
Pinerolo - 179 km
mardi 19 juillet
Nous en parlions dans le Guide touristique 2010 et les Prêtres de Gap se produisirent même en marge de la course lors des étapes de Gap et de Sisteron. Si le succès de leur album, « Spiritus Dei », était déjà phénoménal, il ne s’est pas démenti depuis : nos trois prêtres chantants furent ainsi, et de loin, la meilleure vente de disques français en 2010, et à la mi-décembre, ils avaient déjà écoulé 750.00 exemplaires d’un opus certifié disque de diamant. Depuis, un DVD live a été enregistré lors d’un concert dans la cathédrale de Rouen et le trio a sorti un deuxième CD, dans l’esprit du premier.
Évêque de Gap et d’Embrun depuis 2003, Mgr Jean-Michel De Falco avait trouvé cette jolie idée après une rencontre avec Didier Barbelivien, afin de financer la construction de la future église Notre Dame de Laus, dans les Hautes-Alpes. S’inspirant de l’exemple du groupe irlandais The Priests, l’ancien porte-parole de l’église de France avait décidé de faire chanter, dans le meilleur sens du terme, trois membres du clergé de son diocèse. Jean-Michel Bardet curé du centre de Gap, était déjà musicien, tandis que Charles Troesch, ordonné prêtre en 2009, avait fait partie des Petits chanteurs à la Croix de bois. Le troisième homme du groupe, Dinh NGuyen Nguyen, est séminariste. Les recettes de l’album sont également allées à l’informatisation d’une école catholique à Madagascar.
Outre des classiques du répertoire sacré, comme Ave Maria ou Minuit Chrétien, les Prêtres interprètent également Quand on a que l’amour de Jacques Brel ou le Hallelujah de Leonard Cohen.
Adossé à la montagne qui surplombe la ville de Gap, le domaine de Charance s’étend de 100 m à 1903 m d’altitude, où il offre un panorama exceptionnel. Le site abrite depuis 2004 le Conservatoire botanique national alpin, qui étudie, protège et fait connaître au public la flore alpine. L’amoureux de la nature peut se promener autour du lac, dans le jardin à l’anglaise et flâner dans le jardin en terrasses, label « jardin remarquable », qui regroupent de nombreuses variétés de plantes. Des animations, conférences, manifestations, stages, expositions sont proposés par le service d’animation ainsi que des visites accompagnées dans les jardins ou dans le musée agricole. Loin d’être fermé et accessible aux seuls scientifiques, ce site de culture des plantes rares et menacées, qui attisait la curiosité de nombreux promeneurs du Domaine de Charance, s’ouvre aux beaux jours au grand public au travers d’animations pédagogiques. En partenariat avec la ville de Gap et grâce à une forte implication de six structures d'éducation à l'environnement du département, deux programmes d'animations sont proposés au grand public et aux scolaires.
L’image restera à jamais associée aux arrivées du Tour à Gap. Neuvième étape du Tour 2003, à 4 Km de l’arrivée à Gap, dans la descente de la Côte de la Rochette, la roue arrière de Joseba Beloki, surchauffée par le bitume, se vrille, entraînant l’Espagnol au tapis juste devant Lance Armstrong, qui évite la chute en se lançant dans une descente à travers champs pour regagner la route... Ses talents d’acrobate ont permis à l’Américain d’éviter la catastrophe et d’aller remporter son sixième Tour de France. Quant à Joseba Beloki, cette chute a pour ainsi dire marqué la fin de sa carrière.
En vingt visites à Gap, la Grande Boucle a vu les victoires de coureurs de la trempe de Raphaël Geminiani, Gastone Nencini, Jean-François Bernard, Erik Zabel ou Alexandre Vinokourov. Mais la préfecture des Hautes-Alpes fut aussi le départ d’étapes de légende vers Briançon, qui virent s’imposer successivement Louison Bobet, Fausto Coppi et Federico Bahamontes. Depuis, le départ de Gap s’est plutôt fait vers l’Alpe d’Huez, comme en 1991 (victoire de Gianni Bugno) ou en 2006 (Frank Schleck).
| 20 av. JC | Création de la via Cottia, reliant Turin à Valence. Un camp romain est installé sur le site de Gap. |
| XIVe siècle | L’installation des Papes à Avignon multiplie les voyages entre la France et l’Italie et Gap prospère grâce à la laine et aux tanneries. |
| 1626 | Mort de François de Bonne de Lesdiguières, dernier connétable de France. Son mausolée se trouve dans le musée de Gap. |
| 1692 | Les troupes de Victor-Amédée II du Piémont, en guerre contre Louis XIV, ravagent la ville, vidée de ses habitants. |
| 1790 | Gap devient la préfecture des Hautes-Alpes. |
| 1802 | Le baron de Ladoucette, préfet des Hautes-Alpes sous Napoléon 1er, développe la ville et crée le musée de Gap. |
| 1815 | Napoléon, de retour de l’île d’Elbe, passe à Gap. |
| 1875 | Arrivée du chemin de fer. |
| 1983 | Le 4e régiment de chasseurs s’installe à Gap. |
Préfecture : Gap
Sous-préfectures : Briançon
Population : 132 000 hab.
