Guide touristique

Étape 10 : AurillacCarmaux - 158 km
mardi 12 juillet
Etape 10 : Aurillac - Carmaux
 

LE THÉÂTRE EST DANS LA RUE DEPUIS PLUS D’UN QUART DE SIÈCLE

En 2010, le Festival du théâtre de rue d’Aurillac fêtait son premier quart de siècle. Autant dire qu’il rentre dès cette année dans l’ère de la maturité. Chaque année c'est la même chose, tel un ouragan, le festival, organisé par l’association Eclat, débarque à Aurillac, traverse places, avenues, cours d'école, terrains de sports, renverse toutes les habitudes des habitants et repart comme il est venu.

L'effervescence est immense et au fil des ans, elle prend de l'ampleur. En 2010, même une grève ferroviaire n’avait pas émoussé le succès populaire de la manifestation puisque quelque 130.000 personnes avaient investi la cité géraldienne pour apprécier le travail de 569 compagnies. Par ailleurs 460 professionnels étaient venus faire leur marché et sélectionner dans cette vitrine à ciel ouvert les spectacles pour animer leur ville, leur festival ou leur événement.

L’arrivée massive de la technologie est le fait marquant des dernières éditions et elle devrait se confirmer lors de la 26e édition, organisée du 16 au 20 août. Comme d’habitude, la programmation promet « des surprises » !

Depuis 2004 le festival est précédé par « Les préalables », d'une durée variable (souvent de début août au festival), pré-festival proposant des spectacles de rues dans tout le Cantal (et parfois même en Corrèze) avec le soutien de l'association Eclat. 2008 avait vu la naissance d’une « université des arts de rues ». Enfin des artistes sont en résidence tout au long de l’année dans un complexe consacré – notamment - au spectacle de rue : le Parapluie.

LE PARAPLUIE TRAVERSE LE TEMPS

En 2010, pour fêter le premier quart de siècle du Festival international du théâtre de rue d’Aurillac, le photographe américain Spencer Tunick eut l’idée originale de photographier une centaine d’habitants dans le plus simple appareil, seulement équipé d’un parapluie. L’artiste rendait ainsi hommage à l’objet qui fit et fait encore la réputation et la richesse de la ville.

La légende veut que la Jordanne, rivière qui traverse Aurillac, charriait des paillettes d’or. Cet or était échangé contre du cuivre que rapportait les pèlerins revenant de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ainsi naquit dès le Moyen Age à Aurillac une tradition de batteurs de cuivre, les dinandiers. À partir de ce cuivre étaient réalisées les pièces métalliques entrant dans la fabrication des parapluies : noix, coulants, aiguillettes. Les forêts cantaliennes étant riches, une industrie de mâts et de poignées en bois s’y est développée. Enfin, les paysans cantaliens qui allaient en Espagne vendre leurs chevaux ramenaient de la toile de coton. C’est à partir de celle-ci que furent confectionnées les premières couvertures. Tout était donc réuni pour faire d’Aurillac le berceau du parapluie français.

C’est vers 1850 que les grandes entreprises de parapluie aurillacoises voient le jour – Piganiol (1884), qui existe toujours, Dalbin (1896) ou Sauvagnat. Le label « L’Aurillac » va naître en 1998, avec pour logo la pépite d'or, véhiculant une image de qualité française et un savoir-faire ancestral. Le parapluie L’Aurillac, va devenir un accessoire de mode indispensable et sa notoriété dépassera vite les limites de l’Hexagone. Le parapluie n’a pas été épargné par le climat morose de l’économie mondiale, mais a su se moderniser, à l’image des « carrés Delos », équivalent des carrés Hermès pour le parapluie. Ainsi l’une des salles de spectacle les plus ambitieuses de la ville a naturellement pris comme nom : Le Parapluie.

SAGAN : BONJOUR JEUNESSE

La préfecture du Cantal est aussi la capitale historique de l’industrie du parapluie, mais les coureurs du Tour l’ont globalement atteinte sans pépin lors des six arrivées d’étape qui s’y sont jouées. La dernière reste même un précieux souvenir pour Luis Leon Sanchez, qui y avait remporté sa première étape sur le Tour de France en 2008, après avoir lâché tous ses rivaux dans une descente, en récitant l’un de ses scenarii de victoire préférés. Impossible de ne pas évoquer également la première de 1963, son podium parlant de lui-même : 1. Rik Van Looy. 2. Jacques Anquetil. 3. Federico Bahamontes !

Bradley Wiggins a, lui aussi, une référence de choix à Aurillac, puisqu’il y avait gagné une étape du Tour de l’Avenir en 2005. Mais puisque nous parlons d’avenir, arrêtons-nous plutôt sur Paris-Nice 2010, et sur la victoire à Aurillac, par un froid de loup, du jeune Peter Sagan. Le Slovaque ne devait pas participer à cette édition de la Course au Soleil et il éclaboussa l’épreuve de sa classe, remportant dans cette 3e étape son premier grand succès professionnel avant de récidiver deux jours plus tard, au sprint, à Aix-en-Provence. Depuis, l’ancien vététiste de la Liquigas fait office d’épouvantail après ses succès d’étapes au Tour de Romandie et au Tour de Californie. Même s’il s’annonce avant tout comme un potentiel vainqueur de grandes classiques, on surveillera avec attention ses débuts dans la Grande Boucle…

856 Naissance du comte Géraud au château d’Aurillac, dont le père est le châtelain.
Entre 885 et 900 Géraud fonde une abbaye bénédictine qui portera son nom.
1255 Les consuls s’emparent du château de Saint-Etienne et prennent le contrôle de la ville aux dépens des abbés.
XIIIe et XIVe siècle Aurillac soutient plusieurs sièges contre les Anglais.
1569 La ville est livrée par trahison aux Protestants et totalement saccagée.
1790 Après une période d’alternance avec Saint-Flour, Aurillac devient le chef-lieu du Cantal.
1857 Naissance de Paul Doumer, futur président de la République (1931)
1866 Arrivée de la voie ferrée.
Vers 1880 Installation des premières grandes usines de parapluie.
1975 Création du festival du théâtre de rue.

