Guide touristique

Étape 14 : Saint-GaudensPlateau de Beille - 168.5 km
Samedi 16 juillet
Etape 14
 

UN MUSEE POUR LE CIRCUIT ?

On l’a un peu oublié, mais Saint-Gaudens fut longtemps un haut lieu de la course automobile puisque le circuit de Comminges, construit en 1925, accueillit 18 Grands Prix automobiles et 15 Grands Prix moto. En 1928, il fut même le circuit du Grand Prix de France, remporté par une Bugatti, avant de fermer en 1954, non sans avoir vu Ferrari s’imposer à plusieurs reprises avec Alberto Ascari. La piste a laissé des traces en ville : le square Azémar porte le nom du fondateur du circuit, et le boulevard Wimille, la rue Etancelin ou l’avenue René Dreyfus, qui réchappa par miracle d’un accident sur le circuit, rendent hommage aux grands pilotes de l’époque.
Depuis 1985, l’Ecurie automobile du Comminges organise des rétrospectives très prisées du public. C’est ainsi qu’a germé l’idée d’un musée, une initiative que soutient la Communauté des communes du Saint-Gaudinois. Le projet avance et les membres de l’Ecurie automobile du Comminges peaufinent leur projet, dont on peut trouver tous les détails à l’adresse suivante : http://www.circuit-automobile-comminges.fr/index.php?id=38

LE RETOUR DES TAPISSERIES VOLÉES

Le 30 août 1661 est une des dates principales de l’histoire de Saint-Gaudens puisqu’elle marque le retour dans la collégiale des reliques du saint qui donna son nom à la ville, dispersées pour échapper aux pillages et aux guerres. Le 26 septembre 1997 pourrait également devenir une date fêtée par les Saint-Gaudinois puisque elle marque le retour dans la même collégiale de deux inestimables tapisseries d’Aubusson dérobées par d’audacieux cambrioleurs plus de sept ans plus tôt.
Le Triomphe de la Foi, copie d’un tableau de Rubens, et le Martyre de Saint-Gaudens, qui retrace la légende du saint, décapité par les Wisigoths, se volatilisèrent dans la nuit du 20 décembre 1989. Réalisées aux alentours de 1760 par la Manufacture royale d’Aubusson, les deux œuvres ne réapparurent que sept ans plus tard lors d’une vente aux enchères à New York, chez Sotheby’s. C’est une documentaliste d’Aubusson qui identifiera les œuvres volées en consultant par curiosité le catalogue de la vente.
Une longue enquête du FBI établit la bonne foi du vendeur et de multiples tractations entre les autorités américaines et les ministères français concernés permirent de récupérer, sans doute moyennant finance, les tapisseries envolées. Le pauvre berger Gaudens retrouvait ainsi à nouveau le lieu de sa sépulture. Quant aux voleurs, ils courent toujours…

VAN IMPE, CE N’EST PAS DU BIDON…

Saint-Gaudens fait partie des cités pyrénéennes dont le nom est familier aux amateurs de cyclisme. Certaines grandes étapes de montagne de l’histoire du Tour s’y sont achevées, comme en 1955, lorsque Louison Bobet a définitivement endossé le Maillot Jaune qui allait faire de lui le premier vainqueur de trois Tours de France consécutifs.
Située au carrefour des différents axes pyrénéens, la ville a accueilli neuf arrivées d’étapes et dix départs, dont le dernier en 2009, y ont été donnés. En 1970, par exemple, c’est en quittant Saint-Gaudens que Bernard Thévenet est allé chercher sa première victoire d’étape, à La Mongie. Surtout, lors de l’édition 1976, l’étape Saint-Gaudens - Saint-Lary-Soulan avait été décisive dans la lutte pour le Maillot Jaune entre Lucien Van Impe et Joop Zoetemelk. Après sa victoire en solitaire dans les Pyrénées, le grimpeur belge n’allait plus quitter la tête du classement général.
Outsider à Saint-Gaudens, le dernier vainqueur belge du Tour est devenu le grand favori à Saint-Lary, où la championne de ski Isabelle Mir lui fait les honneurs d’une bise. Il ne s’en cache pas : « Cette année, je marche très bien.
Je n’ai pas peur. Je crois que je vais garder le maillot jusqu’au bout ». Pour Van Impe, il y a des signes qui ne trompent pas : « Quand je marche, je bois très peu, c’est mauvais pour le ventre. Ce matin, je suis parti de Saint-Gaudens avec un seul bidon. Il est encore à moitié plein… », confie-t-il.

