
Lourdes - 152,5 km
vendredi 15 juillet
Tapie au pied des Pyrénées et éclipsée dans le grand Sud-Ouest par Bordeaux et Toulouse, Pau a décidé de se doter d’une marque pour exister entre ces deux géantes, pour fédérer les talents et les atouts locaux et pour mettre en valeur son énorme potentiel économique et humain.
PPP (Pau Porte des Pyrénées) est désormais l’appellation donnée au Grand Pau, qui fédère 123 communes et quelque 225.000 habitants. Au-delà de l'affirmation d'une réalité géographique, « Pau Porte des Pyrénées » veut incarner la démarche de modernisation et de développement territorial lancée par la ville de Pau, l'agglomération Pau-Pyrénées et plus largement le Syndicat mixte du Grand Pau depuis mars 2008. Cinq axes forts sous-tendent cette démarche : la coopération, l’éducation et la formation, la culture, les transports, la cohésion urbaine et la solidarité.
La marque Pau Porte des Pyrénées a pour objectif d'affirmer l'identité et le dynamisme de ce territoire situé au cœur du triangle Bordeaux-Toulouse-Saragosse et de lui donner la place qu'il mérite à l’heure où l’Europe est gagnée par un phénomène de métropolisation.
Par cette démarche, Pau souhaite dépasser sa réputation de ville agréable à vivre (son slogan est d’ailleurs « la vie rêvée des villes ») pour se donner un nouveau cap et faire exister le piedmont pyrénéen au plan national et international.
Les trois P articulant le projet sont chacun ornés d’un symbole fort : la Vache dorée, emblème de Pau et du Béarn, qui représente la Paix, un cœur, synonyme de Partage, et le mont d’Ossau, reflet de la Passion du territoire pour les sommets et l’ambition de les vaincre.
Pau est fière de son histoire aéronautique. Après avoir été une des villes-phares du développement de l’aérostation, grâce notamment à la présence de James Gordon Bennett et de Gaston et Albert Tissandier, Pau à reçu, en janvier 1909, les célèbres frères Wilbur et Orville Wright venus ouvrir, sur les landes du Pont Long, la première école de pilotage d’aéroplane au monde. Ils seront imités par Louis Blériot, et les sociétés Voisin, Antoinette, Derperdussin, Morane Saulnier et Nieuport.
En 1910, uniques constructeurs mondiaux d’aéroplanes, ils avaient leur propre école de pilotage à Pau. En 1912, l’armée française choisit Pau pour y établir la première école militaire d’aviation. Le centre militaire de Pau se transformera en école d’acrobatie en 1914, puis en école de chasse. Elle formera plus de 6 000 pilotes dont les célèbres Guynemer, Roland Garros, Védrines, ainsi que les pilotes volontaires américains de l’escadrille Lafayette. Ce passé glorieux est maintenant présenté au public, au Palais Beaumont, dans une exposition permanente.
De nos jours, le bassin de l'Adour est un pôle aéronautique important et a su se développer à partir des implantations industrielles provenant de la politique de décentralisation des industries de défense mise en oeuvre à partir de 1936. La Région compte plusieurs leaders mondiaux dans leur domaine : Daher-Socata, pour les monomoteurs à turbine, Dassault-Aviation, pour les jets d'affaire « haut de gamme », Messier-Dowty pour les trains d'atterrissage, et Turbomeca notamment pour les turbines d'hélicoptères.
Ces industriels perpétuent, avec les unités militaires et en particulier le 5e RHC, basé au Pont-Long, la tradition aéronautique paloise.
