Guide touristique

Étape 15 : PamiersBagnères-de-Luchon - 187,5 km
lundi 19 juillet
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Étape 15
 

PAMIERS AUJOURD’HUI

UNE CANTINE BIO ET TERROIR

La municipalité de Pamiers a été précurseur dans la création d'une cantine bio et terroir sur le centre de Las Parets. Mise en place le 4 janvier 2000, elle reçoit à ce jour plus de 1 000 enfants scolarisés sur Pamiers, assurés ainsi de consommer des produits sains, savoureux et de qualité.
Dix ans après le début de l’expérience, pour éviter les déplacements des enfants sur le site de Las Parets, la ville a décidé de créer des salles de restauration dans toutes les écoles maternelles et des cuisines permettant la préparation des repas en liaison chaude. Les repas proviennent de la cantine de Las Parets. Les plats sont préparés par du personnel communal à partir de produits frais de saison uniquement (ni surgelés, ni préparations industrielles). Les légumes sont fournis par les maraîchers du bassin appaméen et les éleveurs locaux fournissent des viandes d’animaux élevés de façon traditionnelle au fourrage et au grain. Le laboratoire conseil en hygiène agroalimentaire (Bioqual) contrôle les produits

PAMIERS : GROS PLAN

FAURÉ, DE PAMIERS À LA MADELEINE

Fils de l’instituteur de Pamiers, Gabriel Fauré est devenu le compositeur français le plus célèbre et le plus influent de son temps, mais n’oublia jamais son Ariège natale. C’est à Foix, où son père a été nommé directeur de l’Ecole normale, que le jeune Gabriel montre d’exceptionnelles dispositions au piano et à l’harmonium. Il a à peine neuf ans lorsque son père accepte de l’envoyer à Paris, à l’école de musique sacrée Niedermeyer. Gabriel y apprend son art et son métier auprès de Camille Saint-Saens, avant de devenir organiste à la Madeleine et directeur du Conservatoire de Paris, où il eut pour élèves Maurice Ravel ou Nadia Boulanger. Fauré revenait régulièrement en Ariège, heureux de retrouver ses cousins de Pamiers et il y fit son denier séjour en 1921, trois ans avant sa mort. Son sens harmonique et l’équilibre de ses compositions en font le maître de la mélodie française.
Une plaque rappelle la naissance du compositeur au-dessus du porche du 17 de la rue Gabriel-Péri. En outre, chaque été, en juin puis en septembre, le festival « Musiques au pays de Gabriel Fauré » fait de Pamiers un haut lieu de la musique classique. Ainsi, cette année, c’est la grande cantatrice toulousaine Mady Mesplé qui état à l’honneur, invitant au festival ses amis à l’occasion d’un concert.

PAMIERS ET LE CYCLISME

LE TOUR APRÈS LA ROUTE DU SUD

Le Tour de France adore l’Ariège, ayant fait étape dans pas moins de neuf localités du département au cours de son histoire. Mais si Ax-les-Thermes ou Saint-Girons, situées plus près des sommets ariégeois, sont des familières de la Grande Boucle, Pamiers n’avait encore jamais été ville étape du Tour. Voilà une anomalie rectifiée pour la ville la plus peuplée du département, avec 17 000 habitants.
Le cyclisme est pourtant loin d’être inédit dans la cité de Gabriel Fauré, qui accueillit à trois reprises dans les années 80 la Route du Sud.
En 1986, à l’issue d’une étape partie de Tarbes, le podium avait été des plus prestigieux puisque Bernard Hinault l’avait emporté devant Charly Mottet et Ronan Pensec. Pourtant, le Blaireau, qui avait terminé deuxième de la première édition de l’épreuve en 1977 (derrière son instigateur, le Castrais Jacques Esclassan), ne remporta jamais la Route du Sud. Les autres vainqueurs d’étape à Pamiers furent Steve Bauer en 1985 et Henri Abadie en 1989.
Plus loin de nous, il faut mentionner Jacques Dupont, champion olympique du kilomètre à Londres en 1948, champion de France sur route en 1954 et deux fois vainqueur de Paris-Tours. Cet Ariégeois, originaire de Lézat-sur-Lèze, dans l’arrondissement de Pamiers, disputa trois Tours de France au début des années 50.

