
Montpellier - 192.5 km
dimanche 17 juillet
Aujourd’hui comme hier depuis 1604, Limoux vit pendant trois mois au rythme du plus long carnaval du monde. Au son du fécos, danse traditionnelle du carnaval, les groupes vont de café en café, de place en place, couvrant les habitants de confettis.
De janvier à mars, le carnaval se déploie tous les samedis et dimanches à 11h, 16 h30 et 22 h, le Mardi Gras à 11 h, 17 h et 22 h. Les arcades de la place de la République résonnent alors de la musique traditionnelle précédée par les bandes des carnavaliers.
Pendant la Semaine Folklorique se rajoutent des sorties à des horaires et des jours différents. Un dimanche est consacré à la sortie de toutes les bandes, qui met à l’honneur un musicien et son instrument ainsi que tous les costumes dans un florilège de couleurs. Elles sont accompagnées par plusieurs groupes de musiciens. Cette journée exceptionnelle propose une photographie du Carnaval de Limoux.
Différent des corsos fleuris, des défilés de chars et autres cavalcades, le Carnaval de Limoux n’est pas un spectacle, il est le contraire d’une parade. C’est un folklore à l’état pur, sans reconstitution aucune et c’est pour cela qu’il colle autant à la ville et à sa région. Il a marqué des générations et appartient à son patrimoine culturel. Sa Majesté Carnaval est reçue le premier dimanche des festivités par les meuniers vêtus d’un bonnet, d’une blouse et d’un pantalon blancs, d’un foulard rouge, chaussés de sabots et arborant à la main le fouet. Illustrant un air de carnaval, le mannequin de paille a remplacé depuis quelques années le char et servira de base au jugement rendu en occitan le dernier dimanche, lors de la nuit de la Blanquette, et dont le verdict aboutira à son incinération.
Le vignoble de Limoux est l'économie principale de la ville et de la région limouxine. 95 % de la production du vignoble est élaborée en blanquette de Limoux, qui est AOC depuis 1938, ce qui en fait l’une des plus anciennes AOC, et en crémant qui est AOC depuis 1990.
La Blanquette de Limoux est le premier vin effervescent du monde (même si le gaillac mousseux et la clairette de Die revendiquent des origines aussi anciennes) et c’est sans doute elle qui influença la création du champagne. En effet, la propriété effervescente de ce vin a été découverte en 1531 par accident par les moines de Saint-Hilaire. Et c'est le célèbre dom Pérignon qui, de retour d'Espagne et en pèlerinage à l’abbaye Saint-Hilaire de Limoux, ramena dans ses bagages la pétillante recette jusqu’en Champagne. De retour à sa propre abbaye d’Hautvillers, il expérimenta la même méthode sur les vins de sa région avec le succès que l’on sait. Certaines sources avancent une apparition dès le XIVe siècle.
Plusieurs caves de Limoux produisent la blanquette et le crémant de Limoux, mais la plus importante est la cave des Vignerons du Sieur d’Arques. C'est une vieille cave coopérative créée en 1946 qui regroupe 330 vignerons adhérents sur 6 000 hectares (dont 2400 en AOC).
La blanquette est fabriquée à partir de trois cépages principaux, le mauzac (90%), le chardonnay et le chenin blanc.
La renommée de la ville tient pour beaucoup à la Blanquette, un vin pétillant qui a inspiré le célèbre moine Dom Pérignon pour la mise au point de la méthode champenoise. En matière de vélo, la cité accueille pour la première fois le Tour de France, mais s’y connaît toutefois en podiums prestigieux. En 1976, une étape du Grand Prix du Midi Libre avait vu la victoire à Limoux de Lucien Van Impe, futur vainqueur du Tour, devant Bernard Hinault et Raymond Poulidor.
Chez les dames, Limoux est également l’un des sites d’étape réguliers du Tour de l’Aude, la plus ancienne épreuve par étapes du calendrier féminin. La multiple championne du monde Marianne Vos est la dernière à avoir inscrit son nom au palmarès, en 2010.
| 844 | Une charte de Charles le Chauve attribue Limoux à l’abbaye de Saint-Hilaire. |
| Xe siècle | Limoux devient chef-lieu de la vicomté de Razès. |
| XIIIe siècle | Limoux, ville cathare, est prise sans résistance par Simon de Montfort. |
| 1226 | Début de la guerre de Limoux menée par les Cathares contre le roi Louis VIII. |
| 1296 | Limoux est annexée par la couronne de France jusqu’en 1376. |
| 1348 | Limoux est ravagée par la peste noire puis par le Prince Noir en 1355. |
| 1531 | La propriété effervescente de la blanquette est découverte par hasard. |
| 1562 | En proie aux guerres de religion pendant trente ans, Limoux est dévastée par les Catholiques de Jean de Lévis. |
| 1642 | Louis XII établit à Limoux un sénéchal et un siège présidial. |
| 1854 | Une épidémie de choléra fait 151 morts. |
| 1891 | Une cure historique fait sept morts. |
| 1907 | Révolte des vignerons |
| 1960 | Le général de Gaulle proclame sa politique algérienne à Limoux. |
Baignant dans une atmosphère de fin XIXe, le musée est installé dans l'atelier de peinture de la famille Petiet. Il propose une grande diversité d’œuvres. À travers la visite, on découvre différents courants picturaux de ce siècle : orientalisme, académisme dont les œuvres de Marie Petiet, artiste limouxine, celles des peintres impressionnistes, du pointilliste audois Achille Laugé, la peinture militaire de Dujardin Beaumetz. Le musée propose aussi des oeuvres de peintres connus et reconnus : le Sidaner, Du Gardier, Lebasque.