La cité d’Henri IV a reçu avec panache la course à 62 reprises, ce qui la place derrière Paris et Bordeaux au classement de la fidélité à l’épreuve. La liste des vainqueurs à Pau est un Who’s Who du cyclisme. Depuis Alfredo Binda, qui ouvrit le bal en 1930, Robic, Coppi, Bahamontes, Gimondi, Hinault, Kelly, Delgado, Chiappucci ou Pereiro y ont levé les bras. La victoire inaugurale d’Alfredo Binda mérite qu’on s’y arrête car elle fut l’une des deux seules que le plus grand champion de l’entre-deux-guerres signa sur le Tour. Il récidiva le lendemain à Luchon. Le Lombard, qui avait failli au début de sa carrière se faire naturaliser français, ne participa en effet qu’à ce Tour 1930, boudant l’épreuve pendant le reste de sa carrière. Énorme moteur, il fut l’un des premiers coureurs à rester assis dans les ascensions les plus rudes et René Vietto disait de lui : « On pourrait lui mettre un verre sur la tête et il escaladerait le Tourmalet sans renverser une goutte. » Triple champion du monde, vainqueur de 41 étapes sur le Giro, Binda gagna tout de même la Grande Boucle à quatre reprises comme directeur sportif de l’équipe d’Italie. C’est Pau qui, en 1990, vit un Soviétique, Dimitri Konyshev, s’imposer pour la première fois dans le Tour. C’est aussi à Pau que le peloton fit le deuil de Fabio Casartelli, tué la veille dans la descente du Portet d’Aspet en 1995.
| XIe siècle | Construction d’un castelnau contrôlant le gave, à mi-distance entre Lescar, siège des évêques, et de Morlaàs, fief des vicomtes de Béarn. |
| 1188 | Gaston VI de Béarn réunit sa cour majour dans ce château qui porte le nom de Pau depuis le début de ce siècle. |
| XIIIe siècle | Gaston Fébus fortifie et agrandit le château. |
| 1464 | Pau devient la quatrième capitale du Béarn après Lescar, Morlaàs et Orthez. |
| 1512 | Pau devient la capitale des rois de Navarre. |
| 1589 | Henri IV est sacré roi de France. |
| 1796 | Pau devient chef-lieu des Basses-Pyrénées. |
| 1830 | Pau devient un lieu de villégiature privilégié des Britanniques. |
| 1909 | Pau accueille les débuts de l’aviation et devient la capitale de ce nouveau mode de transport. |
| 1951 | Découverte du gaz de Lacq, qui donne un nouvel essor à la ville. |
Construites sur un éperon rocheux qui domine un gué du Gave, les fondations du château de Pau remontent au haut Moyen Age. Mais c’est à Gaston Fébus, vicomte de Béarn et comte de Foix à la fin du XIVe siècle, que l’on doit la physionomie actuelle du château. Au siècle suivant, le château devint le lieu de résidence de la dynastie des vicomtes du Béarn qui reçurent le royaume de Navarre et s’allièrent aux Albret. Henri IV y vit le jour le 13 décembre 1553. Restauré sous Louis-Philippe, le château devint musée en 1926. Outre ses appartements royaux, il abrite d’importantes collections consacrées à Henri IV ainsi qu’un grand nombre de tapisseries qui en font le plus grand musée de tapisserie en dehors de Paris.
Préfecture : Pau
Sous-préfectures : Bayonne, Oloron-Sainte-Marie
Population : 647 000 hab.
Site web : www.cg64.fr
Formées en 1790 à partir des terres du Béarn, de trois provinces basques et de terres gasconnes, les Pyrénées-Atlantiques comptent un peu plus de 643 000 habitants. Entre Golfe de Gascogne et Pyrénées, c’est le 10e département français par sa superficie. Au sud, la chaîne des Pyrénées dresse ses cimes élancées ; au nord, le piémont, zone de coteaux, de collines boisées, de vallons verdoyants et de landes basses, est constitué d'alluvions. Les gaves y découpent des vallées étroites et profondes avant de s'élargir en de larges plaines. Le Béarn connut jusqu'à la Révolution une période économique brillante, suivie d'un déclin au XIXe. Le XXe a marqué le début d'une nouvelle ère de prospérité, caractérisée par l'adhésion à la société industrielle. La vigne produit d'excellents vins traditionnels. La découverte du gaz de Lacq a considérablement modifié le visage du Béarn, entraînant la création d'un vaste complexe pétrochimique. Les stations thermales sont célèbres depuis l'Antiquité.