475 La ville, connue sous le nom de Mas Saint-Pierre, accueille la dépouille du jeune berger Gaudens, décapité par les Wisigoths, dirigés par Malet, pour avoir refusé de se convertir à l’arianisme.
IXe siècle Le culte de Saint-Gaudens se développe. La localité du Mas Saint-Pierre prend le nom du saint.
XIe siècle Construction d’une collégiale pour abriter les reliques du martyr.
1202 Les habitants obtiennent une charte de coutumes accordée par Bernard IV de Comminges.
1258 Gaston VII de Béarn s’empare de la ville au détriment des Comminges.
1309 Le pape Clément V, ancien évêque du Comminges, reconnaît l’authenticité des reliques de Saint-Gaudens.
1569 La ville est pillée par les soldats huguenots du comte de Montgomery.
1607 La ville et sa région du Nébouzan, propriétés du domaine royal de Navarre, sont rattachées au royaume de France par Henri IV.
1661 Le 30 août, les reliques de Saint-Gaudens, mises à l’abri pendant les guerres de religion, réintègrent la collégiale.
2003 Première édition du festival « Jazz en Comminges »

LA COLLÉGIALE

Avec son cloître et sa salle capitulaire, elle était un important édifice religieux du Comminges. Elle abritait un collège de chanoines, communauté de clercs créée par l'évêque Bertrand. L'édifice roman du XIe siècle, à plan basilical pyrénéen à trois nefs, a été construit sur un édifice plus ancien. L’ensemble fut restauré ainsi que le clocher aux XIXe et XXe siècles.
Les chapiteaux historiés les plus intéressants se situent dans le sanctuaire. Ils sont l'œuvre de maîtres aragonais. Ils figurent « la chute d'Adam et Eve », le monde médiéval, des animaux monstrueux. On y trouve également de superbes tapisseries d’Aubusson, dont l’une évoque le martyre de Saint-Gaudens.







Population : 12 160 hab. (Saint-Gaudinois, Saint-Gaudinoises), 22 000 hab. dans la Communauté de communes (21 communes)
Économie : papeterie, recherche géophysique
Personnalités : Gilles Dumas (capitaine puis entraîneur de l’équipe de France de rugby à XIII), Elie Baup (football), William Servat (rugby), Jean-Pierre Lopez (football), Marie-Laure Brunet (biathlon, ski nordique)
Sportif: Ours de Saint-Gaudens (rugby à XIII), Open International de tennis féminin (mai)
Signature : Capitale du Comminges
Spécialités :: Mounjetade (plat à base de haricots et confit) Festivals : « Pronomade(s) » (arts de la rue, avril-novembre), Salon de la BD (mai), « Jazz en Comminges » (juin), Salon de la montagne (octobre), « Sing Go Gospel » (novembre), « Les Pyrénéennes » (foire agricole, décembre)
Labels : ville fleurie (trois fleurs)
 

Département de la Haute-Garonne

Préfecture : V
Sous-préfectures : L
Population : hab.
Site web : www.morbihan.fr

Ce département illustre parfaitement le contraste entre

KM 11 : ASPET (960 hab.)

Le premier seigneur d’Aspet dont le nom a été conservé s’appelait Ramon-At(hon). Il vécut autour de 1068. Plusieurs seigneurs d’Aspet participent aux Croisades, en particulier Arnaud II, qui s’embarque avec Philippe-Auguste à Gênes en 1190. Au début du XVe siècle, la baronnie passe à la famille de Coarraze, dont la dernière représentante sera dame Catherine, à qui l’on doit en particulier la fontaine qui orne encore la place principale de la ville.

Derrière le chevet actuel de l’église subsiste la chapelle seigneuriale, de style gothique, dont la clef de voûte est ornée des armes des Coarraze. La Tour du Chucaou, qui domine la ville, est d’origine incertaine.