Muséum des volcans

Installé depuis 1972 dans une aile du château Saint-Etienne, le Muséum (600 m2 d'expositions permanentes, deux films, des réserves renfermant près de 30000 pièces de collection...) propose une visite au sein du plus grand volcan d'Europe, le Cantal, aborde également l'écologie et l'environnement et l'histoire des volcans du Massif Central, les relations hommes-volcans. Ainsi on y apprend que l'éruption la plus récente d'Auvergne n'a que 6000 ans et que le plus grand volcan du système solaire atteint 27 Km d'altitude pour 400 Km de diamètre. On y apprend aussi que le Massif Central renferme à la fois le plus grand nombre de volcans en Europe ainsi que les plus grands édifices volcaniques. La France est le pays le plus volcanique d'Europe !







7 fois ville-étape
Préfecture du Cantal (15)
Population : 30 000 habitants (Aurillacois, Aurillacoises), 58 000 habitants dans la Communauté de Communes (24 communes)
Spécialités : Truffade, viande de Salers, Tripoux, Pounti (choux farci), Carré d’Aurillac (bleu), parapluies, couteau d’Aurillac (de poche)
Économie : agro-alimentaire, galvanoplastie, transformation du bois, parapluie, haras dédié au cheval de trait.
Personnalités : Pape Gerbert / Sylvestre II (Pape de l’an 1000), Paul Doumer (Président de la République), Olivier Magne (rugby), Pierre Wirth (écrivain), les anciens coureurs Antonin Magne (né à Ytrac dans la Communauté d’Agglomération) et Lili Berghaud (né à Mauriac, la « Puce du Cantal »)
Sports : Stade aurillacois Cantal-Auvergne (rugby), Aurillac Football Cantal-Auvergne, Aurillac handball Cantal-Auvergne, important pôle hippique avec un hippodrome
Festivals : « ça jazz en ville » (mars), Festival International de spectacle de rue (août), Festival de Boogie Woogie « les Terrasses musicales » (août), « les Rapatonadas » (octobre)
Labels : ville amie des enfants, ville fleurie (3 fleurs)
 
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Département du Cantal (15)

Préfecture : Aurillac
Sous-préfectures : Mauriac, Saint-Flour
Population : 150 000 hab.
Site web : www.cantal.fr

À VOIR

La Route Historique des châteaux d’Auvergne
C’est une des premières routes historiques en France, elle regroupe 12 demeures ouvertes au public, habitées pour la plupart. Le Château d’Anjony (construit aux environs de 1430 par Louis d’Anjony, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc) ; le Château d’Auzers (au mobilier de style Empire offert par Napoléon) ; le Château de la Trémolière – XVe (jardin contemporain d'inspiration médiévale, labellisé « Jardin remarquable ») ; le Château de Pesteils (habité par la même famille depuis le XIIIe (animations médiévales durant tout l’été) ; le Château de Sédaiges (repaire militaire dès le XIIe, reconstruit en forteresse au XVe, embelli au XVIIe, un exemple unique de l'architecture Troubadour du XIXe). Le château de Messilhac fait aussi partie de cette route thématique. Il a été récemment le décor du film « La princesse de Montpensier » (Bertrand Tavernier).

Vestiges des pèlerinages sur les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle
À voir en particulier : la chapelle de Bredons, près de Murat. Ce site Clunisien est une chapelle vestige du prieuré du XIe siècle ; l’église de Cheylade du XIIe avec un plafond du XVIe composé de 1 386 caissons de bois polychromes, représentant des fleurs, des animaux, des personnages, des formes cabalistiques de facture naïve.

Les burons
Témoins de la pratique ancestrale de l’estive. Les troupeaux sont mis l’été dans les prés d’altitude afin d’économiser l’herbe des vallées (qui fournit le foin de l’hivernage). Construction d’altitude à demi enterrée ou couverte de lauzes, où le vacher, le boutillier et son aide le pâtre passent cinq mois à surveiller le troupeau et à fabriquer le fromage de Salers. Certains sont toujours en activité, d’autres ont été convertis en refuges pour les randonneurs, d’autres ont été aménagés en gîtes.

Le département
Le Cantal dépend de la région Auvergne avec l'Allier, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme. Département rural, le Cantal est aussi montagnard et volcanique puisque son point culminant, le Plomb du Cantal, s’élève à 1.855 m. Avec un peu plus de 150 000 habitants et une densité de 26 habitants au km2, c’est l’un des départements les moins peuplés de France, où l’agriculture et le tourisme vert prédominent. Le Cantal a donné son nom à un célèbre fromage, symbole de sa vocation agricole et de son art de vivre. La viande et le fromage de Salers sont d’autres spécialités dont la renommée est désormais internationale. Son climat est à tort considéré comme l’un des plus froids de France. Si la neige permet en effet d’en faire une destination trop méconnue pour les sports d’hiver, c’est également un département du sud-ouest, qui n’a rien à envier à ses voisins méridionaux pour l’ensoleillement.


