
Paris Champs-Élysées
146 km
dimanche 29 juillet
Trois jours après sa victoire à Castelsarrasin, l’Italien Daniele Bennati signe un succès de prestige sur les Champs-Elysées, en devançant Hushovd et Zabel. Le finish du jour ne perturbe pas la hiérarchie du Tour 2007, aucune offensive n’ayant été menée par Evans, ni par Leipheimer, pour tenter de modifier le podium final. Avec 31’’ d’écart entre les trois premiers du classement général, Alberto Contador, à 24 ans, domine le podium le plus serré de l’histoire du Tour de France.
Les primes pour Steegmans
L’étape finale démarre traditionnellement à un rythme très modéré. L’écart historiquement réduit entre les trois premiers coureurs du classement général, qui se tiennent en 38’’, ne change rien aux habitudes. Alors que Steegmans s’octroie les grosses primes en jeu au sommet des deux côtes du jour, le passage du premier sprint intermédiaire pourrait déclencher une lutte ouverte entre Evans et Contador. Ce sont en fait De Jongh et Barredo, envoyés en mission par Tom Boonen, qui prennent les devants, accompagnés de Jégou.
Dix coureurs échappés
Ce n’est qu’à l’entrée de Paris, où les équipiers du maillot jaune pointent en tête, que le rythme s’accélère. Dans le circuit final, Freddy Bichot est le premier à tenter de sortir du peloton. Il est repris à 43 km de l’arrivée. Dans la foulée, c’est un groupe un peu plus étoffé de dix coureurs qui se dégage, avec Gutierrez, Portal, Flecha, Gerrans, Ballan, Scholz, Charteau, Fischer, Delage et Knees. A 25 km de la ligne, leur avantage sur le peloton, emmené par les équipiers de Barloworld, monte à 45’’.
Bennati en puissance
L’initiative est menacée par le retour des équipes de sprinteurs, Crédit Agricole se positionnant également en tête du peloton à trois tours de l’arrivée. Gutierrez, suivi de Flecha, cherchent à prolonger l’aventure en accélérant à 8 km de l’arrivée, mais leur sursis ne dure que deux kilomètres. Un sprint massif se prépare logiquement dans le dernier tour de circuit, le train bleu de Tom Boonen faisant alors son apparition aux avant-postes. Dans les trois cent derniers mètres, Daniele Bennati s’impose en puissance, trois jours après un sprint beaucoup plus réduit à Castelsarrasin. L’homme en forme de la fin du Tour devance Hushovd et Zabel, tandis que Boonen termine 5ème. C’est suffisant pour conserver le maillot vert.
Levi Leipheimer termine en 3ème position, à seulement 8’’ de Cadel Evans. Mais le résultat dépasse déjà ses espérances.
« C’est malheureux d’avoir eu cette pénalité dans l’étape 8, sinon je serais deuxième du classement général, mais cela fait partie de la course. Je pourrais aussi compter toutes les secondes que j’ai perdues tout au long de la course. Il y a une différence enre premier et deuxième, mais ce n’est pas pareil entre deuxième et troisième. Je suis déjà ravi d’être sur le podium. Cela a été un rêve toute ma vie de courir le Tour de France, je le regarde depuis que je suis enfant. Alors gagner une étape et finir sur le podium, cela me satisfait totalement. Je rentre maintenant dans la lignée des Américains sur le Tour, en rejoignant les autres qui sont montés sur le podium. C’est un grand honneur. J’ai grandi en voyant Greg LeMond gagner le Tour, et cela m’a inspiré. Si j’inspire quelqu’un un jour, ce serait formidable. »
5ème du sprint final des Champs-Elysées, le sprinteur belge remporte le maillot rêve et accède à un des grands objectifs de sa carrière.
« J’ai démarré la journée avec l’ambition de gagner cette étape, mais sur le circuit, tour après tour, je me suis surtout concentré sur la roue de Zabel et Hunter. Ce n’est pas que je n’avais pas les jambes, mais je ne pensais qu’à franchir la ligne, et c’est tout.
C’est quelque chose de très spécial, je ne peux pas vraiment comparer ce maillot vert avec une victoire dans une classique ou aux championnats du monde. C’est en tout cas très important, pour moi c’est ce qu’il y a de plus haut comme objectif sur un grand Tour ».
