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La fin du mois d’octobre marque l’entrée dans une nouvelle séquence, avec l’annonce officielle du parcours de la prochaine édition du Tour de France.
Mardi 19 octobre précisément, plus de 4000 personnes et 500 médias du monde entier ont été conviés au Palais des Congrès de Paris, pour découvrir le détail des étapes du Tour 2011, qui se disputera du 2 au 24 juillet prochain sur les routes de France et de …
Pour l’heure, les certitudes concernent le programme des tout premiers jours de course, avec un Grand Départ organisé en Vendée, et l’arrivée finale qui a toutes les chances d’être jugée sur l’avenue des Champs-Elysées, à Paris. Entre les deux, les spéculations se poursuivent sur la place faite aux Alpes et aux Pyrénées, le passage par les massifs intermédiaires du pays, le format des étapes-clés du Tour à venir, etc.
En même temps que les spectateurs du Palais des Congrès, les passionnés et curieux qui s’impatientent pourront suivre en direct et en vidéo la cérémonie de présentation, à partir de 11h30 sur le site officiel. Cet été, plus de dix millions de visiteurs uniques se sont connectés quotidiennement sur letour.fr afin de vivre la course, pendant que des centaines de milliers d’amateurs de vélo se tenaient informés par le biais des applis mobiles. Un nouveau rendez-vous leur est fixé pour connaître toutes les villes étapes, les kilométrages et les innovations sportives de la 98ème édition.
© ERAI / Denis Dessus
© ERAI / Denis Dessus
Pendant que l’exposition universelle de Shanghai 2010 célébrait ses 60 millions de visiteurs, le pavillon Rhône-Alpes entamait sa quinzaine consacrée au thème « sport et montagne ». La longue relation de la région avec le sport cycliste a incité les responsables du pavillon à convier Jean-Etienne Amaury, Christian Prudhomme et Bernard Hinault pour une présentation du Tour de France aux médias et au public chinois, le 8 octobre dernier.
Il y a plus de vingt ans, Bernard Hinault s’était déjà rendu en Chine, invité à assister au Tour of Pékin, désormais disparu mais remplacé par une série de courses qui attestent des progrès de la discipline dans le pays (Tour of Hainan, Tour of Taihu et Tour of Qinghai Lake font partie de l’Asia Tour). « Encore récemment, le vélo était uniquement considéré par les Chinois comme un outil de travail. Mais maintenant ils ont passé un cap : l’intérêt pour le cyclisme de compétition est réel, la pratique se développe et leurs champions vont certainement progresser rapidement », détaillait Hinault à son retour de Shanghai. L’analyse du quintuple vainqueur du Tour rejoint aussi le sentiment de Christian Prudhomme, longuement interrogé par les journalistes sur les différentes problématiques d’organisation de la course : « J’ai d’abord été frappé par l’appétit des gens, qui m’ont demandé pourquoi la diffusion du Tour n’était pas plus importante, bien que CCTV 5 consacre des directs et des résumés sur toutes les étapes. Surtout, la plupart des questions étaient tournées vers l’aspect environnemental, puisqu’ils ont été touchés par la beauté des paysages français. Et si l’on peut penser qu’ils sont encore en retard sur ces questions, j’ai eu l’impression qu’ils peuvent très rapidement le combler et même prendre de l’avance sur nous. Car eux aussi commencent à reconsidérer le rôle de la bicyclette dans la société et spécialement au cœur des villes. » Après une autre conférence donnée devant des étudiants de l’université des sports de Shanghai, un rendez-vous a été pris avec le cyclisme chinois, cette fois-ci sur les routes de France. Le président de la Fédération Chinoise de Cyclisme, Mr Jiadong Cai, a en effet été invité à venir suivre une étape du Tour de France 2011. « En attendant de voir, j’espère à moyen terme, une équipe chinoise engagée dans la course », prophétise Christian Prudhomme.
Issy-les-Moulineaux, le 30 septembre 2010
Les organisateurs du Tour de France ont pris connaissance ce matin du communiqué de l’Union Cycliste Internationale faisant état d’un « résultat d’analyse anormal dans un échantillon prélevé sur le coureur espagnol Alberto Contador ».
L’UCI indique que ce cas requiert, « des investigations scientifiques complémentaires », avec le soutien scientifique de l’Agence Mondiale Antidopage, « avant qu’une quelconque conclusion puisse être tirée ».
La Direction du Tour de France attend donc les résultats de ces analyses complémentaires et la décision définitive de l’UCI.
Les lauréats du Grand Prix des Communes Gourmandes© St Michel
La madeleine de Luxey© St Michel
Le grand prix St Michel des communes gourmandes a été remporté par Luxey (Landes), dont les habitants ont concocté une madeleine qui a séduit le jury durant le Tour de France 2010.
Après avoir goûté et savouré 15 madeleines, présentées sur chacune des étapes françaises du Tour 2010, le jury présidé par Christian Prudhomme a donc tranché. Le village de Luxey et ses 710 habitants sont mis à l’honneur, le jour de la Saint Michel, comme lauréats du grand prix des communes gourmandes, organisé par le célèbre biscuitier, nouveau fournisseur officiel de la course. La recette originale de madeleine à base de pignons de pin et de miel de Bourdaine a devancé au classement final la madeleine à la framboise de Mariac (Ardèche) et la madeleine à l’épicéa de la Giettaz (Savoie). Délicatement sucrée et savoureuse à souhait, la « Madeleine de Luxey », comme on l’appelle désormais, fera son entrée courant 2011 dans la grande famille des produits St Michel de manière inédite et en série limitée. Elle sera également mise en avant dans le livre de recettes que St Michel publiera mi-octobre. Cette édition « collector » reprendra l’intégralité des recettes de madeleines découvertes sur le Tour de France 2010, illustrées notamment par les dessins réalisés par les enfants des communes participantes.
RECETTE DE LA « MADELEINE DE LUXEY »
Ingrédients pour 30 madeleines
300 gr de farine de blé ; 5 oeufs entiers ; 150 gr de sucre en poudre ; 3 cuillères à soupe de miel de Bourdaine et de bruyères bien bombées ; 150 gr de pignons grillés ; 250 gr de beurre fondu ; 1 paquet de levure chimique ; Le zeste d’un demi-citron ; 1 pincée de sel
Préparation
1. Faire fondre le beurre aux micro-ondes ou au bain-marie.
2. Battre les oeufs avec le sucre, le miel et la pincée de sel jusqu’à ce que le
mélange blanchisse.
3. Ajouter la farine mélangée à la levure ainsi que le beurre fondu
4. Faire dorer les pignons dans une poêle sèche, hacher les grossièrement puis
incorporer les à la pâte.
5. Laisser reposer 1 heure à température ambiante.
6. Préchauffer le four à 180°C (thermostat 6) pendant 10 minutes.
7. Beurrer et fariner les moules, puis les remplir jusqu’au bord.
8. Enfourner à mi-hauteur, réduire la température du four à 120°C (thermostat
4) et faire cuire pendant 15 minutes.
9. Démouler les madeleines encore chaudes et placer les sur une grille.
Depuis de longues années, Claude Michel s’était investie dans le Tour de France. En 2003, elle avait été à l’initiative, avec l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque, de l’Etape du Cœur, en faveur d’enfants du monde entier atteints de problèmes cardiaques.
Et depuis, elle réunissait tous les ans sur le parcours du Tour de France, des dizaines de personnalités qui pédalaient pour accompagner ces enfants dans leur combat et leur permettre d’être opérés en France.Les obsèques de Laurent Fignon, décédé mardi dernier des suites d’un cancer, se tiendront demain, vendredi 3 septembre, au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Avant ce moment de douleur, de chagrin et de recueillement que la famille de Laurent souhaite observer dans la plus stricte intimité, les équipes du Tour de France et d’A.S.O. transmettent leurs condoléances à tout son entourage.
Dans l’émotion des derniers jours, des messages d’affection et de souvenir nous sont parvenus en grand nombre. L’attachement à Laurent, partagé dans le monde du sport et au-delà, s’accompagne d’un mouvement de générosité spontané, avec une intention évidente de poursuivre son combat. Pour répondre à cette demande, sa famille a souhaité qu’au lieu de fleurs et de couronnes, les personnes qui le désirent fassent un don, soit à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière - l’ICM, soit à la Ligue nationale contre le cancer.
L’ICM est une fondation privée de recherche reconnue d’utilité publique qui a pour but de soutenir la recherche sur le cerveau et la moelle épinière. Cette Fondation cofondée par le Professeur Gérard Saillant (Président de l’ICM), ami de longue date de Laurent Fignon, qui l’a beaucoup soutenu durant son combat contre la maladie est installée à la Pitié-Salpêtrière, l’hôpital où il a vécu ses derniers jours.
Pour faire un don en ligne : www.icm-institute.org ou par chèque à l’ordre de ICM, CHU Pitié-Salpêtrière, Bâtiment Paul Castaigne, 47-83, boulevard de l'Hôpital 75561 Paris cedex 13
Quant à la Ligue nationale contre le cancer il est possible de faire un don en ligne : www.ligue-cancer.net ou par chèque à l’ordre de la Ligue nationale contre le cancer, 14 rue Corvisart 75013 Paris
"L’intello", en route vers la victoire à l’Alpe d’Huez en 1984© Presse Sports
Laurent a aussi été le "Perdant Magnifique" de l’édition 89© Presse Sports
Après deux ans d’un combat rude et humble contre la maladie, Laurent Fignon a succombé à l’âge de 50 ans à un cancer. Le double vainqueur du Tour de France, qui avait suivi les cinq dernières éditions comme consultant pour France Télévisions, quitte la scène en laissant l’image d’un observateur du cyclisme exigeant et sans concession. C’est aussi ce tempérament qui avait fait de lui l’un des grands champions du sport français.