KM 2,5 : YTRAC (3 800 hab.)

En passant dans Ytrac, une pensée s’impose pour Antonin Magne, qui y vit le jour en 1904. Double vainqueur de la Grande Boucle en 1931 et 1934, champion du monde en 1936, cet homme discret et fin stratège fut aussi le premier vainqueur d’un contre la montre sur le Tour. Antonin Magne passa une longue partie de sa vie à Livry-Gargan où un hommage lui fut rendu pour le centenaire de sa naissance sur le Tour 2004.

Château d’Ytrac
Il fut primitivement une maison forte. Au XVe siècle, des tours renforcèrent sa fonction défensive. Plus tard, le château fut coiffé d'un toit typique de Haute Auvergne avec deux étages de lucarnes. Aujourd'hui, c'est une belle maison de maître aménagée avec goût.

Château de Lamartinie
Le château de Lamartinie a été très remanié au cours des siècles et l'ensemble relève de styles architecturaux de différentes époques allant du XVIe siècle au XIXe siècle. Au logis-donjon carré qui compose l'aile sud, sans doute du début du XVIe siècle a été accolé un logis flanqué d'une tourelle d'escalier polygonale vers la fin du XVIe siècle.
Une aile nord symétrique du donjon a été ajoutée au XVIIIe siècle ou au XIXe, ainsi qu’une tourelle polygonale datant de 1895. Propriété de la famille de Cambefort depuis le XVIe siècle, le château passe ensuite à la famille Boschâtel, puis aux propriétaires actuels. À l'intérieur du château, le décor est de style troubadour.



KM 37,5 : MAURS (2 250 hab.)

Le nom de Maurs est mentionné pour la première fois en 941, ce qui en fait une des villes les plus anciennes du Cantal. Une abbaye y est alors située, peut-être antérieure à la création de la ville. Au XIVe siècle, des villes voisines passent aux Protestants, et Maurs s'organise pour se défendre. Mais les Protestants s’empareront de la ville à plusieurs reprises et la présence des troupes subsistera bien après la fin des guerres et l'Edit de Nantes en 1598. Un grand changement dans la vie maursoise au XVIIIe siècle survient avec la suppression de l'abbaye à partir de 1784. L'église de l'abbaye fut cependant donnée à la paroisse et devint l'actuelle église paroissiale. Pendant la Révolution, Maurs devient chef-lieu de canton.

Le XIXe siècle est celui du développement des transports. La route royale, qui relie Clermont à Toulouse, passe par Maurs. La présence de la voie ferrée va favoriser les échanges, et notamment la commercialisation des châtaignes qui sont alors produites en masse par les 1.200 hectares de châtaigneraie de la commune. En 1863, les travaux de la voie ferrée entre Aurillac et Capdenac commencent. En 1866, le premier train arrive à Maurs, à la vitesse de 40 km/h.

Serrée autour de son clocher trapu, la cité a conservé la forme d'un cercle presque parfait que lui avaient donné ses remparts, et qu'emprunte aujourd'hui le Tour de Ville, un boulevard établi sur des douves qui furent comblées en 1774. Maurs a accueilli une arrivée de Paris-Nice en 2007, remportée par Aleksandr Kolobnev, et le départ d’une étape vers Mende en 2010, remportée par Alberto Contador.

L'abbatiale Saint-Césaire
C’est un vaisseau gothique du XIVe siècle, d'une rare ampleur, qui fut l'église d'une abbaye de Bénédictins (fondée par des moines venus de l'abbaye de Saint-Géraud à Aurillac et supprimée vers 1780). À voir absolument : le buste reliquaire de Saint-Césaire, chef d'oeuvre d'orfèvrerie du XIIe siècle, un des joyaux de l'art roman, ainsi qu'un ensemble unique en Auvergne de très belles statues de bois et stalles sculptées (XVe, XVIe siècle).


 

Département du Lot (46)

Préfecture : Cahors
Sous-préfectures : Figeac, Gourdon
Population : 173 000 hab.
Site web : www.tourisme-lot.com

Créé en 1790 à partir de la province du Quercy, le Lot était alors beaucoup plus étendu qu'aujourd'hui vers le sud, incluant notamment la ville de Montauban, mais fut amputé d'environ un quart de sa superficie au moment de la création du département du Tarn-et-Garonne en 1808.

Sur les terroirs lotois, riches en productions reconnues, l'excellence du goût est une valeur partagée par tous. Les confituriers lotois (Andros, Boin) confortent leur place dans la production française et s’exportent de plus en plus. Après les viticulteurs, détenteurs de l'AOC Cahors depuis 1971, les éleveurs d'ovins et caprins voient leurs efforts récompensés par le succès des procédures de labellisation, de même que les producteurs de noix.

L'activité industrielle dans le Lot se polarise autour de quatre grands secteurs : la construction électrique (Cahors), l'aéronautique, la mécanique (Arc industriel Figeac/Saint-Céré), l'agro-alimentaire. L’artisanat est extrêmement développé. Mais c’est le tourisme qui remporte la palme avec des sites aussi remarquables que Rocamadour ou le gouffre de Padirac.


