
John Degenkolb, vainqueur de 5 étapes sur la Vuelta.© Presse Sports
Et l’empoignade peut se poursuivre. Les sprinteurs se fixent quelques rendez-vous tout au long de la saison, qui sont autant d’occasions de revanches ou de confirmations.
Sur Paris-Tours, les costauds de la dernière ligne droite sont régulièrement piégés par des attaquants plus ou moins lointains. Ils ont par exemple fait les frais, en 2011, de l’initiative payante de Greg Van Avermaet. Le coureur belge remet son titre en jeu, et devra redoubler d’audace pour empêcher un sprint massif sur l’avenue de Grammont, dimanche 7 octobre prochain, 235 kilomètres après avoir quitté Châteauneuf-en-Thymerais (Eure-et-Loir). Parmi les candidats déclarés, la valeur montante de la discipline, John Degenkolb, s’est montré suffisamment en réussite pour prétendre à une première victoire sur une grande classique. L’année avait déjà bien débuté pour le bolide de l’équipe Argos-Shimano avec des succès sur les Quatre Jours de Dunkerque et le Tour de Picardie. Elle s’est poursuivie avec un festival sur la Vuelta a Espana, où il a remporté 5 étapes, avant de prendre la 4ème place lors des Mondiaux de Valkenburg.
Degenkolb pourrait toutefois être contrarié par le clan français, où l’on parle de mieux en mieux le sprint. Sur les épaules de Nacer Bouhanni, le maillot tricolore s’est incrusté dans le top 5 de 5 étapes de la Vuelta, et devrait à nouveau se trouver au premier plan sur la photo d’arrivée. Il se peut qu’Adrien Petit, un autre espoir de la discipline, parvienne à s’y faire une place. Mais l’expérimenté Jimmy Casper aura certainement aussi un rôle à jouer. Réguliers dans ce domaine, les coureurs belges auront leur mot à dire, avec là-aussi plusieurs générations représentées : Gert Steegmans devra surveiller de près ses jeunes compatriotes Sep VanMarcke et Gianni Meersman, lui aussi en vue sur les routes d’Espagne.
25 EQUIPES : LES PRINCIPAUX ENGAGÉS (au 25/09)
Australie
Orica Greenedge (OGE) : Cooke, Meyer (AUS)
Belgique
Accent Jobs - Willems Verandas’s (ACC) : Ista (Bel)
Landbouwkrediet - Euphony (LAN) : Juodvalkis (Lit)
Lotto-Belisol Team (LTB) : Meersman (Bel)
Omega Pharma - Quick Step (OPQ) : Chavanel (Fra), Steegmans (Bel), Stybar (Rtc)
Topsport Vlaanderen-Mercator (TSV) : De Vreese (Bel)
Danemark
Team Saxo Bank - Tinkoff Bank (STB) : Kroon (Hol), Roberts (Aus)
Etats-Unis
BMC Racing Team (BMC) : Ballan (Ita), Van Avermaet (Bel)
Garmin-Sharp (GRS) : Maaskant (Hol), VanMarcke (Bel)
Team Type 1 - Sanofi (TT1) : Bodrogi (Fra)
Espagne
Euskaltel-Euskadi : Astarloza (Esp), Sicard (Fra)
France
AG2R La Mondiale (ALM) : Casper, Kadri (Fra)
Auber 93 (AUB) : Bacquet (Fra)
Bretagne-Schuller (BSC) : Delpech, Le Bon, Lequatre (Fra)
Cofidis Le Crédit en ligne (COF) : Duque (Col), Dumoulin, Petit (Fra)
FDJ-BigMat (FDJ) : Bouhanni, Geslin, Soupe (Fra)
Saur-Sojasun (SAU) : Hivert, Le Lay (Fra)
Team Europcar (EUC) : Haddou, Turgot (Fra)
Team La Pomme - Marseille (LPM) : Koretzky (Fra), Siskevicius (Lit)
Grande-Bretagne
Sky Procycling (SKY) : Eisel (AUT), Thomas (GBR)
Luxembourg
Radioshack-Nissan (RNT) : Fuglsang (Dan)
Pays-Bas
Rabobank Cycling Team (RAB) : Boom (Hol), Breschel (Dan)
Team Argos-Shimano (ARG) : Barguil (Fra), Degenkolb (All)
Vacansoleil-DCM (VCD) : De Gendt, Leukemans (Bel), Westra (Hol)
Russie
Katusha Team (KAT) : Isaichev (Rus)
Voici la liste des vingt-cinq équipes cyclistes sélectionnées pour participer à la 106ème édition de Paris-Tours, qui se déroulera dimanche 7 octobre 2012.
