
LES HERBIERS - 187.5 km
samedi 2 juillet
Située au centre d’un carrefour de communication, entre Pornic (45 min), Nantes (1h), La Roche sur Yon (1h) et les îles de Noirmoutier et d’Yeu, la station balnéaire est un lieu idéal de villégiature toute l’année et pour toute la famille. Elle est entourée d’espaces naturels sensibles (7km de plages, 680 hectares de forêt domaniale, 1200 hectares de marais), 67 % du territoire de la station est protégé.
Fière de son patrimoine naturel, La Barre de Monts / Fromentine est soucieuse de préserver son environnement et s’attache depuis plusieurs années à intégrer cette thématique à tous ses projets :
Cette préoccupation existe aussi dans le développement des activités sportives hors saison. En effet, l’opération inédite « Les Sports D’hiver à la Mer », organisée durant les vacances de février et de la Toussaint 2011 est organisée avec de nombreux partenaires, tels que l’Office National des Forêts. Plus besoin de gagner les stations de montagne enneigées pour s’adonner aux sports d’hiver… Pratiquer la raquette, s’essayer à la marche nordique, découvrir les chiens de traîneau, le hockey sur sable ou le char à voile …
Le Passage du Gois est une chaussée submersible deux fois par jour à marée haute, longue de 4,5 kilomètres qui relie l’île de Noirmoutier - en passant par Barbâtre - à Beauvoir sur Mer sur le continent. Il est praticable à marée basse.
Les neuf balises refuges du Passage de Gois, qui affleurent à marée haute comme de minuscules phares, ne sont que des abris de fortune, mais elles ont sauvé bien des vies au cours des ans. Elles n’existaient pas lorsque les hommes entreprirent de traverser à pied plus ou moins sec jusqu’à Noirmoutier au péril de leur vie. Si cette pratique se perd dans la nuit des temps, la légende affirme que les premiers à avoir tenté le passage furent des prisonniers retenus sur l’île d’Her (le nom ancien de Noirmoutier). La chronique mentionne par la suite un tailleur du nom d’Auguste Gauvrit comme le premier à avoir emprunté le gué à cheval en 1766. Mais le passage devait déjà à cette époque être relativement fréquenté puisque c’est à partir de 1780 que sont installées les premières balises jalons en bois, à la fois pour se repérer et pour s’y abriter en cas de besoin. Ces balises n'ont cessé d'évoluer depuis, tendant à chaque fois vers plus de solidité et de confort. Celles que l'on peut voir actuellement sur le Gois ont le même aspect depuis environ un siècle. Six d’entre elles sont appelées « mâts de perroquet ». Ce sont des poutres transpercées par des échelons en fer et scellées dans un cône de maçonnerie. Les trois autres balises sont nettement plus confortables. Il s'agit de deux poutres reliées entre elles par des barreaux pour former une échelle et scellées, elles aussi, dans une base de béton. Ces balises sont coiffées d’une plate-forme hexagonale munie de rambardes appelée la cage ou encore la hune. Toutes ces balises ont sauvé de nombreuses vies. Mais elles ne suffisent pas toujours et le Gois a été le théâtre de nombreux drames.
Les travaux de stabilisation et de pavage du passage les ont rendues moins essentielles, mais malgré de très nombreux panneaux indiquant les horaires de marée, il y a chaque année des incidents.
