
La saison européenne des courses par étapes prend traditionnellement une dimension solennelle avec le départ de Paris-Nice. Pour l’édition 2011, du 6 au 13 mars 2011, 22 équipes ont été retenues par les organisateurs.
Les 18 équipes suivantes ont été sélectionnées conformément au règlement de l’Union Cycliste Internationale :
OMEGA PHARMA-LOTTO (BEL)
QUICKSTEP CYCLING TEAM (BEL)
SAXO BANK SUNGARD (DAN)
EUSKALTEL-EUSKADI (ESP)
MOVISTAR TEAM (ESP)
AG2R LA MONDIALE (FRA)
SKY PROCYCLING (GBR)
LAMPRE - ISD (ITA)
LIQUIGAS-CANNONDALE (ITA)
PRO TEAM ASTANA (KAZ)
TEAM LEOPARD - TREK (LUX)
RABOBANK CYCLING TEAM (HOL)
VACANSOLEIL-DCM PRO CYCLING TEAM (HOL)
KATUSHA TEAM (RUS)
BMC RACING TEAM (USA)
HTC-HIGHROAD (USA)
TEAM GARMIN-CERVELO (USA)
TEAM RADIOSHACK (USA)
4 autres équipes, invitées par les organisateurs, complèteront le plateau de la 69ème édition de Paris-Nice :
COFIDIS, LE CREDIT EN LIGNE (FRA)
BRETAGNE-SCHULLER (FRA)
FDJ (FRA)
TEAM EUROPCAR (FRA)
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Malmené en début de semaine en raison d’une chute et d’un piège tactique tendu par l’équipe Caisse d’Epargne dans l’étape de Contres, Alberto Contador a su retrouver les sensations suffisantes pour prendre les commandes de la course à Mende.
L’Espagnol a ensuite dû défendre sa position jusqu’au dernier jour, qu’il a entamé avec un avantage infime de 14’’ sur son principal rival, Alejandro Valverde. Dans la boucle autour de Nice, Contador a dû répondre aux attaques de Valverde et de LL.Sanchez, mais aussi de Joaquin Rodriguez. Au final, il remporte Paris-Nice pour la deuxième fois après 2007, année où il s’était également imposé sur le Tour de France. L’ultime étape a été remportée par Amaël Moinard, vêtu du maillot à pois de meilleur grimpeur et auteur d’un sprint victorieux disputé avec son compatriote Thomas Voeckler.
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176 coureurs représentant 22 équipes composeront le peloton de l’édition de Paris-Nice 2010.
Alberto Contador, vainqueur en 2007 et défait par Luis-Leon Sanchez l’an dernier, s’élancera sur le parcours du prologue de Montfort-l’Amaury à 16h32, avec un vélo de contre-la-montre qu’il n’avait pu utiliser sur sa course de rentrée en Algarve. « Le parcours du jour ne fait que 8 kilomètres, mais il est beaucoup plus dur que je croyais, a-t-il expliqué après une reconnaissance. En tout cas, j’ai de très bonnes sensations avec ce nouveau vélo, et il peut y avoir des écarts dès demain », prévient Contador, qui avait remporté le contre-la-montre inaugural de l’édition 2009. Son rival victorieux l’année dernière, LL Sanchez qui portera le dossard numéro 1 en descendant la rampe de départ à 16h35, a déjà un coup d’avance cette saison, avec un succès sur le contre-la-montre final du… Tour d’Algarve.
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Les routes de Paris-Nice (7-14 mars) donnent traditionnellement aux coureurs l’occasion de se jauger au terme d’une préparation hivernale rigoureuse.
