Guide touristique

Étape 12 : CugnauxLuz-Ardiden - 211 km
jeudi 14 juillet
Etape 12 : Cugnaux - Luz Ardiden
 

UNE UNITÉ AÉRIENNE AU SERVICE DE LA RECHERCHE

L’aéroport militaire de Francazal, sur la commune de Cugnaux, a été rendu à la vie civile en 2010 et confié à la gestion d’une entreprise canadienne, le groupe Lavalin. Le site ne perd pas pour autant l’un de ses fleurons, Safire (Service des avions français instrumentés pour la recherche), unité aérienne qui met son savoir faire et ses trois appareils au service de la recherche et des mesures météorologiques. Safire a été créée en 2005 pour mettre en commun les ressources en hommes et en matériel de Météo France, du CNRS et du CNES.

En avril et en mai 2010, Safire a notamment mobilisé deux de ses appareils pour les mesures des cendres du volcan islandais Volcan Eyjafjöll. L’ATR 42 a été équipé de compteurs de particules tandis que le Falcon 20 s’est doté d’un lidar (radar) aérosol pointant vers le sol. Ces mesures ont été réalisées sur un parcours Toulouse-Montpellier-Montélimar-Lyon-Paris-Nantes-Limoges-Toulouse.

L’objectif était de détecter la présence de particules, d’avoir une idée de leur taille, et d’estimer leur concentration, moyennant des hypothèses sur leur densité et leur forme.

En 2010, Safire a également effectué des mesures microphysiques dans la mousson en Afrique de l'ouest, au-dessus du Niger et des recherches sur des turbulences en dessous de l’île de Madère.

INTERDICTION DE MOURIR

En novembre 2007, le Maire de Cugnaux, Philippe Guérin, a fait parler de sa ville dans les pages insolites des quotidiens en prenant un arrêté municipal interdisant à toute personne ne possédant pas de caveau dans le cimetière de la ville de mourir sur son territoire. L’histoire fit le tour des gazettes et attira l’attention sur la situation absurde que connaissait Cugnaux. Soixante personnes s’éteignirent en effet cette année-là, à Cugnaux, plus que ne pouvaient en contenir les deux cimetières locaux dont l’extension avait été refusée. Le projet d’agrandissement portait en effet sur un terrain militaire proche d’un dépôt de munitions. « À situation absurde, réponse absurde… et demi », avait alors lancé le Maire, qui avec cet arrêté provocateur, a obtenu gain de cause. Le projet de réaménagement de l’aéroport militaire de Francazal a ainsi pris en compte le besoin de sépultures.

Un courrier du préfet de région a appris au Maire en 2008 que le ministère de la Défense revoyait le périmètre de danger du dépôt dans le sens d'une probable « réduction très significative du polygone de sécurité. Cette évolution favorable devrait vous permettre d'envisager une extension de votre cimetière sur une partie importante de votre projet initial », lui a écrit le préfet Jean-François Carenco.

L’initiative de Philippe Guérin n’était pas une première : la ville du Lavandou avait pris un arrêté similaire en 2000. Depuis, la commune de Sarpourenx, confrontée à la même situation, a fait de même.

SUR LES TERRES DE MONCASSIN

La ville se situe à proximité immédiate de Toulouse qui a, de nombreuses fois, servi au peloton de porte d’entrée vers les Pyrénées.

En 1985, par exemple, une étape avait précisément été tracée entre la Ville rose et Luz Ardiden. Ce jour-là, le porteur du Maillot Jaune, Bernard Hinault, entamait la plus douloureuse traversée des Pyrénées de sa carrière. Diminué par une lourde chute trois jours plus tôt à Saint-Étienne, le leader de la Vie Claire perdait plus de quatre minutes sur le vainqueur au sommet, Pedro Delgado, et une grosse minute sur Greg LeMond, son coéquipier et premier rival au classement général.

Cugnaux est également limitrophe de Villeneuve-Tolosane, qui s’appelait d’ailleurs à l’origine Villeneuve de Cugnaux. Les deux villes partagent encore certains clubs sportifs et un cimetière…

Et c’est au club de Villeneuve-Tolosane que fut formé un certain Frédéric Moncassin, double vainqueur d’étape sur le Tour de France. Le futur sélectionneur de l’équipe de France connut sa meilleure saison en 1996 avec ses victoires d’étape sur Paris-Nice, le Grand Prix du Midi Libre et surtout ces deux succès glanés à Bois-le-Duc et dans la grande étape de Bordeaux réservée aux plus grands sprinteurs. Le grand regret de la carrière du Toulousain sera sans doute son échec en 1997 dans un Paris-Roubaix qui lui semblait promis. Vainqueur de l’Enfer du nord en amateur, Frédéric Moncassin se classera 5e de l’épreuve en 1998.