La première visite du Tour sur cette route unique en son genre, lors de l’édition 1999, rappelle que la vigilance est de mise dès les premiers jours de course pour les prétendants au titre. Alex Zülle y avait perdu plus de six minutes dans une chute collective. Il faut dire que si un coureur avait tout à redouter du passage du Gois, c’était bien le grand Suisse. Affublé de lunettes, le coureur de Wil avait toujours de grandes difficultés par temps pluvieux ou humide et les chutes ont sans doute gâché en partie sa carrière. La série noire commença pour Zülle sur la Vuelta 1993, où il dut se contenter de la deuxième place derrière Tony Rominger après une chute sous la pluie dans la descente de la Cobertoria. Dans le Tour 1996, c’est dans l’étape vers les Arcs qu’il s’affale à deux reprises, laissant s’échapper Luc Leblanc et ses rêves de grandeur. En 1997, c’est la dégringolade. Voilà Zülle à terre dans le Dauphiné Libéré, dans le Tour de Suisse et puis dans le Tour de France, qu’il abandonne prématurément. Autant dire que le double vainqueur du Tour d’Espagne et champion du monde du contre-la-montre en 1996 n’en était pas à son coup d’essai lors du passage du Gois. Et dire que Zülle s’était mis au vélo après avoir arrêté le ski… à cause des chutes !
Cette année, c’est uniquement dans le cadre de la cérémonie officielle de départ que les coureurs rouleront sur le Passage du Gois. En 2005, le pont avait été emprunté pour relier « le continent » à l’île de Noirmoutier, dans un contre-la-montre individuel qui avait permis au tout jeune David Zabriskie, 20 ans, d’endosser le Maillot Jaune pour sa première journée sur le Tour de France.
| 843 | Des prisonniers nantais, retenus sur l’île d’Her (Noirmoutier) par les Normands, parviennent à s’enfuir à marée basse. |
| 1577 | Première mention du « Gois », déformation de gué ou de « goiser », marcher avec les pieds mouillés. |
| 1701 | Première mention sur une carte géographique. |
| 1766 | La tradition affirme qu’Auguste Gauvrit, un tailleur de Barbâtre, effectue la première traversée à cheval. |
| 1780 | Des balises de bois jalonnent le trajet |
| 1840 | Mise en place d’une liaison régulière par une voiture à cheval. |
| 1852 | Création de la commune de la Barre de Monts. |
| 1896 | Arrivée du train à Fromentine |
| 1915 | Installation du phare de Fromentine |
| 1932 | Le passage du Gois devient route nationale 148. |
| 1942 | Le passage est inscrit à l’inventaire des monuments historiques. |
| 1949 | Installation des ostréiculteurs de Marennes-Oléron à Fromentine |
| 1971 | Inauguration du pont de Noirmoutier. |
| 1987 | Lancement des Foulées du Gois. |
| 1993 | Première visite du Tour de France. |
| 2001 | Championnat d’Europe de char à voile |
Le Marais Breton Vendéen est composé de 45 000 ha de prairies humides et de polders dont 1 200 ha sur la commune de la Barre de Monts. L’écomusée du Daviaud présente le territoire : patrimoine bâti (ferme, grange, bourrine), activités humaines (récolte du sel, agriculture et animaux) ainsi que de nombreuses richesses naturelles (oiseaux migrateurs…). Entre eau douce et eau saumâtre, le Marais est aujourd’hui un milieu naturel préservé qui abrite une faune et une flore variées. Le pont du Vivier et le pont du Pommier sont inscrits à l’inventaire des monuments historiques.
Tel qu’on le connaît aujourd’hui, il a été construit en 1842. A l’heure actuelle, l’écluse du Nouveau-Porteau permet de garder un équilibre entre eau douce et eau salée dans une grande partie du marais breton vendéen. Le secteur du Pont Neuf est, depuis les années 1960, le second quartier ostréicole de la commune.
C’est le point culminant de l’ancienne île de Monts. La hauteur de ce belvédère est d’environ 41m (source IGN). On y admire un superbe panorama sur la mer, les îles et le marais.
Epaves de quatre bateaux allemands coulés durant la seconde guerre mondiale, dans le goulet de Fromentine. Seules deux épaves sont encore visibles aujourd’hui.
Préfecture : La Roche-sur-Yon
Sous-préfectures : Les Sables-d’Olonne, Fontenay-le-Comte
Population : 617 000 hab
Sites web : www.vendee.fr / www.vendee-tourisme.com
La Vendée, c’est tout d’abord une forte identité, fondée sur une histoire bimillénaire, des légions de César sur le Mont des Alouettes au maréchal de Lattre de Tassigny, des moines défricheurs du Marais poitevins aux cap-horniers de Noirmoutier.