A son arrivée dans les rangs professionnels, Fignon détonne déjà par son style, par son parcours. Parisien, c’est aussi un des rares bacheliers du peloton. Il chausse de plus des lunettes rondes qui lui valent rapidement une réputation et le surnom « d’intello ». Les commentaires sur son look de blondinet aux cheveux longs ne l’empêchent pas de se faire une place dans l’équipe Renault, au côté de Bernard Hinault, qui domine alors le paysage. Equipier efficace, il ne tarde pas à se muer en rival. Sur le Tour 1983, le forfait d’Hinault signifie aussi que les ambitieux ont voix au chapitre. Fignon saisit sa chance et s’impose pour sa première participation à la Grande Boucle, bénéficiant aussi de l’abandon de Pascal Simon. L’année suivante, il assume son statut de tenant du titre, redoublant même d’orgueil dans sa lutte avec « le Blaireau ». Après la montée vers l’Alpe d’Huez, où le face à face tourne à l’avantage du plus jeune, le champion de France en rajoute une couche en séance d’interview : « Hinault m’a bien fait marrer quand il a attaqué au bas de l’Alpe ! »
Dominateur en montagne et dans les chronos, celui qu’on appelle dès lors Laurent le Magnifique parait lancé dans une spirale de succès. Sa victoire de 1984 est pourtant la dernière sur le Tour de France. A la fin de l’ère Hinault, c’est avec Greg LeMond que s’engage un duel à épisodes. Et celui du Tour 1989 reste l’un des plus marquants de la carrière de Fignon. La victoire lui échappe le dernier jour, sur les Champs-Elysées, au terme d’un contre-la-montre qu’il parcourt dans la douleur entre Versailles et Paris. Sur la ligne, il lui manque huit secondes pour conserver le Maillot Jaune qui passe sur les épaules de LeMond. Sur le podium, la grimace de Fignon est affichée et assumée : la sincérité du sentiment était aussi sa marque de fabrique.
En 1993, le champion range les vélos avec un palmarès de prestige incluant notamment un Tour d’Italie, la Flèche Wallonne et deux Milan-San Remo. Son engagement dans le sport cycliste s’est poursuivi avec la reprise de l’organisation de Paris-Nice, qu’il a ensuite cédée à A.S.O. en 2002, et la création de Paris-Corrèze en 2001. Parallèlement, son ton libre, franc et même quelquefois brutal a fait de lui un analyste courtisé par les stations de radio et les chaînes de télévision. Diminué par la maladie qu’il avait révélée au public en 2009, Laurent Fignon avait tenu à suivre pour France Télévisions les deux dernières éditions. Dans ses récentes déclarations, l’ancien champion envisageait sa disparition avec courage et lucidité : « Je n'ai pas peur de mourir. Si ça devait s'arrêter rapidement, je n'aurais pas beaucoup de regrets. J'ai eu une belle vie. » Emues par le décès d’un amoureux fidèle et intransigeant du cyclisme, les équipes du Tour de France transmettent leurs condoléances à la famille et à tous les proches de Laurent Fignon.
Pour sa troisième victoire sur le Tour de France, à seulement 27 ans, Alberto Contador a connu trois semaines de confrontation inconfortables durant lesquelles il n’est pas parvenu à atteindre le niveau auquel il évoluait en 2009. Andy Schleck, déjà 2ème l’année dernière, termine le Tour 2010 avec 39’’ de retard, après avoir porté le Maillot Jaune durant six jours et remporté ses deux premières étapes. Le duel n’est plus en gestation, il est effectif.
Les promesses d’Andy Schleck, deux fois meilleur jeune du Tour et dauphin d’Alberto Contador en 2009, n’ont jamais manqué de sérieux mais ont longtemps été accompagnées d’une pointe de scepticisme. Les premières séquences du Tour 2010, qui ont confirmé dès le prologue de Rotterdam les carences d’Andy Schleck en contre-la-montre, ont pourtant clarifié la situation à son avantage, en l’imposant comme le seul rival crédible d’Alberto Contador.
A Morzine, les 10’’ de l’espoir
Dans la course par élimination qui s’est jouée dans la première semaine, A.Schleck aurait pu passer à la trappe dès l’épisode du toboggan glissant de Stockeu, qui l’a mis à terre avec de nombreux coureurs. Mais le lobbying de Cancellara en arrivant sur Spa a convaincu le peloton, et entre autres Contador, de neutraliser la course pour ne pas exclure les frères Schleck prématurément des débats.
Le cadet doit encore une partie de la bonne opération réalisée sur les pavés à son soldat suisse, qui n’a rien pu faire en revanche pour le grand frère, tombé sur la route d’Arenberg avec une clavicule fracturée. Pendant ce temps, Contador avale sans trop trembler les difficultés de la Reine des classiques. Beaucoup mieux qu’Armstrong, qui commence à céder du temps là où il avait prévu d’en gagner. La première journée alpestre achève le septuple vainqueur américain : une chute avant l’entrée dans l’ascension vers le col de la Ramaz le pénalise lourdement et l’entraîne dans une dégringolade au général fatale pour ses espoirs de victoire. On peut ainsi voir à Morzine une sorte de relève des générations, avec la première victoire d’Andy Schleck. Le Luxembourgeois creuse aussi pour la première fois de sa vie un écart en montagne sur Alberto Contador : les dix secondes de l’espoir.
Un torero, mais plus un matador
Evans est en jaune sur la route de Saint-Jean-de-Maurienne, mais les cachoteries autour de la fracture qu’il s’est donné au coude gauche ne suffisent pas à entretenir l’illusion. Dans la montée vers le col de la Madeleine, on ne voit d’ailleurs plus que deux têtes : celles d’Andy et d’Alberto, qui s’engagent dès lors dans un long duel mouvementé et poli à la fois. A Mende, l’offensive de Contador s’avère trop courte pour s’emparer du Maillot Jaune. Sur la route du Port de Balès, celle de Schleck est stoppée par un saut de chaîne qui l’éloigne de son adversaire, parti à l’assaut du Maillot Jaune. La montée vers le col du Tourmalet, en conclusion du festival pyrénéen, révèle ensuite une égalité de moyens en montagne qui profite à Contador. Chaque jour écoulé devient un nouveau pas de géant effectué vers la conquête d’un troisième titre.
C’est bien sur la fin du Tour que les faiblesses de Contador deviennent difficiles à dissimuler. L’Espagnol a perdu de son tranchant dans les pentes les plus raides : on a toujours affaire à un torero, mais plus à un matador. Si Contador revêt avec autant de conviction et de légitimité l’habit de lumière du Tour de France, il se montre incapable de porter l’estocade à son adversaire de l’année. Comme il le montre sur le contre-la-montre de Pauillac, il compense en revanche une perte d’efficacité par un supplément de force mentale qu’il tire de son expérience. La tête et les jambes, c’est aussi une définition du coureur complet.
Sur le Tour 2010, les Français ont notamment brillé sur le terrain des victoires d’étapes, avec 6 succès. C’est même mieux que Mark Cavendish, qui en rajoute cinq à son palmarès cette année.
Des bouquets tricolores
S’il n’est pas référencé dans les rubriques du règlement officiel, on peut toutefois établir, sur la base du nombre de victoires d’étapes, un « tableau des médailles » façon Jeux Olympiques. On trouverait alors la France au sommet, avec six bouquets, une performance inégalée depuis l’édition 1997 du Tour. La rareté statistique s’accompagne, en plus, de forts moments d’émotion comme les deux succès de Sylvain Chavanel, qui lui ont également donné l’occasion de porter le Maillot Jaune. L’honneur est d’autant plus savoureux que deux mois plus tôt, il était victime d’une chute qui lui enlevait presque tout espoir de participer au Tour de France. C’est ensuite en montagne que l’intuition et le tempérament des Français ont été récompensés : Sandy Casar à Saint-Jean-de-Maurienne, Christophe Riblon à Ax-3-Domaines, Thomas Voeckler et son maillot tricolore à Luchon, puis Pierrick Fédrigo à Pau.
Cavendish, la machine à sprinter
En descendant d’un rang dans le palmarès des nations, la Grande-Bretagne présente un total de cinq victoires d’étapes, qui tiennent dans les bras et les jambes d’un seul combattant valeureux et prolifique : Mark Cavendish. Le sprinteur de l’équipe HTC-Columbia a démarré dans le doute, précédé d’une réputation de mauvais garçon. Il a fallu attendre l’étape de Montargis pour le voir ouvrir son compteur. Le léger différé n’empêche pas le « Cav » de récidiver à Gueugnon le lendemain, puis à Bourg-lès-Valence. Pas plus que l’exclusion de son poisson-pilote-bélier Mark Renshaw, sans lequel il s’impose à Bordeaux, puis à Paris. Il y devient le premier coureur à remporter 15 étapes en seulement trois participations au Tour.
