Guide touristique

Étape 12 : Bourg-de-PéageMende - 210.5 km
vendredi 16 juillet
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Étape 12
 

BOURG-DE-PÉAGE aujourd'hui

CHAPEAU, MONSIEUR MOSSANT !

Bourg de Péage a acquis une belle renommée grâce à sa chapellerie de feutre. Succédant à une solide tradition de bonneterie sous l’Ancien Régime, la chapellerie est introduite vers 1810 par des ouvriers venus de Cognin dans l’Isère. En 1811, trois ateliers sont signalés, et un demi siècle plus tard, cette activité occupe plus de 400 ouvriers répartis en 16 ateliers. Malgré les crises et la concurrence, l’activité s’amplifia jusqu’en 1929 où elle connut son apogée. À cette époque, l’entreprise Mossant, qui avait été la pionnière de la chapellerie péageoise, employait plus de 1 200 ouvriers, et bien d’autres ateliers produisaient à ses côtés des couvre-chefs de qualité. Mais à partir de cette date, la mode des « nue têtes » provoqua un rapide déclin de la chapellerie, dont certains ateliers continuèrent cependant de fonctionner jusqu’en 1985. Après le déclin de l’activité de la chapellerie, l’ancienne manufacture Mossant devient une friche industrielle. Mais en 1984, M. Perrenot, transporteur, rachète le bâtiment et après avoir hébergé plusieurs sociétés dont une de cartonnage, élabore le réaménagement du site en centre commercial. Aujourd'hui, le projet est parvenu à son aboutissement. La galerie marchande a ouvert ses portes en octobre 2008 et s'est trouvé un nom : La Citadelle. Une belle reconversion pour ce bâtiment qui est le témoin de l’histoire industrielle de la ville, classé à l’inventaire des monuments historiques.

BOURG-DE-PÉAGE : gros plan

UN PONT A PÉAGE

Si vous pestez parfois conte les péages autoroutiers, sachez que la circulation n’était pas plus gracieuse au Moyen âge. Bourg-de-Péage en est la preuve, qui doit en effet son nom à la présence du pont sur l’Isère, établi au Moyen âge par l’abbaye Saint-Barnard de Romans, et dont la plus ancienne mention remonte à 1033. Les chanoines percevaient alors un droit féodal, baptisé péage, pontonnage ou leyde, sur toutes les personnes, marchandises et bétail qui l’empruntaient, contre la garantie de son entretien. Plusieurs documents nous sont parvenus qui rendent compte des tarifs et des modalités d’imposition. Si les habitants du ressort de l’actuel canton en étaient dispensés, à l’exception des jours de grandes foires, les étrangers se voyaient en revanche surtaxés. De la même façon, les bateliers de l’Isère devaient s’acquitter du tribut de leurs rames. Cette activité ne tarda pas à fixer l’habitat, et le hameau de Pizançon, qui à l’origine se trouvait au débouché du pont, vit sa population s’accroître rapidement. Dès le Moyen âge, le pont de pierre était jalonné de trois constructions : au sud s’élevait une tour percée à sa base d’une porte, près de laquelle se tenait la maison du pontonnier ; au nord une chapelle, connue sous le vocable de Notre-Dame-du-Pont, ainsi qu’un petit hôpital se faisaient face de chaque coté du tablier. Le pont fut maintes fois endommagé par les crues violentes de l’Isère. La tour, qui arborait fièrement les armes de la ville de Romans puis du Dauphiné, disparut au XVIIe siècle. A plusieurs reprises, des arches écroulées furent remplacées par un tablier de bois. Au XVIIIe siècle fut entreprise la reconstruction de l’ouvrage, complétée au siècle suivant par son élargissement. Mais le pont devait endurer encore de nouvelles blessures car à trois reprises (en 1914, 1940 et 1944) sa seconde arche fut détruite. La paix revenue, il en conserve toujours la cicatrice.

BOURG-DE-PÉAGE et le cyclisme

 

Cette édition tire une autre étape inédite de son chapeau, avec Bourg-de-Péage, ancienne capitale du « feutre ». La ville, située sur la rive opposée de Romans sur l’Isère, a elle aussi accueilli deux étapes du Critérium du Dauphiné Libéré, dont un contre-la-montre enlevé en 2006 par David Zabriskie, vainqueur du prologue du Tour à Noirmoutier l’année précédente. Le peloton était passé à Bourg l’an dernier au cours de l’étape entre Bourgoin-Jallieu et Aubenas. La ville avait également accueilli en 1983 deux étapes du Tour de l’Avenir.