PAMIERS : les grandes dates

Ve siècle Le roi wisigoth de Toulouse, Théodoric Ier, donne à son fils Frédéric une terre située au bord de l’Ariège.
507 Martyre d’Antonin, fils de Frédéric converti au christianisme. Création de l’abbaye Saint-Antonin, citée pour la première fois en 961.
XIe siècle Création des canaux, qui vont accélérer le développement de la ville.
1111 Un accord de paréage est conclu entre l’abbé de Saint-Antonin, Isarn, et le comte de Foix. Dans cet acte, le nom d’Apamée (une ville d’Asie mineure), est donné au château situé sur la butte du Castella.
1295 Fidèle à l’Eglise contre le catharisme, Pamiers est érigée en évêché par le pape Boniface VIII.
1790 Foix est préférée à Pamiers comme préfecture de l’Ariège.
1817 Construction de l’usine métallurgique qui sera la principale richesse de Pamiers.

PAMIERS : à voir

CATHEDRALE SAINT ANTONIN
L'édifice, élevé au rang de cathédrale en 1499, est en brique toulousaine, typique de la région. De l'église d'origine du XIIe siècle ne subsiste qu’une partie du portail. Les guerres de religion n’épargnèrent que le clocher, qui pouvait être utilisé pour le guet. La nef, reconstruite, ne fut achevée qu'en 1689. Il est de tradition de l’attribuer à François Mansart, ce qui est plausible compte tenu du style très sobre de l'ensemble. D'autres l'attribuent au neveu de l’architecte ariégeois, Jules Hardouin-Mansart (1645-1708). L'édifice fut classé monument historique le 9 août 1906.

L’EGLISE NOTRE-DAME-DU-CAMP
Egalement appelée « Notre Dame des Champs », elle tire son nom de sa situation en dehors de la ville. Si la construction de l’église date du XIIe siècle, un agrandissement important incluant la construction de la puissante façade en brique, fut effectué au XIVe siècle. Cette façade est la seule partie qui subsista après la destruction de l’église par les Huguenots en 1577. L’église d’aujourd’hui date donc du XVIIe siècle. Le portail, classé, fut reconstruit à l’identique en 1870. Plusieurs toiles, des XVIIe et XVIIIe siècles, sont classées.














Etape inédite
Sous-préfecture de l’Ariège
Population : 17 000 habitants (Appaméens, Appaméennes).
Spécialités : cocos de Pamiers (haricots ronds), flocons d’Ariège (bonbons).
Économie : Aubert et Duval (métallurgie), Maestria (peintures).
Personnalités : Gabriel Fauré (musicien), Théophile Delcassé (Ministre Affaires étrangères XIXe siècle).
Sports : 55 associations sportives et 7000 Licenciés. Rugby XV, Football, Tir, basket, handball, gymnastique et natation.
Festivals : Théâtre (mars et oct), Musique au Pays de Gabriel Fauré (mai- juin- sept - oct), Salon du livre, Festival Mozaria et grande braderie (juin), Festival Latino américain (juil), Festival de rues, Orgues et Canal en fête (août), Festival occitan (nov).
Labels : Ville fleurie (3 Fleurs), labellisation de l’agenda 21 de Pamiers par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable, circuits de St Jacques de Compostelle
Devise : que m’a feit me gardo (ce qui m’a fait me garde).
 