L'église Saint Jacques, sur la place du 22 septembre, abrite le seul musée public français consacré au piano et à sa facture. Le parcours chronologique, de 1822 à nos jours, dévoile les secrets des grands facteurs français tels que Pleyel, Erard...
Le musée compte aujourd'hui une centaine d'instruments dont certains uniques au monde. La salle, qui a entrepris d'importants travaux pour améliorer l'acoustique du lieu, accueille des concerts de qualité. L'auditorium de 120 places vient renforcer la qualité de ce lieu.
Les origines de l’abbaye bénédictine de Saint Hilaire sont incertaines. Sa première mention textuelle remonte à l’an 825. Jusqu’au début du XIIIe siècle, l’abbaye bénéficie de la protection des Comtes de Carcassonne, mais durant la croisade contre les cathares, les moines accusés d’hérésie perdront leur autonomie et une grande partie de leurs biens ; le monastère aurait même été dévasté par les croisés. Aujourd'hui, les habitations du village occupent l'intérieur des fortifications de l'abbaye et le cloître est devenu une place publique. L’église abbatiale contient le sarcophage de Saint Sernin, premier évêque de Toulouse.
Préfecture : Carcassonne
Sous-préfectures : Limoux, Narbonne
Population : 345 800 hab.
Site web : www.cg11.fr
Le département, d'une superficie de 6 139 km2, pour 345 800 habitants, tire son nom du fleuve côtier qui le traverse. Il se situe entre deux massifs montagneux (la Montagne Noire au nord et les Pyrénées au sud) et deux bassins sédimentaires (le bassin languedocien à l'est et le bassin aquitain à l'ouest). Mais surtout, il borde la Méditerranée sur 47 kilomètres, où s'égrènent Leucate, Fitou, Lapalme, Sigean, Port-la-Nouvelle, Peyriac de Merc, Bages, Narbonne, Gruissan, Fleury d'Aude. De la Méditerranée aux Pyrénées, l'Aude Pays Cathare possède une grande variété de paysages et de lieux prestigieux. Dans des écrins naturels spectaculaires se dévoilent les châteaux cathares et la cité médiévale de Carcassonne, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, les abbayes et cloîtres romans ou le canal du Midi, également classé au patrimoine mondial. On peut aussi choisir de pratiquer les multiples activités de pleine nature qu'offre le département, en montagne comme à la mer. Outre la viticulture, qui a accompli de très grands efforts dans le sens de la qualité et représente toujours une source de richesse (vins de Corbières, de la Clape, minervois, blanquette de Limoux), le tourisme constitue une activité économique en essor constant. L'agriculture occupe toujours une place prépondérante: céréales dans le Lauragais, élevage dans les massifs.
Pieusse était à l’époque romaine Castrum Puncianum, place stratégique chargée de défendre l’accès de la haute vallée de l’Aude.
Au VIIe siècle, Pieusse résiste fièrement aux Sarrasins, mais doit capituler sous le nombre d’assaillants qui massacrent la population, brûlent et démolissent le château fort. Seuls quelques restes sont visibles côté Aude.
Monseigneur Richard Dillon, dernier président des États Généraux du Languedoc, archevêque de Narbonne devient seigneur et baron de Pieusse. Propriétaire du château il y enfouira son trésor. Pieusse est la patrie Jean Brousse, le premier député républicain de l’Aude, élu en 1871. Il laissa toute sa fortune aux pauvres de Pieusse. Sa demeure est devenue la mairie actuelle.
C’est à Pieusse que repose l’écrivain Joseph Delteil, prix Fémina en 1952, et dont la maison abrite aujourd’hui une exposition qui lui est consacrée.
Il a été construit aux environs de 1140 à 1145, sous le règne du roi Louis VII le jeune par les Comtes de Foix. Quoique transformé, il a conservé des parties et des peintures datant du XII siècle. La muraille du Nord est ajourée au 1er étage par deux élégantes fenêtres qui permettaient aux dames de voir arriver leur seigneur de loin.
L’oratoire du XVe siècle
C’est un rare exemple en France d’oratoire à croix couverte. De style gothique, on ignore la raison de son emplacement en dehors de la ville et les motifs de sa construction.
L'histoire de Saint-Hilaire est très liée à celle de son abbaye, bâtie sous le vocable de saint Sernin, puis de saint Hilaire, évêque de Carcassonne au VIe siècle. Le village s'étendra au cours des siècles autour de cette abbaye. Les abbés construisent des fortifications autour pour se protéger des troubles de la guerre de Cent Ans. Un texte de 1386 règle la garde des clefs des portes de la ville. En 1574, le village est brûlé et en partie détruit par les protestants du seigneur de Villar.