La Vendée, c’est aussi la diversité des paysages – bocage, plaine et marais – et 250 km de côte atlantique qui abritent une faune et une flore très riches. Egalement pionnier pour le développement de l’énergie solaire ou la préservation de l’environnement, la Vendée fut également le premier département rural raccordé au haut débit. Des arguments qui séduisent chaque année plus de 5 millions de visiteurs et qui font du tourisme l’une des toutes premières activités de la Vendée.
Régulièrement classé comme l’un des tout premiers départements pour la qualité de vie, la Vendée est aussi un territoire d’excellence économique. Son riche tissu de PME dynamiques en fait le leader européen, voire mondial, dans de nombreux secteurs. C’est le cas par exemple de la plaisance, où les 2/3 de la filière sont regroupés derrière les chantiers Bénéteau- Jeanneau, ou encore de l’agroalimentaire. Malgré la crise, la Vendée est d’ailleurs le département où il se créé le plus de PME chaque année.
Le sport contribue également à ce dynamisme, non seulement parce que les Vendéens sont de fervents supporters des grands événements, comme le Vendée Globe, mais aussi parce qu’ils sont des sportifs accomplis. Ils sont ainsi 180 000 à appartenir à l’une des 1 500 associations du département. Reine de ces disciplines, le vélo, que ce soit avec le Vendée U des jeunes espoirs ou encore l’équipe Europcar de Jean-René Bernaudeau et de Thomas Voeckler.
Le tourisme vendéen à la pointe de l’innovation
Passer ses vacances en Vendée, c’est l’occasion unique de vivre des expériences inoubliables. Dîner dans un train à vapeur qui traverse le bocage. Se déplacer en roulotte dans le Sud Vendée. Naviguer en bateau électrique dans le Marais Poitevin. Bivouaquer au cœur du Marais Breton Vendéen. Des dizaines d’offres touristiques atypiques se développent en Vendée et participent à attirer chaque année des centaines de milliers de visiteurs. En matière de nouvelles technologies, là aussi, le tourisme vendéen innove. Bornes wifi, applications pour smartphones, développement du QR code. Les professionnels du secteur se mobilisent pour développer ces outils qui facilitent et enrichissent les vacances. Ainsi, le Comité départemental du tourisme propose une version mobile de son site Internet. Une offre qui rencontre déjà un vif succès. Aux Sables-d’Olonne, une application disponible en téléchargement gratuit permet d’avoir accès à toutes les informations pratiques nécessaires pour réussir son séjour.
Au fil de l’eau
La seconde édition des sorties nature proposées par le Conseil général se déroule jusqu’au 26 août prochain. Au printemps et en été, les sites départementaux, espaces naturels remarquables, sont parés de leurs plus beaux paysages pour recevoir petits et grands lors de quelque quarante animations concoctées pour eux. Cette année, chaque lieu se visite dans le miroir de l’eau, thème mis à l’honneur en 2011. De la Vallée de l’Yon à la Sèvre Nantaise, en passant notamment par le Bois des Jarries ou l’île Charrouin, les visiteurs découvrent la beauté d’une faune et d’une flore vendéennes qui se dévoilent, à fleur de rivières.