1239 Construction d’une église desservant Cugnaux et Villeneuve-Tolosane. Elle fut détruite par un incendie en 1824.
1680 Construction du château de la Cassagnère.
1827 Construction de l’église Saint-Laurent.
1902 Implantation de l’usine de parfums Berdoues (violette de Toulouse).
1934 Création de la base aérienne de Francazal.
2009 L’armée de l’Air quitte l’aéroport de Francazal. La gestion du site est confiée à la société canadienne Lavalin.

Le château de la Cassagnère

C'était autrefois un très grand domaine agricole de 200 hectares, allant jusqu'aux bois de La Ramée et comprenant plusieurs métairies. Le château actuel a été construit en 1680 en une seule fois, par le Baron Pierre de Papus, Président du « Parlement du Languedoc » et membre de l'Académie des jeux Floraux. Classé monument historique depuis 1979, il appartient aujourd'hui à la famille Gourdou qui l'a rénové et en ouvre les portes lors des journées du patrimoine.


Le pavillon Louis XVI

Il a été construit en 1779 pour Jacques Lacans, fermier général des gabelles. Il est situé dans l'ancienne ceinture viticole de Toulouse, le long d'une route où les parlementaires de la seconde moitié du XVIIIe siècle achetaient des propriétés destinées à la construction.
Largement amputé par le camp d'aviation de Francazal, ce pavillon faillit bien disparaître lors de l'établissement du camp. Pour lui éviter ce sort, il fut inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le 25 juin 1929.


Ville-étape inédite
Commune de la Haute-Garonne (31)
Population : 17 000 hab. (Cugnalais, Cugnalaises), 703 000 habitants dans la Communauté urbaine du Grand Toulouse
Économie : parfums, transports, ancienne base aérienne militaire transformée en aéroport d’affaires Toulouse Francazal
Personnalités : Bernard Cadène (peintre), Laurent Battles, William Prunier, Daniel Bravo (football), Frédéric Dimeglio (champion du monde moto 125 cc en 2009), Frédéric Moncassin (cyclisme)
Sports : Jeunesse sportive cugnalaise
Spécialités : cassoulet
Festivals : Artempo (avril), Festival des pratiques artistiques (juin), Festimanoir (juillet)
Labels : ville fleurie(une fleur)
 

Département de la Haute-Garonne

Préfecture :
Sous-préfectures :
Population : hab.
Site web :

A insérer ...

KM 5,5 : MURET (24 000 hab.)

Sous-préfecture de la Haute-Garonne, Muret est connue pour la bataille qui s’y déroula en 1213 et qui sonna le glas du catharisme. Pierre II d’Aragon, venu soutenir le comte de Toulouse, cathare, y fut tué par les forces françaises de Simon de Montfort. Cette défaite entraîna le rattachement du Languedoc à la France et porta un coup fatal à la cause cathare.

Fondée à la fin du VIIe siècle par l’évêque Germier, elle devint la capitale du comté de Comminges et ses fortifications furent achevées par l’évêque de Carcassonne, à qui Simon de Montfort avait confié la ville.

Ancien bourg agricole devenu une proche banlieue de Toulouse, la ville a également donné le jour à de nombreuses célébrités, à commencer par Clément Ader, connu comme pionnier de l’aviation, mais qui commença par fabriquer des vélocipèdes innovants, où le bandage en fer est remplacé par du caoutchouc, et équipés de cadres tubulaires en tôle, ce qui leur confère une légèreté inconnue jusque là. Un parc lui rend hommage en ville. Autre enfant du pays, Vincent Auriol, maire de Muret en 1925, fut surtout le premier président de la République d’après-Guerre. Muret fut aussi la ville natale du maréchal Niel.


KM 22 : RIEUMES (3 300 hab.)

Ancienne bastide de l’aire urbaine de Toulouse, Rieumes est aussi une terre de rugby, le Sporting Club Rieumois demeurant un vivier d’internationaux. On citera Bernard Viviès, natif de Rieumes, mais encore Michel Billière, Guillaume Bousses ou Lionel Mazars qui portèrent tous les couleurs rieumoises.


 

Département du Gers (32)

Préfecture : Auch
Sous-préfectures : Condom, Mirande
Population : 185 000 hab.
Site web : www.tourisme-gers.com

Terre de d’Artagnan et des Mousquetaires, cœur de l’ancienne province de Gascogne, le Gers tire son nom de l’affluent de la Garonne qui le traverse. Territoire vallonné, il axe son économie principalement autour de l'agriculture et du tourisme. Le département est producteur de maïs, de blé, de colza, de tournesol, d'alcool (armagnac, côtes de Gascogne, Floc de Gascogne, madiran (AOC), pousse-rapière etc.), de volailles et de leurs dérivés. Auch, sa préfecture, est l’une des villes les plus chaudes de France et le département est le berceau de personnalités aussi diverses que l’homme d’affaires Jean-Luc Lagardère, l’ancien rugbyman Jacques Fouroux ou le couturier Jean-Charles de Castelbajac.