Ancienne abbaye bénédictine fortifiée, fondée à la fin du VIIIe siècle et placée sous le vocable de saint Sernin. Au Xe siècle, par la volonté du comte de Carcassonne, l'abbaye change de nom et est dédiée à saint Hilaire, premier évêque de Carcassonne au VIe siècle. Le monastère connut une certaine prospérité jusqu’au XIIIe siècle, mais dès la guerre de Cent Ans il subit des dévastations, les ravages de la peste noire et des périodes de famine.
En 1531, les moines de Saint-Hilaire découvrirent le premier vin effervescent au monde : la blanquette. Aujourd'hui, on peut découvrir au travers d'une visite guidée l'ensemble des bâtiments.
Le château du XIVe siècle, classé aux Monuments Historiques, abrite aujourd’hui la Mairie du village. Une légende locale évoque Madeleine de Siran, dite la pleureuse, qui pleura dans le château, pendant plus de 40 ans son mari Benjamin de Levy, assassiné en 1653.
Le site de Carcassonne a joué à travers les siècles un rôle déterminant dans l'histoire du Languedoc. Au terme de la croisade contre les Albigeois, la cité, dotée de fortifications nouvelles, devient l'une des places fortes emblématiques du pouvoir royal sur la frontière qui sépare la France et l'Aragon.
Avec le traité des Pyrénées en 1659 qui rattache le Roussillon aux possessions françaises, la cité perd cependant son rôle stratégique, laissant à l'abandon ses ouvrages défensifs. Au XIXe siècle, grâce à l'action des Carcassonnais et du service des Monuments historiques qui confia sa restauration à Eugène Viollet-le-Duc, l'ancienne forteresse a recouvré sa physionomie passée.
La ville, ancienne cité textile, fief du rugby à XIII et préfecture de l’Aude, tire aujourd’hui l’essentiel de sa prospérité du tourisme.
Le peloton a investi à sept reprises la fameuse Cité de Carcassonne, et y a vu triompher le gratin, à commencer par Jean Stablinski, vainqueur d’étape en 1962. Venu découvrir les lieux en 1947, où Lucien Teisseire l’avait emporté, le Tour y est passé pour la dernière fois en 2006, où la victoire était revenue à Yaroslav Popovych. Entre ces deux dates, on vit notamment Andre Rosseel voler momentanément la vedette à Hugo Koblet en 1951. Trente ans plus tard, les Ti-Raliegh y avaient dominé un contre-la-montre par équipes et placé Gerrie Knetemann à la première place du Tour.
Situé au sein de la cité de Carcassonne, le château comtal est une forteresse qui hébergeait les vicomtes de Carcassonne. Le nouveau château comtal est bâti au début du XIIe siècle ; il en reste aujourd’hui une partie du donjon. Il connaît de nombreuses modifications au cours des siècles en particulier en 1229 où, aux mains du pouvoir royal, il devient le siège de la Sénéchaussée. Cette ceinture est constituée d’une courtine, de tours rondes, du châtelet d'entrée, de la barbacane ainsi que du fossé. Le château se visite toute l'année et permet d'accéder aux remparts de la cité. Il contient en outre un musée lapidaire et une exposition permanente sur la restauration de la Cité au XIXe siècle.
LA BASTIDE SAINT-LOUIS
Joyau de la Ville actuelle, la bastide est délimitée par les boulevards aménagés aux XVIIIème et XIXème siècle sur les anciens fossés de la ville autrefois fortifiée. Cette « bastide » offre un plan régulier : un damier organisé autour d'une place centrale, la Place Carnot ornée de la Fontaine de Neptune (1770). C'est autour de cette fontaine et dans la superbe Halle aux Grains (charpente du XVIIIe) que s’installe le marché.
LE CANAL DU MIDI
Oeuvre exceptionnelle de Pierre-Paul Riquet réalisée au XVIIe siècle, détourné par Carcassonne en 1777-1798, le Canal du Midi est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996. Il faut avoir vu l'ensemble de l'oeuvre (les Cammazes, le barrage de Saint-Ferréol, l'écluse de Fonsérannes, etc..) pour être à même de mesurer l'ampleur de la tâche exécutée il y a plus de 300 ans. Concentré d'un état de l'art hydrographique, topographique, géométrique et architectural de son époque, le Canal continue aujourd'hui encore d'étonner.
Entre les villages de Marseillette et de Puichéric (Écluse de l'Aiguille), le Canal du Midi longe l'étang asséché de Marseillette. À l'ère tertiaire, la mer recouvrait cette terre. Lorsqu'elle s'est retirée, elle a laissé des étangs derrière elle. Celui de Marseillette devait être très important.
L'étang est parcouru par des canaux d'irrigation qui lui donnent un cachet particulier. Aujourd'hui, il est essentiellement planté de vignes et d'arbres fruitiers, et le riz regagne du terrain, petit à petit. Les premières tentatives datent du XVIe siècle. Plus tard, Henri IV, conseillé par Sully et Olivier de Serres, décrète l'assèchement impératif de l'étang. Sous le règne de Louis XIII, une tranchée est creusée afin d'évacuer les eaux dans l'Aude, elle traverse Puichéric, on l'appelle la rigole de l'Étang.