Les organismes et les réflexes de compétition ayant achevé de se régler sur les courses dites « de rentrée », il est aussi temps de voir se dessiner les grandes confrontations qui pourront rythmer les principales échéances de l’année. L’énumération des favoris, en tenant compte des cotes des uns et des autres pour le titre oblige à prendre dans un premier temps l’accent espagnol. Alberto Contador (AST), double vainqueur du Tour de France, mais défait l’année dernière par Luis Leon Sanchez (GCE) sur les routes varoises lors de l’étape de Fayence, pourrait se trouver embarqué par le tenant dans un duel similaire. Mais la présence d’Alejandro Valverde dans l’effectif de Caisse d’Epargne constitue une différence de poids par rapport à l’année dernière : qui sera le véritable patron du groupe après les premiers jours de course ? Côté espagnol, il faudra aussi compter sur le champion olympique Samuel Sanchez (EUS), habitué des places d’honneur sur Paris-Nice.
Toutefois, la qualité des prétendants en lice promet de bousculer ce mini-championnat d’Espagne. Deuxième du classement général en 2009, Frank Schleck (SAX) se présente comme un contradicteur de tout premier plan. Délogé de cette seconde place par le Luxembourgeois dans l’ultime étape, Sylvain Chavanel (QST) avait dû se contenter du maillot vert et d’une place sur le podium, mais il tentera lui aussi de poursuivre sa progression sur la Course au soleil. Les Français qui se lancent avec l’ambition de briller seront d’ailleurs nombreux, avec Christophe Le Mével (FDJ), Cyril Dessel (ALM), Pierre Rolland (BBO), Thomas Voeckler (BBO), Rémi Pauriol (COF), Jimmy Casper (SAU), Jonathan Hivert (SAU), ainsi que les nouveaux venus sur l’épreuve, Brice Feillu (VAC) et Romain Sicard (EUS).
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Premier coureur français présent sur le podium de Paris-Nice depuis 2002, Sylvain Chavanel a connu une progression régulière sur « la première échéance importante de (sa) saison ». En 2009, il a terminé la course sur le podium, avec le maillot vert sur les épaules, après avoir porté le maillot jaune et remporté une étape en cours de route. Le leader de la formation Quick Step ne se fixe aucune limite sur la Course au soleil, qui l’attire et qui lui sourit.
Sylvain Chavanel, vous semblez particulièrement à l’aise sur Paris-Nice, où vous progressez chaque année. Qu’est-ce qui vous plait dans ce rendez-vous ?
C’est une course qui me tient à cœur, car j’y ai de bonnes habitudes. Le format de la course me correspond bien, car il n’y a pas de haute montagne, donc je suis le plus souvent en mesure de suivre les meilleurs. Il peut aussi y avoir des bordures, ce qui rend la course intéressante car il faut toujours rester bien concentré. Je m’aperçois qu’avec le temps, j’ai réussi à y gagner des étapes, je me suis classé plusieurs fois dans le Top 10. Et surtout l’année dernière c’était extraordinaire, puisque j’ai porté le maillot jaune en remportant l’étape de Vichy, j’ai terminé à Nice avec le maillot vert, en restant en plus sur le podium !
Vous étiez même encore deuxième au matin de la dernière étape…
J’ai perdu la deuxième place dans une descente, où j’ai glissé de la roue avant. Ensuite j’ai eu un problème avec ma chaîne, qui m’a fait prendre du retard, et pendant ce temps Frank Schleck est passé devant moi au général. Je me suis quand même donné pour conserver la troisième marche du podium, que j’ai réussi à sauver. Il est certain que selon moi, j’avais la deuxième place dans les jambes. Mais cela arrive dans le vélo, c’est un fait de course, et après tout, ce n’est pas si grave.
Cette prestation peut vous positionner comme un prétendant à la victoire. Vous sentez-vous à ce niveau, ou y a-t-il encore un fossé à combler pour y arriver ?
Je crois que l’année dernière tout était jouable. Nous avons vu que tout le monde peut avoir des défaillances, qu’en début d’année la condition des uns et des autres est très variable. Tous les ans, il s’agit de la première course à étapes où tout le monde veut se tester, alors nous verrons bien. Personnellement je vais l’aborder comme l’année dernière. Sur le plan de la stratégie, il ne faudra pas avoir peur d’aller attaquer les favoris, ou de tenter de les piéger. Comme l’avait fait l’équipe Rabobank en 2009, avec un coup de bordure dans l’étape où j’avais pris le maillot jaune.
