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La 81ème édition du Critérium International sera également la 3ème disputée en Corse, qui accueillera en 2013 le Grand Départ et trois étapes du Tour de France.
Pour prendre leurs marques sur les reliefs de l’île de Beauté, les champions de l’élite mondiale ont rendez-vous à Porto-Vecchio les 24 et 25 mars prochains. Sur le concept traditionnel de l’épreuve, trois étapes aussi variées que complémentaires sont proposées aux coureurs pour le premier week-end du printemps. Mais cette année, une modification d’importance a été apportée à l’ordonnancement du triptyque. Après l’étape de plaine et le contre-la-montre qui seront disputés le samedi, l’étape de moyenne montagne a été programmée en conclusion de la course, dimanche après-midi. L’ascension finale vers le col de l’Ospedale, qui a toujours sélectionné le vainqueur depuis l’arrivée du Critérium en Corse, promet une explication définitive entre les prétendants au titre. Après la séance d’escalade, il n’y a plus de session de rattrapage.
Les 16 équipes sélectionnées
Colombie
Colombia-Coldeportes (COL)
Espagne
Euskaltel-Euskadi (EUS)
Etats-Unis
BMC Racing Team (BMC)
Garmin-Barracuda (GRM)
Team Type 1 - Sanofi (TT1)
France
AG2R La Mondiale (ALM)
FDJ - BigMat (FDJ)
Bretagne-Schuller (BSC)
Cofidis, Le crédit en ligne (COF)
Saur-Sojasun (SAU)
Team Europcar (EUC)
Auber 93 (BIG)
La Pomme Marseille (LPM)
Grande-Bretagne
Sky Procycling (SKY)
Luxembourg
RadioShack-Nissan (RNT)
Pays-Bas
Project 1T4I (PRO)
LE PROGRAMME DES ETAPES
Samedi 24 mars
Etape 1 : Porto-Vecchio > Porto-Vecchio, 89,5 km
Etape 2 : Porto-Vecchio > Porto Vecchio, 6,5 km (Clm.ind.)
Dimanche 25 mars
Etape 3 : Porto-Vecchio > Col de l’Ospedale, 179 km
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Sur l’ultime contre-la-montre de l’épreuve, Frank Schleck, vainqueur d'étape au col de l'Ospedale, est parvenu à résister à la pression de ses adversaires pour remporter la 80ème édition du Critérium International. Le chrono a réussi à l’Allemand Andreas Klöden. Le coureur de l’équipe Radioshack devance le spécialiste de la discipline, Bradley Wiggins de 4’’ et Jakob Fuglsang de 10’’.
Il restait un ultime test au maillot jaune Fränk Schleck, vainqueur la veille au Col de l’Ospedale : résister à ces deux principaux adversaires Vasil Kyrienka (MOV) et Rein Taaramae (COF) pointé respectivement à 16’’ et 20’’ avant le contre-la-montre de 7,8km dessiné autour de la ville de Porto Vecchio.
Jens Voigt© DPPI
Jens Voigt, le grand spécialiste du Critérium International, opère son retour, cette année, et vraisemblablement pour la dernière fois car, à près de 40 ans et devenu père pour la sixième fois en janvier dernier, il sent poindre l’heure du départ à la retraite. En Corse, il vise la plus haute marche, tout en pensant à son rôle d’équipier des frères Schleck, réunis dans le peloton pour la première fois de la saison.
Il aime toujours autant le cyclisme, mais il tient à cœur à l’actuel doyen des Pro Teams, entré dans la carrière par la petite porte de l’équipe australo-tchèque ZVVZ-Giant en 1997, de réussir sa sortie. « Ce serait une énorme satisfaction de descendre les Champs-Élysées avec un des frères Schleck dans ma roue en jaune », prévient celui qui a goûté une fois au sacre suprême en escortant Carlos Sastre, son coéquipier de la formation CSC, en 2008.
Jens Voigt est un coureur admirable en ce sens qu’il a gardé une motivation identique pour toutes les autres épreuves du calendrier, qu’il s’agisse d’assouvir sa soif de victoire personnelle ou d’effectuer son travail d’équipier. « Mon intention est toujours, sur une ligne de départ, de faire quelque chose de positif dans la course, de gagner une étape ou d’aider mes leaders », martèle-t-il.