 
 

BOURG-DE-PÉAGE : les grandes dates

838 Fondation de l’abbaye Saint-Barnard-de-Romans.
1033 Première mention du pont sur l’Isère, où les chanoines de l’abbaye Saint-Barnard de Romans percevaient un péage.
1342 Annexion de Romans et de Bourg par le Dauphin. En 1349, par le Traité de Romans, le Dauphiné est rattaché à la France.
1562 Romans et Bourg sont dévastés par les Guerres de religion.
1680 Bourg se sépare de Romans pour devenir une communauté indépendante.
1810 Premières chapelleries de feutre à Bourg.
1875 Construction du Canal de la Bourne.
1914, 1940 et 1944 La seconde arche du pont est détruite.
1944 Départ de nombreux volontaires pour le maquis du Vercors.

BOURG-DE-PÉAGE : à voir

LE BOIS DES NAIX.
Ce parc est un écrin de verdure de 12 ha situé en plein cœur de ville, ce qui en fait le deuxième plus grand parc urbain de Rhône-Alpes après celui de la Tête d’or, à Lyon. La municipalité a souhaité faire revivre ce lieu en 2002 pour partager avec les Péageois et tous les amoureux de la nature le plaisir des promenades familiales ou entre amis. Riche d’arbres centenaires, d’une multitude de variétés de plantes terrestres ou aquatiques, le Bois des Naix invite à la découverte. Au cœur du parc se trouve le tombeau de Claude Pierre Dedelay d’Agier, bienfaiteur de la commune, qui a choisi de se faire enterrer sur ces terres qui lui appartenaient alors.


 
 
 
 
Etape inédite
Chef lieu de canton de la Drôme.
Population : 10 080 habitants (Péageois, Péageoises)
Économie : services, agroalimentaire, transports.
Personnalités : Dani Lary (magicien), Jean-Pierre Descombes (présentateur TV), Éric Comas (ancien pilote de Formule 1), Bernard Pinet (comédien).
Sports : Drôme Handball Bourg de Péage (Féminine National 1).
Festivals : Musique au parc (musique celtique – août), Les Picturales (peinture – octobre).
Labels : Ville fleurie (trois fleurs).
Spécialités : la Pogne (brioche), les Ravioles (pates farcies de fromage).
 

DÉpartement DE LA DRÔME

Préfecture : Valence
Sous-préfectures : Die, Nyons
Population : 473 500 hab.
Site web : www.ladrome.fr


Montagnarde dans le Vercors et le Dévoluy, provençale au Sud, active et dynamique en plaine, à Valence, Romans ou Montélimar, la Drôme est un résumé à elle seule de toute la région Rhône-Alpes.
Si sa vocation industrielle (agroalimentaire, habillement, aéronautique) ne faiblit pas et s'adapte aux réalités modernes, le département conserve une agriculture de haute qualité à l'image de ses vins (Hermitage, clairette de Die), de son huile de Nyons ou de ses truffes.
Pour le touriste, les raisons de visiter la Drôme sont nombreuses. Le département marque déjà la frontière avec le sud ensoleillé et les sites remarquables sont légion : château de Grignan, palais idéal du facteur Cheval, village de Mirmande. Mais c'est peut-être encore la nature qui constitue le principal fleuron du département, dans le Vercors notamment.

TAIN L’HERMITAGE

KM 10,5 : TAIN L’HERMITAGE (7 300 hab.)

Village celtique du nom de Tegna, Tain l’Hermitage se développe vers 950 sous l'influence d'un prieuré clunisien. Fief des Dauphins, la ville est une possession des Tournon au XIIe siècle. Le qualificatif l'Hermitage lui a été adjoint en 1920. En février une grande foire au vin est organisée, où les producteurs des appellations environnantes se rassemblent : Crozes-Hermitage (AOC), Hermitage (AOC), Saint-Joseph (AOC), Cornas (AOC)…
Sur la commune sont ainsi produits quelques un des meilleurs crus des côtes du Rhône septentrionales, régulièrement classés parmi les plus grands vins du monde.