La commune se situe à la pointe d'un éperon rocheux qui sépare en deux le marais breton nord. Un silo romain situé dans la propriété de la Butte atteste de l'occupation de cet endroit dès l'époque romaine. Le bourg se construisit dans la seconde moitié du XVIIe siècle sur un ancien site gallo-romain, autour du prieuré fondé par Saint Philbert, abbé de Noirmoutier. Un important château fut édifié au XIe siècle en direction de l'Ile de Bouin : il joua un rôle important lors de la guerre de Cent Ans. Au XVIe siècle, Françoise de Rohan, dame de la Garnache et modèle de la Princesse de Clèves, fuit les guerres de religion et les persécutions de la Ligue à Beauvoir-sur-Mer. Elle y accueille le mathématicien François Viète, qui y composera une grande partie de son Isagoge. L'Édit de Nantes fait de Beauvoir une place forte où les protestants entretenaient une garnison militaire garantissant leurs libertés. En 1689, Louis XIV mit fin à cette autonomie en donnant l’ordre de raser ce château dont il ne subsiste plus rien. Lors de l'insurrection vendéenne, Beauvoir fut la première paroisse à se soulever dans le département, en mars 1793. Beauvoir sur Mer, chef -lieu de canton, est un carrefour aux portes de l'Ile d'Yeu et de l'île de Noirmoutier. Cette situation privilégiée favorise le développement de l'industrie et des entreprises artisanales. L'agriculture est encore aujourd'hui performante dans les polders. L'ostréiculture fit son apparition dans les années après-guerre. Les ostréiculteurs exploitent les parcs en baie de Bourgneuf. Le tourisme est un atout pour cette commune. Le passage du Gois, route submersible qui relie le continent à l'île de Noirmoutier, est un site exceptionnel, très fréquenté par les amateurs de pêche à pied.
La plage est le grand attrait de Saint-Jean-de-Monts et a construit sa renommée. Elle offre de vastes espaces car elle s’étend sur plus de 8 kilomètres de long. Elle est accessible à tous et rarement agitée en été, grâce à une pente sableuse très douce. Lors des grandes marées, la surface de plage est très grande et offre un terrain de jeux idéal aux pêcheurs à pied et aux sportifs en tous genres.
Mais Saint-Jean de Monts n’a pas toujours été une station balnéaire, cette activité ne s’étant imposée qu’à partir de 1867. La paroisse s’est développée à partir d’une installation originelle sur l’île de Monts dès le XIIe siècle. La commune joua un rôle pendant les guerres de religion et servit de point de passage à l’armée de Louis XIII sur l’île de Monts en 1622. Saint-Jean-de-Monts fut ensuite un haut lieu de la chouannerie puisque, en 1790, la première victime de la Révolution en Vendée fut le vicaire de la paroisse. En 1795, l’armée anglaise débarqua sur la plage du Grand Bec pour approvisionner l’armée de Charette. Les soubresauts de la chouannerie se poursuivront jusqu’en 1815 avec le Combat des Mattes.
Aujourd’hui, autour de sa plage, Saint-Jean-de-Monts a su se développer harmonieusement et proposer aux habitants et aux touristes des équipements de premier ordre. Odysséa, le nouveau Palais des Congrès, accueille des manifestations et des expositions toujours plus enrichissantes, la base nautique déploie sa terrasse face à la mer, Océabul, le centre aquatique, offre un espace de détente avec ses jacuzzis, sauna et hammam tandis que l’esplanade de la mer est un lieu de promenade agréable, bordé de cafés, de restaurants et d’un casino.
Boris Vian était un visiteur assidu de Saint-Jean-de-Monts, où il rédigea à l’été 1946 « J’irai cracher sur vos tombes ».
Avec ses 12 km de plages de sable fin bordées de dunes, Saint-Hilaire de Riez présente la plus longue façade atlantique du département de Vendée. Ses douze plages surveillées et ses trois stations nautiques proposant la pratique du catamaran, du char à voile, du dériveur, de la planche à voile, de l’optimist et du kayak de mer, permettent de profiter des joies de l’océan sous tous ses aspects. Les amateurs de nature préfèreront peut-être se promener sur ses trois kilomètres de côte rocheuse connue sous le nom de Corniche vendéenne, un site naturel classé depuis 1926, ou dans les 600 hectares plantés de pins maritimes, véritable poumon vert propice à de multiples découvertes. Les marais salants de la Vie sont un autre site remarquable.
