Vendée Cyclisme SA la réserve de l’équipe pro.
Depuis une décennie, la structure a vu passer quelques-uns des plus grands noms du cyclisme français et international sans jamais renier ses valeurs : Sylvain Chavanel, Sébastien Joly, Franck Bouyer, Damien Nazon, François Simon, Jean-Cyril Robin, Didier Rous, Nicolas Jalabert, Roger Hammond, Charles Wegelius, Thomas Voeckler, Jérôme Pineau ou Pierrick Fedrigo font ainsi partie des fleurons de l’équipe au cours des ans. Chez les dames, Félicia Ballanger ajoute encore au prestige d’une équipe qui évolua très vite au sommet.
Les victoires d’étapes remportées l’an dernier dans le Tour par Thomas Voeckler et Pierrick Fedrigo ont permis à Jean-René Bernaudeau, à la recherche de partenaires, de poursuivre son aventure avec l’espoir de nouveaux succès, notamment sur ses terres.
Artiste autodidacte né à Avallon en 1910, Gaston Chaissac s’installa en Vendée à la fin de la Guerre, où son épouse fut nommée institutrice à Boulogne. Lors du contre-la-montre, les équipes passeront devant « le Palimpseste », belle maison bourgeoise à la sortie gauche de Boulogne, où le peintre vivait avec sa famille. Illustrateur, chroniqueur et collagiste inclassable il passera toute la fin de sa vie dans le département et notamment treize ans à Sainte-Florence, dans le canton des Essarts, où il développe son œuvre en reclus et souvent dans l’incompréhension des habitants. Génial précurseur par ses œuvres faussement naïves, il connaît une gloire posthume. Et Sainte-Florence, à l’instigation de sa fille et de sa petite fille, dépositaires de son œuvre, a su lui rendre un hommage aussi beau que singulier en ouvrant, dans l’école où il habitait, cette « boîte à sucre bleue » : un espace muséo-scénographique qui lui est consacré et fait aujourd’hui l’admiration des grands et aussi des petits, très réceptifs à son univers original. Gaston Chaissac, admiré par André Lhôte ou Benjamin Perret, disparut d’une embolie pulmonaire en 1964 alors que le monde commençait à découvrir son travail.
Aujourd’hui, c’est l’association Flore culturelle qui gère l’espace culturel Gaston Chaissac. Dans la cour, on trouve notamment les latrines peintes par l’artiste en 1952 et qui sont aujourd’hui classées à l’inventaire des monuments historiques.
Le Tour de France n’a fait étape qu’à une seule reprise aux Essarts, mais la ville ne s’est pas offert en cette occasion un vainqueur au rabais. Tom Boonen y avait en effet devancé Thor Hushovd au sprint, puis avait récidivé le lendemain à Tours, également terre de sprinteurs. Déjà vainqueur de deux étapes dans l’édition précédente, le champion de Belgique était en ce mois de juillet 2005 le meilleur coureur du monde, un statut qu’il allait confirmer un peu plus tard en devenant champion du monde à Madrid. Le surdoué de Mol avait commencé l’année sur les chapeaux de roue en enlevant deux étapes de Paris-Nice, en mars. Son mois d’avril fut particulièrement glorieux, avec un doublé Paris-Roubaix - Tour des Flandres de haute volée. Ainsi, s’il avait réglé le sprint des échappés dans l’Enfer du Nord, c’est en finisseur qu’il s’était adjugé le Ronde, démontrant que rien ne lui résistait alors. Tom Boonen gardait donc un très bon souvenir des Essarts lorsqu’il discuta en 2008 d’un possible transfert de la Quick Step chez Bouygues Telecom, l’équipe de Jean-René Bernaudeau, installée dans la ville. Les négociations allaient bon train lorsque fut révélé un contrôle positif à la cocaïne qui mit fin aux tractations. Ce n’était pas le genre de la maison Bernaudeau…
| IVe siècle | La butte des Essarts est primitivement un Suovetaurilia, autel sacrificiel romain d'animaux pour imploration du dieu Mars, avant de devenir à l'époque féodale la motte castrale où s'éleva le premier château fort des Essarts, un simple donjon de bois. |
| IXe siècle | Construction de la motte féodale. |
| 1182 | Édification de l’église romane du prieuré Saint-Pierre, détruite pendant les Guerres de Vendée. La crypte, qui subsiste, est classée depuis 1971. |
| XIIIe siècle | Construction en pierre du château des Essarts qui appartient successivement aux familles d’Aspremont, de Chabot, de Vivonne et de Blois. |
| 1793 | Charrette attaque un camp de 2000 républicains installés aux Essarts et s’en empare en une demi-heure. |
| 1850 | Construction de la nouvelle église. |
| 1898 | Ouverture de la gare des Essarts. La ligne est fermée en 1950. |
Il a traversé plus de plus de mille ans d'histoire. Sur l’emplacement d’un ancien temple romain au dieu Mars fut érigée une motte castrale puis un donjon dès le XIIe siècle. Baronnie sous vassalité de la Vicomté de Thouars, le domaine des Essarts voit alors s'élever d'imposantes constructions de pierre : des remparts et quatre tours, dont la haute Tour Sarrasine, des châtelets d'entrée à pont-levis témoigneront encore longtemps de cette belle époque des chevaliers.
Aujourd’hui, le château fait encore admirer sa Tour Sarrasine, ses belles tours de garde ou encore le logis Renaissance, que fit construire Jean IV de Brosse, et qui n'a pas échappé aux feux révolutionnaires des colonnes infernales pendant les guerres de Vendée en 1794. Charette y emprisonna les 300 républicains du camp des Essarts en juin 1795. En subsistent les ouvertures, la fenêtre à Meneau, la cheminée, la colonne d'escalier évoquant toute la richesse architecturale qui l'orna deux siècles durant.
Édifiée en 1182 en même temps que l'église romane du prieuré Saint Pierre, la crypte conserve de magnifiques voûtes et colonnes du XIIe siècle. On y aperçoit encore des traces de peinture sur les murs, notamment un ange balançant un encensoir.
La Grève est l’une des vingt baronnies qui relèvent du Duché de Thouars où elle a droit de haute justice. Elle est mentionnée dès le XIIe siècle, où Agnès, Dame de la Rocheservière et de la Grève, épouse Sébrand Ier Chabot. La Grève passe ainsi, et pour plus de trois siècles, dans les mains de cette famille. Pendant les guerres de religion, il passe sans cesse des mains des catholiques à celles des protestants. En 1599, il est vendu à Pierre Durcot, seigneur protestant proche d’Henri IV, qui le réaménage : c’est alors l’apogée de son histoire. Menaçant ruine, le château est restauré à la fin des années 1970 et en 1984, il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. En 1997, il est ouvert aux premières visites grâce à la création de l’Association des Amis du Château de la Grève. En 2000, le château reçoit le Prix des Vieilles Maisons Françaises, en récompense des efforts de sauvegarde entrepris.
Tout près du circuit que les coureurs vont parcourir contre la montre affleurent des roches très particulières appelées éclogites. Le plus grand gisement mondial d’éclogites se trouve d’ailleurs à une quarantaine de kilomètres au nord, à Saint Philbert de Bouaine, et exploité en carrière à la Gerbaudière.
Ces roches sont composées de grenats rouges abondants, de la taille du centimètre, dispersées dans une matrice verte, le tout étant du plus bel effet. Mais elles racontent surtout une histoire très ancienne : elles se sont formées il y a plus de 400 millions d’années, dans les grandes profondeurs de la Terre, entre 12 et 25 km sous la surface.