KM 61 : CASTERA-VIGNOLES (60 hab.)

En 1390 naissait à Castéra-Vignoles Etienne de Vignolles, qui fut capitaine du roi de France et tenta de sauver Jeanne d'Arc des Anglais. Il est plus connu sous le surnom de La Hire, que l'on pourrait traduire par la colère... Les Anglais le surnommèrent « la colère de Dieu ».



KM 65,5 : CIADOUX (190 hab.)

Le village de Ciadoux est surtout remarquable pour son église Saint-Michel, qui abrite de grandes richesses artistiques provenant de l’ancienne abbaye de Nizors. Ces trésors (un retable classé du XVIe siècle, une Pietà du XVe, une statue de Sainte-Madeleine et une croix en cristal de roche) lui ont été confiés par la famille d’Ornezan, dont le beau mausolée Renaissance se trouve dans l’église.


 

Département des Hautes-Pyrénées (65)

Préfecture : Tarbes
Sous-préfectures : Argelès-Gazost, Bagnères-de-Bigorre
Population : 235 000 hab.
Site web : www.cg65.fr

Les Hautes-Pyrénées comptent 235 000 habitants pour une superficie de 4 464 km2. Trois secteurs distincts composent les paysages du département : la montagne et ses vallées qui recouvrent la moitié du territoire, les coteaux et les plaines. Au sud, les Pyrénées forment une barrière d'altitude élevée avec la frontière espagnole : 35 pics y dépassent les 3.000 mètres. Le tourisme constitue la principale activité économique du département, notamment grâce à Lourdes, deuxième centre mondial de pèlerinage, ou au cirque de Gavarnie, inscrit au patrimoine mondial de l'humanité. Le Pic du Midi culmine à 2.877 mètres. On y accède par téléphérique au départ de La Mongie pour découvrir 600m2 de terrasses panoramiques qui offrent un spectacle époustouflant sur les sommets. Les stations de sports d'hiver sont nombreuses (12 au total dont Cauterets, Luz-Ardiden, Hautacam ou Saint Lary, bien connus des suiveurs). Sans oublier l'activité thermale (Argelès-Gazost, Barèges-Barzun, Beaucens).
Enfin un véritable menu bigourdan commence toujours par la garbure, une soupe composée de haricots tarbais, d'os de jambon, de morceaux de canard ou d'oie confit, de chou, de poireau, de carottes, de navets, d'oignons et d'ail.

La Route des Cols
Lieu de passage, le col symbolise le dépassement, le franchissement d'un obstacle, la poursuite de la route et l'ouverture vers de nouvelles découvertes. Trente quatre d'entre eux ont été choisis pour illustrer la richesse du massif pyrénénen. Ils forment un tout, cohérent, spectaculaire, en pleine harmonie avec la nature. Accessible à l'occasion d'un circuit-journée ou invitant à une plus longue itinérance, ces cols sont autant de points de départs pour d'autres boucles, d'autres visites, d'autres découvertes.
www.laroutedescols.com/

Jazz à Luz
La 21ème édition du Festival « Jazz à Luz » se tient du 7 au 10 juillet 2011. Cette édition sera construite dans la plus pure tradition qui anime le festival : la découverte d’artistes iconoclastes, de pratiques expérimentales, d’improvisations et de ce qui fait le jazz d’aujourd’hui.


KM 101,5 : LANNEMEZAN (5 800 hab.)

Lannemezan signifie « la lande du milieu ». Ce pays porte bien son nom, situé entre les collines du Comminges, les coteaux du Magnoac, et la plaine de Tarbes. Adossé aux montagnes de la vallée d’Aure, il porte le surnom de Plateau.

La ville est avant tout un carrefour commercial, son marché du mercredi drainant toute la région. Elle n’a conservé que peu de traces de son passé, si ce n’est une église datant du XVe avec de beaux portails gothiques et des retables du XVIIIe.

Lannemezan était autrefois traversé par le Cami-Salié, la route du sel. Ce commerce avait réveillé les appétits des Bandouliers, bandits de grand chemin venus des Baronnies toutes proches. Afin de protéger les marchands de sel, une bastide fut créée en 1270 sur la lande du Bloc où se trouvait le château du Guet.

Comme de nombreuses localités de la région, Lannemezan a vu naître ou a formé de nombreux joueurs de rugby comme Philippe Rougé-Thomas ou Pierre Berbizier.