Ancienne bastide béarnaise (Bourg Gerbier), le village conserve de ses origines sa porte nord du XIVe siècle, spécimen du système défensif des bastides béarnaises. Cette porte est inscrite aux monuments historiques.
La petite commune de Lacq est essentiellement connue pour son gaz, découvert en décembre 1951, et distribué dans toute la France par gazoducs à partir des années 1965. Le gaz de Lacq contribua à l’essor industriel du pays à cette époque. Mais le site songe à sa reconversion depuis 1987. L'option retenue consiste à faire de la plate-forme industrielle un centre de formation et de service dans le domaine des technologies vertes. Le gaz brut est extrait d'une trentaine de puits à raison de 24 millions de m3 par jour. La production annuelle est de cinq milliards de m3 de gaz épuré. Lacq hébergera également le premier projet français de démonstration de toute la chaîne d’oxycombustion depuis la production d'oxygène, à l'injection et au stockage du CO2 dans un gisement terrestre de gaz naturel épuisé. Le développement industriel de Lacq a entraîné la création de Mourenx-Ville-Nouvelle, cité uniquement résidentielle et exemple d'urbanisme moderne.
Ancien bourg remontant au XIIe siècle dans une zone marécageuse, Mourenx connut un développement exceptionnel avec la découverte du gaz de Lacq et son exploitation à partir de 1956. Quelques 10 000 ouvriers, attirés par l’exploitation du gaz, peuplèrent bientôt la ville nouvelle construite pour les accueillir. Les architectes Maneval et Douillet s’inspirèrent de l’exemple des villes nouvelles anglaises pour concevoir le nouveau Mourenx, encore considéré aujourd’hui comme un modèle architectural de cette période.
La ville s’est dotée d’équipements culturels (galeries d’art réputées) et sportifs mis à la disposition de ses habitants.
La ville a accueilli à quatre reprises le Tour de France, la première fois en 1969, où Eddy Merckx remporta sa cinquième victoire d’étape.
C’est au Moyen-âge que la ville de Monein connaît son âge d'or. À partir du XIIIe siècle, Monein est même l'une des plus importantes et des plus prospères cités de la vicomté. Ville du Seigneur souverain du Béarn, elle bénéficie d’une administration autonome dans laquelle le conseil de ville et les jurats (élus) veillent à la bonne marche de la communauté. En 1385, le dénombrement des maisons du Béarn demandé par Gaston Fébus, fait apparaître environ 2 300 habitants (Orthez en comptait 436, Oloron 368, Morlaàs 304, Pau 126). Certaines de ces « maisons » existent encore. Cette communauté où l’activité agricole est solide (vigne, céréales, élevage, exploitation du bois communal) vit un catholicisme fervent. Aussi, en 1464, forts de leur puissance et de leur foi, les Moneinchons se lancent dans la construction de l'imposante église Saint Girons.
En 1709, Monein compte 5 233 habitants. Marchés et foires sont actifs et renommés. La cité commerce avec la Bigorre, le reste de la Gascogne, l’Espagne. Les artisans (bois, fer, tisserands, les commerçants en vin etc.) sont nombreux. La Révolution sera vécue, ici, sans grands bouleversements, la communauté ayant opté pour les idées nouvelles.
Au XIXe siècle, Monein va rester à l'écart de l'industrialisation. La ville continue cependant sa modernisation : construction de la nouvelle halle, agrandissement de l’hospice, construction d’un abattoir, adoption de cultures nouvelles (tabac, pomme de terre). Ce siècle voit aussi le départ de nombreux cadets pour « les Amériques ».
La confrontation avec le XXe siècle se fera brutalement avec la découverte du gisement de gaz naturel de Lacq en 1951. Aujourd'hui, malgré les difficultés de la reconversion industrielle, Monein préserve et offre un cadre de vie exceptionnel et un riche patrimoine.
