En bref
| Vainqueur d'étape | Lionel SYNE |
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Lionel SYNE |
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Lionel SYNE |
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Julien GONNET |
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Seydou SANFO |
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Abdelati SAADOUNE |
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Stéphane BONSERGEN |
| » Le descriptif des maillots | |
Tous les classements
| Étape |
|---|
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Individuel temps |
| Général |
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Individuel temps Individuel points Meilleure équipe |
Étape par étape
| 1 | mercredi 25 octobre | 91 km |
| Ouagadougou > Manga | ||
| 2 | jeudi 26 octobre | 121 km |
| Manga > (Pô) > Tiébélé | ||
| 3 | vendredi 27 octobre | 140 km |
| PĂ´ > Ouagadougou | ||
| 4 | samedi 28 octobre | 129 km |
| Boussé > Ouahigouya | ||
| 5 | dimanche 29 octobre | 150 km |
| Yako > Ziniaré | ||
| 6 | mardi 31 octobre | 136 km |
| Kokologo > Boromo | ||
| 7 | mercredi 1er novembre | 83.5 km |
| Bobo Dioulasso > Banfora | ||
| 8 | jeudi 2 novembre | 121 km |
| Bobo Dioulasso > Bobo Dioulasso | ||
| 9 | vendredi 3 novembre | 115 km |
| Boromo > (Sabou) > Koudougou | ||
| 10 | samedi 4 novembre | 96 km |
| Linoghin > Pouytenga | ||
| 11 | dimanche 5 novembre | 88 km |
| Loumbila (Barrage) > Ouagadougou | ||
| Total | 1270.5 km | |




La course
mercredi 25 octobre 2006| étape 1 | Ouagadougou > Manga - 91 km |
|---|
Le retour du Californien
En 2002, Lionel Syne, qui résidait à Los Angeles, avait été affectueusement surnommé le Californien. Depuis, le Belge est revenu au pays, s’est investi dans son activité professionnelle et a diminué les séances d’entraînement. Mais sur le Tour du Faso, Syne n’a perdu ni son sobriquet, ni sa pointe de vitesse. Au terme d’une étape où les grosses écuries ont contrôlé les diverses échappées du jour, le revenant s’impose dans un sprint massif de premier choix. Julien Gonnet, qui a passé une bonne partie de la journée en tête, est récompensé par une petite collection de maillots : rose (points chauds), blanc (jeunes) et rouge (combativité).
le film de l'étape
108 coureurs au départ
Après l’arrivée tardive des Egyptiens dans la soirée de la veille, la liste des partants correspond exactement à celle des engagés : 108 coureurs, répartis dans 18 équipes se présentent sur la ligne au départ de Ouaga. La première étape n’a jamais rien d’anodin. C’est avec cette certitude que les attaquants se déclarent dès les premiers kilomètres. Un premier groupe à dominante bretonne se détache dans la quatrième kilomètre. Il est repris après trois bornes d’effort, mais un de leurs coéquipiers s’échappe en solitaire. Julien Gonnet creuse un écart sans conséquence dans un premier temps, mais passe tout de même en tête au premier sprint intermédiaire. La récolte des points commence.
Gonnet, le sens de l’entreprise
Une bande de contre-attaquants rejoint Gonnet au kilomètre 25. Ce petit peloton de dix unités, où les grosses équipes ont au moins délégué un représentant (Burkina, Maroc…), travaille juste assez pour obtenir une minute d’avance au km 28, mais ne fait pas d’excès de zèle. Plutôt du genre entreprenant, Julien Gonnet, toujours lui, part à l’assaut des points à prendre à Kombissiri (km 33,5). Immédiatement après, l’accélération du peloton est fatale au jeune breton.
Carton plein sur les points chauds
Dans le nouveau groupe de tĂŞte qui se forme, l’équilibre des forces empĂŞche une rĂ©elle collaboration. Et la pression des Ă©quipiers de la Sofitex (Burkina-Faso) en tĂŞte de peloton permet de maintenir un Ă©cart stable autour de 30’’. Toujours aussi dĂ©terminĂ©, Julien Gonnet tente Ă nouveau une sortie Ă l’approche du sprint intermĂ©diaire de ToĂ©ssĂ©. Il trouve en Karel Pattyn un compagnon de route efficace. Après son carton plein sur les « points chauds », il reste 25 km Ă parcourir pour Gonnet, mais le duo n’a aussi que 25 secondes d’avance sur un peloton totalement reconstituĂ©. Le jeune loup ne se dĂ©courage pas pour autant, mais une crevaison l’oblige cinq kilomètres plus loin Ă rĂ©intĂ©grer le peloton.