Site web : www.hautes-alpes.net
Tous sur www.montourdansle05.fr
Depuis le 1er juin, le Conseil Général des Hautes-Alpes a mis en ligne montourdansle05.fr, un site interactif d’informations sur le passage du Tour de France et de partage sur toutes les pratiques du vélo. Ce site est d'abord la référence du passage du Tour de France dans le département, du 19 au 22 juillet.
En 2011, le Tour va se jouer dans les Hautes-Alpes avec notamment l'étape reine de l'épreuve le 21 juillet et l'arrivée au sommet du Galibier, plus haute arrivée de l'histoire de la compétition. Les internautes y trouveront le détail de chaque étape, le programme des festivités, un résumé des grandes heures du Tour dans le département. Ils pourront y échanger des conseils pour bien voir passer les coureurs.
Mais le Conseil Général ne souhaitait pas réaliser un simple site événementiel. Montourdansle05.fr continuera d'exister après le passage du Tour puisqu'il propose aux internautes de partager leurs itinéraires en vélo de route, en VTT ou pour des balades en famille. Tous les vélos sont dans les Hautes-Alpes et le site met en lumière la variété des pratiques : grands cols routiers, bike-parcs en station pour le VTT... Les clubs y trouveront une vitrine pour se présenter et mettre en avant les événements qu'ils organisent dans un agenda partagé.
Montourdansle05.fr appartient aux internautes, amoureux du vélo, du Tour de France ou tout simplement des paysages des Hautes-Alpes.
Le département
Il s’agit du plus haut de France en moyenne. Les Hautes-Alpes sont baignées par la Durance, qui constitue l’épine dorsale de son territoire. Le haut et le moyen bassin de la Durance constituent une voie de passage (d'Espagne en Italie, selon l’expression consacrée) et une limite climatique entre les Alpes du Nord et les pré-Alpes méridionales, déjà méditerranéennes. Enclavé jusqu’à l’arrivée du chemin de fer, le département a appris dans ces conditions souvent difficiles à vivre en quasi-autarcie, ce qui s’est révélé un atout dans les périodes les plus dures de son histoire. Le département, essentiellement rural (forêts, pâturages, fruits, élevage, vigne dans la vallée de la Durance, lait) fait depuis quelques années de sérieux efforts en vue de développer le tourisme d'été, notamment autour du lac de Serre-Ponçon, et celui d'hiver dans des stations bien équipées, parmi lesquelles Montgenèvre, Serre-Chevalier, Vars, les Orres, Risoul, Ceüze.
En sept siècles d'existence, Savines a changé trois fois d’emplacement. En 1282, Rodolphe de La Font de Savines prêta hommage au Dauphin des terres du Mandement de Savines. À cette époque, le premier village était situé en rive droite de La Durance, au fond du torrent de Réallon, au lieu-dit La Paroisse, où se trouvent encore les ruines de l'ancien château des Comtes de La Font de Savines, et celles de la première église paroissiale. Ce premier village fut abandonné sous la Révolution à cause des ravages du torrent de Réallon. Le second Savines fut détruit le 3 mai 1961 pour les besoins de la construction de la retenue de Serre-Poncon. Il était situé sur la rive gauche de La Durance au lieu-dit La Charrière. Il datait des années 1825.
Le nouveau village est ainsi renommé Savines-le-Lac.
La localité fut le départ d’une étape du Tour 1974.
Le lac de Serre-Ponçon
Les crues dévastatrices de la Durance, en 1843 et 1856, ont conduit à des études de faisabilité d'un barrage. La perméabilité des sols a cependant nécessité l'émergence de nouvelles techniques et ce n'est qu'en 1948 qu'un ingénieur d'origine moscovite, Ivan Wilhem, proposa un projet viable. Les travaux d'aménagement débutent en 1955 avec Jean de Mailly pour architecte, aidé de Jean Prouvé, et la mise en eau de la retenue s'effectue à partir de novembre 1959 pour s'achever en mai 1961. Environ 1 500 personnes ont été déplacées et leurs villages - Savines, Ubaye, Rousset - inondés. Le village de Savines a été reconstruit et le nouveau Savines-le-lac a été inauguré en 1962. Le Lac de Serre-Ponçon est le deuxième plus grand lac artificiel d'Europe.