Ce n'est qu'en 1851, avec la réalisation d'un tunnel-canal reliant l'Aude à l'étang que le projet peut être considéré comme terminé. À l'ouest du village de Marseillette, une partie des eaux de l'Aude est captée et, après un passage sous le Canal du Midi, elles sont amenées dans l'étang au niveau du hameau de Naudy.
Le premier château de Puichéric date probablement du VIe ou VIIe siècle. Le rocher de Puichéric, affleurement d’excellente pierre à bâtir, dut tout de suite attirer l’attention des conquérants wisigoths (412). Et le nom même de Puichéric Podium Theodoroci Terreci, le « Pech de Théodoric » (la montagne de Théodoric) le plus célèbre des princes goths avec Alaric II, semble bien confirmer cette hypothèse. En 1355, les fortifications de Puichéric furent ruinées par les Anglais du Prince Noir, et leurs pierres servirent à remonter l’enceinte actuelle.
Le château hébergera plus tard le « père du canal des deux mers » : Paul Riquet.
Le château possède un passé très intéressant et constitue en lui-même une énorme richesse, mais il ne peut être visité car il appartient à un particulier.
Préfecture : Montpellier
Sous-préfectures : Béziers, Lodève
Population : 1 020 000 hab.
Site web : www.herault.fr
L'Hérault a forgé son histoire et son identité dans la rencontre des civilisations. Avec les Ibères venus du sud, les Etrusques arrivés par la mer, les Celtes de la région rhénane ou les Ligures d'Italie. Tous se sont côtoyés, succédés, mélangés. Puis les Grecs et les Romains ont laissé leurs traces dans le département avant qu'au XVe siècle, le français ne devienne la langue officielle. Aujourd'hui, dans ce territoire chargé d'histoire (canal du Midi, Via Domitia), le tourisme constitue l'une des activités principales, avec un chiffre d'affaires annuel de 1,2 milliard d'euros, 40.000 emplois, dont 25.000 permanents et 38 millions de nuitées par an. Car avec 100 Km de côtes, le littoral héraultais est l'un des mieux sauvegardés de la Méditerranée et ce, malgré plusieurs stations balnéaires et treize ports de plaisance. Par ailleurs, ses espaces naturels sont pratiquement tous la propriété du Conservatoire du littoral et des espaces lacustres, qui les a préservés. Outre le tourisme, la viticulture constitue encore un secteur-clef de l'économie locale. Au coeur du Languedoc, la vigne est une culture, un mode de vie profondément inscrit dans la mémoire des paysages et des hommes. Faugères, Saint-Chinian, Minervois, Côteaux du Languedoc, Clairette ou Languedoc, Muscat de Frontignan ou de Mireval illustrent cette tradition. Sur le plan démographique, la population a progressé de plus de 11.000 habitants par an depuis 1990, soit 57% de l'accroissement régional. Ce taux élevé place l'Hérault au second rang des départements les plus dynamiques dans ce domaine. Enfin 80% de la population vit dans les villes, dont les principales sont Montpellier, Béziers et Sète.
Seigneurie depuis XIe siècle, Beaufort dispose d’un beau château, élément essentiel de la défense du Minervois. Ancienne forteresse, l’édifice a été constamment remanié entre les XVIe et XIXe siècles. Classé en 1984, c’est aujourd’hui une exploitation viticole dans l’appellation Minervois.
Installé sur son rocher exposé au sud, dans un méandre de la Cesse, Agel se caractérise par ses ruelles étroites entourant un château médiéval. De nombreux éléments attestent de la présence lointaine de l'homme sur ce territoire. La source captée au pied du pech et qui alimente la fontaine date des Romains. De l'ancien château, qui ne se trouvait pas à l'emplacement de l'actuel, mais un peu plus à l'ouest, il ne reste que la vieille porte de pierre et le nom de fort vieux à la place qui l'a remplacé. Le château actuel date du XIIe siècle, son origine est assez mal connue. Par sa configuration, il devait faire partie des châteaux forts qui prolongeaient la résistance des seigneurs vassaux du comte de Toulouse au moment de la croisade des Albigeois.
Saint-Chinian est surtout connu pour ses vins ensoleillés et son appellation accordée en 1982 : les vignes y sont cultivées depuis l’Antiquité et le vin produit régulièrement depuis le VIIIe siècle, lorsque des moines bénédictins replantèrent des pieds dans la vallée du Vernazorbes. L’arrivée du Canal du Midi au XIXe siècle a favorisé la viticulture au détriment des exploitations textiles, frappées par les guerres et les crises successives.
Une abbaye est à l'origine de Saint-Chinian. La population, dispersée au début, s'est regroupée auprès du monastère jusqu'à former une agglomération et prend le nom de Saint-Anian d'Holotian jusque vers la fin du XVIe siècle, devenant ensuite Saint-Chignan-de-la-Corne, puis Saint-Chinian. L'histoire de la ville reste étroitement liée à celle de l'abbaye jusqu'en 1789..La population se soulève alors et se rallie aux idées nouvelles de l'Assemblée Nationale. Les bénédictins sont chassés, les biens nationaux vendus et une garde nationale est constituée par la bourgeoisie locale. Saint-Chinian est aussi la ville où grandit Charles Trenet, dont le père était notaire en ville. Le chanteur vécut dans la bâtisse qui est aujourd’hui la maison des vins.