Syne saute du « train breton »
Karel Pattyn, habituĂ© dans le passĂ© Ă subir les stratĂ©gies d’équipe des Burkinabè, insiste un peu plus longtemps mais retrouve de la compagnie au km 10. Un sprint massif se prĂ©pare donc dans les derniers kilomètres. JĂ©rĂ©mie Ouedraogo et SaĂŻdou Rouamba sont bien entendu candidats, mais un cafouillage Ă trois cents mètres de la ligne les prive de finish. Les Belges ont beaucoup mieux gĂ©rĂ© leur affaire : pendant que Roosen lance les hostilitĂ©s, Syne se cache derrière le « train breton ». Il jaillit dans les cent cinquante derniers mètres et remporte sa troisième victoire sur le Tour du Faso. Pour service rendu, Roosen est rĂ©compensĂ© par une deuxième place.
LE MAGAZINE
Condensé d’histoire
Tout le monde s’en Ă©tonne, chacun s’en rĂ©jouit. Le Tour du Faso, nĂ© comme toutes les bonnes idĂ©es d’un heureux concours de circonstances, s’apprĂŞte Ă vivre sa vingtième Ă©dition. Le matin mĂŞme, l’édition spĂ©ciale de Sidwaya Sport rappelait qu’à l’heure de sa conception, « les obstacles au projet… rendaient la chose aussi rĂ©aliste qu’irrĂ©alisable ». Et pourtant, sans qu’il y ait eu la moindre impasse depuis 1987, un peloton se prĂ©pare Ă nouveau Ă sillonner les routes du Burkina-Faso. Au rendez-vous fixĂ© Ă la Maison des Peuples de Ouagadougou pour la prĂ©sentation des Ă©quipes, on respire autant la solennitĂ© que l’euphorie. Comme par respect pour une originale tradition, les retardataires donnent quelques frissons aux organisateurs : les Angolais se font encore une fois tirer l’oreille, mais arrivent Ă temps pour monter sur le podium, tandis que les Egyptiens restent pour l’heure coincĂ©s dans un aĂ©roport de transit. La routine.
Au moment de lancer la soirĂ©e, Jean-Claude HĂ©rault donne dans le registre de l’émotion, Ă©voquant lui-aussi le chemin parcouru : il s’agit bien de « la plus grande Ă©preuve cycliste du continent africain ». Et lĂ , le dĂ©filĂ© des Ă©quipes ne fait que confirmer le rapide exposĂ© du directeur de l’épreuve. Si les Burkinabè, menĂ©s par un JĂ©rĂ©mie Ouedraogo tout juste aurĂ©olĂ© de la rĂ©compense de meilleur coureur africain de l’annĂ©e, ambitionnent lĂ©gitimement de conserver le titre, les prĂ©tendants ont rarement semblĂ© aussi nombreux et crĂ©dibles. Le Maroc, vainqueur avec Saadoune en 2002, compte faire revivre quelques douloureux souvenirs Ă ses hĂ´tes ; le Cameroun prĂ©sente un tableau de chasse imposant cette saison ; la Bretagne aligne deux coureurs de l’équipe Jean Floc’h ; la Belgique, qui a toujours collectionnĂ© les places d’honneur, a sorti tous ses atouts ; le SĂ©nĂ©gal promet de poursuivre sa montĂ©e en puissance ; et l’Egypte fait dĂ©jĂ trembler Ă distance !
Avec un tel plateau, la vingtième, c’est le feu d’artifice que les connaisseurs du cyclisme africain pouvaient espĂ©rer. On y sent se dessiner des revanches, des changements de gĂ©nĂ©ration sont attendus, des duels et des rencontres aussi. Conscient Ă la fois de l’enjeu que reprĂ©sente le Tour du Faso et de la difficultĂ© de la tâche qui reste Ă accomplir, Jean-Pierre Palm lance en conclusion une invitation Ă la performance aux Etalons du jour et Ă ceux du futur : « il faut que ces athlètes parviennent Ă vivre de leur sport dans ce pays », projette le Ministre des Sports. La professionnalisation, prochain chantier Ă mener pour le cyclisme burkinabè.