Vous ne ferez donc pas de complexe par rapport à LL.Sanchez et A.Contador…
Il est certain que sur une montée comme celle de Mende, je ne vois personne battre Contador. Il peut dire qu’il a deux kilos de trop en ce moment, et les autres peuvent penser que son équipe a été affaiblie par les départs, mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue sur le Tour d’Algarve. Je l’ai senti très en forme, et j’ai vu une équipe solide autour de lui, capable de maintenir le tempo sur la durée. En revanche, hormis l’arrivée à Mende, je crois que sur le reste du parcours il n’y a pas beaucoup d’endroits où l’on peut creuser des écarts. Globalement c’est un parcours qui me convient. Alors ce sera à moi de rester vigilant et concentré. Pour moi, c’est la première échéance importante de la saison. Ensuite, il faudra que j’arrive à m’imposer sur une classique de plus de 250 kilomètres, c’est ce qui manque dans mon palmarès.
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Du 7 au 14 mars, les amateurs de vélo pourront jouer de la zapette et du clavier pour ne rien manquer de la Course au soleil, première échéance de prestige pour les coureurs du peloton professionnel.
Chaque jour, un programme de près de deux heures sera produit en direct sur la course. En France, les 80 derniers kilomètres de chaque étape seront ainsi diffusés par France Télévisions (France 4 les jours de semaine, France 2 et France 3 le week-end), et par Eurosport dans les 59 pays d’Europe. De nombreuses autres chaînes européennes, mais aussi américaines (Versus TV), asiatiques (J-Sports) et africaines (SuperSport) accordent une place de choix dans leur programmation à Paris-Nice.
Avides d’images, les téléspectateurs pourront dans un premier temps s’informer en direct sur l’évolution de la course en se connectant sur le site officiel, www.letour.fr. Chaque jour, quelques minutes avant de le départ de l’étape, le suivi en direct débute avec des infos transmises depuis les véhicules qui suivent le peloton : écarts en temps réel, interviews de directeurs sportifs au cœur de la course, rappels historiques, etc.
France Télévisions
> France 4 : 15h15 - 17h00 du 8 au 12 mars
> France 3 : 15h15 - 16h55 le 7 mars ; 13h30 - 15h00 le 14 mars
> France 2 : 14h00 - 15h00, puis 17h20 - 17h50 le 13 mars
Eurosport
> Eurosport France : 15h15 - 17h15
> Eurosport International : direct du 7 au 12 mars ; différé le 13 (18h15 - 19h00) et le 14 (17h00 - 17h45)
www.letour.fr
> Chaque jour, rendez-vous pour le départ de l’étape
Europe : France Télévisions, Eurosport, TV2 zebra (Nor), TVE 2 (Esp), NOS (Hol), TV2 (Dan), VRT (Bel), RTBF (Bel), Rai (Ita)…
Amérique : Versus TV, ESPN International, Livecycling.tv…
Asie-Océanie : SBS (Aus), J-Sports (Jap), Sky TV-Sport 1 (Nzl)…
Afrique : SuperSport (Afs)
Stephen Roche a perdu Paris-Nice en 1987 sur une crevaison dans la montée menant au Col de Vence© DPPI
Stephen Roche, vainqueur de Paris-Nice en 1981, a également été un des contradicteurs les plus réguliers de Sean Kelly durant toute la période de son « règne » sur l’épreuve. En 1987, Roche était sur le point d’accrocher un deuxième succès avant de vivre un épisode douloureux au Col de Vence, qui fait cette année son retour après huit ans d’absence sur le parcours de Paris-Nice. Victime d’une crevaison sur la fin de cette redoutable ascension, il a vu son maillot de leader se détricoter dans la descente menant le peloton à Nice. Au-delà de cette déception passagère, l’Irlandais se souvient surtout d’une édition riche en rebondissements…
L’ascension menant au col de Vence a été le tournant de la course dans l’édition 1987, qui vous semblait promise au matin de l’arrivée finale…
Ce n’est pas la difficulté de la montée qui a joué, mais une crevaison juste avant d’atteindre le sommet. J’ai été obligé de m’arrêter à « la bascule » et j’ai dû attendre avant d’être dépanné. Ensuite je me suis lancé dans une descente de kamikaze pour reprendre le peloton, mais pendant ce temps il y avait eu une cassure. A l’avant, Sean Kelly, Charly Mottet et Jean-François Bernard avaient déjà commencé à creuser l’écart. Je me suis retrouvé seul à vouloir reboucher le trou dans le final, mais ils n’ont jamais faibli, ils savaient que la course était en train de tourner. J’ai perdu la tête du classement général, mais cela reste un bon souvenir car il y avait eu une belle bagarre. D’ailleurs, l’après-midi même, j’avais remporté le contre-la-montre final, au panache.