Parmi les 60 succès de son palmarès, les cinq classements généraux du Critérium International (en 1999, 2004, 2007, 2008 et 2009) plus cinq victoires d’étapes représentent sa marque de fabrique. Coureur offensif, puncheur dans les côtes sans être un vrai grimpeur, capable de rouler vite contre la montre sur des distances relativement courtes, Voigt est bâti pour le triptyque que l’on appelle aussi « le concours complet » du cyclisme. L’an passé, il n’avait pas défendu son titre acquis trois saisons de rang, son équipe n’ayant pu inscrire l’épreuve à son programme, déjà copieux à cette époque de l’année. « Mais je n’ai pas besoin d’équipe, engagez moi à titre individuel, j’ai seulement besoin d’un mécanicien et d’une voiture suiveuse ! », avait-il ironisé auprès de son employeur.
« J’aime cette course, admet-il aujourd’hui. Mais sa configuration est totalement différente du Critérium International que j’étais habitué à gagner dans le climat plus froid des Ardennes. Maintenant, elle se déroule sous le soleil corse, et l’étape décisive est la première (avec arrivée au sommet du col de l’Ospedale), alors qu’avant, le classement général se jouait sur les deux étapes du dimanche. Ça ne va pas m’empêcher d’essayer de gagner, mais tout dépendra de ce qui se passe samedi. Je mentirais si je disais que j’y vais dans le but de terminer 10e. Je préfère enlever un peu de pression des épaules des gars (les frères Schleck, ndlr) avant la course. Bon, à la fin, je terminerai peut-être 10e mais j’y vais en espérant réussir le gros coup. »
S’il ressent la nostalgie de Charleville-Mézières, théâtre de ses quatre victoires après qu’il se fût imposé en 1999 dans le Vaucluse, Voigt doit savoir que Porto-Vecchio et la Corse du Sud ne forment pas le point le plus méridional de l’histoire de l’épreuve, qui s’est disputée en 1960 à Oran, ville d’Algérie française en cette époque où l’on parlait du « Critérium national de la route ». Emile Idée (1940, 1942, 1943, 1946 et 1949) et Raymond Poulidor (1964, 1966, 1968, 1971 et 1972) l’ont remporté à cinq reprises avant Jens Voigt, qui s’attaque par conséquent au record absolu ! La toute jeune Helen-Marie mérite comme chacun de ses frères et soeurs ainés un maillot jaune du Critérium International.
Emile Idée rentre en tête sur le vélodrome de Roubaix, mais termine 2ème, en 1948© Presse Sports
Si le Critérium est devenu International en 1979, le palmarès de l’épreuve a été ouvert en 1932, après une course qui se disputait alors sur une journée, remportée par Léon Le Calvez.
Pour le coup d’envoi de la 80ème édition, les organisateurs ont convié les deux cyclistes les plus titrés sur la course. Quintuple vainqueurs, Emile Idée et Raymond Poulidor font le déplacement à Porto-Vecchio. A 90 ans, le premier garde des souvenirs très précis d’une des courses sur lesquelles il se sentait particulièrement à l’aise : « A l’époque on ne courait qu’une journée, et généralement cela partait très vite. Ensuite il y avait souvent des bordures, et sur la fin il ne restait que les plus résistants à l’avant. Et j’étais toujours là ».
Sa régularité au plus haut niveau sur les routes du Critérium National (2 podiums en plus des 5 victoires !) lui a valu le surnom du « Roi de Chevreuse ». Le règne aurait pu être encore plus oppressant pour ses adversaires si Emile n’avait pas fait preuve de générosité, lors de l’édition 1948 : « J’avais déjà gagné quatre fois, alors cette année-là j’ai travaillé avec mon beau-frère, Camille Danguillaume, pour l’aider à s’imposer. Nous avions peur de nous faire battre au sprint, alors on s’est associés, et c’est lui qui a gagné. » En Corse, Emile Idée s’apprête à rencontrer Jens Voigt, lui aussi quintuple vainqueur, et avec qui il partage aussi une certaine conception de la montagne : « J’aime bien les côtes, explique l’ancien, mais si cela dure trop longtemps ce n’est pas pour moi. Je pouvais passer un col, mais ensuite j’avais de sérieux problèmes de récupération. C’est pour cela que je n’étais pas très bien sur les courses par étapes ».
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L’étape de côtes qui s’achève au col de l’Ospedale prend une nouvelle dimension cette année. Les ascensions intermédiaires pourraient aussi servir de tremplin aux prétendants.