KM 26,5 : COL DE PORTET-D’ASPET

C’est après le col du Portet d’Aspet qu’est érigée la stèle à la mémoire de Fabio Casartelli. Elle rappelle aux passants que le champion olympique à Barcelone en 1992 a trouvé la mort en tombant lourdement dans cette descente en 1995. Le Portet d’Aspet est un classique du Tour de France, dont le dernier à être passé au sommet en vainqueur est Laurent Lefèvre en 2007.

La stèle a été installée en octobre 1995, sculptée par Bruno Luzzani, en marbre blanc et en marbre gris, venus d'Italie. Elle représente une grande roue blanche, qui s'épanouit en drapeau olympique. On peut voir sa bicyclette dans l'état, après sa chute, dans la chapelle Madonna del Ghisallo, au col du même nom, en Italie.


 

DÉPARTEMENT DE L'ARIÈGE (09)

Préfecture : Foix
Sous-préfectures : Pamiers, Saint-Girons
Population : 148 600 habitants
Site web : www.cg09.fr

Le catharisme
Les cathares militaient pour une foi chrétienne conforme aux évangiles et dénonçaient les abus d’une église trop riche, trop liée aux puissants. Dans le sud de la France régnaient en maîtres les Comtes de Toulouse et de Foix qui voyaient dans cet élan spirituel un formidable contre-pouvoir au Roi de France et à l’Eglise Catholique. Pourchassés, persécutés pendant plus d’un siècle, ils ont trouvé refuge dans les vallées les plus reculées de l’Ariège et des Pyrénées. Autour de Montségur, symbole du pays cathare et de Montaillou, célébre village occitan, on découvre quelques tours, des ruines d’enceintes fortifiées, un donjon surgi de nulle part, qui défient encore le temps. Le Moyen âge en Ariège, au-delà des Chevaliers cathares, c’est aussi la dynastie des Comtes de Foix, leur célèbre Château fort et ses deux plus célèbres fils : le flamboyant Gaston Phébus, prince des Pyrénées et Henri IV, roi de France, dernier comte qui a rattaché Foix et l’Ariège au royaume de France.

À VOIR

LA TRIBU DE MAGDA (24-27 juillet)
Devant l'entrée majestueuse de la grotte, partagez le quotidien de la jeune Magda et des siens grâce à un spectacle retraçant la vie d'une tribu préhistorique dans la grotte du Mas d'Azil, il y a 14 000 ans. Une trentaine de comédiens (amateurs et professionnels), âgés de 2 à 72 ans, transportent le public à l'âge préhistorique pour un spectacle d'une heure mis en scène par Yvan Chiffre (réalisateur de « Si l'Ariège m'était contée », « le trésor des Cathares », « Les médiévales de Carcassonne »).

Le département
Blottie au cœur des Pyrénées, adossée à l’Andorre et à l’Espagne, l’Ariège est une terre de plaines, de montagnes et de lacs, marquée par la présence humaine depuis l’origine des temps. Douze grottes ornées recèlent de véritables trésors tandis que le Moyen âge a légué un patrimoine exceptionnel en matière d'art roman dans ce pays qui fut celui des Cathares. L’eau, l’air, la neige, le soleil : les meilleurs atouts sont réunis pour la pratique d’activités de pleine nature toute l’année. Son patrimoine culturel séduit par sa diversité et sa richesse. Le tout s’accompagnant d’une gastronomie qui a gardé ses saveurs d’autrefois et d’un hébergement qui conserve le charme de l’authentique. Ce cadre naturel exceptionnel représente aussi un espace propice à la création et à l’innovation dans les entreprises. L’implication et la qualité du travail des Ariégeois n’est plus à démontrer, en témoigne la formule célèbre d’un officier de Napoléon : « l’Ariège produit des hommes et du fer. » Le désenclavement dû à la construction de l'A 66, l'Ariégeoise, accompagne le mouvement de rénovation du département.


KM 44,5 : AUDRESSEIN (105 hab.)

Le village a participé à « la guerre des demoiselles ». Il est situé au confluent du Lez et de La Bouigane, rivière qui descend de la vallée de la Bellongue. L’église paroissiale Saint-Martin, des XIIIe et XIVe siècles, est surmontée d’un clocher campanile.