KM 58,5 : FIGEAC (10 000 hab.)

Sous-préfecture du département du Lot, Figeac se situe à l'extrémité est du département, aux limites de l'Aveyron et du Cantal. Ville de l'ancienne province du Quercy, elle appartient aujourd'hui à la région Midi-Pyrénées. Figeac est établie dans la vallée du Célé, un affluent du Lot, au carrefour du Ségala, des causses du Quercy et du Limargue. Elle est entourée par une diversité de terroirs qui a permis la variété de ses productions agricoles et lui a toujours conféré un rôle central de ville de marchés et de foires.

Autour de l'ancienne abbaye médiévale, qui permit sa fondation, Figeac conserve un ensemble remarquable de maisons médiévales intimement inscrites dans la ville d'aujourd'hui. Ville natale de Jean-François Champollion, le premier déchiffreur des hiéroglyphes égyptiens, sa maison familiale est devenue un musée consacré à la mémoire de l'égyptologue et à l'histoire des écritures du monde.

L'économie de la ville repose notamment sur les industries aéronautiques et agro-alimentaires. L'usine Ratier-Figeac, hélicier depuis 1904, équipementier de l'aviation, a été rejointe par plusieurs sous-traitants. Les services culturels, la bibliothèque, les nombreuses associations culturelles ou sportives font de cette petite ville un lieu actif, vivant, qui accueille deux festivals : au printemps le « Chaînon manquant » et en été, un festival de théâtre.

Figeac a accueilli le Tour de France à trois reprises, pour des départs en 1978 et en 2008, et pour une victoire d’étape de David Moncoutié en 2004.

L’église Saint-Sauveur
Au bord du Célé, l’église Saint-Sauveur est le témoin de la naissance de la ville. Ce monument est l’ancienne église d’un monastère qui, fondé au IXe siècle, est à l’origine du développement de Figeac. Elle est reconstruite à partir de l’époque romane et transformée jusqu’au début du XXe siècle. Saint-Sauveur reflète chaque étape de l’histoire de la cité, des pèlerinages du Moyen Âge aux embellissements de la période baroque.

Le musée Champollion
En 2007, le Musée Champollion - Les Écritures du Monde ouvre ses portes après presque deux années de travaux d’agrandissement et de rénovation. C’est en 1986 que la Ville de Figeac décidait de rendre hommage à Jean-François Champollion, l’un des enfants du pays, en ouvrant sa maison natale au public sur le thème de l’Egypte ancienne. Aujourd’hui, le musée s’ouvre aux écritures du monde. L’objectif est de souligner l’importance du travail de Champollion et de l’inscrire dans la prestigieuse aventure de l’écriture.



 

Département de l’Aveyron (12)

Préfecture : Rodez
Sous-préfectures : Millau, Villefranche-de-Rouergue
Population : 274 000 hab.
Site web : www.tourisme-aveyron.com

Avec ses 274 000 habitants, l’Aveyron est l’un des départements les moins peuplés de France, mais il retrouve depuis une vingtaine d’années et son désenclavement progressif une vraie attractivité. Formé de trois plateaux, l’Aubrac, le Lévézou et le Larzac, l’Aveyron est riche de ses magnificences naturelles, comme le Parc national des Cévennes ou les lacs du Lévézou, tout autant que de son patrimoine architectural comme le château de Najac ou l’abbaye de Bonneval. La modernité vertigineuse du viaduc de Millau permet d’apprécier d’autant mieux les vertus traditionnelles des produits locaux comme le Roquefort ou les couteaux de Laguiole.


KM 70,5 : CAUSSE-ET-DIEGE (700 hab.)

Le bourg de Loupiac, possession de l’Abbaye de Figeac au XIIe siècle est caractéristique par ses maisons accolées et construites en carré autour de l’église vouée à Saint Saturnin. Cette dernière existe de façon certaine dès 1146, elle est alors possession de l'abbaye de Figeac. Le plan de ce village est très intéressant, formant un rectangle organisé : les maisons sont accolées les unes aux autres enserrant l'église qui tient une place centrale, tel un fort villageois. À partir du XIIIe siècle, les sources mentionnent la présence d'un château (première mention en 1266, dans les hommages au comte de Rodez) qui sera détruit en 1630.



KM 83 : VILLENEUVE (2 000 hab.)

Villeneuve est la première bastide du Rouergue, construite à l'initiative de Raymond VII de Toulouse. Elle vient se greffer, en 1231, autour d'un monastère du XI° siècle fondé par Ozil de Morlhon depuis Jérusalem.

A la mort de Raymond VII, elle passa sous l'influence d'Alphonse de Poitiers en 1249. D'abord bastide comtale, elle devient bastide royale. Ce qui lui permit de devenir un important carrefour d'échanges économiques et commerciaux grâce aux privilèges accordés.

L'église dédiée au Saint-Sépulcre est un bel édifice roman en forme de croix grecque. Au XIVe siècle, son abside orientale a été détruite pour faire place à une nef gothique pleine de lumière. La partie romane, plus sombre, laisse place à la méditation.