Posée au bord du lac de Serre-Ponçon et couronnée de hautes montagnes, la commune de Crots ajoute la douceur du rivage à la sérénité de la montagne. Commune rurale où de nombreuses activités traditionnelles demeurent, elle a su s’adapter à la modernité. Elle allie au charme d’un village traditionnel typique de nombreuses activités touristiques : l’été sur les rives de Serre-Ponçon et l’hiver sur son site de ski de fond au plateau de la Draye. Outre sa situation privilégiée, elle possède un patrimoine naturel et géologique très riche. Son patrimoine bâti est également remarquable puisqu’il recense la superbe Abbaye de Boscodon (XIIe siècle), le Château de Picomtal (XIIIe siècle) et l’Eglise St Laurent (XIVe et XVe siècles)
Le château de Picomtal
Il a été bâti par les Embrun, seigneurs laïcs aux côtés des archevêques de la ville, auprès desquels ils exerçaient des fonctions de viguiers. Chassés par l’archevêque et les bourgeois en 1080, ils construisirent aux Crots un donjon en bois, remplacé au XIIIe siècle par un donjon en pierre, baptisé aujourd’hui tour Boniface. Au XIVe, un château carré de quatre tours a enfin été édifié. En 1507, Martin de la Vilette, qui avait hérité des Embrun, a remanié complètement le château en doublant sa surface au sol, et en remplaçant deux des tours.
L’abbaye Notre-Dame de Boscodon
Fondée en 1142, l'abbaye Notre-Dame de Boscodon est bâtie par des moines ermites de l'ordre monastique de Chalais grâce aux dons de Guillaume de Montmirail. Les moines vivent de l'exploitation de la forêt et du domaine, ainsi que de l'élevage de moutons. Au XVIIIe siècle, au moment de la Commission des Réguliers, l'abbaye est rattachée à l'archevêché d'Embrun, et une partie de ses bâtiments est détruite. À la Révolution française, l'abbaye et ses domaines deviennent propriété nationale. Joseph Berthe acquiert les bâtiments. Un hameau se construit autour de l'abbatiale, qui devient écurie, étable, logement. Au XXe siècle, les habitants quittent progressivement le hameau. La propriétaire de l'abbaye décide alors de vendre le domaine à une association afin qu'il redevienne un lieu de culte. Les moines dominicains s'installent alors dans l'abbatiale et entament les travaux de restauration.
Dominant la Durance et accrochée sur son Roc, Embrun doit l’origine celte de son nom à sa position (Ebr : eau et Dunum : élévation). Embrun fut la capitale des Alpes cottiennes sous l’empire romain, mais aussi ville militaire fortifiée par Vauban à la fin du XVIIe siècle. L’ancienne place forte se dessine encore en certains endroits où murailles et créneaux cernent et ajourent l’horizon qui se prolonge sur les montagnes et le lac de Serre-Ponçon. Aujourd’hui, au détour de ses ruelles et placettes, elle cache de nombreuses traces de son passé. La chapelle du couvent des Cordeliers hébergeant l’actuel office du tourisme, date de 1447 et conserve de magnifiques fresques des XVe et XVIe siècles redécouvertes et restaurées dans les années 70.
Au détour des ruelles, de nombreuses fontaines, des maisons à encorbellement, la maison des gouverneurs ou la maison des Chanonges attirent les regards, comme ces lions au symbolisme obscur qui ornent les façades. Sans oublier la Cathédrale Notre-Dame du Réal, construite entre 1170 et 1220, le monument religieux le plus important des Alpes françaises. Hérissant sa masse au-dessus de la viile, la Tour brune est l’ancien donjon du XIIe siècle de l’archevêque d’Embrun.
L’Embrun d’aujourd’hui tire une partie de sa richesse de sa situation privilégiée au carrefour de tous les domaines skiables des Hautes-Alpes (Les Orres, Vars-Risoul, Réallon, Crévoux).
À proximité, se trouve le lac artificiel de Serre-Ponçon, créé par l’établissement d’un barrage sur la Durance, deux kilomètres en aval de son confluent avec l’Ubaye. Avec 1,2 milliard de m3 d’eau et une superficie de 28,2 km2, c’est la deuxième retenue d’eau en Europe.
C’est également devenu une base nautique d’importance, qui fait d’Embrun une destination touristique où patrimoine, sport et bonne chère font bon ménage. Embrun fut départ d’étapes du Tour en 1973 et 2008.
La cathédrale Notre-Dame du Réal
Construite entre 1170 et 1220, elle est considérée comme le monument religieux le plus important des Alpes françaises. Son architecture s'inspire largement de la tradition lombarde. Le porche du Réal (ou des Rois Mages), encadré par ses deux lions stylophores, abrita pendant plus de deux siècles la fresque miraculeuse représentant l'Adoration des Mages. Le trésor de la cathédrale, qui est exposé dans la chapelle St François, est constitué d'une collection inestimable de vêtements et d'ornements liturgiques allant du XVe au XIXe siècle, d'urnes sacrées, de documents, de peintures et de meubles qui sont autant de témoignages de la grandeur passée de l'archevêché d'Embrun.