Petacchi en vert
La collection de Cavendish ne le propulse toutefois pas au sommet du classement par points. Dans l’ombre durant la première semaine, il a ensuite démarré avec un handicap par rapport à Alessandro Petacchi et Thor Hushovd, qui se sont échangés le maillot vert pendant l’essentiel du Tour. Vainqueur sur les pavés et plus à l’aise dans les montagnes pour aller récupérer des points que les autres sprinteurs ne sont plus en position de lui disputer, le Norvégien a pu entretenir l’espoir de ramener le maillot vert à Paris pour une troisième fois. Mais Petacchi, plus puissant et plus explosif sur les sprints, a pu systématiquement combler son retard et s’assurer entre Bordeaux et Paris la première place du classement par points, qui n’avait pas été remporté par un Italien depuis Franco Bitossi en 1968.
Les pois pour Charteau
La récolte des trophées a continué dans le clan tricolore avec la conquête du maillot à pois par Anthony Charteau. Longtemps au coude à coude avec Jérôme Pineau, le coureur de Bouygues Télécom a ensuite dû résister à la charge de Christophe Moreau, qui se serait bien vu traverser la France en rouge et blanc pour son dernier Tour. A l’arrivée, il complète le tableau d’honneur des Français, qui n’apparaissent qu’en 19ème position du classement général, avec John Gadret. Par ailleurs, si la « razzia » française est orchestrée par la génération des trentenaires, un examen attentif du classement des jeunes peut aussi donner des perspectives enthousiastes. Très loin d’Andy Schleck, troisième fois lauréat du maillot blanc, et également distancés par Robert Gesink et Roman Kreuziger, deux Français occupent les 4ème et 5ème positions du classement des jeunes : Julien El-Farès et Cyril Gautier.
Pour la deuxième année, Belin sera à nouveau au cœur du Tour de France.
La caravane composée de 4 véhicules à l’effigie de la marque prend elle aussi le départ de Rotterdam : une Belin Box géante sur roues, un char de 9 mètres de long, de la musique et des animateurs motivés composent la caravane Belin ! Présente sur les routes, la marque part aussi à la rencontre de ses consommateurs en magasin, en les invitant à prendre position sur les Stars de l’Apéro Belin.Un cocktail d’expérience et de jeunesse. Un leader inédit mais ambitieux. L’équipe Caisse d’Epargne ne s’interdit rien dans le sillage de Luis León Sanchez.
Yvon Ledanois est un directeur sportif lucide et pragmatique : « Nous avions fait l’équipe en fonction de Valverde. Il a donc fallu reconstruire un état d’esprit, une stratégie. » Presque un mal pour un bien car c’est « une équipe très homogène », selon lui, qui se présente au départ de Rotterdam. « Tous nos garçons ont des qualités et l’équipe profite de l ‘expérience accumulée par la structure depuis 1983. Notre équipe connaît le Tour, et cet acquis n’a pas de prix », poursuit-il. Improvisé leader l’an dernier, Luis León Sanchez est cette fois installé dans un rôle prépondérant : « Il a toutes les qualités. C’est un coureur d’avenir et un vainqueur potentiel du Tour. Il a juste besoin de prendre encore plus confiance en lui ». L’intéressé, temporise et préfère circonscrire son rôle aux opportunités qui peuvent se présenter : « Je vais courir au jour le jour et voir ce qui est possible », déclare le coureur de Murcie qui lâche cependant : « Je veux franchir un palier. Et je me sens, c’est vrai, capable de grandes choses. » Avec deux étapes sur le Tour, ces deux dernières années (en 2008 à Aurillac et en 2009 à St Girons) et une victoire dans Paris-Nice (2009), L.L.S. peut effectivement aspirer à jouer, dès cette année, un rôle proche des sommets dans le classement général. C’est Yvon Ledanois, qui annonce pour lui l’objectif de l’équipe : « Nous venons avec de vraies ambitions. Nous avons des jeunes et des coureurs d’expérience, comme Moreau et Gutierrez. Nous visons au moins une étape, et le Top 10 au général. » 62ème en 2008, 26ème l’an dernier : l’heure du grand défi est arrivée pour Luis León Sanchez.
Christian Vande Velde, dans l’ascension vers l’Alpe d’Huez sur le Tour 2008© Presse Sports
Le Tour 2010 est le troisième pour la formation américaine Garmin-Transitions. Lors de ses deux premières tentatives, l’équipe dirigée par Jonathan Vaughters a décroché la 4ème place du classement général (Vande Velde en 2008, Wiggins en 2009). Les motifs de satisfaction sont donc réels, mais Vaughters avoue aussi qu’il en voudrait un peu plus pour cette année.
« Gagner une étape est un gros objectif pour nous », dit-il. « Nous avons été tout près de le faire à plusieurs reprises, et avec les deux nouveaux coureurs que nous avons dans l’équipe, cela peut faire la différence. » Bien que Wiggins ait quitté l’équipe et que Vande Velde revienne de blessure, l’équipe dispose d’un atout maître pour les sprints avec Tyler Farrar. « Il est probablement encore plus rapide qu’au Giro, mais la compétition est plus relevée aussi. Il a gagné deux étapes en Italie, mais Cavendish n’était pas là. Toutefois, avec Johan Vansummeren et Robbie Hunter nous avons amélioré notre train, et cela peut jouer en notre faveur. »
Avec les victoires d’étapes comme objectif de départ, le groupe Garmin-Transitions compte également accompagner son leader jusqu’à Paris pour une place de choix au classement général. « Je suis plutôt satisfait de la façon dont je me rétablis », explique Christian Vande Velde, qui s’est cassé deux côtes sur deux chutes différentes pendant le Tour de Suisse. « Ce n’est pas l’idéal pour préparer le Tour, mais ce n’est pas la fin du monde. Il faut juste remonter sur le vélo, et même si c’est un peu inconfortable, ça ne remet pas trop en cause mes ambitions. Je pense que je suis prêt. »
Samuel Sanchez, ici en compagnie de Luis-Leon Sanchez, dans l’étape pyrénéenne de Saint-Girons, sur le Tour 2009© Presse Sports
L’équipe basque Euskaltel Euskadi vise le podium et une victoire d’étape pour sa dixième participation consécutive au Tour. Un anniversaire pour lequel les coureurs au maillot orange ont pris rendez-vous avec les Pyrénées.
« Le Tour nous a tout donné ». Miguel Madariaga, président de l’équipe et de la fondation Euskaltel-Euskadi, ne cache pas l’importance que revêt, pour ses couleurs, le Tour de France. Voilà une décennie que l’équipe basque consolide en effet son histoire sur la Grande Boucle. Toujours placée, bien que plus rarement gagnante, l’escouade basque avait frappé les imaginations lors de sa première participation avec la victoire de Roberto Laiseka lors de la 14ème étape du Tour 2001. Une victoire acquise à Luz-Ardiden au milieu d’une marée orange de supporters, qui avait été suivie, en 2003, par la victoire d’Iban Mayo, à l’issue de la 8ème étape menant à l’Alpes-d’Huez. Depuis, les victoires d’étape échappent, de peu, mais avec constance, à l’équipe basque. Quatre places de deuxième (Landaluze, lors de la 7ème étape en 2007 ; Martinez lors de la 15ème et S.Sanchez lors de la 17ème en 2007 ; Txurruka lors de la 13ème en 2009) ont alimenté les regrets mais montré la combativité d’une équipe qui ne renonce pas. Pour le 100ème anniversaire du passage dans les Pyrénées, les coureurs d’Euskaltel-Euskadi entendent satisfaire leurs suiveurs. « Nous avons créé un nouvel hymne pour l’équipe et 30 000 tee-shirts orange nous ont été demandés », souligne Madariaga, qui ne fait pas mystère des ambitions de la maison : « Un podium serait bien. Ou pas très loin. Ainsi qu’une victoire d’étape. Mais nous voulons aussi lutter pour les classements de la montagne et des équipes. »
Mais les 10 ans d’Euskaltel-Euskadi représentent aussi un tournant. « La crise a fragilisé le sponsoring de l’équipe et nous devons trouver 1 million d’euros pour rester à notre niveau sur les deux prochaines saisons », explique Madariaga, qui sait que le champion olympique sur route, Samuel Sanchez, fait l’objet d’offres plus alléchantes. A défaut de pouvoir retenir leur actuel leader, les Basques s’appuient sur une structure solide : 1 équipe Continental, 1 équipe amateur, 1 école de VTT et une fondation qui, depuis 1998, a déjà formé 3 800 jeunes des collèges au cyclisme sur route. La marée orange n’a pas fini de chanter dans les Pyrénées.
La boîte à idées est ouverte en grand pour réduire l’impact environnemental de la course. Au sein des équipes du Tour, on cherche à agir avec ordre, mais sur tous les fronts : tri des déchets, économies de papier, de carburant, d’emballages, etc. Sans oublier la pratique à bannir du jet de bidon !
Invention de génie d’un siècle lointain, la bicyclette gagne des galons de modernité dans le contexte général de préoccupation environnementale. Le moyen de transport le plus propre qui ait été conçu est mis à l’honneur durant les trois semaines du Tour de France. Mais l’événement dans sa globalité tient lui aussi à se montrer à la hauteur du message porté par le vélo. Impliqué dans une démarche de responsabilité, le Tour a fait le choix de « balayer devant sa porte » pour progresser dans la maîtrise de son impact environnemental.