Quelques semaines plus tard, vous avez retrouvé Sean Kelly et le col de Vence…
A l’époque le Critérium International se tenait à Antibes, et l’étape de côtes passait par le col de Vence. J’ai absolument tout tenté pour lâcher Kelly dans l’ascension, mais je n’y suis pas parvenu. Sur la ligne d’arrivée, il m’a battu au sprint et a empoché les bonifications, avec lesquelles il a gagné la course.
Sur Paris-Nice 2010, cette montée peut-elle s’avérer décisive avant l’arrivée à Tourrettes-sur-Loup ?
Il est certain que parmi les favoris, celui qui sera un peu plus faible ne passera pas le col de Vence, il sera lâché. C’est une ascension qu’il faut aborder avec de très bonnes jambes, elle est très rude. Il est donc possible de faire la différence sur cette route, car l’effort est tout de même assez long (9,7 km, à 6,6 % de dénivelé moyen).
Vous serez représenté sur Paris-Nice par votre fils Nicolas, qui lui aussi connait bien cette ascension…
Oui car il vient souvent dans la région, et c’est donc une des routes qu’il emprunte souvent à l’entraînement. Ce sera donc un atout pour lui car il maîtrise bien le terrain. Surtout, il a pris conscience récemment de l’importance de faire des reconnaissances pour être ensuite à l’aise dans une ascension. Pas seulement parce que cela permet de repérer la route, mais surtout parce que c’est une façon de se mettre dans la course. Mais je ne veux absolument pas lui mettre de pression en lui confiant une mission sur cette montée.
Fidèle à ses habitudes, LL.Sanchez a finalement préféré Paris-NIce à Tirreno-Adriatico© Presse Sports
Après avoir hésité sur la définition de son programme de courses, Luis Leon Sanchez a finalement choisi de venir défendre son titre sur Paris-Nice.
L’Espagnol, qui s’était révélé en 2006 en remportant le classement des jeunes, a depuis systématiquement terminé dans le Top 5 du classement général, avec 3 victoires d’étapes glanées sur sa route. La plus savoureuse d’entre toutes, l’année dernière à Fayence, lui a permis de prendre les commandes de la course et d’infliger au passage une amère défaite à son compatriote Alberto Contador. Le double vainqueur du Tour de France, également surpassé par LL.Sanchez dans le contre-la-montre final du Tour d’Algarve, aura donc l’opportunité de prendre sa revanche entre le 7 et le 14 mars.