Saint-Clément porte du Pays du Guillestrois. C'est ainsi que l'on pourrait qualifier ce village à l'entrée du goulet qui sépare l'Embrunais du Pays du Guillestrois, en bordure de Durance. C'est d'ailleurs cette rivière, considérée comme un des trois fléaux de la Provence (avec le Mistral et le parlement d'Aix-en-Provence), qui fait aujourd'hui de Saint-Clément un des centres de sports d'eaux vives les plus réputés de la région. Saint-Clément, c'est aussi la douceur d'un petit village encore tourné vers l'agriculture et qui garde trace d'un riche passé avec sa tour lombarde du XIIIe siècle, « gardienne de la région ». Mais ce dont peut se vanter Saint-Clément, c'est d'être connu des géologues du monde entier qui viennent y étudier la grande falaise dominant la Durance, qui offre à la vue du visiteur l'exemple type du plissement alpin.
La ville de Guillestre s'étend sur un plateau situé à une altitude moyenne de 1000 m, dominant la rive gauche des gorges du Guil, peu avant son confluent avec la Durance. Dans un cirque montagneux, ses montagnes la protègent des pluies (avec 30 cm par an, son taux de précipitations est un des plus bas de France). Située à la porte du Queyras, elle est le point d'accès unique de cette vallée, notamment pendant les mois d'hiver. Guillestre est un carrefour et un point de départ pour le col de l'Izoard, le col de Vars, et le col Agnel. Elle est aussi point de passage entre Embrun et Briançon.
Place forte de Montdauphin
Créée par Vauban, architecte de Louis XIV, il y a plus de trois siècles, cette forteresse domine la vallée de la Durance et du Guil offrant un point de vue stratégique exceptionnel. Louis XIV avait fait construire cette place forte réputée imprenable, mais qui n’a jamais eu l’occasion de le prouver, à partir de 1693 pour garder la frontière avec l'Italie à la suite de l’invasion des troupes de Savoie. En franchissant le pont-levis et la grande porte, on découvre alors le génie de Vauban avec arsenal, poudrière, bastions, courtines et contrescarpes. La caserne possède un escalier arc-boutant et sa charpente en arceaux est unique au monde. Cet édifice a été classé monument historique en 1966 et a intégré le réseau des Sites Majeurs de Vauban, inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en juillet 2008 (tout comme Briançon, à quelques kilomètres de là). Montdauphin est aussi un village pittoresque, avec rues à gargouilles, niché à l’abri des fortifications qui accueille des ruelles commerçantes avec de nombreux artisans créateurs.
L'Argentière-la-Bessée est le chef-lieu du canton de l'Argentièrois, recouvrant le Pays des Écrins, situé aux confluents de la Gyronde, vallée de Vallouise, et du Torrent du Fournel avec la Durance, à environ 1000 m d'altitude.
La toponymie révèle que l'ancien « chef-lieu » (quelques maisons aujourd'hui) se trouvait sur la hauteur au dessus du Torrent du Fournel sous l'ancien château d'Urgon. Il subsiste quelques vieilles maisons traditionnelles dans les hameaux, témoignant du passé agricole de la région. Mais, dès l'époque romaine, l'exploitation des mines d'argent a fortement influencé le développement du village. Celle-ci s'est intensifiée au Moyen Âge et s'est poursuivie avec des hauts et des bas jusqu'au début du XXe siècle. À l'heure actuelle, les anciens établissements industriels et les mines sont fouillés et restaurés, et se visitent. Un intéressant musée de la mine évite l'oubli de cet aspect patrimonial. Les mines d'argent ont évidemment donné son nom au village, Castrum Argenterie, cité pour la première fois en 1202.
L'Argentière-la-Bessée fut très fortement marqué par le développement puis la disparition de son industrie de production d'aluminium. La fermeture de l'usine Pechiney de production d'aluminium en 1985 a porté un coup sérieux à l'économie locale, qui s’est tournée vers le tourisme.
La chapelle Saint-Jean
Monument historique, vestige d'une commanderie de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, elle a été édifiée sur un promontoire rocheux en bordure de l'ancien chemin « via per alpem ». Cette chapelle, dernier vestige haut alpin de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, a joué un rôle fondamental dans l'histoire de L'Argentiérois.
Saint-Martin-de-Queyrières s'étend en une succession de hameaux pittoresques surplombant les gorges de la Durance en rive droite et gauche de la Durance jusqu'aux portes de Briançon. La commune s'étage de 1 200m à 2 920m d'altitude et abrite 950 habitants.
Saint-Martin-de-Queyrières et en particulier le village de Prelles était une étape sur une des routes du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle (celle venant de Turin). Cela se traduit par un foisonnement de chapelles, calvaires et oratoires jusque dans les vallons les plus reculés de la commune et vers les plus hauts alpages, aux « Oriols » de Queyrières et de Ste Marguerite ou dans les hameaux perchés dans le massif des tenailles du MontBrison dont Bouchier, de construction très ancienne puisque fondé le long de la voie romaine Cottia per Alpem.