Le coureur australien, qui pointe à 23’’ au classement général derrière Alberto Contador, est avant tout satisfait d’avoir atteint son objectif de départ : monter sur le podium.
« Nous avions un plan pour essayer de chasser les bonifications, mais la façon dont ont roulé les autres équipes a anéanti nos chances. C’était très rapide dans le final, et même très dangereux. D’ailleurs même Boonen a préféré jouer la sécurité sur la fin.
C’est la deuxième plus petite marge de l’histoire du Tour entre le premier et le deuxième. Je cours après depuis le soir de l’arrivée à Loudenvielle, où j’étais à 55’’ de Contador. Maintenant je pense que les gens comprendront pourquoi je cours pour le général et je ne m’investis pas pour les victoires d’étapes. Au passage j’ai quand même remporté le contre-la-montre d’Albi, bien que je n’ai pas encore été déclaré vainqueur. S’il y avait des bonifications sur le contre-la-montre, il n’y aurait plus que 3’’ d’écart ! Ce serait encore plus frustrant.
C’est un très bon résultat de monter sur le podium, c’est pour cela que je m’entraîne et c’est ce que j’espérais en venant. »
Pour sa première participation au Tour, Mauricio Soler a su s’adapter et rajouter de l’ambition à ses qualités de grimpeur.
"J’ai toujours été assez serein. Si on fait les choses bien, il n’y a pas de raisons que les résultats ne viennent pas. Je suis venu sur ce Tour sans but défini mais plus un événement est important et plus cela me motive. Le Tour donne envie de se dépasser et de tenter des choses. Pour mon premier Tour je n’ai pas été complexé. Il faut dire que quand nous sommes arrivés dans les Alpes je me trouvais très bien. Je ressentais un grand état de forme, alors j’ai pensé que je devais essayer quelque chose. C’est l’envie qui m’a fait avancer et ma famille aussi. Tous les jours je pensais à mes parents, à mon épouse à mes connaissances là -bas en Colombie. Et voilà , maintenant je sais que j’ai vécu quelque chose de grandiose."
Le vainqueur du Tour 2007 avoue avoir tremblé qu’au dernier moment mais le jeune coureur madrilène, 24 ans à peine, a assumé la pression avec beaucoup de maîtrise.
"Je n’étais pas venu sur le Tour en pensant que je pourais le gagner. Il est vrai qu’après ma victoire sur Paris-Nice en mars dernier je savais que j’étais capable de réaliser d’autres belles choses mais il est toujours très difficile d’imaginer un scénario comme cela. Je n’ai su que je gagnerais qu’hier samedi après le contre la montre. C’est vraiment la journée qui a été la plus dure de ce Tour pour moi. J’ai eu peur, mais j’étais préparé à une journée comme cela. Et tout a bien fonctionné finalement."
Le coureur italien a devancé les meilleurs sprinteurs du peloton sur la ligne d’arrivée des Champs-Elysées. Il remporte sa deuxième étape sur le Tour de France.
« Je pense que pour un coureur comme moi, gagner à Paris c’est tout simplement un rêve. Je suis venu sur le Tour de France pour gagner une étape, et finalement j’en gagne deux, j’ai du mal à réaliser ce qui m’arrive. Maintenant je vais peut-être devenir un coureur important, avec ce genre de victoires à mon palmarès. Mais je ne me définis pas comme un pur sprinteur, d’ailleurs j’ai remporté l’étape de Castelsarrasin après une longue échappée.
J’ai eu beaucoup de problèmes physiques ces derniers temps, et après tout ce qui m’est arrivé, j’ai l’impression que ma carrière commence maintenant ».
Trois jours après sa victoire à Castelsarrasin, l’Italien Daniele Bennati signe un succès de prestige sur les Champs-Elysées, en devançant Hushovd et Zabel. Le finish du jour ne perturbe pas la hiérarchie du Tour 2007, aucune offensive n’ayant été menée par Evans, ni par Leipheimer, pour tenter de modifier le podium final. Avec 31’’ d’écart entre les trois premiers du classement général, Alberto Contador, à 24 ans, domine le podium le plus serré de l’histoire du Tour de France.
1. Bennati
2. Hushovd
3. Zabel
4. Hunter
5. Boonen
Le sprinteur italien remporte sa deuxième victoire sur le Tour de France 2007
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