
L'ÉDITO
L’année 2006 sera, pour l’Etat du Qatar, une grande année sportive avec, en décembre, l’organisation des 15ème Jeux Asiatiques, mais aussi, dès le mois de janvier, la 5ème édition du Tour of Qatar, précédé du Doha International Grand Prix, deux compétitions cyclistes rassemblant la plupart des meilleures équipes professionnelles du monde.
Le cyclisme a donc pris l’habitude de donner ses premiers tours de roues de la saison sur les routes ensoleillées du Qatar depuis que le Comité Olympique National et la Fédération Cycliste se sont associés à l’ancien grand champion belge Eddy Merckx et aux organisateurs du Tour de France pour promouvoir à la fois la pratique de la bicyclette - à des fins éducatives et de santé - et le développement du tourisme, grâce à la médiatisation internationale de l’événement.
Nous verrons évoluer cette année neuf équipes «Pro Tour» sur un total de dix sept formations de huit coureurs, originaires de huit nations différentes. Avec, en vedette, le porteur du maillot arc-en-ciel de champion du monde, le Belge Tom Boonen.
Á lui seul, ce jeune et talentueux coureur, vainqueur de deux étapes l’an dernier, amènera dans son sillage un fort contingent de journalistes européens. Ces derniers pourront, une fois encore, apprécier les atouts qui favorisent l’installation du cyclisme de haut niveau dans ce dynamique état du Moyen Orient : son climat, très favorable en cette saison, la qualité de son hôtellerie, la sécurité assurée par les autorités et la courtoisie de nos hôtes.
Les sites choisis pour les départs et les arrivées sont ceux que les coureurs ont déjà connus et dont les images ont été diffusées à travers le monde : Al Khor, Camel Race Track, Sealine Resort, la Corniche de Doha et tout particulièrement Khalifa Stadium, si magnifiquement rénové et devenu un complexe sportif ultra moderne. Comme lors de précédentes éditions, de superbes sprints sont à prévoir, mais aussi des mouvements de course inattendus, si l’on se réfère au rôle déterminant que joue souvent l’orientation du vent pour des coureurs qui entament tout juste leur saison, mais qui savent que les premières victoires, bonnes pour le moral, en annoncent souvent d’autres.
Jean-Marie Leblanc
Directeur Général du Tour de France