Chaque dernier dimanche de juillet, une fête médiévale est organisée. Avec un défilé en costumes d'époque, une évocation historique, marchés, spectacles, foire à la brocante et vide-grenier. Et dans les rues : jongleurs, saltimbanques et concours de bras de fer. En fin de soirée, un repas en tenue d'apparat qui débute par l'apéritif moyenâgeux, l'hippocras, clôt la journée.

L’église du Saint-Sépulcre
En 1053, Odil de Morlhon fait don de ses biens au patriarche de Jérusalem, Sophronie, afin que celui-ci fasse construire un monastère dédié au Saint Sépulcre. Selon son voeu, une église est construite sur le plan du Saint Sépulcre de Jérusalem. En 1069, le fils du donateur place l'église sous la tutelle de Moissac. Autour de cette église s'organise alors une bastide.

La Tour-porte Cardalhac, encore appelée Tour Savignac, reste un des derniers vestiges des fortifications du XIVe siècle.



KM 94,5 : VILLEFRANCHE-DE-ROUERGUE (13 000 hab.)

Bastide royale, Villefranche-de-Rouergue a été fondée en 1252 par Alphonse de Poitiers, Comte de Toulouse. Aujourd'hui sous-préfecture du département de l'Aveyron, elle compte 13000 habitants. Traversée par la rivière Aveyron, elle est installée sur la ligne de faille à 250 mètres d'altitude entre le Ségala et le Causse de Villeneuve.

La ville a su conserver l'originalité de son plan d'urbanisme médiéval, un plan en damier articulé autour de la place centrale, la place Notre Dame. Véritable cœur de la bastide, elle est entourée d'arcades que surmontent des demeures gothiques flamboyant ou renaissance, et accueille tous les jeudis matins les goûts et couleurs du marché plantureux, rythmé par la langue d'Oc, si chère à la région.

Parmi les célébrités originaires de Villefranche, on note l’écrivain Francis Carco, l’entraîneur de football Guy Lacombe et le pilote de moto David Frétigné.

Collégiale Notre-Dame
Il aura fallu attendre 300 ans de travaux et la fin du XVe siècle pour voir se dresser cette collégiale de style gothique méridional avec son puissant clocher-porche s'ouvrant sur la place centrale... Tout un symbole de la bastide de Villefranche.
Outre son magnifique portail, la collégiale Notre Dame abrite un authentique chef d'œuvre du XVe siècle : les stalles d'André Sulpice. Au nombre de 62, ces stalles illustrent la vision de tout un monde médiéval qui mêle fantasme, truculence et scènes anecdotiques de la vie quotidienne.

Chapelle des Pénitents noirs
Chapelle baroque dont l'extérieur conserve une grande simplicité : taille modeste, plan en forme de croix grecque, façade classique, élégant clocheton ; elle n'en surprend pas moins par la profusion de son décor intérieur ! La voûte en bois peinte de couleurs très vives et dans un style naïf fait référence au culte de la Croix.

Chartreuse Saint-Sauveur
Construite à partir de 1452, à l'écart de la cité, grâce au legs testamentaire de Vésian Valette, riche négociant en drap, la chartreuse Saint Sauveur imposait à la communauté des moines une discipline extraordinaire : isolement, vie contemplative et silence absolu ! Outre le grand cloître, ce monastère chartreux possède un petit cloître richement sculpté, très belle illustration du style gothique flamboyant.



KM 130 : LA SALVETAT-PEYRALES (1 200 hab.)

Le château de Roumégous
Au confluent du Jaoul et du Vergnou, le château de Roumégous domine la vallée du Viaur. Edifié au XVe siècle, il s’élève sur une colline escarpée qui forme un promontoire triangulaire entre les deux ruisseaux. Il domine la chapelle préromane de Murat. C’est un château formé d’une masse quadrangulaire avec quatre grosses tours rondes. Les fenêtres n’avaient été installées aux étages supérieurs que du côté du précipice, là où l’escalade était impossible. Toutes les pierres de taille en granit jaune tendre de cet édifice ont été enlevées, de sorte que cet important et lugubre château présente actuellement un délabrement complet. Au début du siècle, l’une des 4 tours s’est écroulée.



 

Département du Tarn (81)

Préfecture : Albi
Sous-préfectures : Castres
Population : 360 000 hab.
Site web : www.tourisme-tarn.com

Par sa superficie et sa population, le département du Tarn est le second de la région Midi-Pyrénées. Aux limites du Sud-Ouest et du Midi, le Tarn a l’avantage de bénéficier d’un climat alliant la verdure et la fraîcheur des paysages atlantiques au climat doux et lumineux de la Méditerranée toute proche.
Avec 360 000 habitants, le Tarn concentre sur 5 758 Km2 de superficie, qualité et douceur de vie : richesses patrimoniales, culturelles et naturelles exceptionnelles, dynamisme économique, vitalité et créativité artistique…
Le tissu économique tarnais est essentiellement composé d’établissements de moins de 50 salariés. L’importance des petites entreprises caractérise l’industrie tarnaise à côté de quelques grands groupes tels que les laboratoires Pierre Fabre. Les emplois de l’industrie se répartissent (80 %) dans la chimie-pharmacie, l'agroalimentaire, le verre et les matériaux de construction, le cuir, la métallurgie et le textile.
Le commerce et les services aux particuliers sont principaux pourvoyeurs d’emplois dans le tertiaire. L’agriculture demeure une valeur sûre, une activité qui compte dans la vie des campagnes.