Mais si le longiligne Sanchez portera bien le dossard numéro 1 pour le prologue de Montfort-l’Amaury, son statut de tenant du titre n’en fera pas l’unique favori de la course. Il pourrait même être concurrencé au sein de sa propre formation, Alejandro Valverde étant également annoncé dans l’effectif de la Caisse d’Epargne. Yvon Ledanois, directeur sportif de l’équipe, n’a d’ailleurs pas encore tranché sur les rôles qui seront attribués à ses deux coureurs vedettes : « Je ne sais pas encore qui sera le leader désigné. Cela dépendra à la fois de l’état de forme du moment, et de la façon dont se déroule la course dans les premiers jours. Ce qui est certain, c’est que les deux sont capables de gagner cette course sur le papier, et qu’il n’y aura aucun problème entre eux car ils ont une relation de qualité. »
La première victoire de Jérémy Roy dans les rangs professionnels© Presse Sports
Bon dernier à Saint-Etienne, Jérémy Roy a vécu une journée d’exception dans l’étape du lendemain, en direction de Vallon-Pont d’Arc, sur laquelle il a initié l’échappée du jour avant d’aller chercher dans un final à haute tension sa première victoire dans les rangs professionnels. Un an plus tard, le jeune coureur de la Française des Jeux, contraint à l’impasse sur Paris-Nice après avoir consacré son hiver à une opération de l’artère iliaque, se souvient avec précision de cet instant d’euphorie.
Le final de la 5ème étape de Paris-Nice a été délicat à aborder, avec un scénario de course qui ne vous a pas toujours servi…
J’avais déjà vécu des situations similaires sur le Tour de France 2008, dans une échappée avec Sylvain Chavanel qui avait gagné l’étape de Montluçon, et sur le Tour d’Espagne, où j’avais également terminé troisième d’une échappée à trois. Alors bien sûr, dans le final on pense à ces souvenirs d’échecs. Mais je ne me suis pas encombré l’esprit avec cela, et je me disais surtout que j’avais avec moi deux gros clients. Thomas Voeckler et Tony Martin étaient supérieurs à moi dans l’hypothèse d’une arrivée au sprint, alors je me suis dit que j’allais tenter quelque chose.
Comment avez-vous décidé du moment opportun pour attaquer ?
J’avais regardé attentivement le profil de l’étape, et j’avais noté que sur les derniers kilomètres, il y avait essentiellement un faux-plat descendant. Dès lors, si je parvenais à creuser un petit écart, je me suis dit que sans ascension, ils auraient du mal à me reprendre… et que ça pouvait passer.
Les sept derniers kilomètres, en solitaire, ont dû vous sembler interminables…
Surtout, l’écart est resté infime, jamais plus d’une dizaine de secondes. Je regardais de temps en temps sous mon bras, et je me rendais bien compte que Voeckler ne roulait pas, mais je les sentais tout de même se rapprocher. C’était très stressant, mais j’ai joué mon va-tout, et ça a marché.
Dans quelle mesure ce succès a changé votre façon d’appréhender les courses ?
Il se trouve que cette victoire reste la seule de ma carrière professionnelle pour le moment, mais je suis ravi que ce soit sur Paris-Nice, une course de prestige. Je ne me suis pas vraiment retrouvé dans le même genre de situation depuis, mais au niveau psychologique c’est important d’y être arrivé. Cela donne de la confiance, car désormais je sais que je suis capable de faire un numéro.
© CG78
Avant que les champions ne se soumettent à l’exercice du prologue, le week-end de sport aura déjà débuté à Montfort-l’Amaury samedi 6 mars, dans le cadre des animations prévues pour la « Fête du vélo, faites du vélo ».
Une randonnée cyclotouriste, taillée pour les sportifs et accessible aux promeneurs, est organisée par le conseil général des Yvelines en partenariat avec l’Ufolep et les clubs de cyclisme du département. Les plus entraînés se testeront sur un parcours de 110 km (une boucle de 80 km + 30 km), alors que les moins pressés se contenteront de profiter des routes neutralisées sur la « petite » boucle. Dans ce peloton, les 500 à 800 cyclistes amateurs attendus auront l’occasion de croiser Bernard Hinault, parrain de l’opération. Le quintuple vainqueur du Tour de France, qui n’a jamais accroché Paris-Nice à son palmarès, a été invité à donner le départ de la randonnée pour bien commencer l’édition 2010 !
