Journal de l'étape

étape 11 - Vatan Saint-Fargeau 192 km
mercredi 15 juillet

Cavendish, le sprinteur qui monte !

Mark CAVENDISH (GBR)© A.S.O. 

 

Une variante Ă©tait proposĂ©e Ă  Mark Cavendish dans les rues de Saint-Fargeau, avec une arrivĂ©e en montĂ©e susceptible de donner une chance Ă  des puncheurs. L’analyse du profil n’a manifestement pas instaurĂ© le moindre doute dans l’esprit du maĂ®tre des sprints, qui a une fois encore mis Ă  contribution ses Ă©quipiers pour reprendre les deux Ă©chappĂ©s du jour, Van Summeren (SIL) et Sapa (LAM). La mĂ©canique Columbia a ensuite placĂ© « Cav » dans la meilleure position possible pour les cent derniers mètres. En rĂ©sistant au retour plutĂ´t convaincant de Tyler Farrar, Cavendish remporte sa quatrième victoire, Ă©galise son score Ă©tabli en 2008, et s’empare du maillot vert.

Chute au km 24

Dès le premier kilomètre de course, Roulston (CTT) et Beppu (SKS) tentent d’accélérer. Mais le vent favorable qui pousse le peloton complique la tâche des attaquants, repris au km 7. L’allure rapide empêche ensuite une réelle échappée de se former, tout comme une courte interruption de la course, bloquée par un obstacle sur la voie au km 15. C’est ensuite dans un contexte de confusion, après une chute au km 24, que Van Summeren (SIL) et Sapa (LAM) prennent le large, juste avant le passage sur la ligne du sprint de Quincy.

44 km/h après trois heures de course

Le duo d’échappĂ©s doit faire face Ă  un peloton actif et vigilant, qui maintient tout au long de la journĂ©e un rythme soutenu. Dans ces conditions, l’écart maximal obtenu par Van Summeren et Sapa est enregistrĂ© au km 40, avec 4’45’’. Les Ă©quipes Columbia et AG2R contraignent les attaquants Ă  puiser dans leurs rĂ©serves : après trois heures de course, la moyenne constatĂ©e est de 44 km/h, mais l’écart n’est plus que de 2’30’’.

Un sprint massif en maturation

Dans l’ascension de la côte de Perreuse, Van Summeren et Sapa sentent la menace du peloton se préciser. Le dernier point qu’ils laissent en jeu au sommet est l’objet d’une bataille entre Pellizotti, Martinez et Kern, remportée par l’Italien. Mais à 42 kilomètres de l’arrivée, les équipes Garmin et Rabobank commencent à s’intéresser également au final du jour. Les mouvements à l’avant du peloton laissent croire qu’un sprint massif est en maturation.

Farrar proche du hold-up

A 15 kilomètres de l’arrivĂ©e, avec 30’’ de marge, le verdict est dĂ©jĂ  prononcĂ© pour les deux Ă©chappĂ©s, qui sont rĂ©intĂ©grĂ©s avec autoritĂ© par le train de Columbia et le reste du peloton Ă  5 km de l’arrivĂ©e. Mark Cavendish, emmenĂ© par un groupe homogène et une mĂ©canique huilĂ©e au millimètre, est accompagnĂ© jusqu’aux cents derniers mètres. MalgrĂ© la pente qui avait introduit un doute sur ses possibilitĂ©s de victoire, Cavendish rĂ©siste encore une fois en puissance au retour de ses rivaux. Cette fois-ci, c’est Tyler Farrar qui s’est le plus rapprochĂ© du hold-up. Mais ni lui, ni Thor Hushovd n’ont pu empĂŞcher « Cav » de reprendre le maillot vert.

 

Mark Cavendish : « Avec l’équipe, je n’ai aucune chance de perdre »

Avec sa quatrième victoire sur le Tour cette année, Cavendish prend également les commandes du classement par points.

« Une victoire est une victoire. L’annĂ©e dernière, certains me disaient que je n’étais rien sans le train de mon Ă©quipe, alors que j’ai gagnĂ© trois de mes quatre victoires sans lui. La raison pour laquelle on choisi de dĂ©dier des coureurs Ă  la prĂ©paration du sprint, c’est parce qu’on sait que je suis capable de finir. On ne peut pas travailler pour vous si vous n’avez pas fait vos preuves par vous-mĂŞme auparavant. C’est Ă  peu près pareil qu’avant : je peux peut-ĂŞtre gagner tout seul, mais avec l’équipe je n’ai aucune chance de perdre.

J’ai attendu très tard aujourd’hui pour démarrer, et c’était le sprint le plus serré que j’ai eu à faire cette année, mais nous avons dû nous adapter à la situation, et nous l’avons bien fait. Nous sommes l’équipe qui domine dans les sprints, donc si on peut continuer comme cela, nous serions très contents.

Je suis vraiment heureux de retrouver le maillot vert. C’est trop dangereux d’aller faire la chasse aux points sur les sprints intermĂ©diaires. Nous n’en avons mĂŞme pas parlĂ©, mais il y a un accord tacite de ne pas prendre de risques pour aller chercher deux points. Avec la cinquième place de Thor aujourd’hui, j’ai un bon avantage. Mais ce sera quand mĂŞme dur,car nous avons vu Ă  quel point il est bon. Il est capable de se placer dans une Ă©chappĂ©e dans les montagnes, mais je ne vais pas changer mes plans pour autant. »