La bourrine du bois Juquaud est un ensemble authentique de constructions en terre, couvertes de roseaux, qui témoignent de la vie dans le marais au début du XXe siècle. Cette ancienne exploitation agricole, construite en 1818, se compose de la bourrine elle-même, lieu d'habitation restauré, et de nombreux bâtiments annexes (la grange, la laiterie, le poulailler, la remise ...) Ce travail a été réalisé grâce aux témoignages collectés par le Comité des usagers, en partenariat avec la Conservation des musées de Vendée. La ville a souhaité restituer l'authenticité du site en présentant fidèlement, à l'intérieur des bâtiments, le mobilier, les outils et les ustensiles du quotidien dans le marais. La bourrine du bois Juquaud est « Musée de France » depuis 2004.
Saint-Gilles-Croix-de-Vie est issue de la réunion en 1967 des communes de Saint-Gilles-sur-Vie et Croix-de-Vie. Saint-Gilles apparaît dès l’Antiquité, où elle est une colonie phocéenne. Au IXe siècle, des moines de Saint-Michel-en-l’Herme y établissent un prieuré et une église fortifiée sous le vocable de Saint-Gilles. La ville devient alors un port important par lequel transitent, au XVIIIe siècle, les exportations du Bas-Poitou. Croix-de-Vie apparaît au XVIe siècle, où le duc de Montausier concède des terres aux pêcheurs de Saint-Gilles sur une petite île. Les deux localités vont s’affronter pendant les Guerres de Vendée, les pêcheurs modestes de Croix-de-Vie restant favorables à la monarchie et à l’Église tandis que les armateurs et négociants de Saint-Gilles sont plutôt révolutionnaires. Les bains de mer apparaissent dans les années 1860 et vont bientôt assurer la prospérité de Saint-Gilles comme des communes alentour. Station balnéaire et port de pêche, Saint-Gilles-Croix-de-vie est aussi le siège du fabricant de bateaux de plaisance Bénéteau, dont les chantiers sont à Saint-Hilaire-de-Riez.
Dépendant du canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, cette petite station balnéaire est surtout connue aujourd’hui comme le haut-lieu du surf sur la Côte de Lumière. A voir également, le musée Vendée Miniature, authentique village vendéen reconstitué au 1/10.
La commune de Brem-sur-Mer, qui abrite l’une des plus anciennes églises de Vendée, Saint-Nicolas-de-Brem (XIe) a également la particularité de ne pas se trouver au bord de la mer, contrairement à ce qu’indique son nom. La ville est surtout connue pour son vignoble. Le vignoble de Brem est, avec Mareuil, Vix et Pissotte, l'une des quatre régions qui forment les Fiefs vendéens. Les cépages utilisés pour les vins blancs sont le Grolleau gris et le Chenin blanc. Ces vins secs se dégustent avec les fruits de mer. Les rosés et les rouges sont élaborés avec les cépages Gamay, Cabernet et Pinot noir.
Le château de Talmont, siège de la principauté de Talmont, était situé à l'extrémité occidentale de l'ancienne région du Bas-Poitou. Construit sur une hauteur, son caractère défensif se voyait renforcé par le fait que l'Océan Atlantique baignait ses douves deux fois par jour. Autour du donjon du XIe siècle, construit par Guillaume-le-Chauve, Richard Cœur de Lion fit construire la forteresse qui sera démantelée au XVIIe siècle par Richelieu et dont les ruines subsistent aujourd’hui.
À voir à Avrillé, le château de la Guignardière fut construit vers 1555 pour Jean Girard, panetier de Henri II sur un plan rigoureux rompant avec la tradition Renaissance pour annoncer le classicisme. En 1563, Jean Girard est assassiné et le chantier gigantesque abandonné. Au XVIIIe siècle, le grand étang est creusé et dallé. Le comte Sylvestre du Chaffault participe à la reconstruction du château, mais doit émigrer après l’arrestation de Louis XVI. À son retour d'exil, les républicains ont pillé le château, bûché ses armoiries et fusillé ses enfants. Au début du XIXe siècle, le marquis de Saint Denis, passionné d'agriculture développe le domaine, transforme le parc à l'anglaise et le plante d'arbres exotiques. Ouvert à la visite d'avril à septembre, le château est aujourd'hui le siège de nombreuses animations, dont le parcours de jeux énigmes « Le château des aventuriers ».