Les courses cyclistes savent à merveille épouser les territoires qui les accueillent. En Corse, le Critérium International prend des accents pointus, en correspondance avec les reliefs de l’île. Cette opportunité alléchante a poussé les organisateurs à proposer un parcours encore plus exigeant que l’année précédente sur l’étape d’ouverture du triptyque entre Porto-Vecchio et le col de l’Ospedale. Là où l’on évoquait un tracé accidenté, les changements effectués pour 2011 emmènent les coureurs sur une véritable étape de montagne, qui promet pour commencer une séance de selle de près de six heures : « la première volonté a été de rallonger cette étape, explique Laurent Bezault, responsable sportif de l’épreuve. Par rapport à l’année dernière nous avons donc rajouté presque 25 kilomètres. Il y aura une course d’usure dès le samedi ». Surtout, l’enchaînement des difficultés, avec sept ascensions au programme, a été totalement repensé, dans une direction qui donne la parole aux audacieux. « Le relief de l’île a dicté cette évolution, car en poussant vers le nord, nous avons trouvé des routes plus difficiles. Les passages aux cols de Celaccia et de Saint-Eustache représentent tous les deux autour de 10 kilomètres de montée. C’est donc une invitation à l’offensive. Les attaquants ne seront pas obligés d’attendre l’ascension vers l’Ospedale pour passer à l’action. » Avec un parcours qui se prête aux raids sur la longueur, l’élaboration des stratégies peut déjà débuter sur carte pour les coureurs.
Pour la 80ème édition du Critérium International, qui sera également la deuxième organisée dans le sud de la Corse à Porto-Vecchio, 16 équipes ont été sélectionnées.
Un peloton de 128 coureurs sera composé pour les trois étapes qui se disputeront les 26 et 27 mars prochains. Pierrick Fédrigo, qui avait dominé l’ascension vers le col de l’Ospédale l’année dernière, défendra son titre sous les couleurs de sa nouvelle équipe FDJ. Mais le maître de l’épreuve, Jens Voigt, quintuple vainqueur, devrait faire son retour avec les plus hautes ambitions, après avoir été privé de Corse en 2010. L’Allemand aura peut-être toutefois à composer avec un rôle d’équipier pour ses deux leaders, Frank et Andy Schleck, attendus sur le triptyque.
Les principaux engagés (au 14 février) :
AG2R La Mondiale : Péraud, Perget (Fra) ; Euskaltel-Euskadi : S.Sanchez (Esp), Sicard (Fra) ; Leopard-Trek : F. et A.Schleck (Lux), Voigt (All) ; Movistar Team : Rojas (Esp) ; Pro Team Astana : Vinokourov (Kaz), Di Grégorio (Fra) ; Sky Procycling : Gerrans, Rogers (Aus), Wiggins (Gbr) ; Team Garmin-Cervélo : Hesjedal (Can), Le Mével (Fra), D.Martin (Irl) ; Team Radioshack : Kloden (All), Machado (Por) ; Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team : Hoogerland (Hol) ; Bretagne-Schuller : Lebon, Dion (Fra) ; Cofidis, le Crédit en Ligne : Moncoutié (Fra), Taaramae (Est) ; FDJ : Fédrigo, Roy (Fra) ; Saur-Sojasun : Coppel, Mangel (Fra) ; Team Europcar : Rolland, Voeckler (Fra) ; Skil-Shimano : Sprick (Fra) ; Bigmat-Auber 93 : Méderel
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Pour la première fois depuis la disparition du Tour de Corse dans les années 80, l’élite du cyclisme a retrouvé la Corse en 2010 avec le Critérium International.
La formule ayant à la fois conquis les coureurs, les organisateurs, les responsables des collectivités impliquées et le public corse, un accord a été signé pour les trois prochaines éditions du triptyque de la route. C’est précisément à Porto-Vecchio que s’est rendu Christian Prudhomme pour officialiser avec Georges Mela, Maire de la ville, l’installation du Critérium International en 2011, 2012 et 2013.
Le rendez-vous est maintenant fixé aux 26 et 27 mars 2011 pour deux jours de compétition et trois étapes qui seront dessinées sur les routes exigeantes de Corse du sud, selon le format qui a assuré le succès de l’épreuve depuis 1932 : une étape de montagne, une étape au profil plus plat et un contre-la-montre de courte distance.
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Le défi de Pierrick Fédrigo sur la dernière étape consistait à résister aux assauts de solides spécialistes du contre-la-montre comme Evans, Rogers ou encore Machado, son premier poursuivant au général avec 17’’ de retard.
Le Français s’est acquitté de cette tâche avec sang-froid, et boucle un week-end parfaitement maîtrisé, de sa victoire au col de l’Ospedale jusqu’à ses derniers coups de pédale devant le port de Porto-Vecchio. De son côté, David Millar s’est montré le plus rapide sur le parcours du chrono, devançant notamment Alberto Contador, 2ème, nettement plus convaincant que la veille.