81 idées pour découvrir les richesses du Tarn :

Richesses historiques
Croisade contre les cathares : 1209 - 2009 800ème anniversaire du lancement de la Croisade contre les Albigeois, séparation de l’Eglise et de l’Etat, Lapérouse, Jean Jaurès, Toulouse-Lautrec ou encore Jean-Louis Etienne…

Richesses monumentales
À Albi avec : La cathédrale forteresse Sainte Cécile (1270-1480), le Palais de la Berbie (XIIIème- XVIIIème), à Lavaur avec la cathédrale Saint Alain, à Castres avec l’ancien Evêché dessiné par Mansart et les jardins par Le Nôtre, à Sorèze avec l’Abbaye-Ecole Royale, avec les bastides albigeoises, anciennes citadelles cathares construites au XIIIe siècle pour les protéger, les Cammazes avec « la voûte de Vauban » ou Labastens avec l’église médiévale Notre-Dame du Bourg, tous deux classés au Patrimoine Mondial par l’Unesco…

Richesses paysagères
Le Tarn est un département très photogénique et vraiment surprenant avec 22 paysages officiels et très contrastés entre Montagne Noire, Monts de Lacaune (1.200 m d’altitude), la vallée du Tarn, le Pays de Cocagne, le Ségala, le Gaillacois…

Richesses climatiques
Le Tarn est un vrai casse-tête pour Météo France avec son vent, le célèbre vent d’Autan, mais aussi avec ses trois influences climatiques : océanique, méditerranéenne et continentale. Ainsi quand il fait beau à Castres, il peut pleuvoir à Albi et neiger à Lacaune !

Richesses gastronomiques
Le Tarn en vrai enfant du sud-ouest a (avec le rugby) la cuisine en sport officiel. Chaque secteur du Tarn a, de par sa géographie, sa cuisine : charcuteries de montagne et agneau de la Montagne Noire au Ségala avec les Monts de Lacaune pour capitale. Veau et volaille du Lauragais, ail rose de Lautrec, safran avec lequel sont cuisinées de très nombreuses recettes traditionnelles comme le cassoulet de morue, les tripes ou les escargots, fromages et aussi de nombreuses spécialités pâtissières (croquants, jeanots, gimblettes, pumpet…). Sans oublier les boissons : les vins de Gaillac (près de 12 vins différents), les bières du Tarn, les eaux de sources…

Richesses naturelles
Points d’eau, lacs de montagne, gorges et vallées font du Tarn la destination idéale pour la randonnée ! Plus de 5.000 km de sentiers balisés avec différents niveaux de difficulté dont notre Voie Verte (le Sentier des Droits de l’Homme récemment primé par l’Europe) qui, à terme, permettra à tous et surtout aux personnes à mobilité réduite de traverser le Tarn de Cordes-sur-Ciel à Labastide-Rouairoux !

À VOIR

Balzac, l’enfant du Viaur
« Sur ces collines, les ancêtres d’Honoré de Balzac ont labouré la terre ». Cette phrase fut gravée en 1936, par décision du Conseil Général du Tarn, sur un rocher érigé au carrefour de la route départementale 53 et de la voie secondaire conduisant au village de Canezac et au hameau de la Nougaryé. (Commune de Montirat) C’est là en effet, sur le plateau du Ségala et dans la vallée du Viaur, que se trouve le berceau familial de l’auteur de la « Comédie Humaine ». Bernard-François Balssa (père d’Honoré de Balzac) fut emprisonné à la prison de Lagarde-Viaur, en 1766, après avoir été présenté au viguier (juge) du lieu qui devait décider de son incarcération pour affaire de mœurs. Il était accusé du délit appelé gravidation, ingravidation ou défloration, c'est-à-dire la séduction d’une jeune fille devenue enceinte par la suite. Il fut très vite libéré à la suite d’un arrangement amiable avec la plaignante, Marianne Mouychoux, et s’exila aussitôt vers d’autres horizons…

Concours de photographies à Blaye-les-Mines
À l’occasion du passage du Tour de France dans le Tarn et plus particulièrement lors de l’arrivée à Carmaux le 12 Juillet et le départ de Blaye-les-Mines le 13 juillet, l’OMCB (Office Municipal de la culture de Blaye) en partenariat avec le Conseil général du Tarn, organise un concours photo, ouvert à tous, sur le thème : « le Tour de France dans le Tarn en 2011 ». Ce concours s’inscrit dans le cadre du Festival photographique Blaye Images 1 organisé par l’OMCB qui aura lieu du 1 au 9 octobre 2011 sur le thème du vélo.

Le Jardin des Martels à Giroussens
Classé parmi les plus beaux de France, on y trouve des jardins de tous types, une serre exotique et aquatique, un belvédère, une bananeraie, et une mini-ferme avec 150 animaux. Le tout abritant plus de 2 500 variétés de plantes. Ce jardin est vraiment conçu pour le plaisir de tous. Quelque 45 000 personnes s’y pressent chaque année.
www.jardinsdesmartels.com


KM 143 : MIRANDOL-BOURGNOUNAC (1 100 hab.)

Pour les suiveurs, Mirandol-Bourgnounac est avant tout la ville natale de René Mauriès, l’une des grandes plumes de l’histoire du Tour de France, qui couvrit la Grande Boucle pour la Dépêche du Midi à 37 reprises. Prix Albert Londres en 1956, Prix Henri Desgrange de l’Académie des Sports en 1974, René Mauriès obtint également le prix Interallié pour son roman le Cap de la Gitane. Il nous a quittés en 1999.