A VOIR

Le château Barbé
Proche du lieu-dit Peyrehicade et du canal de la Neste, il fut construit par Benjamin Barbé (1818-1893) conseiller général des Hautes Pyrénées (1875) professeur écrivain et journaliste. Fondateur en 1873 du journal « l'Abeille » paraissant a Tarbes tous les dimanches. Il décède au château Barbé en 1893.


KM 104,5 : LA BARTHE-DE-NESTE (1 200 hab.)

À l'origine, La Barthe-de-Neste était érigée en vicomté dont le chef était Sanche Ier (1180). Le vicomté réunissait en une seule main la souveraineté du pays des quatre vallées, grâce au mariage de Véronique vicomtesse d'Aure avec Sanche Ier.

Dans le centre du village, on peut encore admirer la Maison des Quatre Vallées et au bord de la Neste les vestiges de l’ancien château.

La Barthe est au cœur du terroir de Neste Baronnies, pittoresque par son patrimoine naturel (gouffre d’Esparros, grottes de Labastide), mais aussi par son patrimoine bâti : château de Montoussé, propriété des rois de France du XIIIe siècle à la Révolution.



KM 119 : SARRANCOLIN (670 hab.)

Sarrancolin, bourg médiéval et fortifié, a été longtemps réputé pour son marbre. Sarrancolin s'est développé autour d'un prieuré bénédictin, dont l'existence est attestée dès le XIe siècle par un acte de donation d'Arnaud, comte d'Aure. Le prieuré dépendait de l'abbaye de Simorre, et était le siège de lieutenance royale et a longtemps donné à la ville le privilège d'être la capitale des quatre vallées (Aure, Neste, Barousse, Magnoac). L'église paroissiale Saint-Ébons, des XIe et XIIe siècles, est contiguë aux vestiges du prieuré dont il reste quelques éléments à l'extérieur.

La tradition industrielle de la ville remonte à la période d'extraction des marbres, au XVIIe siècle, sur les gisements de Beyrède, Ilhet et Sarrancolin. Ces marbres, déjà exploités par les Romains, furent utilisés par Mansart et le duc d'Antin pour la décoration du Petit Trianon du château de Versailles, des châteaux de la Loire, de l'Opéra Garnier à Paris, des hôtels particuliers, et plus récemment, dans les années 30, de l'entrée de l'Empire State Building de New York.

À cette première période industrielle a fait suite l'implantation de verreries, de fabriques de chapelets avec le buis des vallées adjacentes, de nombreux métiers liés au fil de l'eau, moulins, scieries, filatures.

En 1890, la vallée se dote d'une ligne de chemin de fer avec une gare à Sarrancolin en direction d'Arreau, permettant l'installation d'unités métallurgiques. Ainsi, au début du XXe siècle, apparaissait la fabrication d'abrasifs de corindon, qui se poursuit actuellement à Beyrède, et qui a influencé considérablement le développement de Sarrancolin et des villages environnants.

L’église
Du plus pur style roman, elle date des XIe et XIIe siècles. Bâtie en forme de croix grecque, son chœur décoré au XVe siècle est clos par une grille en fer forgé du XVIe siècle. Les stalles sont de la Renaissance, statues, retables et tableaux du XVIIe siècle. Tout le mobilier y est remarquable. Autre richesse la châsse de Saint-Ebons (XIIIe siècle) en cuivre doré et émaux champlevés sur laquelle figurent quatorze personnages. Elle renferme des reliques du saint, évêque de Barbastro (Espagne), mort en 1104 et enseveli dans le monastère des bénédictins. Un puissant clocher carré surmonte l'édifice dont la flèche est cantonnée de quatre clochetons aux larges baies romanes.

Le Canal de la Neste
Long de plus de 28 kilomètres, il prend son eau au barrage de Beyrède-Jumet en Vallée d'Aure, alimenté lui-même par les eaux des lacs du Massif du Néouvielle (Aumar- Aubert- Orédon) et du Louron (Caillaouas) et se termine sur le Plateau de Lannemezan, par le canal du Bouès. Il fut creusé en 1860.



KM 125,5 : ARREAU (920 hab.)

Capitale des Quatre-Vallées de la Vallée d’Aure, ses habitants sont appelés les Arrois. La commune est une plaque tournante sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, et fut un important centre drapier jusqu'à la Révolution. L’église Notre-Dame, du XIIe siècle, a été bâtie dans le style romanogothique, avec un clocher-tour à baies géminées du XVIe siècle. Elle servait à la défense du village. Dans la tour, se trouvait d'ailleurs une salle d'armes. La chapelle de Saint-Exupère a un porche roman du XIe siècle, un clocher octogonal, un portail roman (chrisme, chapiteaux historiés), une nef et un chœur gothique flamboyant du XVIe siècle, des clefs de voûte sculptées. Saint-Exupère était un paysan né au IVe siècle, à Arreau. Évêque à Toulouse, il s'éteint en 418 à Blagnac. Un sanctuaire fut dans un premier temps construit en sa mémoire, à l'emplacement de la chapelle actuelle. Le village aux toits d'ardoise, avec sa place centrale, est dominé par sa jolie Mairie. La place accueille également un marché tous les jeudis sous les arcades. L’édifice municipal est relativement récent (1930), mais il s'intègre parfaitement avec le style architectural des demeures plus anciennes. En se promenant, on trouve également de belles maisons à colombages. .