L’abbaye bénédictine
Les bâtiments de l'ancienne abbaye bénédictine (actuellement la Mairie) datent du IXe siècle. Les locaux ont été ravagés par les guerres de Religion au XVIe siècle. Les bâtiments actuels ont été construits aux XVIIe et XVIIIe siècles. La façade de l'hôtel de ville a acquis sa forme définitive au XIXe siècle.
L’église abbatiale et le cloître
L'église abbatiale date du IXe siècle. Elle a été pillée et dévastée pendant la Révolution Française où elle a été amputée de son abside à la même époque. Le cloître laissé longtemps à l'abandon a été l'objet d'une restauration entreprise par la Mairie et Conseil Général. Depuis 2005, il est classé aux bâtiments de France.
La Châtellenie de Cessenon s'étendait jadis sur 29 805 hectares et était composée par 15 villages. On trouve des traces de cette organisation du Xe siècle jusqu'à la Révolution. Le château, ou plutôt la Citadelle, a été définitivement détruit en 1633, sous l'ordonnance de Louis XIII et de Richelieu. Les ruines des remparts et le donjon, seuls vestiges de cette glorieuse époque, trônent au centre du Quartier Haut. À cette époque, les principales sources de revenu sont l'agriculture et l'élevage. Les terres, situées dans la plaine de l'Orb, sont propices à la culture des céréales et offrent de grands pâturages pour les bêtes (essentiellement des moutons, des chèvres). Une grande partie des terres est consacrée aux vergers et aux plantations d'oliviers, mais la vigne prend peu à peu le dessus. Pour faire face à la surproduction viticole les exploitants furent contraints à distiller leur surplus de vin. Bien que ce travail fut d'abord réservé à des « brûleurs » itinérants, de petites distilleries permanentes furent construites aux alentours de 1810. Le marbre griotte rouge de la carrière de Coumiac, exploité du XVe siècle jusqu'à 1975, fut une autre richesse. Mais la ressource la plus importante était l'argile exploitée dans les terriers et qui servait à la tuilerie Cathala-Riche, toute proche. Sur la petite place du hameau de Lugné, sur la commune de Cessenon, on peut voir une réplique de la Statue de la Liberté de Bartholdi qui se trouvait à la proue du paquebot « Le Maxim’s des Mers » en 1987.
Debout sur son socle rocheux, calé à l'arrière du système défensif, le donjon indique l'emplacement de l'ancienne forteresse. De plan quadrangulaire, d'une hauteur de 13 mètres, on entre dans la tour par une porte romane. L'horloge de la Tour sera installée au milieu du XVIIe siècle. À l'intérieur, trois magnifiques cloches en fonte appelées Marie-Rose, Radegonde et Pierre sonnent encore aujourd'hui tristesses et joies sur trois notes : do, si, la.
Village historique, doté d’une remarquable Circulade languedocienne, Murviel les Béziers présente de nombreux sites patrimoniaux.
Dans le centre ancien : église castrale Saint Jean-Baptiste inscrite à l’inventaire départemental du patrimoine. Porches, façades et fenêtres à meneaux de style Renaissance, portes, venelles…Un circuit fléché permet d’en découvrir les richesses et l’histoire pourvue de nombreux évènements et d’anecdotes.
Sur son territoire se trouvent également des sites Archéologiques de l’âge de la pierre taillée, du bronze, de l’époque gallo-romaine. La campagne est jalonnée de pigeonniers qui sont une des curiosités du patrimoine culturel de la commune. Des sentiers pédestres offrent le plaisir d’apprécier faune et flore de la garrigue et éléments d’un riche passé rural (capitelles, cultures en terrasses, châteaux viticoles…).
Enfin, construit sur une butte et occupant un site stratégique dominant, l’ancien château seigneurial et sa terrasse offrent un immense panorama sur la vaste plaine de l’Orb.
Perché sur sa hauteur, Puissalicon apparaît dans l'histoire locale à partir de la fin du XIe siècle sous la dénomination de Podio Salicone qui, par une série de transformations successives, donnera en 1768 le nom actuel. L'appellation primitive a fourni matière à de multiples hypothèses étymologiques dont la plus généralement admise explique l'origine de la forme ancienne de Puissalicon par des imprégnations salées de la colline sur laquelle est construit le village.
Des restes de murailles et des anciennes portes attestent encore de l'importance stratégique de ce lieu fortifié où les rues étroites épousent la forme circulaire des anciens remparts descendants jusqu'à la promenade, sur l'emplacement des anciennes douves.
La Tour romane
À 1 km du village actuel, presque au fond d'un bassin que parcourt le fleuve Libron, s'élève au milieu du cimetière une tour romane du Xe Siècle, d'influence lombarde et de forme rectangulaire. Chacun des cotés mesure 4,30 mètres de largeur pour une hauteur de 26 mètres. Cette tour fut primitivement isolée, indépendante de tout autre édifice, et il est probable qu'elle devint ensuite le clocher de l'église ogivale qui lui fut accolée.
Elle comprend cinq étages séparés par des cordons de pierres noires.