 

DÉPARTEMENT DE L’ARDÈCHE


Préfecture : Privas
Sous-préfectures : Largentière, Tournon-sur-Rhône
Population : 309 500 hab.
Site web : www.ardeche.fr


Département rural à plus de 51%, l'Ardèche est le seul département français à ne pas disposer de gare de voyageur. Cela ne rebute pas les touristes, qui affluent chaque année plus nombreux dans cette terre préservée, paradis du tourisme vert et de terroir.
Des gorges de l'Ardèche au sud, paradis des kayakistes et des randonneurs, à l'Ardèche verte au Nord, en passant par le Parc naturel des monts d'Ardèche et le fameux mont Gerbier des Joncs où la Loire prend sa source, le département offre une extraordinaire variété de paysages somptueux.
L'industrie n'est pas absente dans la vallée du Rhône ou au Nord, près d'Anonnay, mais l'agriculture subsiste au travers de petites exploitations : la châtaigne, les fruits demeurent les produits classiques du terroir ardéchois, sans oublier le vin, d'excellente facture notamment à Cornas ou Saint-Péray.

TOURNON-SUR-RHÖNE

KM 12,5 : TOURNON-SUR-RHÖNE (10 750 hab.)

Dès le Moyen âge, Tournon bâtit sa fortune sur le commerce de son vin qui était fort apprécié de l'empereur Charlemagne. Ses alliances précoces avec le royaume de France lui valurent d'entrer dans le cercle rapproché de la famille royale à la Renaissance.
L'année 1536 fut marquée par deux événements : la fondation d'un collège qui fut élevé au titre d'université par une bulle papale et la mort du dauphin François (fils du roi François Ier) dont le corps fut conservé dans l'église collégiale de Tournon jusqu'en 1547.
Le premier pont suspendu d'Europe à câble fut construit en 1825 entre Tournon et Tain-l'Hermitage par Marc Seguin. En 1940, sur la rive droite du Rhône, l'arrêt des combats contre la Wehrmacht eut lieu au nord de Tournon, la rivière Doux marquant la limite entre les forces allemandes et l'armée française battant en retraite.
Sur les coteaux de cette sous-préfecture de l’Ardèche est cultivé le vin d’appellation Saint-Joseph.
Le poète Stéphane Mallarmé fut professeur d’anglais au collège de Tournon.
Il s’agit également de la ville natale du coureur français Sébastien Joly. Tournon accueillit également à plusieurs reprises des étapes de Paris-Nice et du Critérium du Dauphiné Libéré.

LE CHEYLARD

KM 67,5 : LE CHEYLARD (3 500 hab.)

Haut lieu de la tannerie, mais aussi aujourd’hui du tourisme vert et du textile, Le Cheylard est le deuxième pôle industriel de l’Ardèche, Le château de la Chèze, place forte protestante du XVIe siècle, est en cours de restauration.

LACHAMP-RAPHAËL

KM 97 : LACHAMP-RAPHAËL (89 hab.)

Le plus haut village d'Ardèche (1 329 m), en Haute-Cévenne Ardéchoise, cher au poète, parolier et chanteur français Jean Ferrat (1930-2010). Il est entouré de « sucs » avec vue panoramique sur les Alpes. Il se trouve au niveau de la ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée. Les rivières de la Bourges et de l'Arnaudès le traversent.
L’Élise Saint-Julien, avec son clocher à arcades et sa cloche du XVIe siècle, est classée.
La commune marque la fin de l'Auvergne et le début des Cévennes.

LE MONT GERBIER DE JONC

KM 104,5 : LE MONT GERBIER DE JONC

Connu de tous les écoliers, le mont Gerbier de Jonc, où la Loire prend sa source (en réalité ses trois sources), est le deuxième site touristique le plus visité de l’Ardèche. Sa forme caractéristique, ses 1.551 mètres d’altitude en font un site classé depuis 1933.

 

DÉPARTEMENT DE LA HAUTE-LOIRE


Préfecture : le Puy en Velay
Sous-préfectures : Brioude, Yssingeaux
Population : 220 400 hab.
Site web : www.cg43.fr


