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Journal de l'étape

étape 8 - Nice Nice 119 km
dimanche 15 mars

Sanchez résiste, Colom s’expose

SANCHEZ Luis-Leon (GCE)© Presse Sports

COLOM Antonio - CONTADOR Alberto© Presse Sports

COLOM Antonio - CONTADOR Alberto© J.C. MOREAU

La dernière Ă©tape a donnĂ© lieu Ă  une spectaculaire bataille finale, Alberto Contador ayant dĂ©cidĂ© partir Ă  l’assaut du maillot jaune qu’il a cĂ©dĂ© la veille Ă  Luis Leon Sanchez Ă  la suite d’une « fringale » dans l’étape de Fayence. Le leader d’Astana est passĂ© Ă  l’attaque dans les trois ascensions au programme du jour, mais l’écart creusĂ© sur Sanchez s’est avĂ©rĂ© insuffisant pour reprendre la tĂŞte du classement gĂ©nĂ©ral. Dans les derniers kilomètres Contador a Ă©tĂ© rejoint par Frank Schleck, qui s’empare au final de la deuxième place du classement gĂ©nĂ©ral, et par Antonio Colom, qui remporte dans un sprint Ă  trois sa première victoire sur l’épreuve.

25 coureurs en tĂŞte
Le rythme rapide interdit toute sortie aux attaquants de début d’étape. Au km 25, un imposant groupe de 25 coureurs se détache, avec Nocentini (ALM), Flecha, Grate, Tjallingii (RAB), Lowe, Peterson (GRM), Van Impe (QST), Dyachenko, Popovych (AST), Pereiro, Lopez Garcia (GCE), Casar (FDJ), Kolobnev, Kroon (SAX), Kuschynski (LIQ), Taaramae (COF), Hernandez, Oroz, Verdugo (EUS), Bonnaire (BTL), Eskov (KAT), Bandiera (LAM), Knees (MRM), Haussler (CTT), et De Kort (SKS).

Contador passe à l’action
Le plan préparé par Alberto Contador est lancé aux abords de l’ascension vers le col de la Porte. C’est précisément au km 41 que le leader d’Astana quitte le peloton pour rejoindre dans un premier temps le groupe d’attaque. Dès que la route s’élève, Contador accélère à nouveau et précise son offensive. Seuls Casar (FDJ), Lopez Garcia (GCE), Taaramae (COF) et Hernandez (EUS). A cinq, ils parviennent à creuser un écart maximal de 2’12’’ sur le groupe maillot jaune. Le sort semble même s’allier à Contador, puisque dans la poursuite, Luis Leon Sanchez est ralenti par deux crevaisons en moins de dix minutes. Toutefois, ce double incident ne remet pas en cause le travail de poursuite, auquel s’associent à la fois les équipes Caisse d’Epargne, Saxo Bank et Quick Step.

Toujours 50’’ d’avance à la Turbie
Au moment d’aborder la montée vers la Turbie, Contador (AST), Casar (FDJ), Lopez Garcia (GCE), Taaramae (COF) et Hernandez (EUS) n’ont d’ailleurs plus que 30’’ d’avance sur le peloton. Mais la deuxième difficulté du jour est également mise à profit par Contador, qui n’est plus accompagné que de Casar et Lopez Garcia. Le trio bascule avec 50’’ d’avance, et 30 km à parcourir jusqu’à la ligne d’arrivée.

Un écart insuffisant pour Contador
Alberto Contador poursuit sa mission dans l’ultime ascension, en lâchant sur deux accélérations successives Sandy Casar, puis Lopez Garcia. Mais au passage au col d’Eze, son avance de 25’’ parait insuffisante pour réussir son hold-up. La situation est d’autant plus délicate que Contador est rejoint par Frank Schleck, qui s’attaque à la deuxième place du classement général, et Antonio Colom, qui vise l’étape du jour.

Colom, l’accélération décisive
A 5 km de l’arrivée, l’avance de trio de tête reste de 17’’. Si le projet de Schleck prend forme, aidé par un problème mécanique qui ralentit Chavanel, celui de Contador échoue. Sous la Flamme Rouge, la question de la victoire d’étape commence à se préciser. Le Luxembourgeois tente le premier de fausser compagnie à ses associés de circonstance. Mais c’est en Antonio Colom, qui place l’accélération la plus solide, à 200 mètres de l’arrivée. Il résiste au retour de Contador et remporte sa première victoire d’étape sur Paris-Nice.

 

Luis Leon Sanchez : « Il fallait rester calme »

SANCHEZ Luis-Leon (GCE)© Presse Sports

Je tiens à remercier mes coéquipiers, à qui je dois cette victoire. Pour réussir à gagner, j’avais besoin d’un groupe solide. Aujourd’hui il fallait surtout rester calme et garder le moral, c’est ce que j’ai réussi à faire.
Il est certain que pour tout le monde, le grand objectif de l’année c’est le Tour de France. Dans notre équipe, nous avons des coureurs capables de la gagner. Ici j’étais le leader, mais au mois de juillet je redeviendrai un équipier, pour aider Oscar (Pereiro) ou Alejandro (Valverde) à s’imposer.
Il est certain qu’Alberto Contador est un grand coureur. Mais pour lui aussi, l’objectif majeur c’est le Tour de France. Alors je suis content d’avoir eu mon heure ici.

 

Les dépêches

14:46 - La victoire finale pour Sanchez

Le peloton est arrivĂ© avec 18’’ de retard sur Colom. LL.Sanchez conserve le maillot jaune et remporte la 67ème Ă©dition de Paris-Nice.

14:45 - Victoire de Colom

L’Espagnol a accĂ©lĂ©rĂ©, il remporte sa première victoire d’Ă©tape, devant Contador et Schleck.

14:44 - Sous la Flamme Rouge

22’’ d’avance pour le trio de tĂŞte

14:39 - L’Ă©cart Ă  5 km de l’arrivĂ©e

Le trio de tĂŞte a 17’’ d’avance

14:39 - L’avance du trio de tĂŞte

Colom, Contador et Schleck ont maintenant 14’’ d’avance sur le groupe maillot jaune, tandis que Chavanel pointe Ă  40’’

 

L’œil du Blaireau

Chaque matin avant le départ, Bernard Hinault donne son sentiment sur les enjeux du jour, les coureurs à observer sur l’étape, etc.

Ce qui s’est passé hier prouve que même un grand champion peut être victime d’une fringale. Et dans ce cas-là, on peut comme Contador perdre trois minutes en cinq kilomètres. J’imagine que c’est ce qui lui est arrivé. Il aurait pu anticiper et manger quelque chose au bon moment, mais dans l’euphorie, on n’y pense pas forcément. Je ne pense pas que Sanchez ait parié sur la défaillance de Contador, il a simplement tenté un coup pour gagner une étape, et il profite de la situation.
Quand on voit ce qui s’est passĂ© hier, on peut tout imaginer pour aujourd’hui. S’il s’est refait une santĂ© et qu’il se prĂ©sente en forme, il peut tout Ă  fait passer Ă  nouveau Ă  l’attaque. Et ça peut faire mal. Mais il peut aussi se rĂ©signer et se contenter de ce qu’il a. Ce qui est certain, c’est qu’à tous les moments clĂ© de la course, les leaders se sont retrouvĂ©s seuls. Il n’y a pas une Ă©quipe suffisamment structurĂ©e pour dĂ©fendre une position. Alors dans la montĂ©e vers le col d’Eze, on peut assister Ă  un nouveau combat de chefs. A moins qu’ils soient tous fatiguĂ©s !