Inscription aux randonnées cyclotouristes
> Jusqu’au 3 mars
CODEP 78
www.codep78-ffct.org
president@codep78-ffct.org
> Samedi 6 mars : sur place
Parking du Palais à Montfort l’Amaury
La première grande course à étapes européenne de la saison est aussi un lieu de retrouvailles privilégié pour les adeptes du camping-car, fidèles amateurs de cyclisme et de voyage.
C’est donc en territoire familier que se retrouve Bürstner, qui a choisi de s’impliquer pendant trois ans en tant que partenaire officiel de Paris-Nice et de Paris-Roubaix. Pour son entrée dans le peloton professionnel, le numéro 1 du camping-car en France a voulu s’associer au maillot blanc, avec la certitude que c’est dans le classement des jeunes que se construisent les grandes carrières, précisément sur Paris-Nice. Si l’on s’en tient aux vainqueurs du Tour de France qui se sont d’abord illustrés sur la Course au soleil avant d’atteindre leurs 25 printemps, la liste convoque un concentré des plus grands champions de l’histoire. Alberto Contador en 2007, Miguel Indurain en 1989, Stephen Roche en 1981, Eddy Merckx en 1969 ou Jacques Anquetil en 1957 ont par exemple inscrit leur nom au palmarès de Paris-Nice dans leurs plus jeunes années. Le maillot blanc attribué sur la promenade des Anglais est toujours à surveiller.
La saison européenne des courses par étapes prend traditionnellement une dimension solennelle avec le départ de Paris-Nice. Pour l’édition 2010, 22 équipes ont été appelées à présenter leurs meilleurs éléments au départ de la course au soleil, le 7 mars prochain à Montfort-l’Amaury.
Depuis les Yvelines, jusqu’à l’arrivée sur la Promenade des Anglais, un prologue et sept étapes en ligne ont été programmés pour une explication entre les cyclistes les plus en vue. Alberto Contador, vainqueur du Tour de France 2009 aura ainsi l’opportunité d’effacer le souvenir amer d’une fringale qui lui avait valu l’année dernière, en route vers Faïence, l’une de ses rares défaites dans une course par étapes. Le leader d’Astana devra également surveiller son dauphin sur la Grande Boucle, Frank Schleck, s’il veut renouer avec le succès sur la course où il avait entamé un cycle vertueux en 2007. Sylvain Chavanel, 3ème à Nice et lauréat du maillot vert en 2009, pourrait également se révéler sur une épreuve qu’il apprivoise un peu mieux chaque saison.
LES 22 EQUIPES INVITEES
Belgique
Omega Pharma-Lotto (OLO)
Quick Step (QST)
Danemark
Team Saxo Bank (SAX)
Espagne
Caisse d’Epargne (GCE)
Euskaltel - Euskadi (EUS)
Etats-Unis
Garmin-Transitions (GRM)
Team HTC-Columbia (THR)
Team Radio Shack (RSH)
Grande-Bretagne
Team Sky (SKY)
France
AG2R La Mondiale (ALM)
Bbox Bouygues Telecom (BBO)
Cofidis, le Crédit en ligne (COF)
Française des Jeux (FDJ)
Saur-Sojasun (SAU)
Italie
Lampre-Farnese Vini (LAM)
Liquigas-Doimo (LIQ)
Kazakhstan
Astana (AST)
Pays-Bas
Rabobank (RAB)
Skil-Shimano (SKS)
Vacansoleil Pro Cycling Team (VAC)
Russie
Katusha Team (KAT)
Suisse
Cervelo Test Team (CTT)
Le 7 mars prochain le peloton s’élancera pour la 68è édition de Paris-Nice.
Après un prologue autour de Montfort-l’Amaury, qui inaugurera quatre ans de collaboration entre le Conseil Général des Yvelines et A.S.O., les coureurs traverseront la Beauce pour contourner le Massif Central par l’ouest en passant par Contres et Limoges où les sprinters devraient être à l’honneur.