 

CAP’DÉCOUVERTE

Le Tour de France fut parmi les premiers à venir rendre visite en 2003 à Cap’Découverte, le complexe de loisirs qui remplaça la mine à ciel ouvert du bassin de Carmaux connue sous le nom de la Grande Découverte et fermée en 1997. Sur les 650 hectares du site, Cap’Découverte accueille un musée de la mine, des sports nautiques, une piste synthétique pour le ski, des animations et des festivals. Six communes sont associées à cette entreprise qui a créé des dizaines d’emplois directs, quelques centaines d’emplois induits et attire aujourd’hui près de100.000 visiteurs par an. Le parc est conçu pour les amateurs de sensations fortes puisqu’on trouve sur le site une multitude d’activités sportives et ludiques : Skate Parc, Tyrolienne Géante, Téléski-nautique, Paint-ball... On peut aussi se restaurer sur place, à La Grande Découverte ou au Café du Lac, mais aussi être hébergés à l’Auberge de Cap’ Découverte ou au Camping du Lac Sainte Marie.

La culture n’est pas en reste puisque la Maison de la Musique est devenue en quelques années la salle la plus courue de la région et accueille les plus grands noms.

Cap’Découverte est né de la volonté des élus de la région, qui ont souhaité une reconversion ambitieuse de l'ancienne mine à ciel ouvert de Carmaux. Dès 1995, a été réalisé le schéma de redéploiement économique du Carmausin. En 1997, un concours international d'idées a permis de faire apparaître des projets de valorisation du site de la Grande Découverte. Une étude de marché a été confiée en mai 1999 à un groupement de cabinets spécialisés, qui a permis l'engagement financier de l'Etat et des collectivités. Malgré des retards à l’allumage et dysfonctionnements inhérents à des réalisations de cette ampleur, le parc a su s’adapter et répondre aux critiques initiales. Installé dans le paysage, il est géré depuis 2007, pour sa partie sportive, par la société Vert Marine, spécialisée dans la gestion de complexes sportifs.

INOUBLIABLE JAURÈS

Né à Castres en 1859, Jean Jaurès découvre Carmaux dès avant sa première campagne électorale, en 1885. Il est alors élu sur une liste départementale. Écarté du Palais-Bourbon lors du scrutin de 1889, il y revient à l'occasion de l'élection législative partielle de janvier 1893, provoquée par la démission du marquis de Solages, à la suite de la grève des mineurs de 1892.

En dépit de son ardent soutien aux verriers en grève et de son implication profonde pour la création d'une verrerie ouvrière, qui verra finalement le jour à Albi, les conséquences de son engagement en faveur de Dreyfus le privent de son siège en 1898. Réélu en 1902, il restera député de Carmaux (2e circonscription du Tarn) jusqu'à sa mort. Personne n'oublie à Carmaux le travail fait par Jaurès à la Chambre des députés, pour la défense des ouvriers, pour les lois concernant la sécurité sociale, les retraites, les délégués mineurs.

Nombreux sont à Carmaux et dans les communes alentour les lieux qui témoignent de l'action de Jaurès : lieux de mémoire ou lieux où il avait coutume de tenir ses réunions, d'aller à la rencontre de ces paysans devenus mineurs qui l'appelaient « lou nostre Jeannot ». Citons la statue érigée en 1923, le Musée du Château qui retrace l'histoire du charbon et du verre, le Centre culturel implanté dans l'ancienne clinique Sainte Barbe. On imagine bien aussi Jaurès et ses amis lorsque l'on se trouve au siège du syndicat des mineurs CGT, l'ancien Cercle des travailleurs ou encore lorsque l'on se situe devant la façade de l'ancien Cercle de la Montagne, créé après la grève de 1883. Enfin, le chevalement de Blaye, comme la cité ouvrière de Fontgrande, permettent de mieux saisir ce cadre de labeur et de luttes auquel s'identifie tout le Carmausin.

On raconte encore aujourd'hui les scènes de déchirement qui ont suivi l'annonce de son assassinat. On se souvient aussi de la colère et de la consternation de toute une population, après le plastiquage de la statue en 1981, fort heureusement suivi par l'immense mobilisation qui permit sa reconstruction. Mais plus encore que ces lieux, la mémoire reste au fond du cœur de chaque Carmausin, car Jaurès était pour les humbles le symbole de tous les espoirs.

ARMSTRONG PERD UNE BATAILLE, MAIS PAS LE TOUR

S’il est une chose que Lance Armstrong n’aimait pas sur le Tour, c’était la canicule. Il fut servi, lors de cette 12ème étape du Tour 2003, contre-la-montre de 47 Km entre Gaillac et Cap’Découverte : 61 degrés au sol, 38 dans l’air ! Et c’est ainsi que l’Américain subit son unique défaite contre la montre face à son rival Jan Ullrich.