L’église Notre-Dame de Tramesaygues a été construite aux XIIIe, XIVe, XVe et XVIe siècles, avec un campanile-porche, des fresques médiévales, un beau porche décoré de peintures. Elle est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le pèlerinage à Notre-Dame-de-Tramesaygues existait déjà en 1139. L’antique chapelle, trop exiguë, fut reconstruite au XIIIe siècle, avec des agrandissements successifs. Ce lieu de pèlerinage très ancien se développa lorsqu’une confrérie dite du Saint-Nom-de-Marie, fut attachée à cette chapelle, le 8 septembre 1315.

Adressein accueillit également la fameuse Reine Margot. Son époux, le futur Henri IV l’avait chassée, (connue pour ses aventures galantes, elle fut longtemps éloignée de la cour). Elle fut accueillie au château de Coûmes à Audressein puis dans une simple maison à Sor. Elle aurait bu l’eau de la « fontaine d’amour », où elle donnait rendez-vous à ses nombreux amants (route depuis Castillon, près du pont vers Salsein).



KM 45,5 : CASTILLON-EN-COUSERANS (430 hab.)

Au carrefour des vallées de la Bellongue, du Biros, de Bethmale et de Balaguères, Castillon est riche d'une histoire ancienne : la présence humaine est attestée dès les temps préhistoriques et antiques. Ces vallées, rattachées à l'époque médiévale au Comminges et au Comté de Foix, resteront une terre d'échange privilégiée avec l'Espagne, à travers le val d'Aran.
Une exposition très différente leur apportera une économie également différente, avec une orientation pastorale d'abord, la Bellongue bénéficiant des estives proches du Moussaou, mais aussi industrielle et touristique, le Biros s'enorgueillissant volontiers de ses eaux comme de ses mines : le tramway y sera en activité de 1911 à 1936. Plus enclavée peut-être, la vallée de Bethmale sera célèbre pour la valeur des nourrices qui partent à Toulouse.
Mais ces vallées partagent certains anciens privilèges (droit de pacage et forestiers) qui conduiront ses habitants à l'une des dernières jacqueries lors de la promulgation du nouveau code forestier en 1827, la fameuse « guerre des demoiselles ». Castillon est aussi le lieu d’origine d’une race de moutins, les Castillonnaises, et de chevaux.

L’église Saint-Pierre
Du XIIe siècle, c’est l’un des beaux exemples de l’art roman, qui se développa à cette époque dans le Couserans, lieu de passage de pèlerinages. Cette chapelle de l'ancien château des vicomtes de Couserans, qui a d'ailleurs donné son nom au village même de Castillon, bâti au pied de l'enceinte, a été reconstruite au XIIIe siècle. Les Chemins pyrénéens de l’Art Roman permettent de découvrir les nombreux fleurons de l’art religieux dans la région.


KM 50,5 : BETHMALE (100 hab.)

Bethmale est plus exactement le nom de la vallée, qui comporte six villages dont aucun ne porte ce nom. La commune de Bethmale a la particularité de n'avoir pas de chef-lieu ; elle est composée de deux villages, Ayet et Samortein. Autrefois elle comprenait également les villages d'Aret, Arrien, Tournac et Villargein, qui se sont regroupés pour devenir la commune d'Arrien-en-Bethmale en 1931.
Bethmale est surtout connu pour son fromage : le bethmale ou oustet. Selon la légende, le Couserans, le premier bethmale daterait de l'occupation des Maures. C'est un fromage à base de lait de vache, à pâte pressée non cuite, d'un poids moyen de 4,5 kg.


KM 62,5 : COL DE LA CORE (1 395 m)

Ce col de première catégorie, long de 17,5 km, n’est pas trop escarpé avec une pente moyenne de 5,1%. Mais il offre des vues magnifiques sur le lac de Bethmale notamment. Il fut franchi pour la première fois sur le Tour en 1984 et Jean-René Bernaudeau s’y présenta en tête.