Le département de la Haute-Loire appartient à la région Auvergne. D’une superficie de 4 977 Km2, il compte 220 400 habitants. Le site exceptionnel du Puy-en-Velay et sa cathédrale classée au Patrimoine mondial de l'humanité sont enchâssés dans un cadre verdoyant de montagnes volcaniques où l'eau et le feu ont sculpté des décors naturels. Appelée parfois le Mont Saint-Michel des terres, le Puy est aussi le point de départ d’une des grandes routes du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. L'ancienne abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu, véritable cathédrale en pleine forêt, accueille chaque année un célèbre festival de musique spirituelle et sacrée. La région du Puy-en-Velay est, depuis fort longtemps, reconnue comme un centre important de fabrication de dentelles à la main, la célèbre dentelle du Puy. L'image d'un « département rural » poursuit encore la Haute-Loire, alors que sa population active agricole, qui s'élevait à près de 40 % en 1968, ne représente aujourd'hui qu'un peu plus de 10 %. L'agriculture demeure néanmoins un atout économique important. Riche de ses hommes et de leur répartition sur le territoire, elle affirme sa présence par sa vocation naturelle à utiliser et à entretenir l'espace. L’un des fleurons de l’agriculture locale est la lentille verte du Puy. Surnommée le « caviar du pauvre », elle se différencie de ses consoeurs par son goût fin et sucré, sa belle couleur verte, sa peau fine et son amande non farineuse permettant une cuisson rapide. Autre spécialité locale bien connue : la Verveine du Velay. L’industrie s’est développée autour d’Yssingeaux et le tertiaire autour du Puy.

 

DÉPARTEMENT DE LA LOZERE


Préfecture : Mende
Sous-préfectures : Florac
Population : 76 800 hab.
Site web : www.lozere.fr


Département le moins peuplé de France (73 000 habitants), la Lozère endigue cependant depuis une quinzaine d’années les effets d’un long exode rural. Le climat rude et continental connaît des hivers froids et des étés chauds. En revanche, la Lozère cévenole est tempérée par l'influence du climat méditerranéen. La Lozère reste l'un des départements de France à faible économie : agriculture difficile, essentiellement caractérisée par l'élevage et l'exploitation des forêts grâce à l'effort de reboisement accompli au XIXe par Georges Fabre, carrières de granit, de calcaire, d'arkose, de basalte. La vocation touristique de la Lozère reste son meilleur atout économique, tout en lui permettant de conserver son caractère : sites innombrables, notamment préhistoriques, territoire pour randonnées équestres et pédestres, possibilités sans limite du ski de fond, chasse et pêche, folklore, gastronomie, produits du terroir, artisanat créateur.

PRADELLES

KM 150,5 : PRADELLES (580 hab.)

Au carrefour des départements de la Haute-Loire, de la Lozère et de l’Ardèche, entre les gorges de le Loire et de l’Allier, à l’extrémité méridionale de la chaîne volcanique du Devès, dominant la vallée de l’Allier et le barrage de Naussac. Classée parmi les plus beaux villages de France, avec sa porte de la Verdette (XIIIe-XIVe siècles), la Tour de Rochelix, la porte du Besset, tous les trois monuments historiques. Les maisons Templer, Frévol et la place des halles (encadrée par une galerie couverte), forment un ensemble urbain construit du XVe au XVIIe siècle.
L’Eglise Notre-Dame-de-l’Assomption, avec son imposant clocher, date de 1904. La chapelle Notre-Dame-de-Pradelles : le culte est apparu en 1512 lors de la découverte d’une statue, dans le sol d'un pré, à côté de l'hôpital, à la place où s'élève aujourd'hui le clocher de la chapelle. En 1586, un incendie, dévastant le quartier, tout en épargnant la chapelle, attire l’attention sur ce sanctuaire qui était à ce moment-là, simplement un culte local. Deux ans plus tard (10 mars 1588), en pleine guerre de religion, la vierge Marie aurait protégé, selon les pradelains, la ville contre les troupes huguenottes (protestantes). L’installation de dominicains, en 1608, contribue à répandre sa renommée dans toute la région. Des « miracles » se produisent et des pèlerins vinrent de tout le pays. Durant la Révolution Française, en 1793, la statue sera jetée au feu. Récupérée à moitié consumée, elle fut restaurée et revint dans sa chapelle après 1802 pour être couronnée le 18 juillet 1869. L'actuelle chapelle Notre-Dame a été construite par les Dominicains, à partir de mai 1613. Le clocher a été surélevé en 1655 (remanié en 1879, pour accueillir le Bourdon), la chapelle restaurée de 1867 à 1876. Le dôme de pierre surmonté de la statue de la vierge (en rouge) a été achevé en 1889.