Historiquement, c’est d’abord la conscience des risques environnementaux liés à la présence du public qui a fait réagir les organisateurs. Au tournant des années 2000, le Tour a commencé par se pencher sur la question du traitement des déchets produits par les spectateurs. La prise de contact avec l’Agence Régionale Pour l’Environnement Midi-Pyrénées, qui a ensuite aidé tous les collaborateurs à effectuer les meilleurs choix, peut maintenant être considérée comme fondatrice. Très vite, cette implication sur la partie pyrénéenne du parcours a conduit à un rapprochement avec Eco-emballages. Dans le cadre d’un partenariat effectivement enclenché depuis 2007, un dispositif important de tri et de collecte des déchets est mis en place dans les villes-étapes. Cette année, il est complété par un accord conclu avec une autre entreprise spécialisée dans le recyclage et le traitement des déchets, qui interviendra sur le parcours de plusieurs étapes.
Une multitude de pistes explorée
Parallèlement, la remise en question des fonctionnements, à tous les échelons, a conduit les équipes du Tour à réduire le nombre et la quantité des documents édités sur papier. Ainsi, après le passage au numérique des guides touristique et historique par exemple, le volume de papier consommé a diminué de 20 %. Pour tous les autres documents, il a en même temps été décidé que la qualité des papiers utilisés devait répondre aux exigences du label Imprim’vert.
Il a ensuite fallu poursuivre le processus de réflexion autour des méthodes de travail. Pour la préparation de l’édition 2010, une multitude de pistes a été explorée pour s’attaquer, par exemple, à la consommation de carburant, à la fois sur la course et en marge de l’événement. L’idée de l’utilisation du TGV plutôt que de l’avion pour les programmes « invités » a été retenue ; une formation a été dispensée à une centaine de chauffeurs de l’échelon course pour une conduite éco-responsable ; la remise à plat des besoins des équipes d’organisation a abouti à une réduction de 5 % du nombre de véhicules ; la recherche systématique de solutions de covoiturage ou de transports alternatifs pour les spectateurs a elle aussi porté ses fruits (système de navettes à Arenberg et Spa, télécabines à Ax-3 Domaines, télésièges au col du Tourmalet, etc.)… Sur d’autres sujets, les idées connaîtront des développements rapides : c’est le cas pour la norme de 160g. CO2 / km que le Tour s’impose et recommande déjà à tous les véhicules accrédités, ou pour l’application d’un règlement plus strict sur l’emballage des produits distribués par la caravane publicitaire.
Jet de bidons : un geste à la portée désastreuse
Les discussions sans cesse menées avec les partenaires sur ces problématiques confirment l’existence d’une communauté de valeurs dans l’univers du Tour. Directement concerné, le transporteur officiel Norbert Dentressangle présente la flotte la plus économe et la plus moderne d’Europe : tous les camions assurant la prestation de transport sur le Tour de France répondent à la norme Euro V, c’est-à-dire la plus élevée en termes d’émissions de gaz à effet de serre. De son côté, Kleber, qui évalue à 1,2 million de tonnes la réduction possible d’émissions de C02 avec une maintenance correcte du niveau de pression des pneus sur le parc automobile français, anime au quotidien un atelier de gonflage sur le parking de la caravane publicitaire.
Enfin, si le Tour cherche à agir concrètement, la plus grande course du monde doit aussi se positionner sur le front des symboles. L’image du cycliste véhicule des valeurs d’esthétisme, de force mentale et physique et de générosité. Elle est immédiatement ternie lorsque, par négligence ou désintérêt, le champion en question jette dans la nature un bidon en plastique qu’il a la possibilité de garder ou de remettre au véhicule de son équipe. La portée du geste est alors désastreuse. Le Tour de France condamne d’ores et déjà ces comportements, le règlement sportif et la convention qui lie ASO aux équipes ayant prévu des dispositions en ce sens. Il étudie par ailleurs avec l’UCI toutes les solutions pour les éviter, et pour les sanctionner. Car dans les pelotons comme ailleurs, nul ne doit se sentir indifférent aux injures faites à la nature.
Thor Hushovd, maillot vert en 2009, ne pratique pas l’exercice des reconnaissances© Presse Sports
Alberto Contador a emmené sa garde rapprochée pour monter jusqu’au col du Tourmalet© Presse Sports
Les plus grands champions du Tour de France effectuent entre fin avril et début juillet une reconnaissance des parcours a priori les plus stratégiques. Pour plusieurs d’entre eux, c’est la période Renaissance… Tout un art !
Ivan Basso n’a pris qu’un seul jour de vrai repos entre sa victoire dans le Tour d’Italie, le 30 mai, et le départ du Tour de France à Rotterdam, le 3 juillet. « Malgré les voix qui me disent de savourer ma victoire au Giro et de ne pas courir le Tour, je n’ai que ça en tête », explique l’Italien en réponse, notamment, à l’ancien champion Felice Gimondi qui lui conseillait publiquement de ne pas courir en juillet. « Pour redevenir totalement un coureur, je dois revenir sur le Tour et rendre au Tour ce qu’il m’a donné, c’est-à-dire tout puisque c’est la course qui m’a fait devenir un champion », insiste-t-il.
Lundi 7 juin, à midi, après qu’il eut distribué deux de ses maillots roses à des ministres de son pays, une voiture l’attendait à Milan pour une journée et demi de travail dans les Alpes, avec à son bord son coéquipier Roman Kreuziger, son directeur sportif Alberto Volpi et un masseur. « Je connaissais les lieux, dit-il à propos de la montée de Morzine/Avoriaz et des cols de l’étape suivante (Colombière, Aravis, Les Saisies et la Madeleine), mais j’avais besoin de cet exercice mental qui consiste à respirer l’air du Tour de France. »
De fait, depuis quatre ans, Basso n’a couru sur le sol français que la moitié du Critérium du Dauphiné l’an passé. Pour Lance Armstrong, qui s’est rendu fin juin sur les sites des étapes alpestres puis pyrénéennes du Tour 2010 dans le prolongement immédiat de sa deuxième place au Tour de Suisse, c’est également une méthode pour « retrouver des lieux familiers ».
Armstrong n’est pas l’inventeur des reconnaissances d’avant-Tour, mais il les a popularisées, grâce à ses enchaînements titanesques de montées de l’Alpe d’Huez, entre autres. Alberto Contador a lui aussi adopté la méthode. Là où Basso n’emmène avec lui que le co-leader de son équipe Liquigas, le vainqueur sortant du Tour a tenu à la présence, à ses côtés, de ses gregarii espagnols (Noval, Navarro, Hernandez…) et italien (Tiralongo) lors de son stage de la fin mai dans les Pyrénées. En plus d’une mise en jambes, de l’acquisition du coup de pédale spécifique à la montagne, des bienfaits de l’altitude, de l’intensité de l’entraînement en ces lieux difficiles, de l’appréciation des difficultés de chaque col et de la mémorisation des dangers de chaque descente, « ce qui est peut-être encore plus important que de connaître les montées », précise l’Espagnol, la reconnaissance des étapes-clef est pour lui une mise en condition collective.
Toutefois, son lieutenant, Alexandre Vinokourov, manquait à l’appel, avec l’excuse, en tous points valable, de son engagement au même moment sur le Tour d’Italie. Mais cette course où il visait plus ou moins la victoire finale, le Kazakh n’en a pas reconnu les détails non plus. « Ce n’est pas son truc », relève le manager d’Astana Yvon Sanquer. « Pour moi, ce sont les jambes et la forme du moment qui comptent », tranche Vinokourov qui a buté sur les plus forts pourcentages des cols italiens dont il avait compris sans les voir qu’ils étaient un peu trop raides pour lui.
Parfois, des équipes choisissent de reconnaître des étapes aux difficultés intermédiaires comme celle des Vosges, vue en camp d’entraînement par la Française des Jeux l’an passé. Cette année, et jusqu’au dernier moment avant de se rendre à Rotterdam pour le Grand Départ, les protagonistes du Tour ont parcouru le final de la troisième étape et ses 13,2 kilomètres de pavés. Contador s’est adjoint l’expertise d’un ancien vainqueur de Paris-Roubaix, Peter van Petegem, pour apprendre à rouler sur ces sentiers, le 27 avril dernier au surlendemain de Liège-Bastogne-Liège. « Il m’a conseillé sur le matériel à utiliser et j’ai beaucoup appris en deux jours », a indiqué l’Espagnol, qui ne dramatise pas cette étape crainte par tant de coureurs. La peur, de fait, est source de prévention.
Les sprinters, toutefois, n’ont pas ce loisir. Alors que se développe pour eux, dans l’équipe Sky notamment, l’étude de leurs adversaires et des fins d’étapes par vidéos, comme dans les sports collectifs on dissèque les tactiques et le placement sur le terrain, les reconnaissances ne sont pas à leur programme d’avant-Tour. « Trop de ronds-points, trottoirs et haricots sont modifiés entre le moment où on pourrait étudier scrupuleusement le parcours et le jour de l’étape », explique Thor Hushovd, double maillot vert du Tour de France. L’événement, par sa grandeur, impose effectivement des coupes dans le mobilier urbain. L’étude préalable des trajectoires concerne au vrai les contre-la-montre en priorité. Pour le reste, comme dit Basso, les reconnaissances tiennent surtout de « l’exercice mental ».
Robbie McEwen, vainqueur à Montargis en 2005 devant Boonen et Hushovd© Presse Sports
Absent du dernier Tour de France pour cause de blessure, Robbie McEwen est de retour sur la Grande Boucle à 38 ans. Le prolifique sprinteur australien (13 victoires d’étape) sera en terrain connu sur le parcours 2010. Il s’est en effet imposé dans quatre des villes qui accueillent cette année encore une arrivée d’étape.