Quatorze Pro Teams :
Pour la quatrième année consécutive, le départ de Paris-Tours sera donné du département d’Eure-et-Loir. Le 7 octobre prochain, l’édition 2012 s’élancera précisément de Châteauneuf-en-Thymerais. Jean-Pierre Gaboriau, Conseiller général et Maire de la commune, a officialisé cette annonce en compagnie d’Olivier Marleix, Président de la Commission culture, vie associative et sports du Conseil général.
Quelques semaines après le contre-la-montre Bonneval-Chartres qui devrait sceller le classement du Tour de France, l’élite du vélo se retrouvera en Eure-et-Loir pour un exercice totalement différent auquel les champions se soumettent à l’automne. Sur la classique des feuilles mortes, on parle de bordures et de bourrasques, avant de penser au sprint. Il se trouve qu’en matière de vent, le département offre de nombreuses possibilités aux coureurs. Cette année, c’est à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Chartres qu’ils se donneront rendez-vous, pour une traversée de la Beauce qui s’annonce toujours aussi délicate dans la matinée. Après avoir effectué une première reconnaissance du parcours, François Lemarchand confirme que le nouveau départ de Paris-Tours garantit des conditions propices à des initiatives : « En ce qui concerne la distance, nous resterons entre 230 et 235 kilomètres. Et après avoir parcouru les 30 premiers kilomètres, j’ai l’impression que le peloton sera encore plus exposé au vent que l’année dernière ».
Greg Van Avermaet© A.S.O.
Au terme d’une course mouvementée et après un final haletant, Greg Van Avermaet (BMC) remporte la plus belle victoire de sa carrière.
Arrivé en compagnie du seul Italien Marco Marcato sur la prestigieuse Avenue de Grammont à Tours, le Belge s’impose au sprint après s’être extrait du peloton à 60 kilomètres du but en compagnie de 14 autres coureurs.
Geoffroy Lequatre, repris dans le dernier kilomètre de course en 2010© A.S.O.
Adrien Petit et Arnaud Démare, sur le podium des Mondiaux de Copenhague© Presse Sports
Oscar Freire, vainqueur de Paris-Tours en 2010© A.S.O.
Indécise et royale, la 105ème édition de Paris-Tours accueille un plateau d’exception, en élite comme sur la course espoirs
A L’ÉPAN, TOUT DEVIENT POSSIBLE
Depuis 1988 et la première arrivée sur l’avenue de Grammont, les attaques plus ou moins lointaines ont très souvent contrarié les plans des sprinteurs, qui se fixent Paris-Tours comme dernière échéance dans leur saison. Il se peut que la modification du final, rendue inévitable par les travaux de construction de la ligne de tramway, favorise encore les initiatives à distance, la dernière ligne droite ne mesurant plus que 660m, contre 2400m dans l’ancienne version. De l’avis de François Lemarchand, responsable sportif de l’épreuve, le passage de la côte de l’Épan pourrait se révéler encore plus décisif : « cette dernière difficulté n’est plus abordée dans l’élan, mais quasiment à l’arrêt, après un virage serré sur la droite. Et si la côte n’est pas assez raide pour se détacher, il faudra absolument arriver bien placé au sommet pour espérer gagner. Car ensuite, contrairement à avant, il y aura de nombreux virages, qui donneront l’occasion à un coureur échappé de se relancer. Par exemple, un coureur comme Geoffroy Lequatre l’année dernière ne serait pas resté aussi longtemps en point de mire pour le peloton, et aurait peut-être pu défendre ses chances jusqu’au bout avec le parcours de cette année ».