A Aurillac et Mende, au sommet de la montée de la Croix-Neuve, les prétendants à la victoire finale prendront position aux avants-postes. Mais rien ne sera acquis avant le dernier acte.
Le col de Vence, sur la route de Tourrettes-sur-Loup, pourrait causer quelques frayeurs aux leaders, de même que les ascensions de la Turbie et du Col d’Eze au programme de la désormais classique dernière étape autour de Nice.
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En 2006, Luis Leon Sanchez faisait son apparition sur Paris-Nice, achevant la course avec le maillot blanc de meilleur jeune. Trois ans plus tard, le coureur espagnol le plus prometteur de sa génération n’a pas pris un gramme superflu (1,87m, 74 kg) : il a toutefois gagné en épaisseur et en maturité. Sur une semaine de course à classer parmi les plus intenses de l’histoire de l’épreuve, Sanchez a su mettre à profit sa position d’outsider et surgir au meilleur moment pour faire main basse sur le maillot jaune, longtemps promis à Contador. Un timing parfait.
SANCHEZ, PLACÉ… ET GAGNANT
Malgré une combinaison rouge et jaune des plus flamboyantes, le champion d’Espagne du contre-la-montre a su rester discret dans la première étape. Le coup d’éclat de Contador laissait dans l’ombre Sanchez, pourtant 3ème à 9’’. En embuscade, il est resté l’un des derniers contradicteurs du favori désigné dans la Montagne de Lure. Il a surtout su saisir sa chance en route vers Fayence, où il a fait valoir son statut officieux de meilleur descendeur du peloton. Sa victoire d’étape, la troisième sur l’épreuve, lui donne aussi le maillot jaune et les responsabilités qui vont avec. La dernière étape est celle de tous les dangers, mais bien entouré par son équipe, Luis garde avec sang-froid le contrôle de la situation. La démonstration est digne d’un vrai patron.
LES FRANÇAIS AU PREMIER PLAN
Sept ans après Sandy Casar et Laurent Jalabert, alors 2ème et 3ème, un coureur français a terminé la semaine de Paris-Nice sur le podium du classement général. Mais le « score final » de Sylvain Chavanel ne reflète qu’en partie le festival du nouveau leader de Quick Step, qui a commencé par remporter l’étape de Vichy. Le maillot jaune ainsi gagné a été valeureusement défendu durant deux jours. Puis Chavanel a corrigé sa réputation de piètre grimpeur en restant sur le podium après l’étape de la Montagne de Lure. Sa constance n’a pas été démentie puisque, malgré une chute qui lui coûte la deuxième place, il préserve l’essentiel, avec la prime du maillot vert. Le tableau d’honneur des Français est complété par Jérémy Roy, vainqueur de sa première course professionnelle à Vallon-Pont-d’Arc, et par Jonathan Hivert, 8ème du classement général et deuxième jeune de la course. Talents à suivre…
CONTADOR BOUILLANT
Vainqueur des trois grands tours cyclistes du calendrier, Alberto Contador a complété sur Paris-Nice sa panoplie de grand champion, en se positionnant d’entrée dans le rôle du meilleur rouleur du peloton, sur la boucle dessinée autour d’Amilly. Grimpeur intrépide et aérien, il a ensuite frappé là où on l’attendait, sur l’étape reine, en déposant ses rivaux dans les pourcentages les plus élevés menant à la Montagne de Lure. Paradoxalement, la « fringale » qui lui fait perdre plus de deux minutes et le maillot jaune dans les quatre derniers kilomètres de l’étape de Fayence, révèle également une autre facette du personnage. Celui qu’on pressentait déjà orgueilleux et conquérant se transforme en véritable show-man sur l’ultime étape, en semant le trouble, en vain, sur la corniche de l’Esterel. Pour la beauté du geste, une quatrième place aura rarement été aussi savoureuse.