L’église Saint Girons
Construite entre 1464 et 1520, elle est classée Monument Historique en 1913. Illustration parfaite du gothique méridional, elle représente l'ensemble le plus complet et le plus achevé de l'église paroissiale de la fin du Moyen-âge. Un ambitieux programme de restauration entrepris depuis plusieurs années permet d’admirer toute la splendeur de cet édifice.
Bourg agricole dans le terroir des appellations Jurançon et Béarn, doté d’une belle église du XVIe siècle (église de l’Assomption), Lasseube est la ville d’origine du célèbre sociologue Pierre Bourdieu.
C’était aussi la ville de Bernard Becaas, ancien équipier de Bernard Hinault et de Laurent Fignon, disparu tragiquement en 2000 dans un accident de moto. Il participa à quatre Tours de France entre 1979 et 1983.
Situé dans la vallée d’Ossau, Louvié-Juzon est la ville natale de l’ancien capitaine du XV de France François Moncla, génial flanker qui fit les beaux jours du Racing, de la Section paloise, remporta trois fois le Tournoi des Cinq Nations et fit partie de la tournée mythique en Afrique du Sud en 1958.
Sur la rive gauche du Gave d’Ossau, la commune est la capitale de la vallée d'Ossau. L’église Saint-Vivien a été bâtie aux XVe et XVIe siècles dans un style gothique flamboyant avec des voûtes à liernes et tiercerons, une abside polygonale, des chapiteaux, clés de voûte et culs-de-lampe sculptés, des colonnes gallo-romaines, des portes en accolade à écusson et un clocher carré.
La falaise des vautours
Sur les communes de Bielle, Aste-Béon, Bilhères et Castet, se trouve la réserve naturelle de nidification des vautours fauves, créée par arrêté ministériel du 11 décembre 1974. La réserve est gérée par le Parc National des Pyrénées. Deux sites sur une superficie totale de 82,3 hectares, sur une falaise à 1 000 m d'altitude, ont été protégés pour favoriser la reproduction des vautours fauves, ceux-ci ayant besoin d'une nourriture abondante et d'une tranquillité parfaite. La réserve accueille également 5 ou 6 couples de percnoptères d’Égypte.
Le Gave d’Ossau
Principal affluent, par son débit, du gave d'Oloron, il naît en altitude (Pic duMidi d’Ossau, 2 884 m). Torrent de montagne dans son cours supérieur, son lit s’élargit entre Arudy et Laruns. La vallée, longue de 35 km, s'étend de la frontière d'Espagne à la plaine de Pau, elle fait partie des 3 vallées béarnaises. C’est une vallée Pastorale avec sa transhumance et ses traditions ancestrales. Son produit phare est le fromage pur brebis dit Laruns.
La vallée d’Ossau est une vallée où le ski est à l’honneur avec ses stations d’Artouste-Fabrèges et de Gourette, une vallée où l’on peut se soigner ou se remettre en forme avec ses stations thermales. Lorsqu’on regarde les montagnes depuis Pau, du boulevard des Pyrénées, c’est le massif de l’Ossau que l’on aperçoit.
Sur la rive droite du Gave d’Ossau, la commune est formée avec Aast, Assouste, Gourette et de multiples lieux-dits et hameaux. La station thermale (ORL, rhumatologie) est connue dès le XVIe siècle et relancée par les travaux de Théophile de Bordeu au XVIIIe siècle. L'Impératrice Eugénie, comtesse de Téba (1826-1920), en fit sa station attitrée. Les eaux y sont sulfurées, chlorurées, sodiques et calciques. Mais les Eaux-Bonnes acquirent surtout du crédit et de la réputation par la guérison des blessures (de coups d’arquebuse) de plusieurs seigneurs béarnais qui avaient suivi Henri II, roi de Navarre, à la bataille de Pavie, en 1525. Les Eaux-Bonnes reçurent la dénomination d'Eaux d'arquebusade, par Jean d’Albret, compagnon de François Ier.
