
Pinerolo
179 km
mercredi 20 juillet
« Il reste quatre jours de course intensifs. Jusqu’à Briançon, la route monte « gentiment ». Ensuite, les coureurs doivent gravir le col de Montgenèvre, redescendre, remonter par Sestrières et redescendre de nouveau afin de rejoindre Pinerolo. Il reste quand même la côte de Pramartino, une petite ascension de 7 kilomètres avec des paliers irréguliers. Là, un coureur qui passe correctement la montagne comme Cadel Evans pourra s’affirmer. Car le final, qui permet de faire un clin d’œil au 150e anniversaire de l’unité italienne, ne propose pas de très gros pourcentages. C’est l’occasion de récompenser la ville de Pinerolo qui souhaitait, depuis de longues années, accueillir une étape. La ville est proche de la frontière, mais elle nous donne l’occasion de la seule échappée hors de France. »
Le marché de Gap© Serge Moro
• 20 fois ville-étape
• 37 785 habitants
• Préfecture des Hautes-Alpes (05)
Cette étape est l’occasion pour Gap de renforcer les liens avec Pinerolo, avec qui elle est jumelée depuis près de quarante ans. Au départ, les coureurs vont traverser tout le nord des Hautes-Alpes où se concentrent beaucoup des grands cols mythiques du Tour de France. Grâce à ces cols et grâce au Tour, les Hautes-Alpes sont un département où s’est développé peut-être plus qu’ailleurs la pratique du vélo par le biais d’opérations emblématiques comme la mise en place d’un schéma directeur des aménagements cyclables. Le Comité départemental du Tourisme a créé vingt itinéraires partagés et balisés pour favoriser la pratique sportive et, durant l’été, il est possible de gravir, dans des paysages grandioses, certains de ces monuments du cyclisme en toute sécurité puisqu’ils sont fermés à la circulation à moteur. Tout au long du parcours, il sera aussi possible d’admirer le Lac de Serre-Ponçon, la plus grande retenue d’eau artificielle d’Europe, la ville d’Embrun posée sur son roc et les fortifications de Vauban de Briançon, classées au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.
En vingt visites à Gap, la Grande Boucle a vu les victoires de coureurs de la trempe de Raphaël Géminiani, Gastone Nencini, Jean-François Bernard, Erik Zabel, Alexandre Vinokourov ou Pierrick Fédrigo. Mais la préfecture des Hautes-Alpes fut aussi le départ d’étapes de légende vers Briançon, qui virent s’imposer successivement Louison Bobet, Fausto Coppi et Federico Bahamontes. Depuis, le départ de Gap s’est plutôt fait vers l’Alpe-d’Huez, comme en 1991 (victoire de Gianni Bugno) ou en 2006 (Fränk Schleck).
• Site du CG des Hautes-Alpes
• Site Internet Office Tourisme
• Comité Départemental du Tourisme des Hautes-Alpes
Rue principale d’Acaja et le Palais du Sénat© Remo Caffaro
• Ville-étape inédite
• 36 000 habitants
• Ville de la Province de Turin (Italie)
Le cercle majestueux des montagnes, la nature des vallées si proches, l’histoire de son passé, font de Pinerolo une destination à découvrir. A l’instar de Saumur en France et de son Cadre Noir, Pinerolo est en Italie la ville de la Cavalerie dont elle perpétue les traditions. Elle y a ajouté le label olympique en organisant les épreuves de curling à l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver de Turin en 2006. C’est aussi une ville de culture riche en musées : Le Museo Nazionale de l’Arma di Cavalleria, la Collezione Civica d’Arte di Palazzo Vittone, le Museo Diocesano, le Museo Storico del Mutuo Soccorso et la Casa del Senato. La cathédrale de San Donato, la basilique de San Maurizio, l’un des symboles de la ville, ainsi que le centre historique de Pinerolo, avec ses places et ses pittoresques rues médiévales, méritent également le détour. Enfin, tout au long de l’année, Pinerolo propose de nombreux rendez-vous culturels : la Rassegna dell’Artigianato, la Maschera di Ferro, les concours hippiques internationaux. Pinerolo est tout cela et plus encore : une ville souriante et accueillante.
Le Tour fait pour la première fois étape à Pinerolo qui a accueilli en 1949 une étape du Tour d’Italie devenue historique, de Cuneo à Pinerolo. « Le col de la Maddalena aurait déjà suffi à épuiser un taureau. Or, on avait à peine commencé », écrivait Dino Buzatti, envoyé spécial du Corriere della Sera pour commenter le duel Coppi-Bartali. Ce jour-là, le plus jeune, Coppi, venait de porter le coup de grâce à son aîné : « Aujourd’hui, Bartali a compris qu’il était arrivé à son crépuscule. Et pour la première fois, il a souri ».