
À la fin du mois d’octobre, l’élite mondiale du cyclisme vit au rythme du marché des transferts, se soucie des stratégies d’équipe pour la saison suivante, et découvre le parcours du prochain Tour de France. Au même moment, une explication intense se joue sur les routes du Burkina-Faso, où les meilleurs rouleurs du continent se donnent rendez-vous depuis plus de vingt ans. Gagnés par le mystère du vélo, les cyclistes burkinabè ont endossé le rôle de pionniers, particulièrement déterminés et efficaces dans la propagation de leur nouvelle passion aux sportifs des pays voisins.
Sensibles à l’énergie qui anime ce mouvement et aux sollicitations légitimes de ces (pas si) lointains cousins, les dirigeants du Tour de France ont accepté de s’impliquer dans l’organisation du Tour du Faso. Depuis 2002, c’est donc en collaboration avec la Fédération Burkinabè de Cyclisme et le Ministère Burkinabè des Sports que les équipes d’A.S.O. accompagnent leurs cyclistes dans la recherche de performance. Les Burkinabè ont connu des moments de fierté nationale. Ils ont également essuyé des déconvenues qui forgent le sentiment d’humilité, indispensable dans le sport de haut niveau. Avec une pratique, des usages et des moyens différents, nous avons surtout constaté que nous partageons des valeurs. Nous les espérons universelles. Ce cyclisme empreint de simplicité, sans hélicoptères ni oreillettes, apprend du Tour de France autant qu’il l’aide à réfléchir. Au mois de novembre, la capitale du vélo, c’est bien Ouagadougou.
Christian PRUDHOMME
Directeur du Tour de France
En ces jours où tout est prêt pour le départ du Tour du Faso, je voudrais m’acquitter de l’agréable devoir de m’adresser au nom du Chef du Gouvernement à tous les amoureux du cyclisme.
22e du genre, la présente édition du Tour du Faso est placée sous le signe du renforcement des acquis.
En effet, voilà bientôt un quart de siècle que cette épreuve se déroule sans discontinuer, malgré les vicissitudes d’un environnement économique peu favorable. Mais grâce à la volonté d’hommes et de femmes qui ont foi en ce qu’ils font, le Tour du Faso connaît aujourd’hui une telle notoriété qu’il a cessé d’appartenir aux seuls Burkinabè.
Grâce au fructueux partenariat avec Amaury Sport Organisation (A.S.O.), scellé depuis 2001, les rouages de l’organisation sont maîtrisés au point de lui donner le label de Tour de référence de toute l’Afrique.
Par ailleurs, le nombre d’équipes de par le monde qui se bousculent au portillon pour y participer ferait grossir démesurément le peloton, et nos moyens financiers nous obligent à n’en retenir que quinze.
La vitesse moyenne du peloton s’améliore d’année en année et les leaders d’hier trouvent de plus en plus de challengers sérieux.
Le nombre de médias qui manifestent leur intérêt à l’endroit de cette compétition en vue de s’en faire l’écho s’accroît au fil des éditions.
Au regard de tout ce qui précède, je voudrais me convaincre avec vous que le Tour du Faso est sur la bonne orbite.
C’est pourquoi nous devons redoubler d’efforts, pour non seulement maintenir le cap, mais surtout tendre vers l’excellence, au niveau organisationnel, au niveau des performances. Aujourd’hui, plus que jamais, le tâtonnement est banni, nous devons viser plus loin.
Aux sponsors qui nous ont renouvelé leur confiance, j’exprime toute notre reconnaissance, invitant au passage ceux qui hésitent encore à nous rejoindre.
Je réitère mes encouragements à tous les organisateurs.
Bonne fête sportive à tous les amoureux de la petite reine !
Mori Aldiouma Jean-Pierre PALM
Ministre des Sports et des Loisirs
Officier de l’Ordre National