JOURNEES SANS VOITURE A VOVES
La commune de Voves, d’où sera donné le départ de la course dimanche à 11h30, s’apprête à vivre un week-end dédié au vélo sous toutes ses formes. En attendant le champion du monde, tous les habitants et les visiteurs sont à ce titre invités à enfourcher leurs montures, pour des randonnées de toutes distances, à la portée des sportifs comme des cyclistes les plus occasionnels. Surtout, les 8 et 9 octobre ont été décrétés « Journées sans voiture » à Voves. Il faudra donc se montrer imaginatif pour aller assister aux projections de films consacrés à la petite reine (Le vélo de Ghislain Lambert, etc.), ou à la table ronde organisée samedi après-midi autour de Christian Prudhomme, Bernard Hinault, Gilbert Duclos-Lassalle, François Lemarchand et Laurent Bezault.
DEUX MAILLOTS ARC-EN-CIEL AU DÉPART !
Ce week-end, Paris-Tours réussit la performance peu commune d’aligner deux champions du monde en exercice au départ ! Si Mark Cavendish étrennera son maillot sur la course élite, il faudra se rendre à Bonneval pour voir Arnaud Démare se présenter comme un des favoris de la course espoirs, deux semaines après sa victoire dans la catégorie aux Mondiaux de Copenhague. Au Danemark, le sociétaire du CG Nogent-sur-Oise était accompagné sur le podium d’Adrien Petit, médaillé d’argent, qui participera quant à lui à la course professionnelle, pour le compte de l’équipe Cofidis.
LA DER DE FREIRE ?
Oscar Freire sera de retour dimanche après-midi sur les lieux de sa dernière grande victoire. Il se peut qu’il fasse aussi ce week-end sa dernière apparition sur une course professionnelle. Le triple champion du monde, en fin de contrat avec Rabobank, avait en effet évoqué sa fin de carrière en cas de défaite aux Mondiaux de Copenhague. Mais un succès à Tours pourrait précipiter l’intérêt de plusieurs autres équipes pour le coureur espagnol. Du côté des adieux, il est également probable que Robbie McEwen dispute son dernier Paris-Tours : l’Australien, récent vainqueur sur le circuit franco-belge, a en effet annoncé qu’il se consacrerait à la formation des jeunes sprinteurs de l’équipe GreenEdge après le prochain Tour de Californie. Frédéric Guesdon, qui a prévu de poursuivre sa carrière jusqu’à Paris-Roubaix, épinglera certainement lui aussi pour la dernière fois le dossard de Paris-Tours, où il s’est imposé en 2006.
Mark Cavendish© Presse Sports
Pour la 105ème édition de Paris-Tours, dont le départ sera donné dimanche 9 octobre de Voves, les regards seront braqués sur deux favoris qui ont marqué de leur empreinte l’année de cyclisme 2011 : l’homme le plus rapide du moment, Mark Cavendish, tout juste sacré champion du monde, et l’homme le plus fort sur les classiques, Philippe Gilbert, deux fois vainqueur à Tours.
Le maillot de champion du monde ne passe jamais inaperçu. Porté par Mark Cavendish, il peut s’apprêter à vivre une année riche en photos-finish, en explosions de joie au premier rang des pelotons de tous les continents, sur les grands tours comme sur les petites et grandes classiques. Le festival que promet Cavendish passe par un premier rendez-vous de prestige avec Paris-Tours : l’homme le plus rapide du monde aura attendu de s’habiller d’arc-en-ciel pour honorer de sa présence la classique des sprinteurs. Là où Tom Boonen a échoué en 2005, tout comme Oscar Freire l’année précédente, le « Cav » pourrait devenir le premier champion du monde à s’imposer « en tenue » sur l’avenue de Grammont.