Cinq années s’étaient écoulées depuis que l’Allemand n’avait pas gagné sur le Tour de France, sur le contre-la-montre de la vingtième étape en 1998. Et le Texan affichait sa confiance, certain que ce chrono ne creuserait pas de gros écarts. Grossière erreur ! Alain Gallopin, alors directeur sportif adjoint de l’équipe Bianchi, avait fait réserver un hôtel sur le parcours afin que Jan Ullrich puisse le reconnaître la veille. Le matin de la course, le vainqueur du Tour 1997 s’installa même dans un magasin de cycles climatisé sur un home-trainer pour s’habituer progressivement à la chaleur. Le plan fonctionna à merveille : même si Lance Armstrong termina deuxième de l’étape et conserva son Maillot Jaune, il concéda 1’36” au champion olympique et perdit l’essentiel de son temps sur la deuxième partie du parcours, plus vallonnée. Ce n’était que sa deuxième défaite contre la montre depuis 1999. Le Texan expliquera avoir été littéralement déshydraté. Même si, ce jour-là, la course parut relancée, il n‘en fut rien. Armstrong conserva son avance jusqu’à Paris et n’avait au final perdu qu’une bataille.

XIIIe siècle Découverte du charbon à Carmaux.
XVIIe siècle Carmaux est dirigée par la famille de Ciron.
1752 Le chevalier de Solages devient propriétaire des mines de Carmaux et crée une verrerie.
1892 Grève des mineurs de Carmaux.
1893 Première élection de Jean Jaurès à Carmaux.
1923 Inauguration de la statue de Jaurès.
1951 L’US Carmaux bat le Stadoceste Tarbais 14-12 et devient champion de France de rugby.
1980 Lancement de la campagne présidentielle de François Mitterrand à Carmaux.
1985 Début de l’exploitation de la Grande Découverte.
2003 Ouverture de Cap’Découverte.

Musée du Château

C'est dans les bâtiments entièrement rénovés de la première verrerie à bouteilles bâtie en 1752 qu'une exposition est consacrée à l'histoire du charbon et du verre au XIXe siècle. L'évolution sociale et culturelle de tout le bassin a été rythmée par l'exploitation du charbon, qui a façonné l'identité des carmausins. Le Château du Marquis de Solages dont la statue, oeuvre de Niclose, marque l'ancienne entrée du musée, a disparu lors d'un incendie en 1895.


Musée du Verre au Domaine de la Verrerie

Parmi les 6 musées les plus visités dans le département du Tarn, ce lieu unique en Midi-Pyrénées et dans le sud-ouest constitue un véritable pôle verrier où expositions d’art contemporain, démonstrations de souffleurs de verre, résidences d’artistes, et événementiels s’entremêlent au Domaine de la Verrerie. Autour du Musée : Un cèdre du Liban tricentenaire et plus de 70 essences en provenance du monde, la statue du marquis de Solages, la salle de l’orangerie, le lac avec un pont d’époque…


Statue de Jean Jaurès

Elle fut érigée par le sculpteur Gabriel Pech et inaugurée le 3 juin 1923. Détruite suite à un attentat le 30 septembre 1981, revendiqué par « Les Artilleurs du Grand Soir », elle fut reconstruite selon l'œuvre originale. En 1983, la nouvelle statue est inaugurée en présence de R. Souchon, R. Leroy (directeur de l’Humanité) et L. Jospin.


Ancienne clinique Sainte-Barbe (ou ancien Hôpital des mines)

Située avenue Bouloc Torcatis, elle fut construite par la Société des Mines de Carmaux entre 1882 et 1891 par l'architecte Valatx et mise en service en 1891 pour accueillir les blessés de la mine. Une chapelle y fut ajoutée en 1948. Ce bâtiment, devenu en 1992 le Centre culturel Jean Baptiste Calvignac (inauguré par François Mitterrand), est classé monument historique.


Ville-étape inédite
Chef-lieu de canton du Tarn (81)
Population : 10 400 habitants (Carmausins et Carmausines)
Économie : centre d’appel international, métallurgie, nouvelles technologies, tourisme
Festivals : biennale du Verre, biennale de la Mine, festival A fleur de peau (festival musique et danse du monde), FAME (festival des arts et musiques émergentes), festival de magie, …
Personnalités : Jean Jaurès, le chevalier Gabriele de Solages, Jean-Pierre Romeu (rugby) Jean-Baptiste Calvignac
Spécialités : l’échaudé et le janot (biscuits secs anisés), Loucarbon (apéritif avec vin hydromel au miel), les oreillettes (beignets), Le Lou Tarnès, tripoux, veau du ségala, fromage de chèvres...
Sport : US Carmaux rugby (champion de France 1951), Cross International Hubert André, National de Pétanque.
Label : Ville fleurie (deux fleurs)
 

Descriptif fourni par BRGM

AU CHARBON

Le peloton va au charbon. La quasi-totalité de l’étape se déroule le long du Sillon houiller, une vaste zone comprise entre deux failles Nord-Sud, qui s’est effondrée il y a 300 millions d’années environ. Des lacs se sont formés dans cette dépression. Or, à l’époque, le Massif central n’est pas ce qu’il est aujourd’hui. Il culmine à près de 7000 mètres d’altitude et se trouve au niveau de l’équateur. Si ses sommets sont enneigés, à ses pieds se développe une végétation luxuriante. Arbres immenses et fougères géantes croisent, meurent et s’effondrent dans les lacs. Ces énormes masses de débris sont peu à peu recouvertes par d’épaisses couches de sédiments et vont se transformer en charbon. On retrouve d’ailleurs de nombreux fossiles de végétaux dans les veines de charbon.