Quelques personnalités :
Jean Baudouin (1590-1650), né à Pradelles. Il fut l’un des premiers membres de l’Académie Française.
Jeanne La Verdette. Au portail de la Verdette, le 10 mars 1588, au coeur des guerres de religion, une troupe protestante, tentant de s'emparer de la cité, fut repoussée après un combat acharné, au terme duquel le capitaine des assaillants eut son casque « encloté » par une pierre lancée par la fameuse Jeanne, la faisant entrer dans l’histoire de Pradelles.
Anne-Marie Rivier (1768-1838), fondatrice « des Sœurs de la Présentation de Marie » a bénéficié d'un miracle attribué à Notre-Dame-de-Pradelles. Elle a été béatifiée par le Pape Jean-Paul II, le 23 mai 1982.

LANGOGNE

KM 158,5 : LANGOGNE (3 115 hab.)

Située au carrefour de trois régions, Languedoc-Roussillon, Auvergne et Rhône-Alpes, Langogne a pour cette raison toujours joué un important rôle commercial comme en atteste sa halle bâtie en 1743, mais aussi ses anciens moulins et ses filatures.
Langogne est également la ville natale de Serge Laget, journaliste et historien du sport qui contribua longtemps à ce guide et connaît le Tour de France mieux que quiconque.
Langogne fut aussi l’une des étapes de Robert-Louis Stevenson lors de son voyage avec un âne dans les Cévennes en 1878. En son honneur, le GR70, qui parcourt la région est surnommé « le chemin de Stevenson ».

LA BETE DU GEVAUDAN
Animal à l’origine d’une série d’attaques (souvent mortelles) contre des humains, survenues entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767 (88 à 124 recensées) qui eurent lieu principalement dans le Nord de l’ancien Pays de Gévaudan (globalement le département de la Lozère), et pour quelques cas, au sud de l’Auvergne, au nord du Vivarais et du Rouergue. La « bête » fit mobiliser de nombreuses troupes royales et circuler les rumeurs les plus folles. Elle sera loup, loup-garou, animal dressé pour tuer ou même tueur en série…
Deux animaux furent abattus : un grand loup et un autre proche du loup (sans l’être vraiment, semble-t-il). Quand le premier a été descendu, par François Antoine, porte-arquebuse du Roi de France (septembre 1765), la « bête » fut un peu oubliée même si d’autres victimes étaient à déplorer. Quand le second animal fut à son tour tué, par Jean Chastel du village de La Besseyre-Saint-Mary en Haute-Loire... On n’entendit plus parler de la « Bête du Gévaudan ».
Une femme habitant près de Langogne fut la première attaquée. Les boeufs firent fuir l’animal. Si elle n’eut que des vêtements déchirés, la première véritable victime fut Jeanne Boulet, 14 ans, également de la région de Langogne, tuée le 30 juin 1764 et enterrée « sans sacrements », n'ayant pu se confesser avant sa mort ... Le curé du village précisa, cependant, sur la consignation de sa mort qu’elle fut victime de la « Bête Féroce »... ce qui voudrait dire qu’elle était la première déclarée et non la première victime. Une autre petite fille de 14 ans subit le même sort prés d’un hameau de Puy-Laurent. Les suivantes ont été frappées dès la fin août, dans la Forêt de Mercoire.

 

Mende aujourd’hui

DE QUEL BOIS JE ME CHAUFFE

Pionnière dans le domaine du développement durable, Mende s’est dotée d’un réseau de chaleur urbain qui valorise la chaleur produite à partir du combustible bois-énergie, présent localement. Ce réseau permet non seulement de chauffer et d’approvisionner en eau chaude des bâtiments et des logements collectifs mais aussi les maisons individuelles et à terme toute la ville.
Une usine de co-génération, qui emploie 80 personnes, a ainsi été créée qui produit de l’électricité à partir de seulement 3 % de déchets des scieries qui sont une des industries traditionnelles de la ville : le chauffage de l’eau dessert pour l’instant les bâtiments administratifs avant de concerner toute la population. Cette initiative, couplée à bien d’autres, a permis à Mende d’obtenir plusieurs prix en matière de respect de l’environnement : le trophée Eco-action, reçu le 1er décembre 2009 pour ce réseau de chaleur « Chauffez votre intérieur, pas la planète ! » et le Prix de l’environnement du Languedoc-Roussillon, octroyé le 15 décembre 2009.