Le château féodal
Il fut construit au XIe siècle au-dessus de l’église paroissiale de style gothique. Deux grosses tours s’élèvent et surmontent un donjon en ruines. Une galerie souterraine, perdue en partie aujourd’hui, reliait le château de Puissalicon à celui de Cazilhac dont une tranchée fut ouverte par la construction de la ligne du chemin de fer.
Situé au cœur du vignoble Languedocien, Alignan-du-Vent tient probablement son nom d'un vétéran de la septième légion romaine Alinianum, qui y aurait organisé une « villa ». Sa tour carrée du donjon, vestige de l'ancien castrum est un témoignage précieux de son histoire.
Edifiée sur une butte au centre du village, elle est protégée par trois enceintes successives qui ont marqué l'évolution de l'agglomération au fil des temps. Son Eglise Saint Martin, autrefois hors des murs avec un cimetière attenant, était à l'origine une petite nef romane, qui fut agrandie à la fin du XIIe siècle. La vigne occupe la plus grande partie du territoire et plonge ses racines dans un mélange d'argile et de galets.
Pézenas est doté d’un centre historique classé « secteur sauvegardé » qui a su conserver le charme de ses hôtels particuliers, aux escaliers ouverts sur cour, et de ses rues pavées. Les gouverneurs du Languedoc (les Montmorency et le Prince de Conti) en ont fait leur capitale. De ce passé prestigieux, Pézenas conserve un bel ensemble de bâtiments réalisés entre le XVème et le XVIIIème siècle, ce qui lui a valu le surnom de Petit Versailles du Languedoc.
Pézenas, riche d’histoire et d’architecture est un lieu propice à la création. De nombreux personnages illustres ont jalonné son histoire tels que Jean-François Venel, inventeur de l’eau de Seltz, Paul Vidal de la Blache, inventeur de la géographie humaine ou encore Boby Lapointe, chanteur atypique et acteur, natif de Pézenas.
Mais on ne peut citer les personnages célèbres qui font partie de l’histoire de Pézenas sans nommer Molière qui arrive à Pézenas avec sa troupe « L’Illustre Théâtre » en 1650. Entre 1646 et 1658, il va sillonner les routes du sud de la France pendant 12 ans avant de revenir à Paris et d’y connaître la gloire.
Pour lui rendre hommage, la ville de Pézenas accueille un lieu unique le Scénovision Molière, un parcours-spectacle en 5 salles et en 3D. Il propose un voyage original à la découverte de la vie trépidante de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, dans des décors spécialement créés.
Depuis 40 ans, grâce à l’installation d’une quarantaine d’artisans d’art et de créateurs en coeur de ville, Pézenas concentre des savoir-faire de grande qualité, ce qui lui a valu d’être labellisée « Ville et Métiers d’art ».
Pézenas a su garder, au fil des siècles, sa tradition carnavalesque qui se cristallise autour de son animal totémique le Poulain. La tradition populaire l’a fait naître en 1226 à l’occasion du passage du roi Louis VIII dans la cité. L’animal de toile et de bois est accompagné d’un cortège de fifres et de tambours et la population danse autour du poulain en formant une farandole. Le carnaval garde à Pézenas toute sa signification originelle et ses rites : la danse du soufflet, « le feu aux fesses » et le spectacle des « Machous ». Le Poulain a été classé au patrimoine mondial immatériel de l’humanité par l’UNESCO.
En 938, Montagnac est attestée et, dès le Moyen-Âge, la ville se dote de remparts, de fossés, de cinq portes défensives et enfin d'une église fortifiée. Aux XIIe et XIIIe siècles, la ville se partage entre les évêques d'Agde et les consuls. C’est par privilèges royaux que vont se développer les foires et que sera créé le marché du vendredi, qui existe encore aujourd’hui. Ces foires, prospères, vont permettre à la ville d'accroître sa richesse architecturale : dès le XIVe siècle des « lojas » commerçantes vont être aménagées servant de boutiques ou d'entrepôts aux marchands étrangers. Au milieu du XVIe siècle, Montagnac devient un fief protestant important où s'illustre notamment le curé prieur Léonard Delsol qui passera l'essentiel de sa vie à agir contre les Protestants. Après la révocation de l'édit de Nantes en 1685, les rapports entre Louis XIV, le problème religieux s'amplifie à Montagnac : c'est la période d'exil.
Vers 1818, la polyculture va céder le pas à la culture de la vigne qui fera la richesse de Montagnac jusqu'à la crise de 1907. De nombreuses maisons vigneronnes sont encore visibles aux faubourgs de la ville qui ne rentrera dans la coopération viticole qu'en 1937.
Le château de Lavagnac
À l'origine, la maison forte qui se dressait à cet emplacement était un bien d'église relevant des chanoines de l'abbaye de Cassan. Passé entre les mains de multiples familles à travers les siècles, le château a été acheté en 1986 par une société japonaise, la société Nippon Sangyo. Après moult controverses, le château est cédé à une holding qui doit réaliser sur le site un golf, un centre de tennis et des hébergements touristiques haut de gamme.
