
Amilly
199 km
lundi 7 mars
La vigilance était de mise tout au long de cette étape particulièrement exposée au vent, où les grands favoris, tout comme les principaux sprinteurs, ont contrôlé l’échappée du jour. Malgré quelques tentatives de bordure et un final particulièrement nerveux, une arrivée massive a été disputée à Amilly. Gregory Henderson, qui s’était déjà imposé dans le deuxième jour de course l’année dernière, face à une quinzaine de coureurs, gagne cette fois l’étape face au peloton tout entier. Le maillot jaune reste sur les épaules de Thomas De Gendt.
Un trio de jeunes français
Dès le premier kilomètre de course, Yoann Offredo (Fra - FDJ) lance une offensive, suivie par deux autres coureurs français, Maxime Bouet (Fra - ALM) et Tony Gallopin (Fra - COF). Après une cinquantaine de kilomètres, David Moncoutié, déjà en difficulté hier, abandonne la course. A l’avant, l’association progresse jusqu’à un avantage de 5’, au km 57. Mais après un peu plus de 80 kilomètres, alors que l’écart est tombé autour de trois minutes, Offredo stoppe son effort et rejoint le peloton.
Plus efficaces en duo !
A deux, Gallopin et Bouet gagnent finalement plus de terrain. Leur avance atteint 6’15’’ au ravitaillement de Pithiviers (km 93,5). Au kilomètre 100, l’équipe Sky donne un grand coup d’accélérateur à l’avant du peloton. La réduction de l’écart est tout aussi brutale (1’45’’ au km 118), mais l’opération ne lâche qu’une poignée de coureurs, dont Romain Sicard. Une nouvelle période de liberté relative est donc concédée au duo de tête, qui progresse avec un écart maintenu autour de 4’ par les équipiers du maillot jaune.
Chute de Fränk Schleck
La situation est compromise pour Gallopin et Bouet, qui atteignent le deuxième sprint intermédiaire (km 153,5) avec moins d’une minute d’avance. Derrière eux, Thomas De Gendt se lance pour glaner une seconde de bonification qui pourrait faire la différence à l’heure des comptes. Deux kilomètres plus loin, une chute met de nombreux coureurs à terre, dont Fränk Schleck. A 40 km de l’arrivée, la course est interrompue par la fermeture d’un passage à niveau, où un nouveau départ est donné, avec un avantage de 45’’ pour les attaquants.
168 km d’échappée pour Bouet
A 32 kilomètres de l’arrivée, Tony Gallopin abdique et laisse Maxime Bouet poursuivre en solitaire. Le rythme redevenu rapide le condamne aussi (km 168), et occasionne des chutes multiples, dont celles d’Heinrich Haussler et de Tony Martin. Dans le final, l’équipe Astana tente à son tour de bousculer le peloton, mais une arrivée massive se prépare tout de même avec les équipes des principaux sprinteurs présents.
Henderson, deuxième
Juste avant l’emballage final du dernier kilomètre, Thomas De Gendt tente une offensive vite réprimée par le rythme des coureurs de HTC-Highroad, qui se chargent d’emmener Matt Goss. Du côté de chez Sky, c’est Geraint Thomas qui est missionné pour lancer Henderson. Le Néo-Zélandais se retrouve livré à lui-même dans les 250 derniers mètres, seul en tête. Il résiste en puissance au retour de ses rivaux, et signe son deuxième succès sur Paris-Nice.
J’étais très motivé aujourd’hui, je voulais rester le plus près possible pour me donner une chance de prendre le maillot jaune. C’est toujours fantastique de gagner ici, pour moi c’est in croyable, la plus grande course, c’est l’Everest ! Mais je dois tout cela à mon partenaire Geraint Thomas qui m’a remarquablement emmené dans le final. J’étais juste assis derrière lui, à attendre. Le sprint a vraiment duré longtemps et j’ai eu de la chance de tenir jusqu’à la ligne d’arrivée.
C’était fou aujourd’hui, très nerveux. Tout le monde craignait que le peloton se casse en plusieurs morceaux. Puis il y a eu de nombreuses chutes dans le final. Il fallait absolument rester devant le plus longtemps possible. Maintenant je vais me transformer en équipier, je ne crois pas pouvoir recommencer demain. Je vais apporter mon soutien à Bradley Wiggins et Michael Rogers.
1. Greg Henderson (SKY)
2. Matt Goss (THR)
3. Denis Galimzyanov (KAT)
4. Heinrich Haussler (GAR)
5. Peter Sagan (LIQ)
Dans le sprint final, le Néo-Zélandais a attaqué le premier et a résisté au retour de ses rivaux. Il remporte sa deuxième étape sur Paris-Nice, après s’être imposé à Contres l’année dernière.
De Gendt a été repris, HTC donne le tempo
Le maillot jaune a accéléré...
Les coureurs d’HTC-Highroad sont maintenant en tête