La particularité de Ste Pexine est d'être la seule commune de Vendée à ne pas avoir d'église ! Celle ci fut détruite pendant la Révolution et jamais reconstruite.
Situé entre plaine et marais, le site de Sainte-Hermine est depuis longtemps un lieu de passage nord-sud très fréquenté. Il est sans doute habité dès l’époque préhistorique. Sous l’ancien régime, Sainte-Hermine est le siège d’une baronnie importante. Avant la Révolution, la ville est partagée entre les deux paroisses de Sainte-Hermine et de Saint-Hermand. L’Eglise de Saint-Hermand, dédiée à Saint Hermès et construite vers 1120 par Pierre Travers, seigneur de Ste Hermine et de La Réorthe, est vendue comme bien national à la Révolution. La commune est très peu touchée par les guerres de Vendée. L’activité économique de Sainte-Hermine tournant essentiellement autour de l’agriculture, la population diminue fortement en raison de l’exode rural. Le 10 janvier 1971, les deux communes de Sainte-Hermine et de Simon La Vineuse fusionnent.
Se dénommait autrefois St Georges la Plaine, nom auquel se rattachait cette légende : chaque année, le jour où la plus belle fille du bourg se rendait au lavoir, le diable se transformait en serpent volant et venait la dévorer. Une certaine année, le cavalier Saint-Georges de passage dans la région aurait tué le serpent, en enfonçant son épée dans sa gorge et une fontaine aurait surgi à cet endroit... La scène est immortalisée dans l'église par une bannière en soie brodée datant du XVIe siècle et un tableau naïf du XVIIIe siècle, récemment restauré, classé à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
Le château de la commanderie était le siège d’une commanderie de l’ordre de Malte dont il tire son nom. De la construction originelle, il ne reste que les trois tours octogonales, l’ensemble ayant subi diverses transformations en 1597, 1642 et 1664.
Petite commune d’environ 1 250 âmes, Mouilleron-en-Pareds a cependant la particularité d’être la ville natale de deux personnalités marquantes de l’histoire de France du XXe siècle, Georges Clemenceau et Jean de Lattre de Tassigny. En l’honneur des deux grands hommes, la ville abrite un Musée national des Deux Victoires. Inauguré le 20 novembre 1959, le musée met en parallèle les vies de ces deux grandes figures et leurs rôles respectifs lors des deux conflits mondiaux ; Clemenceau en tant que président du conseil des ministres lors de la Première Guerre mondiale et de Lattre en tant que général d'armée lors de la seconde. À la manière d'un mémorial, il propose de suivre leurs parcours à travers des œuvres d'art et d'autres documents d'époque ainsi que de découvrir dans son état d'origine la maison où Jean de Lattre est né et a passé son enfance.
Ce qui frappe le visiteur, qui découvre Les Herbiers pour la première fois, ce sont les choix architecturaux étonnants et innovants pour une petite ville. Avec le développement économique et démographique, le visage de la capitale du haut-bocage vendéen s’est progressivement transformé pour prendre des formes contemporaines et novatrices. Une mutation qui n’est pas due au hasard. Elle est le résultat conjugué d’une capacité d’adaptation et d’ouverture d’une population, des qualités qui sont le terreau du succès des entreprises herbretaises, et d’une politique de sensibilisation à l’architecture conduite depuis plusieurs années par la Ville.
Particuliers, collectivités, entreprises…, désormais tous ont pris le virage de la modernité architecturale, une façon de développer et d’entretenir un art de vivre à l’herbretaise. Mais ce choix n’est pas seulement esthétique, il résulte surtout d’une volonté commune de répondre à des exigences écologiques, et de faire mieux avec son environnement.