Le casino des Eaux-Bonnes est installé depuis 1873 dans un beau château aux allures d'antan.
Franchi à 71 reprises l’Aubisque est un des classiques du Tour de France, qui l’emprunta systématiquement entre 1910 et 1958. Deux étapes furent jugées au sommet en 1985 et 2010. Long de 16,6 km, il affiche des pentes moyennes à 7,5% et jusqu’à 13% après Eaux-Bonnes.
Les Hautes-Pyrénées comptent 235 000 habitants pour une superficie de 4 464 km2. Trois secteurs distincts composent les paysages du département : la montagne et ses vallées qui recouvrent la moitié du territoire, les coteaux et les plaines. Au sud, les Pyrénées forment une barrière d'altitude élevée avec la frontière espagnole : 35 pics y dépassent les 3.000 mètres. Le tourisme constitue la principale activité économique du département, notamment grâce à Lourdes, deuxième centre mondial de pèlerinage, ou au cirque de Gavarnie, inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.
Le Pic du Midi culmine à 2.877 mètres. On y accède par téléphérique au départ de La Mongie pour découvrir 600m2 de terrasses panoramiques qui offrent un spectacle époustouflant sur les sommets. Les stations de sports d'hiver sont nombreuses (12 au total dont Cauterets, Luz-Ardiden, Hautacam ou Saint Lary, bien connus des suiveurs). Sans oublier l'activité thermale (Argelès-Gazost, Barèges-Barzun, Beaucens).
Enfin un véritable menu bigourdan commence toujours par la garbure, une soupe composée de haricots tarbais, d'os de jambon, de morceaux de canard ou d'oie confit, de chou, de poireau, de carottes, de navets, d'oignons et d'ail.
La Route des Cols
Lieu de passage, le col symbolise le dépassement, le franchissement d'un obstacle, la poursuite de la route et l'ouverture vers de nouvelles découvertes. Trente quatre d'entre eux ont été choisis pour illustrer la richesse du massif pyrénénen. Ils forment un tout, cohérent, spectaculaire, en pleine harmonie avec la nature. Accessible à l'occasion d'un circuit-journée ou invitant à une plus longue itinérance, ces cols sont autant de points de départs pour d'autres boucles, d'autres visites, d'autres découvertes.
www.laroutedescols.com/
Jazz à Luz
La 21ème édition du Festival « Jazz à Luz » se tient du 7 au 10 juillet 2011.
Cette édition sera construite dans la plus pure tradition qui anime le festival : la découverte d’artistes iconoclastes, de pratiques expérimentales, d’improvisations et de ce qui fait le jazz d’aujourd’hui.
Ses habitants sont appelés les Argelésiens. C’est la capitale du Lavedan, au confluent du Gave de Pau et de celui d’Azun. La spécialité gastronomique y est le Pastis, qui est ici un gâteau.
Cette vieille ville pittoresque aux ruelles raides ou en escalier, anciennement nommée Ourout, puis Argelès, accola à son nom celui de Gazost, pour ses eaux thermales. C’est en effet une station climatique et thermale (phlébologie et ORL) avec un établissement thermal au parc à l'anglaise (eaux sulfureuses, sodiques, iodobromurées).
L’église Saint-Saturnin fut construite en 1854. On y a rajouté un très beau lambrissage du choeur (1896).
Sont originaires de la commune :
René Billières (1910-2004), ancien Ministre d'État de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports
Clément Dupont (1899-1993), joueur de l’équipe du XV de France (16 sélections) de rugby. Il fut, après Adolphe Jauréguy (1898-1978), le second Français à vaincre les quatre nations britanniques, avant-guerre.
* Du 15 au 17 juillet : Parallèlement à l’arrivée du Tour de France, le Football-Club Lourdais XV (qui fut 8 fois champion de France 1ière division entre 1948 et 1968) fêtera son centenaire.
Le 15 juillet au soir, le Banquet du Centenaire réunira les anciens joueurs du FCL XV, mais aussi de nombreuses personnalités du sport, de la médecine sportive et des médias.
