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Journal de l'étape

étape 4 - Maurs Mende 173.5 km
jeudi 11 mars

Le coup du Pistolero

Comme en 2007, Alberto Contador remporte l’étape menant le peloton à Mende, à la faveur d’une accélération imparable placée à 1,6 kilomètre de l’arrivée. Cette fois-ci, il endosse le maillot jaune, avec un avantage de 25’’ au classement général sur Alejandro Valverde, le plus résistant de ses rivaux dans l’explication du jour.

Un groupe de sept coureurs en tĂŞte
La sortie de Maurs inspire les attaquants, et notamment le remuant Albert Timmer (SKS), plusieurs fois repris par le peloton dans les premiers kilomètres. C’est ensuite JĂ©rĂ´me Pineau (QST) qui lance le mouvement dĂ©cisif au kilomètre 10. Il est rejoint par six coureurs au km 12 : Loubet (ALM), Nieve (EUS), Moinard (COF), Marcato (VAC), Marino (SAU) et Timmer (SKS). Le groupe progresse jusqu’à obtenir une avance de 5’20’’ sur le peloton au kilomètre 55.

Astana, en action Ă  la mi-course
La présence de sept coureurs à l’avant incite les coureurs de Saxo Bank à maintenir un écart raisonnable avec l’échappée, entre trois et quatre minutes. Mais à la mi-course, les équipiers d’Astana se chargent d’accélérer pour emmener leur leader dans les meilleures conditions pour le final du jour. Dès lors, la situation se complique pour les attaquants, qui passent avec 1’30’’ d’avance sur le peloton à 20 km de l’arrivée. Leur aventure s’achève à 11 km de l’arrivée.

Contador à l’attaque
Les équipes se concentrent ensuite sur l’explication finale attendue dans la côte de la Croix Neuve. A 2 km de l’arrivée, Christophe Le Mevel se lance le premier dans une offensive, mais la réplique d’Alberto Contador, à 1,6 km de la ligne, met un terme aux débats. L’Espagnol s’éloigne avec aisance. Ses compatriotes Alejandro Valverde, Joaquin Rodriguez et Samuel Sanchez sont les plus résistants face à l’attaque du leader d’Astana, mais accusent tout de même un retard de plus de dix secondes à l’arrivée. Contador endosse à Mende le maillot jaune, avec 25’’ d’avance sur Valverde au classement général, et 28’’ sur Kreuziger.

 

Alberto Contador : « La course commence maintenant »

« J’aurais voulu essayer d’attaquer plus tĂ´t pour prendre un peu plus de temps, mais c’est toujours très difficile de prĂ©voir la façon dont une course se dĂ©roule dans la final. L’important, c’est que j’ai rĂ©ussi Ă  le faire, et que j’ai maintenant le maillot jaune. Il est vrai que j’ai vĂ©cu un dĂ©but de Paris-Nice très difficile en raison de la chute. Mais pour moi la course commence maintenant, et il me reste trois jours qui seront certainement très difficiles ».

 

Les dépêches

16:25 - Le Top 5 de l’Ă©tape

1. Alberto Contador (AST)
2. Alejandro Valverde (GCE)
3. Samuel Sanchez (EUS) 

4. Joaquin Rodriguez (KAT)
5. Thomas Voeckler (BBO)

16:24 - Victoire d’Alberto Contador

L’Espagnol a accĂ©lĂ©rĂ© Ă  1,6 km de l’arrivĂ©e pour terminer l’Ă©tape en solitaire et s’emparer du maillot jaune

15:57 - 3 km de l’arrivĂ©e

Derrière un coureur d’Euskaltel, on repère Ă©galement Cunego, Voigt, et plusieurs coureurs de Caisse d’Epargne

15:56 - 5 km de l’arrivĂ©e

C’est toujours un coĂ©quipier de Contador qui mène le peloton

15:55 - Feillu de retour dans le peloton

Il a été repris juste avant le sommet de la côte de Chabrits

 

L’œil du Blaireau

Chaque matin avant le départ, Bernard Hinault donne son sentiment sur les enjeux du jour, les coureurs à observer sur l’étape, etc.

Nous avons vu une belle fin de course hier, et on constate que le froid commence à faire des dégâts. En tout cas malgré tous les doutes que l’on a émis sur la condition de Contador, il est toujours bien là. Il a suivi l’attaque de Nicolas Roche, alors que ni LL.Sanchez ni Valverde n’étaient là.
Surtout, j’ai été impressionné par le jeune Peter Sagan. A 20 ans, c’est la bonne surprise. Sur le prologue, il était déjà fort, mais là il confirme. On se rend compte qu’il a beaucoup d’énergie, puisqu’il arrive à suivre les meilleurs dans cette côte difficile, et en plus qu’il a un sens aiguisé de la course, car il a été capable de manœuvrer tous ces coureurs d’expérience dans le final. Certes, son leader est toujours Kreuziger, mais si j’étais le directeur sportif de Liquigas, je ne ferais pas l’erreur de sacrifier Sagan, ni le contraire. Il a la chance de pouvoir jouer les deux cartes, ce qui permet d’être toujours en position de force. En tout cas j’espère qu’il va être capable de s’émanciper, il ne doit pas se laisser bouffer. J’aimerais bien être une petite souris dans la voiture de Liquigas demain après-midi.