Le château des Nestes (XVe-XVIIIe siècles)
Il se situe au confluent des deux Nestes : la Neste d’Aure et du Louron. Ce château rappelle par son architecture dix siècles de l’histoire de la vallée d’Aure. Il servait de protection au sanctuaire voisin dédié à Saint-Exupère. Réhabilité en 1989, dans le cadre des grands travaux du Président François Mitterrand, il est classé Monument Historique. Outre la beauté de cette ancienne commanderie, le musée comporte une curiosité unique dans la région, avec une partie consacrée aux « Cagots », ces êtres exclus de la société, sorte d’intouchables de l’époque médiévale, omniprésents dans la région et en Béarn.



KM 127,5 : CADÉAC (240 hab.)

La curiosité de Cadéac est la chapelle Notre-Dame de Pène-Tailhade, dont le porche,enjambe la route D929 où passe le Tour. Peut-être d'origine romane, elle a été rebâtie dans la seconde moitié du XVIe siècle.

Cadéac les Bains, de son véritable nom, est tassé autour d'un donjon du XIIIe siècle. Il conserve une porte fortifiée livrant passage à la route, au ras de l'oratoire gothique de Pène Tailhade.

Cette ancienne station thermale romaine dispose d’un agréable plateau (Castillac) et d'une montagne boisée dans laquelle il fait bon se balader en été.



KM 129,5 : ANCIZAN (330 hab.)

Ancizan est un ancien village fortifié, bâti au pied du Pic de l'Arbizon.

Cet important centre drapier, jadis siège de la corporation des tisserands de la vallée d'Aure a su conserver d'intéressants vestiges de son passé prestigieux. Une courte promenade à travers ses places, rues, chemins et « biés » permet de découvrir et d’admirer de nombreuses et remarquables demeures (certaines sont classées) aux portes et linteaux sculptés et millésimés ou aux fenêtres à meneaux.

L'église est dotée d'un remarquable mobilier et plus particulièrement la scène de la mise au tombeau qui est classée.

En 1953, une violente crue du ruisseau d’Erabat dont les eaux actionnaient jadis les ateliers locaux a détruit de nombreux immeubles dans le quartier bordant son lit, reprenant ainsi au village une partie de ses richesses qu'il avait su lui donner et remodelant sa physionomie.



KM 141,5 : LA HOURQUETTE D’ANCIZAN (1538 m)

La Hourquette d'Ancizan est un col de montagne situé entre la vallée de Payolle et la vallée d'Aure. Il est accessible depuis la vallée d'Aure et par le plateau de Payolle. Hourquette signifie fourche en gascon. Le Tour de France n’y était encore jamais passé. Long de 10,2 km, il accuse une pente moyenne de 7,9 %.



KM 171 : LA MONGIE

Station de sports d’hiver située à mi-pente de l’ascension du Tourmalet, La Mongie est un haut lieu du cyclisme aussi bien que du ski : traversée par la route du Tour à chaque fois qu’il emprunte le grand col pyrénéen, la station a également accueilli des épreuves de Coupe du monde de ski en 1985.

Située au pied du Pic du Midi de Bigorre, l’ensemble que la Mongie forme avec Barèges offre le plus vaste domaine skiable de la chaîne pyrénéenne côté français, avec 69 pistes balisées et 42 remontées mécaniques.

Le nom de la station provient de « Monge », dû à la présence de moines retirés au Moyen âge à l’ombre du Pic du Midi de Bigorre. Au début du XXe siècle, lorsque le Tour y passe pour la première fois, seules existent quelques cabanes de bergers. Le ski débute timidement vers 1920, mais en 1945, le premier téléski fait son apparition, résultat des efforts de Pierre Lamy de la Chapelle, le véritable créateur de la station.

Le domaine s'étend entre 1 400 et 2 500 mètres d'altitude, de part et d'autre du Col du Tourmalet : Barèges occupe le versant ouest, La Mongie le versant est. La liaison entre les deux domaines skiables est effective depuis 1973.

L’autre curiosité de la station est le téléphérique qui monte au pic du Midi de Bigorre (2 872 m).

Dirigée aujourd’hui par l’ancien capitaine du XV de France, Jean-Michel Aguirre, grand amateur de vélo, La Mongie a accueilli trois arrivées d’étape du Tour de France et trois grands vainqueurs : Bernard Thévenet (1970), Lance Armstrong (2002) et Ivan Basso (2004).