Avec ses 1.326 mètres d’altitude qui en font la plus haute ville de l'Union européenne, Briançon, sous-préfecture des Hautes-Alpes, est une ville de montagne ainsi qu'une station de sports d'hiver qui fait partie du domaine skiable de Serre-Chevalier. Grâce à son patrimoine historique, Briançon a été labellisée « Ville et pays d'art et d'histoire ».
La ville de Briançon est d'ailleurs inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2008 pour son ensemble fortifié d'Asfeld. Sa position stratégique liée notamment à la proximité avec la frontière italienne a toujours conféré à Briançon le statut de « Ville de garnison ».
La présence de nombreux forts construits sur près de trois siècles (début XVIIIe à 1930), témoigne de cette vocation militaire et constitue un exemple unique en Europe de l'architecture militaire de montagne. Cet ensemble fortifié est complété par la vieille ville ou « Gargouille ». Façonnée par Vauban elle présente des fortifications remarquables et des monuments historiques de tout premier ordre.
La quasi-absence d'humidité et le climat « anti-acarien » confèrent à la ville le statut de haut lieu de la climatothérapie d'altitude. La région est d'ailleurs réputée pour le soin des maladies respiratoires et de nombreux établissements médicaux accueillent les patients asthmatiques.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le fort du Chaberton est entièrement détruit par l'artillerie française. Libérée une première fois le 23 août 1944, la ville est reprise par les Allemands le 29 pour être libérée définitivement le 6 septembre 1944.
Briançon a accueilli 33 étapes du Tour de France de 1922 à 2007 et consacré tous les plus grands noms du cyclisme : Thys, Pélissier, Bartali, Bobet, Coppi, Bahamontes, Gimondi ou Merckx.
Les forts de Vauban
Briançon a toujours été une ville de garnison et le passage obligé des armées allant guerroyer d'un côté ou de l'autre de l'actuelle frontière avec l'Italie. À la fin du XVIIe siècle, Louis XIV dépêche sur les lieux Monsieur de Vauban avec pour mission la fortification de la région sud-est du royaume. En octobre 1692, le commissaire général des Fortifications est à Briançon. Mais ses recommandations principales vont au-delà de la ville même : pour faire de Briançon une place forte il faut en effet se rendre maître des sommets qui dominent la cité. Il préconise pour cela la construction de la Redoute des Salettes et celle d'un camp retranché sur la montagne des Têtes. De retour à Briançon en 1700 Vauban ajoute à cette série de travaux la réalisation d'un pont enjambant la Durance afin de relier les futurs forts à la ville. Les fortifications sont construites entre 1720 et 1734 environ : le Fort des Têtes, pivot de la défense et fortification la plus importante, le Fort du Randouillet qui avait notamment pour mission de surveiller la vallée de Cervières, la Communication Y, grande galerie couverte de 200 m qui relie ces deux forts et barre le vallon de Fontchristiane, le Fort Dauphin, poste avancé construit au pied du col de l'Infernet, permettait avec son vis-a-vis le Fort des Salettes de verrouiller le passage vers l’Italie.
Doyenne des stations de ski françaises, Montgenèvre est célèbre pour son col, franchi de toute éternité et notamment par Jules César en 58 avant JC. Par sa position géographique, à la frontière italienne, Montgenèvre a été le témoin des conflits passés. Ainsi, pour se défendre et observer les passages, différentes fortifications ont été construites sur le domaine de Montgenèvre. La plus remarquable d’entre elles est sans aucun doute le Fort du Chaberton, également nommé le fort des Nuages. Culminant à 3 135 mètres d’altitude, avec un versant français et un versant italien, il est le fort le plus haut d’Europe. Alors en territoire italien, il est construit entre 1900 et 1914.
En 1907 fur organisée dans la station la première manifestation internationale de ski qui lança définitivement ce sport en France.
La station accueillit en 1976 l’arrivée d’une étape du Tour de France, enlevée par Joop Zoetemelk.
L’obélisque Napoléon
Érigé au bout du village, qui fut à la limite de la France et de l'Italie jusqu'en 1947, pour célébrer la fin de la construction de la route de Montgenèvre, élevé à la gloire de Napoléon Ier, l’obélisque fut inauguré le 12 avril 1804.
Col historique entre la France et l’Italie, le col du Montgenèvre a été franchi à neuf reprises par les coureurs du Tour de France entre 1949 et 1999. Si Gino Bartali et Fausto Coppi l’ont annexé lors des deux premiers passages, Richard Virenque reste le roi du Montgenèvre, qu’il a passé trois fois en tête.
Passé par le Montgenèvre en 58 av. JC, Jules César décida de faire construire une route plus pratique pour le passage des légions romaines : la via Cottia per Alpem qui partait de Turin et passait par Susa (Segusium), Oulx (Villa Martis), Cesana Torinese (Gadaone o Gaesao) et passait par les épouvantables gorges de Claviere. Cette route resta un simple chemin muletier pendant tout le Moyen-âge et jusqu’à la période de Napoléon. C’est sur cette route que s’installa le village de Clavières, aujourd’hui station de ski réputée, qui participa aux Jeux olympiques de Turin en 2006. La frontière franco-italienne se trouve à la sortie du village.