KM 76,5 : SEIX (800 h)

Situé dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises Seix est le plus grand village du Haut-Salat dont il abrite le collège. Il se trouve à la confluence de la vallée d'Esbintz et de la vallée du Salat.
Depuis la fin de l'exploitation des mines de Tungstène de Salau, l'activité économique est essentiellement tournée vers le tourisme (ski, résidences secondaires, écotourisme, etc.) et le pastoralisme. C'est un paréage entre les seigneurs du lieu et le roi Philippe le Hardi qui, en 1280, organisa le bourg de Seix, qui constitua dès lors une anomalie puisque devenant une enclave du Languedoc royal au plus profond du comté de Comminges. En échange de la garde de la frontière, la charte royale accordait des privilèges excessivement favorables à l'organisation municipale.
L'histoire de Seix fut toujours intimement liée à la frontière : on s'alarmait en temps de guerre, mais, au quotidien, les lies et passeries avec le Val d'Aran ouvraient les immenses estives du versant espagnol et les foires et marchés du village voyaient s'échanger animaux de bat, viandes et fromages du Couserans, graines du Languedoc avec les vins, huiles, sel et laines d'Espagne.
Seix fut à partir du XIXe siècle le lieu d'accueil ou de départ des émigrés fuyant la Révolution, des Carlistes ou des Républicains espagnols, des évadés de France et de personnes fuyant la barbarie nazie. Ce fut le cas de Louis-Napoléon Bonaparte, l’héritier de la famille impériale, qui y fut arrêté en 1942.

Le château de Seix
Avec ses deux tours, son échauguette et son mur d’enceinte, c’est un des éléments remarquables du patrimoine du Couserans. Surplombant les toits de ce village de montagne, il rappelle indirectement que ce site de la haute vallée du Salat occupait jusqu’à une époque récente un emplacement stratégique sur la route de trois cols transpyrénéens majeurs, voies de circulation des hommes et des marchandises. En effet, il a peut être été édifié sur les vestiges d’une ancienne fortification médiévale, élément d’un réseau défensif entourant le village. Mais plus que d’un rôle militaire, le château de Seix témoigne surtout de la vie civile des hommes du Haut-Salat. Il porte la trace de plus de cinq siècles d’occupation et de remaniements.
Le château a été racheté dans les années 1990 par la Communauté de communes du canton d’Oust. Délicatement restauré, en respectant l’architecture et le décor des siècles passés, il abrite désormais le centre d’interprétation du patrimoine des vallées du Haut-Salat.


KM 83 : USTOU (300 h)

Frontalière, la vallée d’Ustou était jadis très peuplée, mais la Révolution industrielle conduisit de très nombreux habitants vers l’exil. La vallée était connue pour ses montreurs d’ours. Elle se termine par le cirque de Cagateille.
C’est sur la commune que se trouve la station de Guzet-Neige, qui accueillit trois arrivées d’étape du Tour de France entre 1984 et 1995.


KM 99 : AULUS-LES-BAINS (200 hab.)

Au fond de la vallée du Garbet, Aulus-les-Bains est partagé entre la tradition pastorale du haut du village et la vocation touristique du bas, plus moderne. C’est au départ d’Aulus que l’on peut découvrir la cascade d’Ars, l’une des plus hautes des Pyrénées.
Le village vécut longtemps de l’exploitation de mines de plomb argentifères, abandonnée progressivement. Au XIXe siècle, les eaux l’emportent sur les mines. En 1822, le lieutenant Darnagnac, atteint de syphilis, trouve son salut dans les bienfaits des sources locales. Les cures sont surveillées médicalement dès 1845. Les buvettes, l’établissement thermal et les nombreux hôtels bâtis alors, font d’Aulus une station renommée qu’agrémente le baccara. Mais la Seconde Guerre mondiale mettra un point final à cet âge d’or.
Depuis trente ans, les autorités municipales tentent de relancer les eaux aux multiples vertus. Les nouveaux Thermes d'Aulus-les-Bains, édifiés en 1989, marient avec charme la clarté du verre et la chaleur du bois. Les eaux d’Aulus sont particulièrement indiquées pour réguler les troubles du métabolisme (cholestérol, obésité, diabète) et de l'appareil réno-urinaire.
Le thermalisme, lié aux avantages que procurent la possibilité de gravir les cimes environnantes et l’emplacement du village sur le GR10, sont les atouts de l’avenir d’Aulus.


KM 109 : COL D’AGNES (1 570 m)

Ce col de première catégorie, long de 10,2 km pour une pente de moyenne de 8,1% fut franchi pour la première fois sur le Tour en 1988. Robert Milllar fut le premier au sommet.


KM 143 : TARASCON-SUR-ARIÈGE (3 500 hab.)