Peut-on dire que vous serez un peu à domicile sur ce Tour ?
C’est un peu ça. Il y a une arrivée d’étape à Bruxelles, où je me suis imposé à 4 reprises lors de Paris-Bruxelles. Et puis il y a bien sûr Reims, Montargis, Pau et Paris où j’ai gagné sur le Tour. Des étapes que je connais comme ma chemise. J’ai d’ailleurs regardé des images de mes victoires pour me souvenir encore mieux des arrivées. Ça pourrait être un avantage cette année.
Y-a-t-il une étape que vous aimeriez vraiment gagner ?
J’ai la première étape en tête depuis un moment mais ça va vraiment dépendre du vent dans la région de la Zélande aux Pays-Bas avec ses digues et ses ponts. L’arrivée n’est qu’à 60 kilomètres de chez moi alors ma famille sera là et sans doute pas mal de supporters. Mes parents viendront également d’Australie. Mais honnêtement c’est bien de gagner n’importe où sur le Tour.
Comment vous êtes vous préparé pour ce Tour ?
J’ai planifié ma saison autour du Tour. Après ma blessure l’an dernier je savais qu’il me faudrait une année pour me remettre complètement et être compétitif. J’ai plutôt bien débuté ma saison au Tour Down Under. J’ai ensuite eu des hauts et des bas mais aujourd’hui je me sens prêt, en pleine forme.
Quels sont vos objectifs sur ce Tour ?
Ça va être mon 12ème Tour de France, j’en ai terminé dix. Mon objectif prioritaire est de remporter une étape. Je veux gonfler mon palmarès. Après la première semaine, je verrai comment les choses évoluent et si je peux me battre pour le maillot vert. Je pense toujours avoir la puissance, autrement je ne viendrai pas. Je me servirai de quelques-uns de mes coéquipiers mais contrairement à des formations comme HTC-Columbia, Garmin ou Quick Step, nous n’avons pas un train pour le sprint chez Katusha. Nous avons d’avantage des coureurs pour la montagne ou des échappées.
S’agira-t-il de votre dernier Tour ?
J’envisage de faire encore une saison, alors évidemment j’espère disputer un autre Tour mais on ne sait pas ce qui peut arriver ou si je serai sélectionné !
© Bas Czerwinski
Depuis plusieurs semaines, la ville s’habille aux couleurs du Tour de France
Des aménagements urbains sont dédiés au thème du vélo, et des citations de cyclistes français ou néerlandais s’affichent en grandes lettres sur les immeubles du quartier d’affaires ou sur les docks du plus grand port d’Europe.
Dès mercredi, les suiveurs du Tour arriveront en ville, tout comme les équipes des cyclistes qui constitueront le peloton du 97ème du Tour de France. Après une série de conférences de presse qui se tiendront dans le centre de spectacles et d’exposition d’Ahoy, un rendez-vous de prestige est fixé au pied du Pont Erasmus jeudi, entre 18h00 et 19h30, pour la présentation des équipes.
Jean-Paul Rey et Marc Lebreton, sur les traces des pionniers de 1910© Pierre Dufour
Deux cyclosportifs ont refait l’étape Luchon-Bayonne, comme il y a cent ans. Afin de célébrer les coureurs qui, le 21 juillet 1910, furent précipités dans « l’étape assassine » par les organisateurs du Tour de France.
Une fois refermée la dernière page de son manuscrit de « L’étape assassine, Luchon-Bayonne 1910 » (207 pages, nombreuses illustrations souvent inédites, 18 euros, éditions Cairn), l’écrivain-journaliste tarbais Jean-Paul Rey eut l’idée, et l’envie, de « revivre ce qu’avaient vécu ces champions d’un autre temps ». Il trouva en Marc Lebreton, collectionneur et restaurateur de vieux vélos, une oreille attentive et des jambes prêtes à l’accompagner dans cette odyssée.
Et voilà comment, le samedi 12 juin 2010, les deux amis se sont élancés de Luchon, à 3h 30 du matin, à la même heure et au même endroit. Ils commencèrent par escalader le col de Peyresourde dans la nuit noire, seulement trouée de temps à autres par l’équipe toulousaine de cinéma des « Films de la Castagne » qui tourne un documentaire pour célébrer les cent ans de Tour de France dans les Pyrénées. Puis ils le descendirent sur leurs vélos d’un autre temps, malgré des freins précaires : frein unique à tampon à l’avant, freins aux patins de liège à l’arrière.
Au bas de la descente, Jean-Paul Rey eut le désagrément de sentir sa tige de selle se briser net. Il rallia Arreau sans selle, puis monta le col d’Aspin avant de le redescendre, toujours sans pouvoir reposer son postérieur. Le plus étonnant vint du fait que la réparation, devant une foule de curieux stupéfaits, se fit à Sainte-Marie de Campan, là même où, en 1913, Eugène Christophe avait abrasé sa fourche brisée dans la descente du Tourmalet !
La montée du Tourmalet fut, évidemment, un des plus grands moments de cette aventure. Marc Lebreton, cyclo autrement plus émérite que Jean-Paul Rey, fila vite dans son beau maillot grenat de l’équipe Automoto, sur son vélo de la même marque, lourd de 12, 100 kilos, avec un développement unique de 478x24 ! Son compagnon alla plus lentement, lesté de 20 ans de plus il est vrai, et de 900 gramme supplémentaires puisque son Martel pesait 13 kilos, avec un 44 devant et derrière, un 24 pour les ascensions et un 20 pour le reste, après avoir tourné la roue.
A la sortie de Pierrefitte-Nestalas, ils croisèrent d’abord le champion du monde Cadel Evans, venu reconnaître le Tourmalet. Puis ils tombèrent sur les anciens champions Jean Bobet (auteur de la préface de « L’étape assassine ») et André Darrigade, venus spécialement les encourager jusqu’au sommet du col du Soulor. Grimper ce dernier, par un soleil qui commençait à chauffer et sur une route généreusement gravillonnée, fut un jeu d’enfants pour Marc Lebreton, beaucoup moins pour Jean-Paul Rey qui dut faire appel à toute son énergie pour ne pas mettre pied à terre.
Enfin, Jean-Paul Rey et Marc Lebreton touchèrent au port de Bayonne après 326 kilomètres de route, à 3h 15 dimanche. Soit 23h 45 après leur départ de Luchon ! La famille Martel, descendante du constructeur du vélociste tarbais qui, au début du siècle dernier, avait fabriqué la machine montée par JP Rey, avait réussi à identifier le lieu exact de l’arrivée de 1910 et tracé une belle ligne blanche que les deux compagnons franchirent en se tenant par l’épaule.
Les cols franchis par le peloton du Tour 1910 dans l’étape Luchon-Bayonne (326 km)
Col de Peyresourde
Col d’Aspin
Col du Tourmalet
Col du Soulor
Col d’Aubisque
Retrouvez le site consacré au centenaire du Tour dans les Pyrénées
Malika Ménard, Miss France 2010© Brandt
Ils ont avant tout le goût du jeu et le sens du spectacle. Les coureurs qui tapent dans l’œil du jury du prix Brandt de la combativité savent prendre des risques et s’engager dans des défis.
Cette fibre est récompensée quotidiennement car sur le Tour, le tempérament impressionne autant que le talent. Pour féliciter et soutenir les champions de la combativité, Brandt a demandé à des filles qui leur ressemblent de leur rendre visite : sur chaque étape, les Miss régionales élues par le comité Miss France viendront sur le Village départ. Habituées à la compétition et à ses exigences, les Miss se distinguent elles aussi par leur volonté et leur persévérance. Elles trouveront à coup sûr à qui parler avec les lauréats du prix Brandt de la combativité.
Attendues dès l’entrée du peloton en France le 6 juillet, les Miss régionales laisseront la vedette à la plus titrée d’entre elles le 14 juillet, jour de fête nationale. Ce jour-là, à l’arrivée de l’étape Chambéry - Gap, c’est en effet Malika Ménard, Miss France 2010, qui remettra le prix Brandt de la combativité, en compagnie de Laura et Emmanuelle.
Bradley Wiggins a misé sur le Giro pourune problématique de poids. Est-ce le bon choix ?© Presse Sports
Prétendre à la victoire sur le Tour de France exige une préparation minutieuse. Un coureur qui vise aujourd’hui une place au général, voire le Maillot Jaune, se doit d’organiser sa saison en fonction du Tour, en ciblant des objectifs, en choisissant un programme adapté et en récupérant au mieux avant la grande échéance de juillet. Alors comment faire pour adapter son pic de forme à ses objectifs ?
On est bien loin de l’époque des Anquetil, Merckx et plus récemment Hinault, qui avaient pour mission de briller sur la Primavera, à Roubaix ou Liège avant de gravir les cols des Alpes et des Pyrénées en quête du Maillot Jaune, et de remettre ça en fin de saison. Si depuis une quinzaine d’années, les prétendants à la victoire sur le Tour peuvent se permettre quelques objectifs en plus du Tour, notamment sur Paris-Nice ou au moment des Ardennaises, plus adaptés à leur profil, la Grande Boucle occupe l’essentiel de leur préoccupation, de leur quotidien.
Pour Philippe Mauduit, directeur sportif chez Cervelo, « la préparation pour le Tour est propre à chacun. Il faut néanmoins savoir en garder sous la pédale pour être capable de décaler son pic de forme. Il faut avoir une condition suffisante pour ne pas souffrir. Beaucoup de prétendants choisiront de faire une grosse course en juin avant de prendre une semaine de récupération complète ».