Pour savourer ce plaisir, le « Manx missile » devra toutefois éprouver sa supériorité sur un final modifié cette année, avec une dernière ligne droite qui ne mesure plus que 600 mètres, où il pourrait retrouver Romain Feillu, 6ème à Copenhague, mais aussi son prédécesseur Thor Hushovd, ou encore le tenant du titre à Tours Oscar Freire. Cavendish peut également se réjouir de compter cette fois-ci dans les rangs de son équipe Matt Goss (2ème aux Mondiaux), John Degenkolb et Bernhard Eisel, qui ne seront pas de trop pour contrôler les initiatives des attaquants du jour. Double vainqueur à Tours, Philippe Gilbert connaît assurément la formule pour profiter des subtilités du final et surprendre les équipes des sprinteurs. C’est peut-être dans les derniers kilomètres que pourrait se jouer cet affrontement entre le numéro 1 mondial et le champion du monde. Au jeu de l’anticipation, quelques autres candidats pourraient être tentés de défier Cavendish et sa garde rapprochée, comme Frédéric Guesdon, déjà sacré sur ce mode en 2006, Sylvain Chavanel, Jens Voigt ou Thomas Voeckler.
25 EQUIPES : LES PRINCIPAUX ENGAGES (au 27-09)
Belgique
Omega Pharma-Lotto (OLO) : Gilbert, Van de Walle, Vanendert (Bel)
Quickstep Cycling Team (QST) : Sy.Chavanel (Fra), Steegmans (Bel)
Landbouwkrediet (LAN) : De Waele (Bel)
Topsport Vlaanderen - Mercator (TSV) : Neirynck (Bel)
Veranda’s Willems - Accent (VWA) : Scheirlinckx (Bel)
Danemark
Saxo Bank Sungard (SBS) : Cooke (Aus), Larsson (Sue)
Espagne
Euskaltel-Euskadi (EUS) : Isasi (Esp)
Etats-Unis
BMC Racing Team (BMC) : Ballan (Ita), Phinney (Usa), Van Avermaet (Bel)
HTC-Highroad (THR) : Cavendish (Gbr), Degenkolb (All), Goss (Aus), Eisel (Aut)
Team Garmin-Cervélo (GRM) : Hushovd (Nor), Dean (Nzl)
Team RadioShack (RSH) : Hunter (Afs), McEwen (Aus)
Team Type 1 (TT1) : Bodrogi (Fra), A.Efimkin (Rus)
France
AG2R La Mondiale (ALM) : Ravard (Fra), Elmiger (Sui)
Bretagne-Schuller (BSC) : Dion, Le Bon (Fra)
Cofidis, le Crédit en ligne (COF) : Dumoulin, Gallopin (Fra), Duque (Col)
FDJ (FDJ) : Guesdon, Geslin, Offredo (Fra), Hutarovich (Blr)
Saur-Sojasun (SAU) : Engoulvent, Hivert (Fra)
Team Europcar (EUC) : Arashiro (Jap), Seb.Chavanel, Voeckler (Fra)
BigMat Auber 93 (AUB) : Bacquet (Fra)
Grande-Bretagne
Sky Procycling (SKY) : Flecha (Esp), Wiggins (Gbr)
Italie
Lampre-ISD (LAM) : Bole (Slo), Petacchi (Ita)
Luxembourg
Team Leopard-Trek (LEO) : Bennati (Ita), O’Grady (Aus), Voigt (All)
Pays-Bas
Rabobank Cycling Team (RAB) : Freire (Esp), Tjallingii (Hol)
Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team (VCD) : Feillu (Fra), Devolder (Bel)
Skil-Shimano (SKS) : Sprick (Fra), Kluge (All), Veelers (Hol)
Albert Bouvet© Presse Sports
Guido Reybroeck© Presse Sports
Jacky Durand© Presse Sports
Philippe Gilbert© Presse Sports
Ils ont marqué l'histoire de Paris-Tours...
1896 : Eugène Prévost (Fra)
Dans l’ordre d’apparition des grandes classiques, Paris-Tours naît la même année que Paris-Roubaix, et se tient d’ailleurs au printemps, sous forme de revanche de la course nordiste. Eugène Prévost inaugure le palmarès de l’épreuve, qui ne sera ouverte aux coureurs professionnels que pour l’édition suivante… cinq ans plus tard.