DEPARTEMENT DE L'ARIEGE

Préfecture : Foix
Sous-préfectures : Pamiers, Saint-Girons
Population : 148 600 hab.
Site web : www.cg09.fr


Blottie au cœur des Pyrénées, adossée à l’Andorre et à l’Espagne, l’Ariège est une terre de plaines, de montagnes et de lacs, marquée par la présence humaine depuis l’origine des temps. Douze grottes ornées recèlent de véritables trésors tandis que le Moyen âge a légué un patrimoine exceptionnel en matière d'art roman dans ce pays qui fut celui des Cathares. L’eau, l’air, la neige, le soleil : les meilleurs atouts sont réunis pour la pratique d’activités de pleine nature toute l’année. Son patrimoine culturel séduit par sa diversité et sa richesse. Le tout s’accompagnant d’une gastronomie qui a gardé ses saveurs d’autrefois et d’un hébergement qui conserve le charme de l’authentique.
Ce cadre naturel exceptionnel représente aussi un espace propice à la création et à l’innovation dans les entreprises. L’implication et la qualité du travail des Ariégeois n’est plus à démontrer, en témoigne la formule célèbre d’un officier de Napoléon : « l’Ariège produit des hommes et du fer. » Le désenclavement dû à la construction de l'A 66, l'Ariégeoise, accompagne le mouvement de rénovation du département.

MAS-D’AZIL

KM 47 : MAS-D’AZIL (1200 hab.)

Station préhistorique célèbre dans le monde scientifique ; l’azilien (9.500 ans avant J.C.) y fut étudié et défini.
Musée de la Préhistoire qui possède le célèbre «Faon aux oiseaux».
La grotte, parmi les plus intéressantes curiosités naturelles de l’Ariège, a été creusée par l’Arize, sous un chaînon du Plantaurel. Cette grotte est un tunnel naturel long de 420 mètres, et large de 50 mètres. Elle est riche en souvenirs historiques. Elle a successivement servi de refuge aux premiers chrétiens, aux Cathares et aux Huguenots. Fortifiée en 1303 par les comtes de Foix, elle servit d’asile en 1625 aux protestants qui se défendirent jusqu’à la dernière extrémité et forcèrent les catholiques à se retirer.

SAINT-GIRONS

KM 71 : SAINT-GIRONS (6 500 hab.)

Saint-Girons, faubourg de Saint-Lizier sous le nom de Bourg-de-Vic, a supplanté cette dernière après les dévastations de Bernard de Comminges, en 1130. Saint-Lizier ne s’en remit jamais. L'important faubourg de Villefrance sur la rive gauche du Salat, créé en 1300, resta une commune indépendante jusqu'à la Révolution, puis fut rattaché à Saint-Girons. La capitale du Couserans montre une jolie vieille ville au confluent de la vallée de Salat, du Lez et du Baup, avec le château des vicomtes du Couserans, au bord de l’eau. L’église Saint-Girons a été reconstruite en 1857.

AUDRESSEIN

KM 87 : AUDRESSEIN (105 hab.)

Le village a participé à « la guerre des demoiselles ». Il est situé au confluent du Lez et de La Bouigane, rivière qui descend de la vallée de la Bellongue. L’église paroissiale Saint-Martin, des XIIIe et XIVe siècles, est surmontée d’un clocher campanile.
L’église Notre-Dame de Tramesaygues a été construite aux XIIIe, XIVe, XVe et XVIe siècles, avec un campanile-porche, des fresques médiévales, un beau porche décoré de peintures. Elle est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le pèlerinage à Notre-Dame-de-Tramesaygues existait déjà en 1139. L’antique chapelle, trop exiguë, fut reconstruite au XIIIe siècle, avec des agrandissements successifs. Ce lieu de pèlerinage très ancien se développa lorsqu’une confrérie dite du Saint-Nom-de-Marie, fut attachée à cette chapelle, le 8 septembre 1315.

