
2009 - Tom BOONEN© A.S.O. / Jean-Christophe MOREAU
Le vélodrome de Roubaix est rentré dans le cercle des lieux de légende du cyclisme mondial, comme symbole des souffrances que les coureurs doivent endurer avant d'y pénétrer.
Depuis 1896, quel que soit le parcours dessiné, « la dernière folie du sport cycliste », comme la définissait Jacques Goddet, inspire le respect dans le peloton. Les plus résistants et les plus rodés se présentent avec l'humilité du débutant devant les secteurs pavés qui font la légende de l'épreuve. Ces pavés disjoints qui maltraitent les mains, les coudes, les jambes des cyclistes, fascinent aussi les dizaines de milliers de spectateurs qui se déplacent pour voir les champions se débattre avec leurs machines dans la Trouée d'Arenberg ou le Carrefour de l'Arbre.
Par caméras interposées, les téléspectateurs du monde entier frissonnent devant le même spectacle : après le Tour de France, Paris-Roubaix est la course cycliste la plus diffusée et la plus regardée du circuit, dans 180 pays au total.