1931 : André Leducq (Fra)
De nombreux vainqueurs du Tour de France se sont aussi imposés sur Paris-Tours au début de son histoire. Après Lucien Petit-Breton, François Faber, Octave Lapize, Philippe Thys, Henri Pélissier et Nicolas Frantz, André Leducq est le dernier à avoir inscrit son nom au palmarès des deux courses.
1956 : Albert Bouvet (Fra)
La victoire d’Albert Bouvet a marqué le départ d’un désert français de 42 ans dans le palmarès. Son plus beau succès lui a aussi donné l’occasion de se comparer avec humour à Eddy Merckx : « Il n’a jamais réussi à remporter Paris-Tours. A nous deux, on a tout gagné ! »
1968 : Guido Reybroeck (Bel)
Avec 39 victoires contre 31 à la France, les coureurs belges sont un peu chez eux en Touraine. Parmi eux, le sprinteur Guido Reybroeck, qui a sévi en 1964, 1966 et 1968, est toujours un des seuls triple-vainqueurs, avec son oncle Gustave Danneels, Paul Maye et Erik Zabel.
1998 : Jacky Durand (Fra)
La course a longtemps boudé Tours, mais s’y est réinstallée depuis 1988. Les sprinteurs s’expliquent maintenant sur l’avenue de Grammont, mais Jacky Durand fait partie de ceux qui ont réussi à contrarier leurs plans.
2001 : Richard Virenque (Fra)
Le temps d’un dimanche d’automne, Virenque s’éloigne de sa marque de fabrique habituelle. Le grimpeur du mois de juillet, parti en échappée depuis le petit matin, résiste au retour du peloton dans la dernière ligne droite, pour signer un de ses plus retentissants succès.
2008 : Philippe Gilbert (Bel)
Si « Phil Gil » est rapidement devenu le maître des classiques, sa première grande victoire a justement été conquise sur Paris-Tours, une des dernières courses qu’il a disputées avec le maillot de la Français des Jeux. Il a récidivé l’année suivante, et se présente systématiquement comme un des principaux favoris au départ.
Pour la 105ème édition de Paris-Tours, qui se jouera dimanche 9 octobre prochain entre Voves (Eure-et-Loir) et Tours, où la ligne d’arrivée reste installée sur l’avenue de Grammont, au bout d’une ligne droite raccourcie à 600 mètres, 25 équipes sont attendues au départ. Au total, 200 coureurs composeront le peloton de la classique des feuilles mortes.
Par ailleurs, la 69ème édition de la course espoirs, dessinée à partir de Bonneval sur un parcours de 178,5 km, rassemblera 34 équipes. Toujours pour les jeunes coureurs, le Kilomètre de Paris-Tours s’adresse aux cadets et juniors qui viennent se jauger sur le final du parcours élite : 19 équipes de comités régionaux et départementaux enverront leurs meilleurs représentants.
LES 25 ÉQUIPES SELECTIONNÉES
Belgique
Omega Pharma-Lotto (OLO)
Quickstep Cycling Team (QST)
Landbouwkrediet (LAN)
Topsport Vlaanderen - Mercator (TSV)
Veranda’s Willems - Accent (VWA)
Danemark
Saxo Bank Sungard (SBS)
Espagne
Euskaltel-Euskadi (EUS)
Etats-Unis
BMC Racing Team (BMC)
HTC-Highroad (THR)
Team Garmin-Cervélo (GRM)
Team RadioShack (RSH)
Team Type 1 (TT1)
France
AG2R La Mondiale (ALM)
Bretagne-Schuller (BSC)
Cofidis, le Crédit en ligne (COF)
FDJ (FDJ)
Saur-Sojasun (SAU)
Team Europcar (EUC)
BigMat Auber 93 (AUB)
Grande-Bretagne
Sky Procycling (SKY)
Italie
Lampre-ISD (LAM)
Luxembourg
Team Leopard-Trek (LEO)
Pays-Bas
Rabobank Cycling Team (RAB)
Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team (VCD)
Skil-Shimano (SKS)
Après Chartres en 2009, et La Loupe en 2010, une troisième commune d’Eure-et-Loir accueillera le départ de Paris-Tours : Voves.