Frontalière, la Province de Turin fut sans cesse ballottée au cours de l’Histoire par les conflits avec la France voisine, Turin pouvant s’enorgueillir d’avoir été la capitale des Etats de Savoie et brièvement de l’Italie. La province est écrasée par la présence de la quatrième ville du pays, fondée par Auguste, et l’un de ses principaux centres industriels avec notamment la firme automobile Fiat. Au pied des Alpes, dans une zone d’échanges essentielle à proximité de la région française de Rhône-Alpes et de la Suisse, Turin tire parfaitement profit de sa situation.
La province de Turin est également une région alpine, forte de son agriculture de montagne, de la beauté de ses paysages (Parc national du Grand Paradis) et de son tourisme. La province, qui compte près de 2,3 millions d’habitants, a organisé en 2006 les Jeux olympiques d’hiver.
Cesana Torinese se trouve sur les traces d'une voie romaine allant de la plaine du Pô à ce qui était alors la Gaule. Durant le haut Moyen Âge, cette voie perdit de son importance pour le commerce mais la conserva au niveau de l'utilisation militaire. Entre le XIVe et le XVIIe siècle, le village souffrit directement et indirectement des guerres de religion entre les catholiques et les protestants (l'Église vaudoise dans les vallées de Pragela). L'économie du village repose actuellement surtout sur le tourisme, et en particulier celui des sports d'hiver. En effet, Cesana Torinese possède une station de ski faisant partie du domaine skiable alpin de la Via Lattea. Cesana Torinese fut l’un des sites des Jeux olympiques de Turin en 2006. S’y déroulaient notamment les épreuves de luge et de bobsleigh.
Station de ski bâtie par la famille Agnelli, propriétaire de Fiat, en 1935, elle est devenue le haut lieu du ski en Italie, siège des épreuves de ski alpin des Jeux olympiques de Turin en 2006, de championnats du monde de ski en 1996 et d’innombrables épreuves de Coupe du monde. Son architecture est encore marquée par le style mussolinien, notamment ses hôtels en forme de tours. Propice aux exploits des skieurs l’hiver, la station peut aussi s’enorgueillir d’avoir servi de cadre au dernier des 35 records du monde battus par Sergueï Bubka au saut à la perche. En 1994, l’Ukrainien a effacé une barre placée à 6,14m. Le peloton du Tour de France s’est quant à lui arrêté à quatre reprises entre 1952 et 1999, avec les victoires de Coppi, Chiappucci, Riis et Armstrong.
En français Pragela (pré gelé). Bien que la présence humaine soit attestée dans la région depuis la préhistoire, les premiers documents historiques sur Pragela remontent à l’acte de fondation de l’abbaye bénédictine de Sainte Marie de Pignerol à la fin du XIe siècle. Entre les XIe et XIIe siècles, Pragela est sous la domination des dauphins de Viennois, comme tout le Val Cluson (Val Chisone) supérieur, appelé à cette époque Vallée du Pragela. Le 29 mai 1343, Pragela intègre l'escarton d'Oulx, l'un des quatre constituants de la République des Escartons. Au XIVe siècle, les Vaudois s’y installent à la veille du noël de 1386 après avoir échappé aux troupes françaises et s’être réfugiés sur les pentes du mont Albergian. Au XVe siècle, le Val Cluson, devenu protestant, est détaché de l'escarton d'Oulx pour former un cinquième escarton dénommé Escarton du Pragela. En 1713, par le traité d'Utrecht, Pragela appartient à la Maison de Savoie. En 1747 a lieu la bataille d'Assietta au nord-ouest de Pragela entre les troupes françaises et celles du royaume de Sardaigne. Les XIXe et XXe siècles sont caractérisés par une importante émigration vers la France.
Pragelato a accueilli les épreuves de ski de fond et de combiné nordique des Jeux olympiques e Turin en 2006.
Forteresse de Fenestrelle
La Grande Muraille des Alpes s'étend sur la dorsale du Mont Orsiera sur 3 Km. Construite au XVIIIe siècle, la forteresse de Fenestrelle comprend trois forts, trois redoutes et deux batteries sur plus de 600 mètres de dénivelé. La forteresse de Fenestrelle est une très grande oeuvre militaire dont la construction fut ordonnée au XVIIIe siècle par Victor Amédée II de Savoie et conçue par l'architecte militaire Ignazio Bertola. Sa fonction était celle de défendre le Piémont d'une éventuelle invasion française en provenance de la Vallée du Chisone. Pour cela la forteresse a la forme d'une grande muraille, parcourue à l'intérieur par un escalier de 4000 marches. Cet escalier, le long de la paroi de la montagne, s'étend sur 3 Km.