 

DEPARTEMENT DE LA HAUTE-GARONNE


Préfecture : Toulouse
Sous-préfectures : Saint-Gaudens, Muret
Population : 1 203 000 habitants
Site web : www.haute-garonne.fr

Au sein de la région Midi-Pyrénées, la Haute-Garonne a Toulouse pour chef lieu et compte 1 135 000 habitants. Ce département est traversé par la Garonne sur 200 kilomètres. Il offre une diversité de paysages et surtout de cultures : citadine autour de Toulouse, campagnarde avec un terroir authentique et enfin une culture montagnarde symbolisée par quatre stations de ski (Luchon-Superbagnères, Peyragudes, le Mourtis Bourg d'Oueil) ou les hauts sommets frontaliers avec l'Espagne. Des atouts qui expliquent que le tourisme emploie de façon permanente plus de 10 500 personnes toutes activités confondues pour un chiffre d'affaires de 457 millions d'euros. Au-delà du foie gras et du magret de canard, le fameux cassoulet de Toulouse est un classique. La saucisse de Toulouse, qui entre dans la préparation du cassoulet, trône parmi les meilleures réussites de la charcuterie française. Enfin l'économie locale repose essentiellement sur l'industrie aéronautique et spatiale.

COL DU PORTET-D’ASPET

KM 105 : COL DU PORTET-D’ASPET

C’est après le col du Portet d’Aspet qu’est érigée la stèle à la mémoire de Fabio Casartelli. Elle rappelle aux passants que le champion olympique à Barcelone en 1992 a trouvé la mort en tombant lourdement dans la descente en 1995. Le Portet d’Aspet est un classique du Tour de France dont le dernier à être passé au sommet en vainqueur est Laurent Lefèvre en 2007.
La stèle a été installée en octobre 1995, sculptée par Bruno Luzzani, en marbre blanc et en marbre gris, venus d'Italie. Elle représente une grande roue blanche, qui s'épanouit en drapeau olympique. On peut voir sa bicyclette dans l'état, après sa chute, dans la chapelle Madonna del Ghisallo, au col du même nom, en Italie.

 

DEPARTEMENT DES HAUTES-PYRENEES

Préfecture : Tarbes
Sous-préfectures : Argelès-Gazost, Bagnères-de-Bigorre
Population : 235 000 hab.
Site web : www.cg65.fr/


Les Hautes-Pyrénées comptent 220 000 habitants pour une superficie de 4 464 km2. Trois secteurs distincts composent les paysages du département : la montagne et ses vallées qui recouvrent la moitié du territoire, les coteaux et les plaines. Au sud, les Pyrénées forment une barrière d'altitude élevée avec la frontière espagnole : 35 pics y dépassent les 3.000 mètres. Le tourisme constitue la principale activité économique du département, notamment grâce à Lourdes, deuxième centre mondial de pèlerinage, ou au cirque de Gavarnie, inscrit au patrimoine mondial de l'humanité.
Le Pic du Midi culmine à 2.877 mètres. On y accède par téléphérique au départ de La Mongie pour découvrir 600m2 de terrasses panoramiques qui offrent un spectacle époustouflant sur les sommets. Les stations de sports d'hiver sont nombreuses (12 au total dont Cauterets, Luz-Ardiden, Hautacam ou Saint Lary, bien connus des suiveurs). Sans oublier l'activité thermale (Argelès-Gazost, Barèges-Barzun, Beaucens).
Enfin un véritable menu bigourdan commence toujours par la garbure, une soupe composée de haricots tarbais, d'os de jambon, de morceaux de canard ou d'oie confit, de chou, de poireau, de carottes, de navets, d'oignons et d'ail.

MAULÉON-BAROUSSE

KM 146 : MAULÉON-BAROUSSE (125 hab.)