Les classiques de printemps à peine disputées, l’heure est déjà aux préparatifs de la fin de saison, et plus précisément de la classique Paris-Tours. Le dernier rendez-vous des sprinteurs s’élancera pour l’édition 2011 de Voves dont le slogan, « une ville dans le vent », est affiché en forme de promesse et d’avertissement pour les prétendants au titre. Au cœur de la Beauce, le peloton sera immédiatement confronté à des portions exposées, qui précipitent souvent l’action. Après les premières reconnaissances, le kilométrage prévisionnel que les coureurs auront à parcourir se situe autour de 240 kilomètres. L’explication finale se déroulera alors sur l’avenue de Grammont, au terme d’une ligne droite qui aura été raccourcie en raison des travaux d’installation du tramway tourangeau.
Victoire au sprint d’Oscar Freire pour l'arrivée Avenue de Grammont. Une dernière marquée par un final haletant qui aurait pu couronner Lequatre repris à quelque mètres de la ligne.
Le peloton s’élance de La Loupe à 11h40, poussé par un vent de nord-est énergique. Les attaques se multiplient sans qu’aucune ne parvienne à tromper la vigilance du peloton jusqu’au kilomètre 37. Jorgensen (SAX), Meyer (GRM), Kritsov (ALM) et Geschke (SKS) sortent alors du peloton, rejoints quelques kilomètres plus loin par Maes (QST), Saramontins (THR), Flecha (SKY) et Pichon (BSC). Les huit hommes de tête creusent un écart maximum de 4’ au kilomètre 70. Mais le peloton réagit et contrôle l’échappée. A l’entrée de la zone de ravitaillement, l’écart est stabilisé à 3’.
A la sortie de Vendôme, l’équipe Saur-Sojasun se porte en tête et accélère brutalement. Le peloton s’étire et se scinde en trois groupes. Pozzato et Bennati, entre autres, sont piégés. Mais le peloton se reforme, et l’avantage des huit hommes de tête, qui était tombé à 2’, remonte à 2’45 au kilomètre 145.
Mais rapidement les équipes des favoris prennent la poursuite en main. Rabobank, Radioshack et Omega Pharma – Lotto se relaient efficacement et comblent progressivement l’écart. Au kilomètre 190, les échappés ne comptent plus que 1’15 d’avance. Dans la côte de Crochu (km 203,5), Geschke accélère et fait exploser le groupe de tête. Maes saute dans sa roue. Flécha et Maes suivent à 10’’. Jorgensen (SAX), Meyer (GRM), Kritsov (ALM), Pichon (BSC) sont rejoint par un groupe de 8 contre-attaquant, à 30’’ alors que le peloton pointe à 50’’. A 20 kilomètre du but, les 8 contre-attaquant sont repris.
Tout s’accélère alors. A 15 kilomètres du but, la jonction s’opère en tête, malgré la résistance de Geschke et Maes. Dans la Côte de Beau Soleil, nouvelle difficulté du parcours, Lequatre (RSH) attaque. Il creuse l’écart et compte jusqu’à 25’’ d’avance. Il résiste au peloton qui travaille en vue d’un sprint massif. Après l’enchainement des côtes de l’Epan et du Petit Pas d’Ane (km 229,5) il conserve 20’’ d’avance. A l’entrée de l’Avenue de Grammont, Lequatre compte encore 18’’ d’avance. Il lui reste alors 2700 mètres à tenir.
Les équipes de sprinters accentuent encore leur effort pour placer leur leader dans les meilleures dispositions. On surveille Bennati, Pozzato, Freire, Steegmans et consorts. Mais devant, Lequatre résiste. Sous la flamme rouge, il conserve 10’’ d’avance. Trop peu pour s’imposer. Il est repris à 300 mètres de la ligne. Le sprint est alors lancé. A ce petit jeu, c’est un maître qui s’impose. Oscar Freire jaillit et devance Angelo Furlan au bout d’un ultime sprint de haute tenue sur l’Avenue de Grammont.