Cette place forte a permis de tenir à l'écart les troupes françaises qui n'ont jamais essayé de l'attaquer. Par la suite la forteresse de Fenestrelle a aussi été une prison pour prisonniers politiques et militaires. Le personnage le plus célèbre qui y a été enfermé entre 1809 et 1813 sur ordre de Napoléon Bonaparte est le cardinal Bartolomeo Pacca, secrétaire du Pape Pie VII.
La route des pommes (Strada de mele) est une piste cyclable de 63 Km entre Pinerolo et Cavour, qui permet de découvrir à vélo, ou en voiture (pour les moins courageux) la biodiversité du Piémont et les multiples facettes de son agriculture. La région est notamment célèbre pour ses vergers, et tout particulièrement pour la culture de la pomme. C’est ainsi que le long de cette découverte, une légère odeur de cidre accompagnera le cyclotouriste. Et une halte s’imposera d’ailleurs pour découvrir le cidre produit dans la région à partir de quarante espèces de pommes anciennes soigneusement préservées par les agriculteurs du cru. Mais au gré du chemin, surtout au printemps, les narines pourront être aussi titillées par les senteurs de pêche ou d’abricot. Certains parcours peuvent également être effectués à cheval, Pinerolo étant le fief de la plus belle conquête de l’homme en Italie.
Le principal parcours de la Route des Pommes, identifié par son tracé blanc, fait 58 km. Mais des variantes, plus ou moins vallonnées, sont aménagées selon le niveau des randonneurs. On peut gagner Cavour depuis Pinerolo par les plaines fertiles qui traversent Osasco, Macello, Garzigliana et Campiglione Fenile. Le terrain est plus exigeant vers le Val Pellice, où se dresse le Monviso. Autour de Bibiana, puis de Lusenetta et Luserna San Giovanni, le relief se fait bosselé et les routes plus accidentées. Le chemin s’élève et conduit aux villages de Bricherasio et San Secondo di Pinerolo. De là, en longeant la vallée du Chisone, se déroule le parcours de montagne réservé aux cyclistes chevronnés, qui conduit au village de Prarostino au travers d’une superbe forêt de hêtres et de châtaigniers.
Si la légende de l’Homme au masque de fer reste l’une des grandes énigmes de l’Histoire de France, une chose est à peu près sûre à propos du mystérieux prisonnier : il commença sa captivité à la prison de Pignerol (Pinerolo), à l’époque possession française. La première mention d’un prisonnier masqué date de 1669, où le Marquis de Louvois, ministre de Louis XIV, écrit à Bénigne Dauvergne de Saint-Mars, gouverneur de la prison de Pignerol pour lui annoncer l’arrivée prochaine d’un prisonnier du nom d’Eustache Dauger. Saint-Mars reçoit pour instruction de garder le détenu dans une cellule blindée pour lui éviter tout contact avec l’extérieur. Le gouverneur de la prison ne doit le voir qu’une fois par jour pour subvenir à ses besoins. Dauger est décrit comme un simple « valet ». Dans la lettre, le nom du détenu a été ajouté par une autre main que celle du rédacteur. Arrêté à Calais dans la plus grande discrétion, le mystérieux prisonnier arrive à Pignerol au mois d’août 1669. Les premières rumeurs commencent à courir sur l’identité de cet homme, masqué sinon en permanence, du moins lors de ses déplacements. Craignait-on qu’il fût reconnu ? En tout cas, Pignerol, comme les autres centres où Dauger fut détenu, était une prison réservée aux condamnés considérés comme constituant une menace pour le royaume. Se trouvaient à Pignerol en même temps que Dauger un diplomate italien du nom d’Antonio Mattioli, le marquis de Lauzun, amant de la Montpensier, et Nicolas Fouquet, l’ancien surintendant des Finances de Louis XIV, tombé en disgrâce. Fouquet fut en contact avec l’Homme au masque de fer, qui lui servit de valet lorsque son domestique, La Rivière, tomba malade. Nul ne sait si l’ancien ministre le reconnut : il ne fut jamais libéré et décéda à Pignerol en 1680.
Dauger suivit Saint-Mars au cours de ses affectations, de Pignerol à la prison de l’île Sainte-Marguerite, dans l’archipel de Lérins, puis à la Bastille, où le mystérieux prisonnier décéda en 1703, sous le nom de Marchioly. Personne n’a pu établir avec certitude depuis qui il était, même si la légende a voulu en faire un frère jumeau du roi. Pinerolo évoque sa mémoire tous les ans en octobre par une reconstitution historique : La Maschera di Ferro, où le rôle du masque de fer est confié à une célébrité.