Centre de la baronnie acquise vers 1120 par Bernard de Mauléon-Soule, qui lui donna son nom. C’est l’ancienne capitale de la Barousse, l'une des 4-Vallées. Le village est caractéristique du pays, avec de belles maisons de pierre aux toits de tuiles, et un canal.
Le château de Mauléon, dit le Vieux Château, est classé Monument Historique depuis 1925. Au début une motte castrale composée d’une tour en bois, avec une basse-cour, entourée d’une palissade ceinturée d’un fossé. Entre 1272 et 1287, Édouard Ier (1239-1307), roi d’Angleterre (qui a en Soule le titre de Vicomte), soucieux de la qualité de ses places fortes, impose des réparations et un renforcement des fortifications du château, travaux poursuivis en 1319 et 1374 sur décision des capitaines-châtelains.
Le Comte Gaston IV de Foix-Béarn (1423-1472), favorable au roi de France, initie en 1449 la reconquête de la Guyenne (Aquitaine) par la prise de Mauléon. À sa mort sur le champ de bataille, en 1512, le château, de même que l'ensemble de la Soule, est définitivement rattaché à la France.
Il subit de nouveaux assauts en 1523 puis souffrit des guerres de Religion, fut même incendié, démoli en 1642 sur ordre du roi de France, Louis XIII. Reconstruction partielle en 1648, abandonné, prison sous la Révolution Française.
En 1831, le ministre de la guerre de l’époque refusa sa restauration bien qu'il abrite une garnison et ce, jusqu'en 1870 date à laquelle la ville en devient propriétaire.
L’ensemble est un site archéologique.

 

LUCHON AUJOURD’HUI

LUCHON FÊTE LE MEILLEUR DE LA TÉLÉ

Chaque année, en février, les professionnels des médias audiovisuels se réunissent à Luchon pour récompenser le meilleur de la création télévisuelle française. Le Pyrénées d'or est la récompense suprême décernée à la création qui reçoit les suffrages du jury. Des prix d'interprétation, des révélations, des scénarios et des séries sont également remis chaque année depuis la création du festival en 1999.
Le festival, dont le jury était présidé cette année par Claude Chabrol, entend promouvoir l’excellence de la fiction française en présentant en avant-première les meilleures créations de la saison à venir. Il est présidé par le réalisateur Serge Moati, référence en matière de télévision exigeante. Le festival de Luchon est aussi une chance de réunir de façon conviviale tous les professionnels de l’audiovisuel aussi bien pour des tables-rondes, des rendez-vous de travail, que pour des balades à ski.
Chaque année, un coup de projecteur est porté sur une télévision étrangère.

BAGNÈRES-DE-LUCHON : gros plan

LE PYRÉNÉISME

Puisqu’il existe un alpinisme, pourquoi pas un pyrénéisme ? C’est ce qu’ont pensé dès la fin du XIXe siècle des pionniers de la découverte des sommets pyrénéens, attirés non seulement par l’aventure et l’exploit sportif, mais tout autant par l’aspect romantique et poétique des sommets des Pyrénées. Le mot pyrénéiste apparaît pour la première fois en 1898 sous la plume d’Henri Beraldi. C’est l’époque où les plus grands noms de la littérature et des arts fréquentent les Pyrénées et ses stations thermales, Lamartine, Hérédia, Maupassant… Béraldi est un habitué de Luchon, un randonneur émérite, qui affirme avoir franchi à plusieurs reprises le port de Vénasque. Sa somme de sept tomes Cent ans aux Pyrénées recense avec passion et érudition tous les textes écrits à cette époque sur ces montagnes. Avant lui, d’autres pionniers de l’exploration des Pyrénées, comme Ramond de Carbonnières, étaient sans doute pyrénéistes sans utiliser ce mot. Figure de Bagnères-de-Bigorre plutôt que de Luchon, Ramond fut le premier à gravir le Mont Perdu et donna son nom à plusieurs sommets pyrénéens. Parmi ses disciples, les plus célèbres furent Emilien Frossard, Charles Packe ou Henry Russell, qui réalisèrent tous de nombreuses premières. Octave Lapize, qui franchit le premier le Tourmalet en tête dans le Tour en 1911, était à sa façon un « pyrénéiste ».