Le 16 juillet, trois équipes s’affronteront sur le stade Antoine Béguère : des anciens internationaux, l’équipe du FCL championne de France (groupe B) en 1995 et une équipe de professeurs de médecine de l’hôpital Salpêtrière (Paris).
Les 16 et 17 juillet, aura également lieu une compétition de Golf Pro Am au Golf du Lac de Lourdes : 30 pros de golf s’associeront à 3 amateurs. De nombreuses personnalités du monde sportif sont attendues.
* Le 13 août : Création mondiale du spectacle de Robert Hossein « Une femme nommée Marie » aux Sanctuaires Notre-Dame de Lourdes, dans le cadre du Pèlerinage National Français qui aura lieu du 11 au 16 août.
Depuis que la Vierge Marie est apparue à Bernadette Soubirous à la Grotte Massabielle en 1858, le nombre de pèlerins et de visiteurs n’a cessé de croître vers les Sanctuaires Notre-Dame de Lourdes. On estime à près de 6 millions le nombre de visiteurs se rendant à Lourdes chaque année (9 millions en 2008 pour le 150e anniversaire des apparitions).
Aujourd’hui, Lourdes est devenu le plus grand centre de pèlerinage catholique français, et un des plus importants dans le monde.
Le domaine des Sanctuaires, inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques et appartenant au diocèse de Tarbes-Lourdes, est ouvert toute l’année 24H/24. La saison des pèlerinages s’étend d’avril à octobre : de l’immense esplanade de la basilique du Rosaire résonne chaque soir la ferveur des pèlerins dans une émouvante procession aux flambeaux. La messe internationale est célébrée tous les mercredis et dimanches en 6 langues.
22 lieux de culte permettent de célébrer les messes, dont :
* La Grotte des Apparitions, creusée dans un rocher qui a fait l’objet de travaux de consolidation en janvier 2011.
* La Basilique de l’Immaculée Conception, située au sommet du rocher de la Grotte.
* La Basilique Notre-Dame-du-Rosaire, de style romano-byzantin, remarquable notamment par les mosaïques vénitiennes des coupoles et des quinze chapelles. Ce manteau prodigieux étendu sur une surface de près de 2000 m² a été réalisé par le maître mosaïste incontesté du XIX siècle, G.D. Facchina, artiste ayant réalisé les fresques de l’Opéra Garnier, du Palais impérial de Kyoto et de la Basilique Notre-Dame de Sion à Jérusalem.
La restauration de ces mosaïques a fait l’objet d’un chantier important qui s’est achevé en 2004. Depuis, des mosaïques contemporaines réalisées par l’artiste slovène Marko Rupnik sont venues décorer la façade de l’édifice.
* La Basilique Saint-Pie X, inaugurée en 1958 pour le centenaire des apparitions, est une œuvre en béton armé réalisée par l’architecte Pierre Vago. Entièrement construite sous terre, elle peut recevoir plus de 20.000 personnes, et accueille tous les après-midi en saison la procession eucharistique.
Le Tour de France ne s’est arrêté que deux fois à Lourdes : la première fois en 1948 avec la victoire de Gino Bartali et la deuxième fois en 1994 avec la victoire de Luc Leblanc qui s’imposa sur l’étape Cahors-Lourdes. Cependant, le Tour passe chaque année aux portes de Lourdes, et quatre autres étapes se sont également achevées dans la station de sports d’hiver voisine du Hautacam.
Le Pays des Vallées des Gaves est en effet un paradis pour les passionnés de cyclotourisme, de cyclo sportif ou de VTT. De très nombreux adeptes de la petite reine viennent chaque année se mesurer aux ascensions célèbres du Tourmalet, de l’Aubisque ou de Luz-Ardiden, ou bien pratiquent le vélo en famille sur les Voies Vertes des Gaves.