Tarascon tire son origine de deux racines indo-européennes qui signifient « passage de la faille ». Son patrimoine préhistorique est exceptionnel. On peut encore admirer une partie des peintures murales de la grotte de Niaux (le salon noir), ou visiter la plus vaste grotte d’Europe, celle de Lombrives, où reposerait Pyrène, dont était tombé amoureux Hercule.
Pendant l’Antiquité, les mines de fer de la région attirent les convoitises, tandis que Tarascon subit les invasions successives des Francs, des Vandales, puis des Wisigoths et des Sarrasins.
Puis au XVIe siècle, ce sont les guerres de religions qui ensanglantent la ville. A tour de rôle, protestants et catholiques s’emparent du château comtal et massacrent leurs ennemis.
Après avoir vécu de l’agriculture et de l’exploitation de ses carrières de gypse, Tarascon tire aujourd’hui essentiellement ses revenus du tourisme vert. Tarascon a accueilli un départ d’étape en 1998.

Parc de l’art préhistorique
Dans un parc montagneux agrémenté de points d'eau et de rochers, ce superbe site propose une approche inédite du patrimoine préhistorique de l’Ariège, l'un des plus riches d’Europe. À l'intérieur d'une architecture contemporaine, de nombreuses animations interactives et un son et lumière retracent l'histoire de l’art pariétal et s’adressent autant aux enfants qu’aux adultes, aux profanes et aux passionnés. Une reconstitution de la Grotte de Niaux permet notamment d’admirer des peintures rupestres aujourd’hui inaccessibles au public. Des expositions d’art contemporain viennent aussi confronter les artistes actuels à leurs lointains ancêtres.


KM 145 : USSAT-LES-BAINS (370 hab.)

La station d'Ussat-les-Bains est reconnue pour le traitement des maladies psychosomatiques liées au stress ainsi que certaines pathologies neurologiques comme la maladie de Parkinson. L'action de ses eaux sur le système nerveux a permis de développer des séjours axés sur la détente et l'anti-stress. Les premières traces écrites faisant état des effets bénéfiques de l’eau d’Ussat remontent au XVe siècle et le premier ouvrage médical traitant de ce sujet date de 1771. Depuis longtemps la population locale utilisait les sources pour soulager des affections, mais à partir de cette époque les bains vont être structurés sous l'impulsion du baron d’Ornolac, Louis de Fraxine.
Bientôt, la venue en cure de personnages célèbres comme le roi de Hollande, Louis Bonaparte, frère de Napoléon 1er, ou encore le poète Lamartine, va porter très loin la renommée des eaux d’Ussat. La station connaît alors son âge d'or et les Grands Thermes, aujourd'hui classés, sont construits en 1845 sur les vestiges d'un établissement plus ancien.
Propriété des Hospices de Pamiers jusqu'en 1982, la station thermale, tombée en léthargie, redémarre aujourd’hui sous la houlette de propriétaires


 

VIVRE COMME UN TRAPPEUR

Loin du ski business et du va-et-vient frénétique des remontées mécaniques, le Plateau de Beille propose des formules qui permettent de vivre l’espace d’une journée dans la peau d’un trappeur ou d’un esquimau. À deux ou en groupe, il est possible de faire une immersion totale au cœur de la forêt nordique. Partir en raquettes avec un accompagnateur dans une nature sauvage et préservée sans oublier la convivialité d'un repas montagnard dans la cabane d'un trappeur. Avant de vivre en bivouac sous un habitat traditionnel nomade. Toutes ces activités comprennent l’accès au domaine skiable de la station de Beille, ce qui permet de proposer une journée d’activité complète et variée.
Après l’arrivée à l’Espace Nordique de Beille, l’après-midi est consacrée à la fabrication de l’igloo où l’on passe la nuit ou à une balade en raquettes dans la forêt. Un apéro montagnard est suivi d’un dîner dans la cabane trappeur au cœur de la forêt puis d’une sortie nocturne sous les étoiles pour préparer la nuit en bivouac. La nuit se passe sous igloo, tipi, yourte mongole ou tente prospecteur suivant l'enneigement et la motivation des troupes… Le lendemain, après un petit-déjeuner au restaurant de Beille, la journée est consacrée à des parcours surprenants en raquettes puis au ski de fond ou à la luge.