Sur le Criterium du Dauphiné, Alain Gallopin, directeur sportif chez Radio Shack minimisait d’ailleurs quelque peu la victoire finale de son coureur Janez Brajkovic, estimant qu’Alberto Contador, son ancien protégé et double vainqueur du Tour, n’était qu’à « 80 % ». Suffisant tout de même pour terminer deuxième de l’épreuve. « L’essentiel est d’arriver le plus frais possible, surtout psychologiquement, estime Mauduit. Les capacités physiques sont parfois insoupçonnées alors c’est au niveau de la tête que cela se joue. Les limites sont plus psychologiques ».
« Pour moi, la préparation pour le Tour débute six semaines avant le grand départ, explique Chris Horner (RSH), 15ème du Tour en 2007 et coéquipier de Lance Armstrong cette année. A l’approche de la course, on arrête certaines choses. On ne sort plus et on ne s’occupe plus de ses enfants. On fait de plus longues sorties. Pour moi le programme idéal serait de faire une pause après les Classiques Ardennaises pour arriver frais sur le Dauphiné et ensuite monter en puissance. Malheureusement j’étais obligé de faire le Tour de Californie ».
Outre l’importance d’éviter les blessures et les chutes, qui peuvent considérablement retarder une préparation, il s’agit également d’accumuler les kilomètres pour arriver à son poids de forme. « Bradley Wiggins, 4ème du Tour 2009, a choisi de faire le Giro pour notamment perdre du poids tout en travaillant sa puissance, explique Sean Yates, son directeur sportif chez Sky. Aujourd’hui tout est question de relation poids-puissance, watts-kilos. L’objectif est d’atteindre ce poids optimal et de savoir repousser le plus loin possible le taux de lactate ».
A l’image de Wiggins, Cadel Evans a également pris l’option Giro, sans pour autant trop puiser dans ses réserves. Mais après un tel effort de trois semaines, il s’agit de se reposer. « Ne rien faire pendant une semaine, estime Yates. Il vaut mieux faire une vraie coupure sans monter sur le vélo avant de recommencer à travailler ». Le vrai travail reprend d’ailleurs cette semaine pour le Britannique, en reconnaissances dans les Pyrénées.
Reste la question de savoir s’il faut être à 100% dès le début du Tour ou atteindre son pic pour la montagne. « Moi je ne crois pas en cette philosophie, dit Horner. C’est trop difficile à gérer. Il faut être à 100 % dès l’entame ». Sean Yates : « Certains diront qu’il faut être à son mieux pour la troisième semaine mais c’est très difficile de travailler physiquement pour cela, ça demande en revanche un vrai travail psychologique. Le corps est une machine jusqu’à un certain point. C’est la tête qui prend ensuite le dessus ! »
L’allée des Héros© A.S.O.
Redessiné pour l’édition 2010, le Village du Tour, où se retrouvent chaque matin les acteurs et les commentateurs de la course, multiplie les clins d’œil aux champions qui ont marqué l’épreuve.
On prend le temps de s’asseoir, de lire la presse du jour devant un café, de se laisser tenter par une dégustation de produits régionaux ou de se perdre dans des débats passionnés sur le scénario de l’étape à venir. Une journée sur le Tour de France commence pour beaucoup sur le Village, le lieu de rencontre où se côtoient suiveurs, coureurs et invités de la ville hôte. Depuis plus de vingt ans, l’espace est passé au rang des institutions. Les rituels qui s’y sont créés et s’y perpétuent font aussi partie de l’atmosphère du Tour. Cette année, la décoration et l’aménagement ont été repensés : la volonté de conserver les repères des habitués qui circulent dans le Village a été combinée à la nécessité de redessiner ses contours.
Ceux qui sont sensibles à l’univers du Tour se reconnaissent dans sa légende. C’est en partant de ce principe qu’a été imaginée l’allée des Héros. L’entrée dans le Village se fait maintenant par un chemin prestigieux où l’on rend hommage aux coureurs qui ont écrit les plus grandes pages de l’histoire du Tour de France. On s’incline et on salue ici les portraits des plus grands, de Bobet à Hinault en passant par Coppi, Merckx et Indurain. Tout au long de la flânerie, le visiteur aura d’ailleurs l’occasion de recroiser les illustres vainqueurs de la Grande Boucle, dont les noms figurent sur la moquette. Les références éparpillées dans le Village accordent aussi une importance légitime à leurs contradicteurs, aux animateurs un peu moins heureux ou même aux sans-grade qui sont parvenus à se faire une petite place. Deux totems rappelleront à certains, ou feront découvrir à d’autres, quelques anecdotes nées au cœur des pelotons du Tour.
Construite par des champions, la légende doit aussi beaucoup à son cadre. Si les passerelles existent entre les générations, c’est bien le langage des routes qui peut réunir les coureurs d’hier et d’aujourd’hui. La montée vers l’Alpe d’Huez, l’ascension vers le col du Tourmalet ou le sommet du Mont Ventoux sont devenus, avec les années, des scènes de spectacle et de bravoure inscrites dans la mémoire collective. Ces lieux qui génèrent de l’émotion sont aussi les stars de l’écran géant du Village, qui diffuse un florilège d’images accumulées sur le Tour depuis 1903. Les noms évocateurs comme l’Izoard ou le Galibier se marient également à la nouvelle déclinaison de couleurs que les plus attentifs remarqueront sur les barrières et les structures utilisées pour monter le Village.
Le noir et le jaune qui dominent l’environnement du Tour se retrouvent sur le podium, qui trône au cœur du Village, tel le kiosque qui accueille les fanfares sur les places du pays. Autour de cette tribune publique, les villageois se laisseront distraire par le marché, par les échassières en balade, ou par la fresque du jour, un « Graf » créé par un artiste de la région. Ensuite, il y aura un temps pour revenir à l’action principale. Lorsque les portes se ferment, la légende continue.
Les organisateurs ont procédé à la sélection des 22 équipes qui s’élanceront de Séville le 28août 2010 pour la 65ème édition de la Vuelta qui s’achèvera à Madrid dimanche 19 septembre.
L’épreuve fêtera ses 75 ans et débutera par un prologue en nocturne de 16,5 km tracé dans les
rues de Séville. Les 16 équipes, signataires de l’accord entre l’Union Cycliste Internationale et
Unipublic le 25 septembre 2008, sont assurées de participer à la Vuelta a España jusqu’en 2010.
AG2R - La Mondiale (Fra)
Astana (Kaz)
BBox Bouygues Télécom (Fra)
Caisse d'Epargne (Esp)
Cofidis, Le crédit en ligne (Fra)
Euskaltel-Euskadi (Esp)
Footon-Servetto (Esp)
Française des Jeux (Fra)
Lampre-Farnese Vini (Ita)
Liquigas-Doimo (Ita)
Omega Pharma-Lotto (Bel)
Quick Step (Bel)
Rabobank (Hol)
Team HTC-Columbia (Usa)
Team Milram (All)
Team Saxo Bank (Dan)
6 autres équipes, invitées par les organisateurs, complèteront le plateau.
Andalucia-Cajasur (Esp)
Cervélo Test Team (Sui)
Garmin-Transitions (Usa)
Sky Professional Cycling Team (Gbr)
Team Katusha (Rus)
Xacobeo Galicia (Esp)
Unipublic se réserve la possibilité de modifier cette liste si des circonstances importantes le
justifient, en gardant à l’esprit la responsabilité éthique des participants et leur qualité
sportive.
Manuel Martinez, Alberto Contador© Presse Sports
Chaque année, le prix Jacques Goddet - Trophée Carrefour récompense le meilleur article publié en langue française à propos du Tour de France.
Pour sa 6ème édition, le jury dans lequel avaient notamment été conviés Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil Constitutionnel et premier himalayiste français au sommet de l’Everest, et Edwy Plenel, fondateur du site d’information en ligne Mediapart, a tranché en faveur de Manuel Martinez. Le journaliste de L’Equipe, qui suit particulièrement les cyclistes espagnols, avait rédigé un portrait émouvant d’Alberto Contador au lendemain de sa deuxième victoire sur le Tour de France. Martinez revenait notamment sur un épisode à la fois tragique et fondateur dans la carrière de Contador, une chute en 2004 qui aurait pu lui coûter la vie. « Le médecin du Tour des Asturies pratique les premiers soins, machinalement. Ces premiers gestes de survie auront leur importance. Personne ne le sait encore, mais Alberto Contador vient d’être victime d’un début de rupture d’anévrisme », écrit Martinez, avant de retracer la trajectoire finalement heureuse du champion.
Le cyclisme est assurément le plus collectif des sports individuels. Sur le Tour de France, le champion le plus éblouissant compte aussi sur le soutien de ses équipiers pour parvenir à ses fins.
L’indispensable cohésion d’un groupe, la définition de stratégies et la répartition des rôles sont des notions aussi nécessaires à vélo que dans une entreprise. Digital a donc souhaité s’impliquer en tant que parrain du classement par équipes sur le Tour de France 2010. Nouveau partenaire officiel, le réseau d’enseignes spécialisé dans l’image, le son, le multimédia et l’électroménager rejoint l’univers du Tour, en se faufilant d’emblée au cœur du peloton. Les dossards attribués à tous les coureurs seront signés Digital, permettant à la marque de bénéficier d’une visibilité quasi permanente ! Du 3 au 25 juillet, les cyclistes seront donc amenés à démarrer la journée avec Digital. Ceux qui se distinguent dans le classement par équipes le feront d’ailleurs à double titre, puisqu’une récompense sera remise chaque matin à la formation la mieux représentée dans l’étape de la veille. Pour eux, le dossard à épingler sera jaune.
