Tous les classements
Étape par étape
| 1 | vendredi 26 octobre | 141 km |
| Sapone > Leo | ||
| 2 | samedi 27 octobre | 158 km |
| Leo > Ouagadougou | ||
| 3 | dimanche 28 octobre | 110 km |
| Ouagadougou > Kaya | ||
| 4 | lundi 29 octobre | 136 km |
| Kokologo > Boromo | ||
| 5 | mardi 30 octobre | 130 km |
| Pâ > Bobo-Dioulasso | ||
| 6 | mercredi 31 octobre | 121 km |
| Bobo-Dioulasso > Bobo-Dioulasso | ||
| 7 | jeudi 1er novembre | 115 km |
| Boromo (Sabou) > Koudougou | ||
| 8 | vendredi 2 novembre | 178 km |
| Linoghin > Fada N’Gourma | ||
| 9 | samedi 3 novembre | 110 km |
| Fada N’Gourma > Zorgho | ||
| 10 | dimanche 4 novembre | 85 km |
| Laye > Ouagadougou | ||
| Total | 1284 km | |




La course
mercredi 31 octobre 2007| étape 6 | Bobo-Dioulasso > Bobo-Dioulasso - 121 km |
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Ilboudo mène la Révolution
L’étape en circuit courue au cœur de Bobo-Dioulasso signe la fin d’une longue déroute pour le clan burkinabè, qui n’avait plus été parcouru par le frisson de la victoire depuis deux ans. Démoralisés en 2006 après un Tour durant lequel ils n’avaient pas existé, les Etalons ont abordé l’épreuve en manque de confiance. Le coup d’éclat de Sylvain Ilboudo sur le grand manège de Bobo peut maintenant être ressenti comme un déclencheur pour les rouleurs du pays. C’est à cinq kilomètres de l’arrivée que le porteur d’eau habituel des cadres de l’équipe a pris en mains son destin de sauveur de la nation. Son audace est récompensée.
le film de l'étape
Les Marocains surveillent Verbraeken
Les 12 tours Ă effectuer ont mauvaise rĂ©putation dans le peloton, qui s’apprĂŞte Ă passer une matinĂ©e harassante. Mais l’étape fait Ă©galement partie des classiques du Tour du Faso. Elle inspire donc de nombreux attaquants, prĂŞts Ă tenter leur chance de loin malgrĂ© la difficultĂ© du challenge. Sept coureurs se prĂ©cipitent ainsi Ă l’avant en dĂ©but de course, sans succès. Puis Teguimaha (Cam) attaque en solitaire, avant d’être repris. Après deux tours de circuit et quelques initiatives rĂ©primĂ©es, Mahamadi « la gâchette » Sawadogo lance un mouvement dont l’espĂ©rance de vie devient très faible lorsque les Marocains s’aperçoivent que Verbraeken, postĂ© en 3ème position au gĂ©nĂ©ral, fait partie des sept coureurs en tĂŞte.
Jelloul inépuisable
A l’approche de la première bataille pour les points chauds (km 50,5), les prétendants au maillot rose se ruent à l’avant. Viet soigne son avantage sur la ligne, et provoque la constitution, en plusieurs temps, d’un groupe efficace de 15 coureurs. Inépuisable, Jelloul est encore dans les rangs, avec Sanfo, M.Sawadogo, Kaboré, Kagambega, Ilboudo (Bur), Karraz (Mar), Tega (Cam), Fofana (Civ), Syne (Bel), Brandt (Fra – ALS), Edet, Lemoine (Fra – CEN), Poelstra (Hol) et Viet (Fra – ESS). Après 80 kilomètres de course, la coopération est si bonne que les attaquants ont creusé un écart de 3’10’’ avec le peloton.
Le coup de bluff d’Ilboudo
C’est naturellement dans le dernier tour, alors que les Marocains ont pris leurs dispositions pour ramener le peloton Ă une distance raisonnable, que les candidats Ă la victoire y vont de leur petite accĂ©lĂ©ration. A la cloche Jelloul. Montre l’exemple, mais ne fait pas la diffĂ©rence. Lemoine et Poelstra avancent leurs pions Ă 8 km de la ligne. Pas mieux. A 5 kilomètres, Sylvain Ilboudo, le sans grade, prend une cinquantaine de mètres d’avance. Probablement un « pĂ©tard mouillĂ© », un mauvais coup de bluff ! A un kilomètre, il a pourtant 15 secondes d’avance sur ses anciens compagnons d’échappĂ©e. La longue ligne droite en montĂ©e lui semble interminable. Sur le boulevard de la RĂ©volution, il se passe quelque chose de grand. Avec Ilboudo, les Burkinabè peuvent maintenant relever la tĂŞte.