L’abbaye de Valmagne
C’est en 1138 que Raymond Trencavel, Vicomte de Béziers, fonda l'Abbaye de Valmagne. Du XIIe siècle au début du XIVe, elle fut une des abbayes les plus riches du sud de la France. Bénédictine lors de sa fondation, Valmagne se rattachera, dès 1159, à l'ordre des Citeaux et dès lors observera la règle morale, mais aussi architecturale, définie par Saint Bernard.
La Révolution vint fondre sur une abbaye où la décadence s'était déjà installée. Les derniers moines s'enfuirent en 1789 et Valmagne fut saccagée. L'Etat ne garda pas cet édifice et Mr Granier-Joyeuse en fit l'acquisition en 1791. Après sa mort, ses héritiers s'en débarrassèrent en 1838. Le domaine de l'abbaye fut racheté le 29 juillet de cette année par le comte de Turenne et ne fut jamais revendu.
L'église actuelle, de style gothique classique, reconstruite en 1257, 23 m de haut et 83 m de long, fut convertie en chai après la Révolution.
Le charme de la fontaine du cloître, la pureté de la salle capitulaire avec sa voûte d'arête surbaissée d'ogives, la taille de cet édifice majestueux font de Valmagne un lieu de prestige en Languedoc, siège de nombreuses animations culturelles
Chef lieu de Canton, Pignan est surtout remarquable pour sa mairie, installée depuis 1895 dans le Château de Turenne, bâti par Gabriel d'Hebles et Henri de Baschi du Cayla. Construit en lieu et place d’un ancien château ruiné, ce château de style Louis XIII fut bâti à la fin du XVIIe siècle. D’aspect austère, il fut remanié régulièrement afin d’assouplir sa façade et son aspect. Le grand parc du château est désormais un parc public et accueille une des écoles de la ville. À proximité se trouve la Tour Carrée, donjon du château du XIIIe siècle, qui s’élève à 30 mètres de haut. En face se trouvent les vestiges de l’ancienne église Notre Dame de l’Assomption, dévastée par les guerres de religion. De son passé mouvementé, ce bourg viticole conserve également des vestiges de l’ancienne abbaye du Vignogoul.
La croissance spectaculaire de Montpellier s’est logiquement accompagnée d’une croissance territoriale et la ville se développe désormais vers la mer et vers le quartier de Port Marianne, qui englobe les zones de parc Marianne, Jacques Coeur, Richter, les jardins de la Lirondes, Consuls de mer, Odysseum, et Hippocrate.
Quelque 20 000 logements doivent être construits d'ici à 2015 sur l’ensemble de ce quartier, qui vise à étendre le centre ville vers le Sud. La nouvelle mairie, moderne et écologique, s’installera d’ailleurs à Port Marianne. L’avenue de la mer, entrée stratégique de la ville, va être réaménagée pour devenir les « Champs-Elysées » montpelliérains. L’aménagement le plus spectaculaire est sans doute Odysséum, immense zone de commerces et de loisirs, où éclosent mois après mois un vaste centre commercial de 200.000 m2, l’aquarium Mare Nostrum, une patinoire et un planétarium.
Ce projet a au départ effarouché les enseignes et commerçants du centre ville et du quartier Polygone, qui avait tout autant révolutionné la ville voilà trente ans. Mais le centre n’a pas été oublié dans les projets d’urbanisme. Le quartier de la gare est en plein réaménagement et le quartier Polygone devrait voir s’ériger, à partir de 2001 une tour de 100 mètres de haut ainsi qu’un îlot de tours de 10 à 15 étages.
La présence de la plus ancienne université de France, sa position avantageuse au bord de la Méditerranée, sa situation géographique et l’installation d’industries de pointe ont fait de Montpellier, au cours du demi-siècle écoulé, la championne de France de la démographie.
C’est ainsi que la population de Montpellier a triplé en un siècle (248.000 habitants en 2005 contre 76.000 en 1901, où elle est moins peuplée que Nîmes, par exemple), et doublé en moins de 50 ans (120.000 habitants en 1962).
La population montpelliéraine a ainsi cru en moyenne de 2,2% par an depuis 1954.
Le premier grand bond a lieu entre 1962 et 1968, où l’arrivée massive de Pieds Noirs, mais aussi d’Espagnols « booste » la ville et son agglomération.
La restructuration des universités dans les années 1960 et l’installation d’IBM vont rajeunir son image et accélérer la tendance.
Grâce notamment à sa population étudiante, qui constitue un tiers du total, Montpellier est une ville jeune, avec seulement 18,4% d’habitants de plus de 60 ans contre 25,1% pour le reste du Languedoc-Roussillon en 1999.
En cela, Montpellier reste fidèle à elle-même. Elle est ainsi la seule ville française de cette importance à n’avoir pas d’origine antique et le développement qui est le sien aujourd’hui fait écho à celui qui succéda immédiatement à sa création à l’an 1000.
La situation géographique privilégiée de Montpellier, à mi-chemin entre les massifs pyrénéens et alpins, lui a valu d’accueillir souvent le Tour. En 1930, Charles Pélissier y remportait la quatrième de ses huit victoires d’étapes dans l’édition, record toujours à battre.