Cette originalité fait désormais la renommée de la ville des Herbiers, dont se font échos les médias nationaux et internationaux spécialisés. Depuis, Les Herbiers accueille régulièrement professionnels, élus, étudiants et particuliers, venus de la France entière pour visiter les réalisations, dont certaines ont été primées (prix de l’Art urbain…) : l’écoquartier du Val de la Pellinière ; la Tour des arts, lieu de d’enseignement, de création et de diffusion artistique ; le quartier du Grand-Fief et son centre aquatique, sa maison de la petite enfance, sa résidence salariés, ses maisons de ville en forme de « serres » ; le siège social du groupe Briand… Un engouement qui esquisse un tourisme d’un nouveau genre.
L’histoire épique et aventureuse de François de Charette tient autant de la tragédie que du mythe et ses hauts-faits d’armes, mais aussi son tempérament insoumis et fantasque, en font, aujourd’hui encore, un personnage à l’aura extraordinaire en Vendée et au-delà. Officier de marine de la petite noblesse, il participe à de nombreuses campagnes, dont certaines en Amérique avant de se « ranger » à La Garnache après son mariage en 1790. Homme à femmes, homme d’action, il s’ennuie en ménage et multiplie les aventures. L’année 1793 et l’insurrection des paysans vendéens contre la République vont lui offrir un destin à sa mesure. Le 14 mars 1793, une troupe d’hommes du Marais breton, déterminés mais désorganisés vient le chercher pour qu’il prenne la direction de la rébellion. Charrette, qui a participé aux combats pour éviter l’assassinat de la famille royale aux Tuileries en 1792, va alors multiplier les raids et les opérations, écoutant plus souvent son impétuosité que la prudence. Il est le premier à entrer dans Nantes le 20 juin 1793, mais par manque de coordination entre les diverses « armées » vendéennes, l’opération échoue. S’il remporte de nombreux succès (il s’empare notamment de Noirmoutier en empruntant le passage du Gois) ils sont de courte durée et ne parviennent jamais à assurer à l’Armée royaliste des succès durables. Haxo, qu’il pousse au suicide, puis Hoche sont parmi les plus coriaces adversaires de celui qu’on surnomme « le Roi de Vendée » depuis qu’en février 1794, il a été désigné général en chef des armées catholiques au château des Herbiers. En février 1795, il démontre qu’il sait également négocier la paix des braves en signant au château de la Jaunaye un traité garantissant la liberté religieuse, mais c’est un marché de dupes. Poussé au bout de son destin, Charette, soutenu par le futur Louis XVIII et l’Angleterre, est finalement capturé par le général Travot dans les bois de la Chabotterie en mars 1796. Il est fusillé le 29 mars de cette même année sur la place Viarme à Nantes. Une croix rappelle aujourd’hui cette exécution.
Né en 1982 aux Herbiers le Chrono des Espoirs, appelé à partir de 1988 le Chrono des Herbiers, est devenu depuis 2006 le Chrono des Nations succédant au Grand Prix des Nations organisé jusqu’en en 2004. Cette épreuve devenue le grand rendez-vous du contre-la-montre international fêtera sa 30ème édition en 2011. La ville des Herbiers aura l’honneur de décerner le premier maillot jaune du Tour 2011. La topographie du final devrait offrir une confrontation entre sprinteurs et puncheurs. Ce parcours 100% vendéen pourrait, pourquoi pas, donner des idées à Thomas Voeckler, qui passera peu avant l’arrivée par Chantonnay, où il a conquis le maillot tricolore en juin 2010. Nul doute que les amateurs de vélo des Herbiers évoqueront encore cette arrivée en octobre prochain lors de la Fête du Chrono qui accompagne traditionnellement l’épreuve chronométrée où plus de 200 exposants sont attendus pour participer à la Foire Expo de la Fête du Chrono. A l’occasion de la soirée de gala se déroulera l’élection des « Reines du Chrono » appelées à remettre les trophées aux vainqueurs. Enfin au cours de cette semaine de festivités, une soirée de solidarité au profit de la Fondation Abbé Pierre – Emmaüs sera également organisée. Il s’agira alors pour les engagés de succéder à David Millar, le vainqueur 2010 du Chrono des Nations.