Le Pic du Midi et son observatoire
L'histoire du Pic, avant d'être astronomique, fut météorologique. Dès 1774 Monge et Darcet montent au Pic pour y étudier la pression atmosphérique et en 1873, le Général de Nansout y installe une station où il mesure pression, température, humidité et différentes autres grandeurs intéressant la météorologie. Les premières activités astronomiques n'interviendront qu'en 1884. Progressivement l'Observatoire devient un haut lieu de l'astronomie, et des sciences comme la botanique ou la cosmologie. Un temps menacé de destruction, il a été sauvé en 1996 et ouvert au public en 2000.

La forge de Sainte-Marie-de-Campan
Eugène Christophe, dit le Vieux Gaulois, y répara la fourche de son vélo lors de l'édition de 1913. Une plaque le rappelle.



KM 175,5 : COL DU TOURMALET

Avec 78 passages au sommet, le Tourmalet est le col le plus souvent franchi par les coureurs, mais il est aussi, à 2 115 mètres, l’un des toits du Tour, puisqu’y fut jugée la quatrième plus haute arrivée d’étape de la Grande Boucle, en 1974 (victoire de Jean-Pierre Danguillaume) puis en 2010 (Andy Schleck).

Parcouru de tous temps par les bergers, les pèlerins ou les marchands ambulants, ce col qui signifie « mauvais détour », fait parler de lui en 1675, où Madame de Maintenon le passe pour la première fois en chaise à porteurs. La route de Luz à Barèges étant coupée par une crue, il ne lui restait plus que cette solution pour aller « prendre les eaux » à Barèges afin de soigner le duc du Maine. C’est d’ailleurs Madame de Maintenon qui donna son nom à la localité de Barèges, dont le véritable nom à l’époque était Bourg-des-Bains.

La modernisation du col est entreprise au Second Empire, où les travaux, financés par Napoléon III, aboutissent le 30 août 1864 à l’ouverture de la « route thermale ».

Le Tour de France achève de donner au col ses lettres de noblesse. Franchi pour la première fois en 1910, le Tourmalet a pour premier conquérant Octave Lapize, et consacra dès lors les plus grands noms du peloton.

Depuis Sainte-Marie de Campan, l’ascension est longue de 16,9 km à 7,2% de moyenne. Au sommet, une stèle rend hommage à l’ancien directeur du Tour de France, Jacques Goddet. En juin 2010, une plaque en hommage à Octave Lapize a été posée à l’initiative de l’Amicale du cyclisme, des Sénateurs adhérents au groupe des Amis du Tour de France, du Conseil général des Hautes-Pyrénées et d’A.S.O.

En 2011, la traditionnelle cyclosportive « montée du géant » qui a été rebaptisée « montée du géant, souvenir Laurent Fignon » s’est déroulée le 4 juin en présence de Miguel Indurain. Ce fut également l’occasion d’inaugurer la « voie Laurent Fignon » qui est la voie historique du Tour de France côté Barèges exclusivement réservée désormais aux cyclistes.



KM 186,5 : BARÈGES (240 hab.)

Station thermale (Barèges-Barzun) la plus haute de France. On y soigne les séquelles de traumatismes ostéo-articulaires, d’entorses, de fractures et de luxations. Ses eaux sont aussi bénéfiques pour le retard de consolidation osseuse, l’ostéoporose, l’ostéomyélite, l’arthrose rachidienne, la sciatique, la névralgie cervico-brachiale ou encore les tendinites.

Actuel canton de Luz, la vallée de Barèges, l’une des sept vallées de la vicomté de Lavedan, formait une petite république indépendante, dotée de coutumes particulières. C’était la vallée des « Toys », gens de montagne fiers de leur liberté et qui n’ont jamais été asservis.

En 1675, Madame de Maintenon et le petit duc du Maine sont venus à Barèges soigner sa claudication. En effet, depuis que des paysans avaient remarqué que leur bétail qui allait patauger dans l’eau de certaines sources guérissait aisément de ses blessures, les eaux de Barèges étaient réputées souveraines pour cicatriser les plaies, souder les fractures, guérir les maladies des os.

Comme on y envoyait les soldats blessés, on les appelait eaux d’arquebusades.

Malgré l’inconfort des installations, les fréquentes inondations du Bastan, les éboulements, malgré la rudesse des lieux et des gens, Barèges devint la station thermale à la mode. Avant 1730, la route de Lourdes à Barèges fut entreprise, suscitant l’admiration des contemporains. Le pénible détour par le Tourmalet devint inutile dès 1744. Les militaires affluèrent.

On leur construisit une caserne et un hôpital aux façades austères, en 1732. L’hôpital a été reconstruit par Napoléon III en 1859. Et l’Empereur signera, le 6 mai 1860, le décret ordonnant la construction des routes thermales, réhabilitant ainsi celle de Bagnères-de-Bigorre à Barèges par le Tourmalet.