La plus belle bagarre sur la route de Montpellier eut lieu en 1951, où Hugo Koblet, glissé dans la bonne échappée, lancée par Abdelkader Zaaf et Raphaël Geminiani, parvint à surprendre Fausto Coppi, Gino Bartali et Louison Bobet. Victime d’une terrible défaillance, Coppi perdit le Tour ce jour-là tandis que Koblet signait sa 4e victoire d’étape avant le sacre de Paris. Depuis, de nombreux sprints s’y sont déroulés, jusqu’à ceux remportés en 2005 par Robbie McEwen, puis en 2007 par Robert Hunter.
Le hasard a aussi fait de Montpellier une curiosité statistique dans l’histoire du Tour de France. La préfecture de l’Hérault a en effet accueilli la 500e étape de la Grande Boucle en 1936. Sylvère Maes, qui allait remporter l’épreuve cette année-là, s’y était imposé. Près de 30 ans plus tard, en 1963, un autre coureur belge, Edward Sels, y a gagné le jour de… la 1000e étape ! Ce succès lui avait porté chance puisqu’il avait porté le maillot jaune pendant deux jours l’année suivante. Cette année, la ville ne rate que de deux étapes le droit d’être la 1.500e depuis la Guerre… Cet honneur reviendra à l’étape 13 et à la ville de Lourdes. Pour être complets, précisons que 2.059 étapes ou prologues ont été disputés depuis 1903, si nos calculs sont exacts !
| 985 | Le comte Bernard de Mauguio octroie au chevalier Guilhem des terres entre la Voie Domitienne, le Lez et la Mosson. Ses héritiers bâtissent une place forte qui deviendra Montpellier. |
| 1202 | Fin de la dynastie des Guilhem avec la mort de Guilhem IX. |
| 1204 | La ville passe sous la tutelle du royaume d’Aragon après le mariage de Pierre II d’Aragon avec Marie de Montpellier. Jacques Ier, né à Montpellier, entretient une cour brillante. |
| 1220 | Fondation de l’Ecole de médecine de Montpellier par le cardinal Conrad, légat du pape Honorius III. La réputation de l’école ne cesse d’augmenter. |
| 1276 | La ville passe sous la tutelle du royaume de Majorque sous Jacques II, fils de Jacques 1er, et le restera jusqu’en 1349. |
| 1289 | Les écoles de médecine et droit de Montpellier se voient attribuer le titre d’universités par le pape Nicolas IV. |
| 1349 | La ville est vendue à la France. C’est à l’époque la deuxième ville du royaume. Elle décline à la suite d’épidémies qui déciment un tiers de sa population. |
| 1440 | Montpellier se redresse grâce à Jacques Cœur. |
| 1536 | L’épiscopat quitte Maguelone pour Montpellier. La cathédrale Saint-Pierre est construite. |
| 1576 | Haut lieu de la Réforme, Montpellier se soulève contre l’autorité royale. L’édit de Nantes en 1598 ramène un calme éphémère. |
| 1622 | Louis XIII mate la rebelle et impose le catholicisme. |
| 1755 | Edification de la place de la Comédie. |
| XIXe siècle | La viticulture fait la fortune de Montpellier. |
| 1962 | Afflux des Pieds noirs à Montpellier. |
| 1977 | Construction du quartier Antigone par Ricardo Bofill. |
Née au XVIIIe elle est entourée de constructions cossues et élégantes et fermée à son extrémité par l'Opéra Comédie, théâtre construit en 1888. Au centre, on trouve la fontaine des Trois Grâces et I'Oeuf dessiné au sol avec une ligne de marbre rouge. Jadis, les voitures tournaient autour quand la place était ouverte à la circulation. Aujourd'hui, la place est totalement piétonne et constitue avec l’Esplanade Charles-de-Gaulle, qui la prolonge, un vaste espace piétonnier accueillant de nombreuses manifestations culturelles et festives.
Fermé pour une rénovation complète en 2003, le plus célèbre musée de Montpellier a rouvert au public en février 2007. Sur une superficie de 9200m2, il intègre quelques 900 œuvres du XVe au XXIe siècles au sein d’un parcours thématique et chronologique.
Le planétarium Galilée, où l’on peut contempler les merveilles du monde stellaire, est l’une des réalisations phares du complexe Odysséum. On peut y admirer les pierres mystérieuses, le mot croisé géant des étoiles, le mur des constellations, le système solaire, des astéroïdes flottant dans l'espace, une échelle de lune, des météorites échouées sur le sol.
Le peloton traverse les Corbières, une petite chaine calcaire au nord des Pyrénées issue de la collision entre Ibérie et Europe. Les coureurs abordent ensuite le massif du Mouthoumet, sorte de « remontée » de la chaine pyrénéenne qui se marque sur le profil de l’étape par des reliefs plus francs et un changement de teinte. On passe des calcaires clairs à des roches marron foncé du primaire. Parvenu dans la plaine languedocienne, le peloton file sur Pézenas, à une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée. D’où il peut sans doute apercevoir, plus au sud, les reliefs des volcans d’Agde, dont le mont Saint Loup, qui culmine à 112 mètres d’altitude, éteint depuis 250 000 ans. Cinq kilomètres plus loin en direction de Montpellier, à Montagnac, les coureurs passent cette fois à côté de l’un des plus beaux et des plus importants gisements d’œufs de dinosaures d’Europe, vieux de 70 millions d’années.