Le Tour fait pour la première fois étape à Pinerolo qui a accueilli en 1949 une étape du Tour d’Italie devenue historique, de Cuneo à Pinerolo. Avec ses cinq cols, c’était l’étape reine de cette édition, que Bartali abordait sur la défensive, ayant souffert de maux de ventre depuis le début de ce Giro : « Le col de la Maddalena aurait déjà suffi à épuiser un taureau. Or, on avait à peine commencé », écrivait Dino Buzatti, envoyé spécial du Corriere della Sera pour commenter le duel Coppi-Bartali. Ce jour-là, le plus jeune, Coppi, venait de porter le coup de grâce à son aîné : « Aujourd’hui, Bartali a compris qu’il était arrivé à son crépuscule. Et pour la première fois, il a souri ».
C’est vrai qu’il y avait presque de quoi rire pour le vainqueur des Tours 1938 et 1948, tant la malchance s’était abattue sur lui ce jour-là : « Coppi s’est échappé quand j’ai crevé. J’allais le reprendre quand j’ai crevé à nouveau. J’étais tout de même encore deuxième, à 5’. Le bouquet, ce fut quand une spectatrice m’en jeta un et qu’il se prit dans le dérailleur. Je ne pouvais plus me mettre sur le petit plateau ! Mais je n’ai jamais abdiqué. Pour mes 35 ans, je pouvais même m’estimer heureux. Sans tous ces tracas, qui m’ont fait perdre de précieuses minutes, les choses se seraient peut-être terminées différemment », confia-t-il.
| 981 | Première mention de Pinerolo, qui appartient à la Marche de Turin. |
| 1064 | La ville devient la propriété des Bénédictins de l’abbaye de San Verano. |
| XIIe siècle | Pinerolo devient le siège religieux de la secte des Vaudois. |
| 1235 | La ville passe sous le contrôle de la Maison de Savoie. |
| 1295 à 1418 | Pinerolo est la capitale du Piémont. |
| 1536 | Après l’invasion du Piémont, Pinerolo devient française jusqu’en 1574. |
| 1631 | Pinerolo redevient française jusqu’au Traité de Turin en 1696. Vauban y construit une forteresse qui servira de prison, notamment à l’Homme au masque de fer. |
| 1680 | Décès de Nicolas Fouquet, ancien surintendant des finances de Louis XIV, tombé en disgrâce, et exilé à Pinerolo. |
| 1748 | À la demande de Charles-Emmanuel III de Sardaigne, Pinerolo devient un diocèse. |
| 1801 | Dernière annexion du Piémont par la France jusqu’en 1814. |
| 17 mars 2011 | 150ème anniversaire de l’unification de l’Italie et de la séparation du Piémont et de la France. |
Installé dans les locaux de l’Ecole de la cavalerie, il renferme les armes, les uniformes, les harnais et les étendards des Corps de Cavalerie italiens et étrangers depuis 1500 jusqu'à la deuxième guerre mondiale. Unique en Italie, c’est aussi l’un des plus grands musées au monde consacré à l’art équestre militaire.
Symbole de la ville, elle est précédée par une romantique allée de marronniers d'Inde.
La Grande Muraille des Alpes s'étend sur la dorsale du Mont Orsiera sur 3 km. Construite au XVIIIe siècle, la forteresse de Fenestrelle comprend trois forts, trois redoutes et deux batteries sur plus de 600 mètres de dénivelé. La forteresse de Fenestrelle est une très grande œuvre militaire dont la construction fut ordonnée au XVIIIe siècle par Victor Amédée II de Savoie et conçue par l'architecte militaire Ignazio Bertola. Sa fonction était celle de défendre le Piémont d'une éventuelle invasion française en provenance de la Vallée du Chisone. Pour cela la forteresse a la forme d'une grande muraille, parcourue à l'intérieur par un escalier de 4000 marches. Cet escalier, le long de la paroi de la montagne, s'étend sur 3 Km.
Cette place forte a permis de tenir à l'écart les troupes françaises qui n'ont jamais essayé de l'attaquer. Par la suite la forteresse de Fenestrelle a aussi été une prison pour prisonniers politiques et militaires. Le personnage le plus célèbre qui y a été enfermé entre 1809 et 1813 sur ordre de Napoléon Bonaparte est le cardinal Bartolomeo Pacca, secrétaire du Pape Pie VII. La « Promenade Royale », visite guidée d'une journée, en dévoile les coins les plus secrets.
Le peloton fait la traversée complète du massif alpin et va changer de continent géologique. Les Alpes marquent en effet la zone de collision entre deux morceaux de continent. Il y a une trentaine de millions d’années, la plaque africaine qui remontait vers le nord est venue percuter la plaque européenne.
Les coureurs passent d’ailleurs devant l’un des témoins de cette époque révolue, à Briançon. De l’océan qui séparait ces deux plaques, il ne reste que quelques lambeaux de son plancher rocheux, désormais projetés en altitude par la poussée africaine. Ce sont les « ophiolites », des roches vertes que les coureurs vont traverser en arrivant au Col du Montgenèvre.
L’arrivée se fait dans la plaine du Pô, bassin sédimentaire rempli de plus de 10 km d’épaisseur de sédiments provenant de l’érosion des Alpes..