On reboise, on dompte les torrents, on régularise le cours du Bastan, on crée des promenades et, le long de la rue unique, on construit de belles façades aux encadrements de marbre.

Les thermes sont construits, en marbre, de 1861 à 1864. Leur galerie principale évoque une nef avec ses voûtes d’arête et leurs arcs doubleaux. Longtemps simple hameau thermal, les Bains de Barèges sont devenus commune indépendante en 1946.

Dès 1920, Barèges se tourne vers les sports d’hiver. Le funiculaire de l’Ayré est mis en service durant l’année 1939.

Jardin botanique du Tourmalet.
Sur deux hectares de flore sauvage pyrénéenne regroupée par milieu et altitude (2.500 espèces). Visite libre du jardin. Jeux sous forme de planches à la disposition des enfants pour une approche pédagogique ludique. Vente de plantes, liqueurs, confitures, cartes postales.



KM 193,5 : ESTERRE (215 hab.)

Le château de Sainte-Marie
Bâti par le comte de Bigorre pour tenir les Barègeois en respect, abrita une garnison anglaise au cours de la guerre de Cent ans. Ses vestiges sont toujours visibles.



 

INCREVABLE ORPHÉON

C'est peu après le passage Impérial de Napoléon III et peu avant l'arrivée du Tramway en 1901 que naquit l'Orphéon de Luz en 1888. Le thermalisme bat alors son plein. C'est le début de la civilisation des loisirs et après la période romantique que les voix d'hommes se distinguent dans une vallée où le chant traditionnel était déjà bien présent. Aujourd’hui, plus de 120 ans après sa création, le chœur est plus présent que jamais et ses 34 membres se produisent dans toute la région, mais aussi dans toute la France et à l’étranger. De leur temps, après avoir produit des disques vinyle, ils ont même sorti un CD en 2009, téléchargeable en mp3 si l’on cherche bien !

À partir de 1972, l'Orphéon prend un nouveau souffle sous l'impulsion de personnalités comme Louis Burret, Marc Castéran, Bernard Puyo et Bernard Laffont. Depuis une quinzaine d'années, le groupe se soude autour de valeurs telles que l'amour du terroir et du chant avec la volonté de préserver un patrimoine et une identité Toy. Le succès repose sur une forte et indispensable organisation. Les chanteurs sont exclusivement des hommes, mais les femmes sont un des piliers solides et indispensables au fonctionnement général de cette institution. Ce sont elles qui assurent la partie commerciale et souvent l'intendance.

Pour leur 120 ans, en 1988, ils étaient tous là pour la messe à Gèdre autour de Monseigneur Lacrampe, originaire d'Agos et toujours attaché à ses racines bigourdanes malgré ses obligations qui le retiennent à l'archevêché de Besançon.

À cette occasion, les 34 chanteurs du groupe s'en sont donné à chœur joie avec tous les autres groupes des vallées voisines formant un ensemble de pas moins de 250 chanteurs venus les accompagner depuis Bagnères-de-Bigorre, Les Baronnies, et de toute la Bigorre.

LUZ, VILLE LUMIÈRE

Victor Hugo, qui résida à Luz en 1843, explique ainsi l’origine du nom de cette localité bien connue des suiveurs : « Quand les miquelets et les contrebandiers espagnols arrivaient d'Aragon par la Brèche de Roland, ils apercevaient tout à coup à l’extrémité de la gorge obscure une grande clarté, comme est la porte d'une cave à ceux qui sont dedans. Ils se hâtaient et trouvaient un gros bourg éclairé de soleil et vivant. Ce bourg, ils l'ont nommé Lumière, Luz ».

Saint-Sauveur fut ajouté au nom du village en 1962. Traversée par les gaves de Gavarnie et de Bastan, qui convergent en aval de la ville pour former le Gave de Pau, Luz a vu son histoire rythmée par les inondations. Une centrale hydraulique a su tirer parti de cette topographie. Au Moyen-âge, l’autre fléau qui frappait les habitants était les raids incessants des « miquelets », des pillards espagnols dont Luz s’était protégée en édifiant des remparts autour de l’église au XIVe siècle. Aujourd’hui en ruine, le Château Sainte-Marie, édifié sur une butte stratégique, illustre ce passé. Les Thermes, connus notamment pour leurs bienfaits en matière de gynécologie, firent ensuite la fortune de Luz, dont Napoléon III tomba amoureux. L’Empereur y fit construire en 1861 un pont monumental enjambant le Gave de Pau. Mais la lumière et le soleil n’ont pas dit leur dernier mot. Ils attirent aujourd’hui les touristes en été comme en hiver, dans la vallée à Luz Saint-Sauveur comme sur les sommets à Luz Ardiden.