LUCHON ET LE CYCLISME

LUCHON NE PORTE PAS TOUJOURS CHANCE AU MAILLOT JAUNE

A Luchon, les futurs vainqueurs du Tour se sont souvent offert la part du lion : Octave Lapize, Firmin Lambot, Ottavio Bottecchia, Nicolas Frantz, Antonin Magne, Sylvère Maes, Jean Robic, Hugo Koblet, Federico Bahamontes, Eddy Merckx et Luis Ocana. Il fait bon gagner à Luchon ! Enfin, presque toujours...
En 1983, réalisant un formidable numéro dans l’étape reine des Pyrénées, Pascal Simon est persuadé que la règle va jouer : « J’ai fait un grand pas vers la victoire finale », assure le vainqueur 1982 du Tour de l’Avenir.
Et patatras. Le lendemain, en route vers Fleurance, le Champenois s’étale du côté de Lannemezan. Omoplate cassée, il va subir un long calvaire de cinq jours, Maillot Jaune sur le dos. Un Maillot Jaune qu’il souffre terriblement à enfiler, tandis que son co-équipier Frédéric Brun s’occupe de son ravitaillement en course. Au bout de la souffrance, Pascal Simon finit par abdiquer dans l’étape qui s’achève à l’Alpe d’Huez. Il ne retrouva jamais une telle chance. Sa 7e place l’année suivante sera sa meilleure en 11 participations.
Depuis ce jour de 1910 où Lapize triompha des Pyrénées, le Tour revint dans la station thermale à 50 reprises pour mieux attaquer les ascensions proches, Peyresourde d’un côté, le Portillon de l’autre… Le dernier vainqueur d’étape y fut l’Italien Rodolfo Massi en 1998. Depuis un quart de siècle, la station thermale a souvent accueilli des départs : cinq sur six visites depuis 1986. Cette étape sera d’ailleurs le septième Luchon-Pau depuis la Guerre et cette « classique » a sacré de prestigieux vainqueurs : Jean Robic, Federico Bahamontes ou Bernard Hinault.

LUCHON : les grandes dates

Epoque romaine Un légionnaire de Pompée « découvre » les vertus thérapeutiques des eaux de Luchon.
En 25 avant JC Tibère Claude développe les thermes qui s’enorgueillissent d’être les meilleurs au monde après ceux de Naples.
Moyen âge Terre frontalière, à l’écart des querelles du temps, Luchon pratique un catholicisme « adapté », fait de bonne chère et de meurs légères.
1200 Les Templiers installent une maison à Luchon pour accueillir les pèlerins sur cet « itinéraire bis » vers Saint-Jacques de Compostelle.
1759 L’intendant de Gascogne, le baron Antoine Mégret d’Etigny, remet Luchon au pas et réorganise les thermes.
1763 Le duc de Richelieu se rend aux bains. Il y revient en 1769 accompagné d’une grande partie de la Cour. Les bains sont lancés.
1854 L’impératrice Eugénie lance la vogue du thermalisme. Toute la « jet set » du temps vient à Luchon prendre les eaux.
1880 Construction du casino.
1911 En pleine vogue du pyrénéisme, création de la station de Superbagnères.

LUCHON : à voir

LES ALLEES D’ETIGNY
C’est une avenue surprenante, exceptionnelle dans son organisation spatiale avec son alignement monumental et la multiplication des immeubles remarquables aux inspirations les plus diverses : architecture néoclassique de la fin du XVIIIe, style anglais ou néogothique, chalets d’inspiration suisse ou russe, détails art nouveau ou Art déco, sans oublier les très nombreux témoignages du second empire, et la surprenante architecture monumentale du Vaporarium, typique des années 1960.









50 fois ville étape
Chef lieu de canton de la Haute-Garonne.
Population : 2 620 habitants (Luchonnais, Luchonnaises).
Économie : thermalisme, tourisme.
Personnalités : Edmond Rostand, Guy et Roger Lapébie, Britt et Ingrid Lafforgue (skieuses), Lys Gauty.
Sports : une trentaine d’associations sportives dont l’Union Sportive Revel, équipe de football en division d’honneur qui fête ses 100 ans en 2010
Festivals : Fête des fleurs, festival international de création audiovisuelle.
Spécialités : eau, gastronomie pyrénéenne.
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