Saint-Michel organise sur le Tour 2010 un défi culinaire impliquant 17 communes situées sur le parcours des étapes françaises : le Grand Prix St Michel des Communes Gourmandes.
On s’agite déjà en cuisine pour la préparation du prochain Tour de France ! L’opportunité est unique pour les communes en lice pour le Grand Prix St Michel des Communes Gourmandes. Une d’entre elles aura le privilège de voir son nom sur les paquets de gâteaux commercialisés par les inventeurs de la célèbre galette. Avant d’atteindre cette consécration, les candidats doivent d’abord se distinguer auprès des experts d’un jury composé de suiveurs du Tour, et présidé par Christian Prudhomme. Traditionnelle ou originale, sucrée ou salée, fourrée ou parfumée, la recette de Madeleine la plus convaincante, bref, la meilleure de France, sera désignée à la fin du Tour pour être produite en série limitée de façon inédite.
Pour récompenser le travail fourni dans les villages, Saint-Michel offrira par ailleurs des ordinateurs aux écoles des trois communes ayant concocté les meilleures Madeleines. Et un livre publié à 1000 exemplaires rassemblera l’intégralité des recettes imaginées sur le parcours du Tour, illustrées par les dessins des enfants de tous les villages participants. A vos fourneaux, à vos crayons !
Retrouvez la liste des communes inscrites pour le Grand Prix
© A.S.O.
Fidèle au Tour, France Télévisions a préparé une grille de programmes une nouvelle fois ambitieuse pour le rendez-vous sportif du mois de juillet, avec 120 heures d’antenne consacrées à la course, et neuf étapes diffusées en intégralité.
Du 3 au 25 juillet prochains, les téléspectateurs français amateurs de vélo seront encore une fois chouchoutés par France Télévisions, qui a dévoilé ce matin le dispositif mis en place pour la 97ème édition du Tour de France. Les rendez-vous débuteront dès le matin avec l’émission Village Départ, présentée par Laurent Luyat, pour s’achever en soirée avec Tout le Sport. Dans la journée, c’est naturellement au cœur de l’action, sur la route du Tour, que seront invités les téléspectateurs : 9 des 20 étapes seront diffusées en intégralité sur France 2 - France 3. Pour détailler les enjeux de la course et analyser les stratégies, Thierry Adam sera entouré de Laurent Fignon et de Laurent Jalabert.
Diffuseur hôte du Tour de France, France Télévisions a également pour mission de produire en haute définition un signal international repris en direct par environ 60 chaines de télévision dans le monde entier. Près de 300 personnes, techniciens, réalisateurs, cameramen, journalistes et consultants, seront mobilisées pour la livraison de ces images.
Les rendez-vous de France Télévisions sur le Tour :
> Village Départ : France 3, fin de matinée
> L’Avant Tour : France 2, 13h50
> Le Direct : France 2 - France 3, à partir de 14h20 (13h30 le week-end)
> L’Après Tour : France 2, jusqu’à 18h50
> Le Film du Tour : France 3, 20h00
> Tout le Sport : France 3, troisième partie de soirée
> Stade 2 : 17h30 les 4, 11, 18 et 25 juillet
© A.S.O.
A l’occasion du 75ème anniversaire de la première étape de la Vuelta qui s’était déroulé le 29 avril 1935, le Roi Juan Carlos recevait aujourd’hui au Palais de La Zarzuela Javier Guillen, directeur du Tour d’Espagne, le ministre des sports Jaime Lissavetzky ainsi que de nombreux grands noms du cyclisme espagnol tels que Federico Bahamontes Abraham Olano, et Pedro Delgado. A cette occasion Javier Guillen a offert au Roi le nouveau maillot rouge de leader, spécialement créé pour le 75ème anniversaire.
« Le Roi porte un réel intérêt à la Vuelta, en particulier au contre-la-montre nocturne de Séville » a indiqué Javier Guillen, avant de poursuivre : « C’est un honneur et un réel plaisir d’avoir été reçu par le Roi, mais également de sentir qu’il nous accompagne et nous soutient. C’est d’ailleurs un vrai passionné de cyclisme. »
Le directeur de la Vuelta a par ailleurs souligné la présence de grands noms du cyclisme, et particulier de Federico Bahamontes. « C’est la première fois que je viens au Palais de la Zarzuela, mais j’avais déjà rencontré le Roi Juan Carlos. La dernière fois nous étions au Prado et il m’avait demandé une photo de Ramalles » raconte l’Aigle de Tolède.
La Vuelta débutera cette année le 28 août prochain par un contre-la-montre nocturne disputé dans les rues de Séville.
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Après six années de collaboration, Skoda prolonge son partenariat avec le Tour de France jusqu’en 2013. La marque tchèque, qui fournit les véhicules de l’organisation et parraine le maillot blanc de meilleur jeune, fêtera alors son dixième Tour.
On peut déjà parler d’une histoire. Depuis 2004 en effet, le Tour de France est le théâtre d’étapes décisives pour Skoda au sein d’un partenariat fructueux dont Christian Prudhomme, Directeur du Tour de France se réjouit : « de mars à octobre, durant au total près de 100 jours de compétition, plus de 200 véhicules Skoda nous permettent de relever sur les routes, des défis logistiques, de confort et de sécurité primordiaux pour nos épreuves. » Ainsi, le Tour de France et ses autres courses forment la scène idéale « grandeur nature », pour le lancement des nouveaux modèles de ces six dernières années, ainsi que le rappelle Skoda dans un communiqué : « le Tour de France constitue une vitrine festive qui permet de mettre en avant les nouveautés de la marque ». En 2008, c’est justement sous les traits de la voiture de direction de course rouge, que la nouvelle version de la Skoda Superb est sortie pour la première fois. L’année suivante, c’est également sur la Grande Boucle qu’a été aperçu pour la première fois le Yeti, dernier né des véhicules de la gamme Skoda. Avant ces modèles, la Fabia et l’Octavia break effectuaient leurs premiers tours de roues sur les routes du Tour. Aujourd’hui, plusieurs équipes cyclistes et plusieurs représentants des médias en sont des utilisateurs convaincus.
© Presse Sports
En matière d’endurance, Joop Zoetemelk a quelques faits d’armes à faire valoir. L’ancien coureur cycliste hollandais est tout simplement le recordman de longévité sur le Tour de France, avec 16 éditions bouclées, sans avoir jamais connu la frustration de l’abandon. Le 11 avril au matin, il prendra le départ de son premier marathon, dans les rues de Paris.
Depuis quelques mois, les nombreux allers et retours entre Paris et Rotterdam, qui accueille le Grand Départ du Tour le 3 juillet prochain, ont donné envie à Zoetemelk de se lancer un nouveau défi. Car le pavé des Champs-Elysées, où il a célébré sa victoire dans l’édition 1980 de la Grande Boucle, reflète aussi le souvenir d’une mission inachevée pour le Hollandais. En dépit de ses dix victoires d’étapes sur le Tour de France, il n’est jamais parvenu à s’imposer sur la ligne droite finale. Et le scénario de l’arrivée en 1979, où il s’est incliné dans un sprint à deux avec Bernard Hinault, devrait lui servir de moteur dans les moments de doutes qu’il pourrait traverser dimanche matin. Sur la ligne de départ, le dossard numéro 52494 n’ira pas batailler pour les premières places. Mais une victoire conquise sur le parcours, au bout des 42,195 kilomètres à travers la capitale, signerait déjà un beau retour. Du haut de ses 63 ans, Zoetemelk se lance dans sa première tentative sur la distance.
© Teisseire
Teisseire et les organisateurs du Tour de France sont heureux d’annoncer leuraccord de partenariat qui porte sur une durée de 4 ans. Teisseire devient ainsi le sirop officiel du Tour de France jusqu’en 2013.
L’histoire entre le sirop et le sport cycliste ne date pas d’hier : en 1953 déjà, le bidon
métallique de sirop est créé par Teisseire en s’inspirant des gourdes des cyclistes.
L’arrivée de Teisseire dans le club des Fournisseurs Officiels du Tour de France réaffirme l’engagement de la marque dans le sport. Pour faire découvrir les sensations des sirops Teisseire à travers les sports de glisse, la marque parraine déjà la Teisseire Kid’s Week (Winter et Summer), le Teisseire SK8 Tour et le Teisseire King of the Lake. Engagée dans le football, Teisseire est également Partenaire Officiel de l’ASSE. Enfin, la marque s’investit dans la natation et la voile, notamment en parrainant les Régates de la Grande Distribution.
Marque leader sur le marché des sirops, Teisseire s’associe donc logiquement au Tour de France, un événement comme elle, historique, convivial et populaire. Créée en 1720, Teisseire fait effectivement partie du patrimoine français, tout en ayant toujours su s’adapter aux besoins de ses consommateurs puisqu’on la retrouve aujourd’hui dans 1 foyer sur 4.