ARMSTRONG S’EN RELEVA…

Les arrivées dans la station pyrénéenne donnent régulièrement lieu à des morceaux de bravoure et des rebondissements mémorables. Après le calvaire de Bernard Hinault en 1985, c’est Claudio Chiappucci qui y connut quelques déboires, lui aussi vêtu du Maillot Jaune, en 1990. Après la charge de LeMond, il ne lui restait plus que 5’’ d’avance au général, tandis que Miguel Indurain venait de remporter la seconde étape de montagne de sa carrière ! Quatre ans plus tard, c’est à Luz Ardiden que commençait, avec une première victoire d’étape, le destin montagnard de Richard Virenque.

Lors de l’édition 2003, Lance Armstrong se fit l’une de ses plus grosses frayeurs de sa carrière. L’Américain, victime de la chaleur, avait donné quelques signes de faiblesse dans le contre-la-montre de Cap’Découverte… Il passa tout près de basculer dans le désastre dans la montée finale vers Luz Ardiden, où il fut victime d’une chute aussi spectaculaire que cocasse. Le pédalier du Texan s’était en effet pris dans la sangle du sac d'un spectateur, le précipitant au tapis. Tandis que Jan Ullrich refusait d’exploiter cet incident de course pour s’échapper, cette chute, loin d’abattre l’alors quadruple vainqueur du Tour, le survoltait. Il repartait de plus belle pour aller s’imposer au sommet avec 40 secondes d’avance sur ses poursuivants et bâtir une avance qui lui offrait un cinquième sacre.

1660 Un puissant tremblement de terre ébranle la région. Il est ressenti jusqu’en Vendée.
1735 Arrivée de la route nationale.
1859 Napoléon III décide de faire ériger le Pont Napoléon sur le Gave de Pau en amont des thermes de Luz , durée des travaux : 3 ans avec plus de 150 ouvriers
1901 Un tramway relie Luz à Pierreffitte-Nestalas et Cauterets.
1905 Construction d’une digue sur la rive gauche du Bastan qui met fin aux terribles inondations qui ont ravagé la ville à de nombreuses reprises.
1962 Luz devient Luz Saint-Sauveur.
1975 Ouverture de la station de Luz-Ardiden.
1985 Première arrivée du Tour à Luz-Ardiden.
1996 Ouverture du Centre de Remise en Forme Luzéa.
2005 Un investissement de 6,3 millions d’euros est mis en place pour moderniser la station : réserve d'eau pour l'enneigement, piste de compétition et piste de promenade.

La promenade Napoléon III et Eugénie

L'histoire de la ville est marquée par le couple impérial formé par Napoléon III et Eugénie de Montijo. Leur séjour s'est étalé du 19 août au 11 septembre 1859 mais son impact a franchi les siècles. Il a permis un essor architectural et urbanistique qui a grandement contribué au prestige de l'endroit. Comment ne pas laisser son esprit s'évader en découvrant le fameux Pont Napoléon qui culmine à plus de 60 mètres au-dessus du Gave ? On doit également à l’Empereur la chapelle de Solférino. En décembre 2010, a été inaugurée la promenade Napoléon III et Eugénie, balisée et accessible à tous : mi-urbaine, mi-champêtre, elle s'étend sur 3 km. Son départ se trouve à la Mairie et rejoint les thermes de Luz.







7 fois site-étape
Station des Hautes-Pyrénées rattachée à la commune de Luz-Saint-Sauveur
Population : 1 100 hab. (Luzéens, Luzéennes)
Économie : tourisme, Fabrique de lainage des Pyrénées
Festivals :Jazz à Luz (juillet), Grande foire des côtelettes (septembre)
Personnalités : Victor Hugo, Napoléon III
Spécialités : mouton AOC Barrères-Gavarnie, Garbure, Pastet (plat de résistance à base de farine de sarrasin devenu dessert)
Slogan : "Happyrénées !"
Sport : Centre d’oxygénation de clubs sportifs, Open Altitoy (course internationale de ski alpinisme en janvier)
 

Descriptif fourni par BRGM

PORTES DES PYRÉNÉES

Le peloton entre dans la chaîne pyrénéenne, formée lors de la collision entre deux morceaux de l’écorce terrestre, la plaque ibérique et la plaque Europe, il y a 65 millions d’années. La partie nord de l’Ibérie s’est enfoncée sous l’Europe, soulevant les terrains et donnant ainsi naissance à la chaine. Cette surrection se poursuit toujours au rythme de 0,4 mm/an, ce qui explique les nombreux petits séismes enregistrés dans la zone. Dans la dernière partie du parcours, les coureurs vont traverser la faille nord-pyrénéenne, cicatrice toujours active de la collision entre les deux plaques.