
Tony Gallopin, vainqueur 2008 de Paris-Tours Espoirs, est cette année engagé dans la course élite avec la formation Auber 93© A.S.O.
Le grand festival du sprint a connu quelques modifications cette année, sur la course élite ainsi que sur les épreuves réservées aux jeunes.
Et maintenant… Chartres
La course a scrupuleusement respecté son intitulé de 1896 à 1973, puis a ensuite connu de nombreux changements, à la fois sur la ville de départ et d’arrivée. Après Tours-Versailles, la « course des feuilles mortes » s’est jouée entre Blois et Montlhéry, puis entre Blois et Chaville, Créteil et Chaville, pour retrouver en 1988 une arrivée dans la préfecture d’Indre-et-Loire. Depuis 1994, le peloton s’est élancé de Saint-Arnoult-en-Yvelines, mais c’est cette année à Chartres que seront attendus les coureurs pour la traditionnelle cérémonie de signature. Les départs des quatre prochaines éditions seront d’ailleurs donnés dans une commune du département d’Eure-et-Loir.
Un classement par équipe sur « le kilomètre »
Pendant que les champions progressent vers Tours, un véritable tournoi disputé sur le format des épreuves sur piste de keirin se joue sur le dernier kilomètre du parcours. Les cadets et juniors qui y participent ont été sélectionnés par les comités régionaux et départementaux. Des séries sont organisées, avec six coureurs en moyenne, puis des demi-finales, et deux finales qui désignent un vainqueur par catégorie. Pour la 15ème édition de ce rendez-vous tourné vers la détection des talents, une innovation a été ajoutée : un classement par équipes obtenu par l’addition des places des 4 coureurs (2 cadets + 2 juniors) de chaque équipe.
Une rue du Tour de France à Bonneval
Les jeunes de moins de 23 ans ont eux aussi de l’appétit en fin de saison. Les meilleurs d’entre eux s’élancent de Bonneval, comme depuis 1994, pour un parcours de 179 kilomètres. La ville affirme doublement son intérêt pour le cyclisme, en inaugurant également dans la matinée de samedi une rue du Tour de France et une passerelle Bernard Hinault ! Cette année 36 équipes de 5 coureurs sont attendues. Dans le peloton, la lutte atteint le plus souvent son maximum d’intensité dans la dernière ligne droite. Parmi les récents vainqueurs, on note par exemple les noms de Thor Hushovd et de Tom Boonen, deux maillots verts du Tour de France qui ne se sont en revanche jamais imposé « chez les grands ».
Philippe Gilbert, à l’offensive dans le final de Paris-Tours 2008© Presse Sports
Les occasions ne sont plus très nombreuses pour aller chercher une victoire de prestige. Il y en aura une sur la route qui conduira le peloton de Chartres à Tours, dimanche 11 octobre prochain. Avec Paris-Tours, les leaders en quête de rachat vont pouvoir batailler pour un titre qui pourrait faire briller leur palmarès 2009.
L’histoire récente montre que la traditionnelle arrivée massive qu’attendent les sprinteurs sur l’avenue de Grammont est souvent contrariée par des attaquants de tempérament dans les derniers kilomètres. Le tenant du titre, Philippe Gilbert, un peu trop habitué aux accessits cette année, pourrait retrouver l’inspiration dans le final qu’il est parvenu à maîtriser en 2008. Mais dans ce registre, quelques puncheurs de tout premier rang se trouveront certainement avec lui aux avant-postes au moment crucial : Alejandro Valverde, vainqueur de la Vuelta, Samuel Sanchez, champion olympique à Pékin, Frédéric Guesdon, vainqueur en 2006, Alessandro Ballan, champion du monde 2008, Sylvain Chavanel, Filippo Pozzato ou encore Edvald Boasson Hagen seront à surveiller de près.
Les équipes de sprinteurs devront contrôler toute cette énergie pour organiser une explication entre spécialistes de la dernière ligne droite. Dans ce cas, Tom Boonen et Oscar Freire ont peut-être une chance d’ajouter Paris-Tours à leurs CV bien fournis. Tyler Farrar et Gerald Ciolek, tout comme les Français Jimmy Casper, Romain Feillu et Sébastien Chavanel, seront là pour leur rendre la partie difficile.
Albéric de Montgolfier, Président du Conseil général d’Eure-et-Loir et Christian Prudhomme, Directeur du Tour de France, ont présenté mercredi 9 septembre au Sénat, à Paris, les grandes lignes de la 103ème édition de Paris-Tours. Un partenariat portant sur quatre années lie le Conseil Général d’Eure-et-Loir et la société organisatrice. La grande classique de l’automne s’élancera le 11 octobre prochain de Chartres.
Le vent et les feuilles d’automne nous ramènent doucement comme chaque année vers la classique de fin de saison, Paris-Tours. Pour sa 103ème édition, grande nouveauté, la course s’élancera d’Eure-et-Loir, terre de cyclisme par excellence. Depuis 16 ans, le département accueille à Bonneval le départ de Paris-Tours Espoirs et vu passer sur ses terres ces dernières années, le Tour de France (1999 et 2004), Paris-Nice (2007) et le Tour de l’Avenir 2009 qui s’est élancé de Dreux le 5 septembre dernier. Les 25 équipes venues pour en découdre auront l’honneur de partir du pied de l’emblématique cathédrale de Chartres, patrimoine mondial de l’UNESCO.
Ce nouveau départ conditionne donc une modification du début du parcours et de la distance (230 kilomètres en 2009 contre 252 en 2008). Les coureurs retrouveront le tracé habituel à Bonneval pour déboucher sur la fameuse avenue de Grammont et sa majestueuse ligne droite de 2600 mètres. Les équipes de sprinteurs qui se donnent rendez-vous chaque année à Tours évolueront sur leur domaine de prédilection dans une course qui leur échappe rarement. Néanmoins, les finisseurs peuvent aussi avoir une belle carte à jouer comme Philippe Gilbert, lauréat en 2008. Enfin, la douce incertitude du sport peut également s’inviter à la table de Paris-Tours et récompenser d’audacieux baroudeurs comme Richard Virenque en 2001.
La Grande classique des feuilles mortes offre également un beau terrain de jeu à Paris-Tours Espoirs (30 équipes de 6 coureurs), ainsi qu'au Kilomètre de Paris-Tours, épreuve populaire de détection des jeunes sprinters cadets et juniors à laquelle participeront cette année vingt comités régionaux. L’occasion pour tous de s’imposer sur l’Alpe d’Huez du sprint.
Les 25 équipes sélectionnées
ALLEMAGNE ÉTATS-UNIS | FRANCE BBox Bouygues Telecom (BTL) Besson Chaussures-Sojasun (BCS) Bretagne-Schuller (BSC)
Vacansoleil Pro Cycling Team (VAC) RUSSIE |
La persévérance a payé pour Philippe Gilbert, qui a connu à deux reprises, en 2005 et en 2007, la frustration d’être repris par le peloton dans le dernier kilomètre de l’avenue de Grammont.
Cette fois-ci, le coureur belge a franchi en vainqueur la ligned’arrivée de Paris-Tours, grâce à deux attaques décisives placées dansle final de la course. Après l’échec de l’échappée du jour, où figuraitnotamment le Tourangeau Cyril Lemoine, un nouveau groupe d’attaquantss’est formé avec quatre coureurs en tête. Gilbert les a rejoints à lafaveur d’une sortie dans la côte de l’Epan, où il a ses habitudes. Il aensuite devancé ses rivaux dans les deux cent derniers mètres, pourremporter la première grande classique de sa carrière.