Mende : gros plan

LA NON PAREILLE

En 1508, l’évêque de Mende, François de la Rovère, décide de doter la cathédrale d’un clocher à sa mesure. Il fait bâtir une tour monumentale, achevée en 1512, qui s’élève à 84 mètres de hauteur. Pour cet immense clocher, une cloche tout aussi exceptionnelle s’impose. En 1516, 180 mulets apportent à Mende 600 quintaux de métal destinés à la fabrication de cette cloche. Le battant est si lourd et volumineux que la mule qui le transporte décède en arrivant à Mende. Ce battant, toujours visible aujourd’hui au revers de la façade ouest de la cathédrale, pèse 470 kilos et mesure 2,20 m de hauteur. Il est l’objet d’un culte de la fertilité. En 1517, le bourdon est hissé. Il pèse 25 tonnes et mesure 2,75 mètres de haut. On le baptise François en l’honneur de l’évêque, puis plus tard Marie-Thérèse. Mais c’est le surnom de la « non pareille » qui s’impose aux habitants. La cloche inspire respect et crainte et on prétend qu’elle pouvait s’entendre à 16 km à la ronde. Les mères, dit-on, couvraient les oreilles de leurs enfants pour éviter qu’ils n’aient les tympans crevés. La « non pareille » est détruite en 1579 par le Huguenot Mathieu Merle. On prétend que la cloche, lors des guerres de religion, avait sonné si fort qu’elle avait couvert les alarmes lors de l’attaque des Huguenots.
En 1598, en signe de réconciliation religieuse, Henri IV offre à la ville un tympan plus modeste, mais qui sonne encore aujourd’hui.

Mende et le Cyclisme

MONTEE JALABERT... ET CONTADOR

Mende, pour les suiveurs, est associée à la victoire de Laurent Jalabert le 14 juillet 1995. Des nombreux succès de « Jaja » (dont quatre étapes sur le Tour), ce fut certainement le plus beau. Sa démonstration dans la montée du Causse lui permit d’obtenir son meilleur classement sur la Grande Boucle (4e). Aujourd’hui, la montée de la Croix Neuve a été rebaptisée montée Laurent Jalabert. Dix ans plus tard, la course revenait dans le chef-lieu de la Lozère pour une étape enlevée par l’Espagnol Marcos Serrano. Sur Paris-Nice, Alberto Contador a fait un peu main basse sur la montée du Causse, puisqu’il s’y est imposé en 2007 et cette année.
Christophe Laurent, qui participa au Tour en 2004 et 2006, est né et habite toujours à Mende. La ville est par ailleurs le siège du Tour du Gévaudan.

Mende : les grandes dates

IIIe siècle Mende est une forteresse où les Gabales résistent vaillamment aux envahisseurs alamans. Saint Privat, évêque des Gabales, est martyrisé par les Alamans. Son tombeau devient lieu de pèlerinage.
Xe siècle Mende devient un évêché.
XIIe siècle L’évêque Aldebert de Tournel s’empare de la ville et la fait fortifier.
1307 L’évêque de Mende devient comte du Gévaudan.
1579 Le Huguenot Mathieu Merle s’empare de Mende et détruit la cathédrale ainsi que sa cloche, la « non pareille ».
1721 Grande peste.
1888 Mende est le premier chef-lieu de département à disposer de l’éclairage public.

Mende : à voir

LA CATHEDRALE GOTHIQUE NOTRE DAME ET SAINT PRIVAT.
Elle possède le battant ou bourdon de la cloche « Non pareille », qui fut en son temps (1517- 1579) la plus grosse cloche de la chrétienté. (voir par ailleurs).

L’HOTEL DE VILLE.
Cet ancien hôtel particulier du XVIIIe, remanié avec des parties modernes, possède un très beau toit de lauze, un bel escalier intérieur à clef de voute pendante et également des tapisseries d’Aubusson.








Deux fois ville étape
Préfecture de la Lozère
Population : 13 400 habitants (Mendois, Mendoises).
Personnalités : Urbain V (1309-1369, dernier Pape d’Avignon), Jean Antoine Chaptal (1756-1832) chimiste Ministre de l’Intérieur de Napoléon a fait une partie de ses études au collège des arts à Mende, Théophile Roussel, contemporain de Pasteur et spécialiste de la médecine des enfants.
Sports : Ville la plus sportive de France en 1988 et en 1998.
Festivals : Semaine de la BD, 1ère édition en 2010 (avril) ; Foire à l’Ancienne (avril), 1ère édition en 2010 ; Festival 48ème de rue (juillet) ; Fête des Pâturages (août) ; Festival Country.
Spécialités : saucisse d’herbe, Aligot, charcuterie, miel, fromages au lait de chèvre (Pellardon), au lait de brebis (Fêta), croquants de Mende (biscuits secs).
Surnom : capitale douce.