Chaque année, du fait de son terrain propice au cyclisme, les Herbiers sont traversés par de nombreuses épreuves cyclistes dont le Tour de Vendée qui fêtera en octobre 2011 sa 40ème édition.
Depuis avril 2011, la Communauté de communes du Pays des Herbiers, dans le cadre de sa politique de développement durable, apporte une aide financière pour l’achat de vélos électriques pour permettre à la population locale d’utiliser les 30 kilomètres de pistes cyclables.
| 55 av. JC | une légion baptisée l’Alouette est installée par Jules César sur la colline qui fait face aux Herbiers, pour surveiller une importante voie romaine. La colline prend le nom de Mont des Alouettes. |
| 1130 | Fondation de l’abbaye de la Grainetière par les moines de Saintonge. L’abbé Prévost y rédigea plusieurs pages de son roman Manon Lescaut. |
| 1758 | Jean-Baptiste Laurent d'Hillerin, scientifique de renom, invente un odomètre et un baromètre portatif. |
| 1794 | Charette est désigné général en chef des armées catholiques dans le château des Herbiers. La ville est incendiée et 60 personnes tuées pendant les Guerres de Vendée |
| Fin du XIXe siècle | Création d’une première usine de chaussures par Louis Rondeau. |
| 1957 | Création des chantiers nautiques Jeanneau. |
| 1964 | Regroupement des Herbiers, du Petit Bourg et d’Ardelay. La croissance de la ville se poursuit. |
| 1978 | Création du parc du Puy-du-Fou. |
| 16 octobre 2011 | 30ème édition du Chrono des Nations les Herbiers Vendée. |
A la sortie des Herbiers, cette colline de légende culminant à 231 m. offre un très beau panorama sur le bocage vendéen. On y trouve une élégante chapelle néo-gothique et trois moulins à vent dont deux restaurés. Chaque été, de nombreuses animations y sont organisées et en particulier, d'avril à septembre, la visite avec son meunier du moulin à vent en fonctionnement.
Créée en 1978, la Cinéscénie du Puy du Fou est le plus grand spectacle nocturne son et lumière du monde qui retrace l'histoire de la France à travers une famille vendéenne, du Moyen-âge au XXe siècle. Près de 3 200 bénévoles, 1200 acteurs pour un spectacle qui attire chaque soir 14 000 personnes soit 400 000 chaque été entre mai et septembre.
Le grand parc du Puy du Fou retrace également l’histoire de France sur 45 ha, avec la reconstitution de plusieurs époques, des gladiateurs romains au Bourg 1900 en passant par les mousquetaires. Il est devenu le 4ème parc à thème français par sa fréquentation avec plus d'un million de visiteurs d'avril à septembre et le 1er en termes de satisfaction.
Comme en 1993, le grand parc accueillera la présentation des 22 équipes de la 98ème édition du Tour de France. Cette fois ci, les coureurs seront associés à la dernière attraction créée en 2011, le Signe du Temps, des jeux du cirque dans le Stadium gallo-romain d’une capacité de 7000 places
Découverte des paysages tourmentés du haut-bocage vendéen à bord d'une locomotive à vapeur entre Mortagne-sur-Sèvre et les Herbiers. Possibilité de déjeuner au cours du trajet dans d’anciens wagons, ayant notamment appartenus à l’Orient express.
Le Passage du Gois que les coureurs empruntent pour rallier le Mont des Alouettes est une mince bande de terre émergée uniquement à marée basse. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Il y a 20 000 ans, le peloton aurait eu bien du mal à percevoir la mer : les plages se trouvaient alors à près de 80 kilomètres vers l’ouest. Car le climat glaciaire qui régnait alors sur l’Europe avait entrainé la formation d’une immense calotte de glace sur tout le nord du continent, entrainant une baisse du niveau des mers de 120 mètres. On pouvait aller à Londres à pied !