BEILLE, LA SCANDINAVIE EN PLEIN SUD-OUEST !

Bien qu’il faille à peine plus d’une heure pour s’y rendre depuis Toulouse, saviez-vous que rejoindre Beille équivaut à atteindre la Scandinavie ? Tout au long du trajet, les paysages, la végétation et la faune changent. Entre Toulouse et Foix, c’est le chêne qui domine. Puis le hêtre apparaît au-dessus de Tarascon. Le sapin se joint à lui juste après Les Cabannes. Ce n’est qu’arrivé à Beille que l’on découvre le bouleau, le pin à crochets, la callune et le rhododendron. La succession de ces végétaux est exactement la même lorsqu’on traverse l’Europe du sud au nord ! De même, les lagopèdes ou perdrix blanches que l’on trouve à Finestre, au sud du plateau de Beille, ont des «cousins» très proches en Laponie, au cercle polaire ! Cette espèce a suivi le retrait des glaciers engagé il y a environ 15 000 ans. Beille, avec son superbe domaine de ski de fond, est ainsi un peu la Norvège, les rennes en moins, mais la gastronomie pyrénéenne en plus.

LE TOUR SUR UN PLATEAU

Si l’on y pratique essentiellement le ski de fond pendant l’hiver, le plateau de Beille s’est très rapidement bâti une réputation de juge de paix dans le Tour de France, avec quatre arrivées d’étape en dix éditions. Après Marco Pantani comme précurseur en 1998, Lance Armstrong s’y est imposé à deux reprises, en 2002 et en 2004, puis Alberto Contador a poursuivi la série en gagnant l’étape de 2007. Bref, tous les vainqueurs du Plateau de Beille ont terminé le Tour avec le Maillot Jaune sur les épaules.
En 1998, pour le premier passage du Tour, c’est dans cette petite Scandinavie en plein Sud-Ouest que Marco Pantani bascula du rôle d’outsider à celui de grand favori. Le Pirate se dit en petite forme. Mais déjà, la veille, entre Pau et Luchon, l’Italien démontre que l’altitude le titille toujours. Il démarre dans Peyresourde et termine deuxième de l’étape, à 36 secondes de Rodolfo Massi, échappé matinal. Jan Ullrich est à 23 secondes de son rival, mais conserve plus de quatre minutes d’avance. L’Allemand contrôle…
Il maîtrise un peu moins le lendemain, où Pantani récidive en se lançant à l’abordage dans son style caractéristique. Le Suisse Roland Meier s’est levé sur ses pédales de bon matin et semble bien parti pour l’emporter, puisqu’il conserve 2'40” d’avance sur les troupes à Cabannes, au pied de l’ascension. Elefantino va pulvériser cette avance de porcelaine en moins de six bornes. Parti à 12 Km du sommet, il passe l’échappé de la Cofidis à six kilomètres du but et s’en va vers son cinquième succès d’étape dans la Grande Boucle. Derrière, c’est la débandade. Ullrich n’est pas à la dérive, juste incapable de contrer. Huitième de l’étape, à 1'40” du boucanier romagnol, il ne conserve au sommet que trois minutes sur son rival, qui remonte au pied du podium. La journée de repos à Tarascon-sur-Ariège est la bienvenue d’autant que les Alpes sont encore loin…

Xe siècle Edification du château de Lordat, siège d’une châtellenie. Il fut démantelé sur ordre d’Henri IV en 1582.
Fin XIIe siècle Mention d’un château fort à Castelverdun, sans doute le château fort en ruine toujours visible à Château-Verdun. Ce fut le siège de la châtellenie qui dirigea la région pendant tout le Moyen âge.
Fin XIIIe siècle L’actuel canton des Cabannes, possession du comte de Foix, est une terre cathare. Naissance à Caussou de Béatrice de Planissolles, célèbre cathare châtelaine de Montaillou.
1293 Exploitation de mines de fer.
XVIe siècle La seigneurie devient Baronnie de Gudanes.
1750 Construction à Château-Verdun du château de Gudanes à proximité du vieux château de Château-Verdun.
XIXe siècle Ouverture de a carrière de talc de Trimouns, la plus grande du monde.
1822 Naissance aux Cabannes de Sixte-Casse Henry, membre du Conseil de la Commune de Paris en 1871.
1854 Une épidémie de choléra fait de nombreux morts.
1998 Première arrivée du Tour au Plateau de Beille. Victoire de Marco Pantani.

