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Journal de l'étape

Châteauneuf-en-Thymerais Tours 235.5 km dimanche 7 octobre

MARCATO PREND SA REVANCHE

Deuxième de Paris-Tours l’année dernière derrière Van Avermaet, Marco Marcato
(Vacansoleil) remporte à 28 ans la plus belle victoire de sa carrière sur l’avenue de
Grammont.

Le coureur tout-terrain italien est parvenu à fausser compagnie au peloton dans
le final vallonné du parcours de la « classique des feuilles mortes ». Il devance sur la ligne le
Belge De Vreese (Topsport) et le Néerlandais Terpstra (OPQS), tandis que John Degenkolb
(Argos), piégé, vient mourir à la 4ème place, à une poignée de secondes.
Chavanel, premier attaquant
Le départ de la 106ème édition de Paris-Tours est donné à 10h38 de Châteauneuf-en-Thymerais
(Eure-et-Loir), sous un ciel couvert, pour les 190 coureurs engagés (un non-partant, le Canadien
Christian Meier). Dès le km 2, Sylvain Chavanel a des fourmis dans les jambes et fausse
compagnie au reste du peloton. Le champion de France du contre-la-montre est rapidement rejoint
quelques kilomètres plus tard par 10 autres fuyards, dont 4 Français : Kroon, Morkov (Saxo),
Pineau (OPQS), Smukulis (Katusha), Bodrogi (TT1), Gerard (FDJ), De Kort (Argos), Talabardon
(Saur) et Hepburn (Orica).
A vive allure dans la Beauce
La première tentative s’avère être la bonne et les 11 échappés creusent rapidement l’écart. Ils
possèdent jusqu’à 4 minutes 50 d’avance au bout d’une heure de course parcourue à 50,4 km/h de
moyenne. Derrière, la poursuite commence à s’organiser et les équipes AG2R La Mondiale,
Vacansoleil et Garmin, absente du bon coup du jour, se relayent en tête du peloton. A Amboise (km
171), l’échappée, qui s’est réduite à sept unités (Pineau, Bodrogi, Kelderman et Hepburn ont été
distancés) ne possède plus que 2 minutes d’avance.
Final animé dans les collines tourangelles
Infatigable attaquant lors du dernier Tour de France, Morkov s’isole à 37 kilomètres de l’arrivée en
tête de course tandis que ses anciens compagnons d’infortune sont avalés par le peloton au km
201. Marcato (VCD), Terpstra (OPQ), Curvers (ARG), Berard (ALM), De Vreese (TSV), Turgot
(EUR) et Pichon (BSC) partent en contre et rejoignent finalement l’homme de tête peu après la
Côte de Crochu (km 154,5). A 10 kilomètres du but, Marcato démarre et emmène sur son portebagage
De Vreese et Terpstra. Derrière, un groupe de favoris, dans lequel figurent notamment le
vainqueur sortant Van Avermaet (BCM) et le sprinteur allemand John Degenkolb (ARG), part à la
poursuite des trois fuyards dans la Côte de l’Epan, à 7 kilomètres de l’arrivée.
Marcato le plus fort
Malgré les efforts du groupe de chasse, les trois hommes de tête maintiennent leur avance (15’’ à 5
km) et abordent l’avenue de Grammont ensemble pour la gagne. Au terme d’un sprint tout en
puissance, Marcato prend sa revanche sur l’an passé (2ème derrière Van Avermaet) et devance De
Vreese et Terpstra sur la ligne. Il devient à 28 ans le 6ème coureur italien à remporter la « classique
des feuilles mortes », cinq ans après la victoire de son compatriote Alessandro Petacchi au bout de
l’avenue de Grammont. Un peu plus tôt dans l’après-midi, le jeune français Taruia Krainer (Vendée
U), originaire de Polynésie, a remporté la course espoirs en solitaire, légèrement détaché devant
Warren Barguil (CC Etupes).