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Journal de l'étape

étape 2 - Mantes-la-Jolie Orléans 185.5 km
lundi 5 mars

Boonen, la 100ème

Pour la première étape en ligne de Paris-Nice, l’allure modeste observée en début de course a ensuite laissé place à des mouvements décisifs qui ont certainement éliminé plusieurs candidats à la victoire. L’opération menée par l’équipe Omega Pharma Quick Step au ravitaillement est d’ores et déjà bénéficiaire pour Bradley Wiggins, qui s’empare du maillot jaune avec une avance de 6’’ sur Levi Leipheimer, avec qui le duel est engagé. Si ses ambitions au classement général sont certainement moindres, Tom Boonen profite surtout de son voyage à Orléans pour aller chercher au sprint la 100ème victoire en individuel de sa carrière, qui est également son sixième succès sur la Course au soleil.

Initiative solitaire… au km 60
Le peloton aborde sans précipitation la première étape. Mais le rythme tranquille ne persuade pas les éventuels attaquants de tenter leur chance. C’est donc groupé que le peloton progresse, à une allure modeste de 30 km/h pour commencer. Il faut attendre le km 60 pour voir le Belge Olivier Kaisen (LTB) prendre ses distances en solitaire avec le peloton. Il creuse un écart maximal de 2’50’’ au pied de l’unique côte classée du jour. Bien qu’il atteigne en tête le sommet, Thomas De Gendt se charge de défendre son maillot à pois en prenant la deuxième position, et les deux points qui s’y attachent.

Cassure au ravitaillement
Au kilomètre 72, une chute met notamment à terre Ivan Basso. Le leader de Liquigas mobilise ses coéquipiers pour rejoindre le peloton, qui augmente déjà sensiblement son allure. Mais c’est immédiatement après le ravitaillement (km 93) que le rythme s’accélère brutalement. Le mouvement orchestré par l’équipe Omega Pharma - Quick Step distance rapidement une poignée de coureurs, dont Andy Schleck. Surtout, un groupe imposant se détache en tête avec près de trente coureurs, mais se retrouve réduit à 21 après une chute au km 108. Il reste alors Boonen, Chavanel, Leipheimer, Maes (OPQ), Monfort (RNT), Wiggins, Thomas (SKY), Valverde, Rojas (MOV), Ravard (ALM), Gavazzi, Kiserlovski (AST), Westra (VCD), Jeannesson (FDJ), Klier, Vanmarcke (GRM), Phinney, Van Garderen (BMC), Spilak, Vicioso (KAT) et Degenkolb (PRO).

Des bonifs pour Wiggins
Au sprint de Neuville-au-Bois, le groupe bénéficie déjà d’un avantage de 1’45’’ sur leurs premiers poursuivants. Bradley Wiggins profite de l’aubaine pour aller chercher 3’’ de bonifications, pendant que Valverde en empoche 2. 

Saur-Sojasun se défend
Plusieurs favoris se retrouvent piégés par ce mouvement, dont Gerrans (GEC), Taaramae (COF) ou Coppel (SAU). Les équipiers de Saur-Sojasun se montrent d’ailleurs régulièrement actifs dans la poursuite, mais ne parviennent pas à combler le retard. A 25 km de l’arrivée, il reste 2’17’’ de marge pour le groupe des 21, où figurent à la fois des sprin teurs de premier plan et les grands favoris de la course.

Boonen répond à Degenkolb
Dans le final, les initiatives de Westra et de Vanmarcke ne perturbent pas radicalement le plan d’Omega Pharma Quick Step, dans lequel Sylvain Chavanel joue un rôle déterminant. John Degenkolb tente ensuite de lâcher ses rivaux à 300 mètres de l’arrivée, mais la réplique de Tom Boonen en puissance est imparable. Il remporte sa sixième victoire d’étape sur Paris-Nice.

 

Tom Boonen : « Gagner, c’est toujours bon signe »

C’était une journée très difficile, avec le vent qui soufflait de côté. Nous avons déjà livré une grosse bagarre, car dans le groupe de tête il y avait plusieurs coureurs intéressés par le classement général. Il a donc fallu rouler dur pour creuser l’écart. Et je suis content de terminer cette journée avec une 100ème victoire.

Gagner des courses c’est toujours bon signe. Le quatre dernières années je suis allé courir Tirreno-Adriatico, mais cette-fois je voulais changer un peu. Je sais que j’ai toujours eu de bonnes saisons lorsque je suis venu sur Paris-Nice. Généralement ensuite je suis au rendez-vous sur les classiques. Je vois que j’ai gagné de belles courses cette année, y compris au sprint, ce qui signifie que la forme est là.
Au sein de l’équipe Sylvain a beaucoup travaillé aujourd’hui. C’est un ami, je suis ravi de passer mes dernières années avec lui. Sur cette étape il m’a aidé, mais dans les autres jours je sais que cela peut être à mon tour de faire quelque chose pour lui, ou pour Leipheimer, puisqu’ils vont jouer le général dans les prochaines étapes.

 

Les dépêches

16:17 - Le Top 5 de l’étape

1. Boonen

2. Rojas

3. Degenkolb

4. Vanmarcke

5. Favazzi

16:16 - Victoire de Tom Boonen

Le coureur belge a répondu à l’attaque de Degenkolb.

16:15 - 500 m de l’arrivée

Vanmarcke a accéléré, mais le reste du groupe revient sur lui

16:14 - Sous la Flamme Rouge

C’est toujours Sylvain Chavanel qui donne le rythme.

16:12 - 3 km de l’arrivée

Le champion de France mène le groupe.

 

L’œil du Blaireau

Chaque jour, Bernard Hinault donne son analyse sur les enjeux de l’étape à venir, sur les coureurs à suivre…

Pour l’instant on ne peut écarter personne. Même si quelques favoris, comme Valverde, ont déjà concédé un peu de temps, ils peuvent toujours revenir dans la partie. Surtout qu’avec 20 ou 30 secondes de retard, ils seront moins surveillés, ce qui peut laisser des opportunités.
Pour aujourd’hui, il y a de bonnes chances que ce soit une arrivée au sprint, et je serai curieux de voir ce que va faire Tom Boonen. Il m’a impressionné dans le chrono d’hier car je l’ai suivi en voiture et il a été extrêmement rapide, même dans la côte qui ne lui correspondait pourtant pas. En ce moment il y a beaucoup de jeunes qui progressent au sprint, mais Boonen gagne à nouveau cette année. Il a peut-être connu une ou deux saisons un peu moyennes, avant de se remettre sérieusement au travail. Il compte bien sûr jouer les premiers rôles sur les classiques de pavés au printemps, mais avec la forme qu’il tient, il peut décrocher quelques autres courses sur son passage. S’il en a les moyens il ne s’en privera pas, c’est un compétiteur.