La grotte de Lombrives

L'eau de l'Ariège est à l'origine de la formation de cette grotte qui constitue un système karstique de 39 Km se développant sur sept niveaux superposés. Globalement, ce système se développe des deux côtés de l'Ariège entre le village des Cabannes où se situe le drain le plus au Sud et Tarascon-sur-Ariège où se situe l'exsurgence des eaux (grotte de Sabart).
La grotte de Niaux constitue un drain venant de la vallée du Vicdessos. Ce système karstique hors du commun comporte près de 200 entrées. Plusieurs salles ont un volume immense. La salle de la cathédrale, à 250 m de l'entrée, est grande comme Notre-Dame de Paris ; la salle de l'Empire de Satan, à 4 Km de l'entrée est 3 à 4 fois plus grande. La grotte aurait servi de refuge à l'évêque cathare Amiel Aicard après la chute du château de Montségur en 1244. Elle abrita des prêtres et des nobles pendant la Révolution française puis des Républicains pendant le Premier Empire.
De nombreux circuits sont ouverts à la visite. Le temps de parcours varie selon les circuits (1h30, 2h, 3h, 5h).


La carrière de talc de Trimouns

Dans les Vallées d'Ax à Luzenac, la pierre est en talc. Surplombant la Vallée de l’Ariège, un immense cirque s’offre à vos yeux : la carrière de talc de Trimouns, l’une des plus grandes du monde. À 1800 m d’altitude sur des gradins géants, des hommes travaillent. Avec d’énormes machines, ils découvrent, extraient, trient et transportent le talc, la roche la plus douce et la plus tendre de notre terre.


Réserve nationale de faune sauvage d’Orlu

Créée en 1943, la réserve d'Orlu (4250 ha) devient réserve nationale de faune sauvage en 1998, du fait de son intérêt patrimonial. L'office national de la chasse et de la faune sauvage y assure un suivi régulier de la biodiversité de nombreuses espèces montagnardes


4 fois site-étape
Station de sports d’hiver de l’Ariège (09)
Population : 5600 hab. dans les 39 communes de la Communauté de Communes des Vallées d’Ax
Économie :Tourisme, ski
Festivals :Les « Grands Chemins » (arts de la rue), « De l’Oxygène pour les Oreilles » (musiques actuelles), « Le Festival des Saveurs » (gastronomie), « Les Pastoralies » (tous les 2 ans)
Personnalités : Germain Authié (ancien Sénateur Maire de Sinzat), Omar Bouyoussef (champion paralympique en ski nordique à Nagano), Isabelle Casanova (championne paralympique de géant à Salt Lake City et Nagano)
Spécialités : charcuterie, le Zynat (garbure ariégeoise), champignons (ceps, girolles, etc.), croustade du Couserans (gâteau à la pomme aromatisé au rhum), Tommes d’Ariège, Milla ariégeois (dessert à base de farine de maïs)
Sport : 1er site pyrénéen de ski de fond, 1er site français transformé en parc de loisirs nordique (ski nordique, raquettes à neige, luge et traîneau), organisation de la Piréna (course de chiens de traineaux, 350 chiens) et de la Transpyrénéenne (ski de fond, 700 enfants / 500 adultes)
Labels : Nordique France
 

Descriptif fourni par BRGM

ENTRE LES FAILLES

Cette étape parallèle à l’axe ouest-est de la chaîne présente un relief très accidenté. Les grands changements de pente correspondent à des failles ou à différentes variétés de roches. Les schistes, plus tendres, forment généralement des pentes moins abruptes que les granites. A quelques kilomètres de l’arrivée, alors que le parcours de l’étape quitte la vallée de l’Ariège pour monter vers le plateau de Beille, se trouve la plus grande carrière de talc du monde. Située à Trimouns, à 1800 mètres d’altitude, elle exploite un gisement formé il y a 300 millions d’années. D’énormes masses rocheuses de natures différentes, broyées lors de la mise en mouvement d’une grande faille, puis soumises à d’intenses circulations d’eau, se sont transformées sur place, donnant naissance à cette roche d’une blancheur et d’une douceur incomparable.