Ancienne voie ferrée réhabilitée, les Voies Vertes permettent de parcourir 26 km, de Lourdes à Cauterets. Les premiers 17 kilomètres (de Lourdes à Pierrefitte) sont adaptés à la pratique familiale du vélo, mais aussi de la marche à pied, du roller et du vélo manuel. Cette portion a été la première voie verte française à obtenir le label national « Tourisme et Handicap » pour les quatre déficiences : handicaps moteur, visuel, mental et auditif.
Les Vallées des Gaves sont également réputées pour leurs 73 itinéraires et 1150 km de sentiers dédiés aux VTT.
Grâce à ses 107 licenciés, le club « Lourdes VTT » est devenu le premier club FFC toutes disciplines confondues des Hautes-Pyrénées et le 2e club VTT de Midi-Pyrénées.
En 2010, le club a organisé une nouvelle épreuve d’enduro entre la station du Hautacam et le Pic du Jer à Lourdes, épreuve qui a permis de rassembler les meilleurs VTTistes français.
Le club, qui compte de nombreux champions, s’entraîne notamment en descente au Pic du Jer où est organisé chaque année un championnat régional, avec plus de 200 participants.
L’accès facile au sommet du Pic grâce au funiculaire a également permis au club d’accueillir en 2010 un stage de descente de l’équipe de France VTT.
| XIe siècle | Première trace de la construction du Château Fort, alors résidence des Comtes de Bigorre. |
| 1790 | Lourdes devient chef-lieu de canton. |
| 1858 | Apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous. |
| 1866 | Arrivée du chemin de fer à Lourdes. |
| 1921 | Création du Musée Pyrénéen dans le Château Fort. |
| 1958 | Centenaire des apparitions et inauguration de la Basilique souterraine St Pie X. |
| 1983 | Visite du Pape Jean-Paul II. |
| 2004 | Pèlerinage de Jean-Paul II. |
| 2008 | 150e anniversaire des apparitions et visite du Pape Benoît XVI. |
Pièce maîtresse des forteresses du piémont pyrénéen, dominant la ville, le château fort reste un témoin majeur de l'histoire de Lourdes du XI au XIXe siècle. Classé Monument Historique, il abrite depuis 1921 le musée Pyrénéen, labellisé Musée de France, qui présente les plus importantes collections sur l’histoire des Pyrénées. Elles permettent de découvrir la vie quotidienne dans les Pyrénées, françaises et espagnoles, du XVIIIe au début du XXe siècle. La richesse et la variété des cultures montagnardes se retrouvent dans les costumes, le mobilier, les rites funéraires, les pratiques agricoles, pastorales et artisanales.
À l’avant-scène des montagnes toutes proches, Lourdes est dominée par le Pic du Jer.
Un funiculaire centenaire permet d’accéder au sommet en 6 minutes afin de profiter d’un point de vue inoubliable sur la chaîne des Pyrénées et la ville de Lourdes.
Un itinéraire permet par ailleurs de marcher « sur les pas de Bernadette » afin de découvrir les lieux et événements qui ont marqué sa vie : maison natale, cachot etc.
De nombreux autres sites et activités privés sont consacrés à la découverte cultuelle, à Bernadette et à la ville de Lourdes : le musée de la nativité, le musée de Lourdes, le musée du Petit Lourdes, le Petit Train Touristique, le diorama historial de la médaille miraculeuse, la maison paternelle, le musée Christhi, le musée du Gemmail et le Panorama de la Vie de Sainte Bernadette.
Avec ce départ à Pau, les coureurs retrouvent la zone de piémont située à l’avant de la chaîne des Pyrénées. Le bassin aquitain, sorte d’immense cuvette naturelle, s’est rempli des sédiments provenant de l’érosion des massifs. A son endroit le plus profond, les géologues ont mesuré 11 000 mètres d’épaisseur sédimentaire. Ces couches de terrains poreux ont piégé gaz et pétrole : on est tout proche du gisement de Lacq. Le peloton passe ensuite au pied du pic du midi d’Ossau, ancien volcan de 280 millions d’années.