Teisseire fera son entrée sur le Tour de France à Rotterdam, le 03 juillet prochain, à
l‘occasion du Grand Départ 2010. La marque Teisseire sera présente dans la caravane publicitaire et sur l’arrivée des étapes en tant que fournisseur officiel du Tour de France. Le dispositif d’animation sera placé sous les thèmes de la fête, de la musique et des couleurs…
FETEZ LE TOUR EN COULEURS AVEC TEISSEIRE !
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Les organisateurs du Tour de France ont procédé à la sélection des 22 équipes qui s’élanceront de Rotterdam samedi 3 juillet.
Les 16 équipes suivantes ont été sélectionnées conformément à l’accord intervenu avec l’Union Cycliste Internationale en septembre 2008 :
Allemagne
Team Milram
Belgique
Quick Step
Omega Pharma – Lotto
Danemark
Team Saxo Bank
Espagne
Caisse d’Epargne
Euskaltel – Euskadi
Footon – Servetto
Etats-Unis
Team HTC-Columbia
France
AG2R La Mondiale
BBox Bouygues Telecom
Cofidis, le Crédit en ligne
Française des Jeux
Italie
Lampre – Farnese
Liquigas - Doimo
Kazakhstan
Astana
Pays-Bas
Rabobank
6 autres équipes, invitées par les organisateurs, complèteront le plateau de la 97ème édition du Tour :
Etats-Unis
Garmin - Transitions
Team RadioShack
BMC Racing Team
Grande-Bretagne
Team Sky
Russie
Katusha Team
Suisse
Cervélo Test Team
A partir de 2011, conformément à l’accord conclu entre les organisateurs des Grands Tours et l’Union Cycliste Internationale, les 17 premières équipes du classement mondial établi fin 2010, en fonction des performances sportives des équipes, seront sélectionnées d’office. Les autres groupes sportifs bénéficieront de wild cards délivrées par les organisateurs.
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A cent jours du prologue du Tour 2010, Rotterdam organise une nouvelle journée dédiée à la Grande Boucle. Le majestueux pont Erasme s’illuminera aux couleurs du Tour dans la soirée, devant un public d’amateurs de vélos mêlés à d’anciens vainqueurs.
La journée a débuté par un trajet pas comme les autres pour trois anciens vainqueurs du Tour de France, deux Français et un Néerlandais. Bernard Hinault et Bernard Thévenet, avec Joop Zoetemelk, ont pris place à la gare du nord dans un train dont deux voitures ont été spécialement habillées de jaune. Après leur voyage, les champions ont participé avec Christian Prudhomme à une conférence de presse dans le centre de Rotterdam. Ils sont surtout attendus pour un « dîner Maillot Jaune » qu’ils partageront avec les nombreux sprinteurs, grimpeurs et rouleurs qui ont construit l’histoire du cyclisme hollandais. Une trentaine d’anciens cyclistes, dont Jan Janssen, Steven Rooks, Hennie Kuiper, Willy Teirlinck ou Michael Boogerd, ont été conviés pour deviser sur les scénarios du prochain Tour, et sur l’événement qui se prépare à Rotterdam au début du mois de juillet. En attendant les premiers tours de roue, un feu d’artifice a été préparé pour illuminer le pont Erasme, sur lequel les coureurs passeront dans les deux sens à l’occasion du prologue et de la première étape. Une couleur à l’honneur : le jaune.
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Pour la quatrième année consécutive, un premier Tour de France se joue au printemps pour les équipes du Cycloparc, qui partent à la rencontre des jeunes du pays pour transmettre la passion du vélo, initier et éduquer.
Cette année, 11 villes qui figurent au programme du prochain Tour de France accueillent dans un premier temps le Cycloparc. Les animations sont ouvertes en priorité le vendredi aux classes de CM1 et de CM2 de la ville, qui préparent cette journée de sortie avec le concours de l’USEP, et encadrées sur place par la FFC. Le samedi, le grand public est attendu sur le Cycloparc, où se déroulent également les sélections pour la P’tite Boucle Nesquik, une série de courses qui auront lieu sur le dernier kilomètre du parcours, le jour du passage du Tour dans la ville.
Les dates de la tournée du Cycloparc
2-3 avril : Bourg-Lès Valence, Ile du Girodet
9-10 avril : Revel, Parking Intérieur, Boulevard de la république
16-17 avril : Pau, Stade Tissié
23-24 avril : Gueugnon, Place de l’Eglise
30 avril - 1er mai : Mende, Place du Foirail
7-8 mai : Reims, Parc Léo Lagrange)
21-22 mai : Gap, Parking de Verdun
28-29 mai : Flémalle, Belgique, A Chokier
4-5 juin : Chambéry, Buisson Rond
11-12 juin : Montargis, Place du Pâtis
18-19 juin : St Amand-Les-Eaux, Grand’Place
© FNSEA
Invité par la FNSEA au salon international de l’agriculture, Christian Prudhomme a remis les prix du concours paysager organisé à l’occasion du Tour 2009.
Sur le Tour de France, on court après les maillots. Vu du ciel, le suivi du peloton d’hélicoptère a permis d’en découvrir de nouveaux, concoctés par les agriculteurs de France tout au long du parcours de la dernière édition. En partenariat avec la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA), le Tour avait en effet invité le monde paysan à présenter, sur chacune des étapes, une création mettant notamment en valeur le patrimoine des terroirs du pays. Le verdict a été rendu au salon international de l’agriculture par Jean-Michel Le Métayer, président de la FNSEA, et par Christian Prudhomme, accompagnés pour l’occasion de Bernard Hinault et de Jean-Paul Ollivier (France Télévisions). Cette année, le département de la Drôme a été honoré, le premier prix lui étant remis en présence du Président de son Conseil général, Didier Guillaume. Les organisateurs du concours ont profité de cette rencontre pour annoncer le thème choisi pour 2010. Cette année, les champs seront décorés selon une forme hexagonale, qui rappelle naturellement les contours de la France, et chaque fédération départementale devra ajouter à sa mise en scène une phrase, un slogan ou une devise.
Les résultats du concours 2009
1. Fédération de la Drôme
2. Fédération des Vosges
3. Fédération de la Seine-et-Marne / Fédération de l’Indre
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On reconnaît parfois une silhouette, une posture, une attitude. Sur Paris-Roubaix, il arrive que derrière un masque de boue et sous un maillot totalement maculé, on identifie un coureur à son coup de pédale, à la puissance qu’il dégage sur les portions les plus piégeuses du parcours.
Franco Ballerini, décédé dimanche dernier sur un rallye automobile où il était engagé comme copilote, faisait justement partie de cette catégorie de champions. Durant sa carrière, il avait su apprivoiser la Reine des classiques à force de persévérance et de labeur, jusqu’à devenir un des dépositaires les plus méritants de « l’esprit du pavé ». Avant de s’imposer sur Paris-Roubaix, Ballerini y a d’abord beaucoup souffert : la défaite que lui infligea Gilbert Duclos-Lassalle sur le vélodrome en 1993 le plongea dans un désespoir qui allait ensuite lui servir de moteur. Deux ans plus tard, malgré une épaule blessée sur Gand-Wevelgem, il entamait un superbe numéro solo de « danseur des pavés » sur les 30 derniers kilomètres de course et parvenait enfin à la consécration. En 1998, c’est avec une avance de plus de quatre minutes sur son premier poursuivant, Andrea Tafi, qu’il s’adjugeait un deuxième titre à Roubaix. Et en 2001, c’est sur le théâtre de ses plus beaux exploits que Franco Ballerini achevait sa carrière, vêtu d’un maillot sur lequel il avait pris la peine d’inscrire « Merci Roubaix ». Cette marque de reconnaissance, digne des coureurs les plus élégants et valeureux, lui est naturellement retournée au moment de lui dire adieu. « Merci Ballerini », pensent aujourd’hui tous les amoureux du cyclisme et de Paris-Roubaix. L’organisation de la course, qui a respecté une minute de silence en compagnie du peloton du Tour of Qatar, adresse des condoléances émues à sa famille et à tous ses proches.
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Le spectacle en trois actes qui se prépare dans l'extrême sud de la Corse les 27 et 28 mars prochains se dessine plus précisément avec l’annonce du parcours concocté pour les trois étapes du Critérium International.
Le relief de l’île, avec des montagnes qui se jettent dans la mer, se prête idéalement à la conception d’une étape de montagne mouvementée. Ce terrain de jeu d’exception a donné l’idée aux équipes d’organisation de modifier l’ordonnancement habituel de la course. L’étape en ligne de samedi, après le départ de Porto-Vecchio, donnera d’emblée des vertiges aux coureurs avec la montée vers le col de Parmentile, puis plus loin en direction du col de Bacinu. Surtout, c’est au sommet de l’ascension vers le col de l’Ospedale que sera jugée cette première arrivée, où un grimpeur pourrait prendre une option sur la victoire. Mais le lendemain matin, l’étape en boucle autour de Porto-Vecchio offre des possibilités à des attaquants vifs et résistants. Sur 75 km, un groupe d’échappés bien organisé peut piéger les meilleurs : une hésitation suffit. Il ne resterait alors que 7,7 km d’un contre-la-montre individuel particulièrement technique dans Porto-Vecchio pour changer la donne. Au cœur de ces débats, on pourrait retrouver Lance Armstrong, Cadel Evans ou le champion olympique Samuel Sanchez, déjà partants pour l’aventure corse. Côté français, David Moncoutié, Thomas Voeckler, Pierrick Fedrigo ou Clément Lhôtellerie ont aussi prévu d’y tenter leur chance.
La saison européenne des courses par étapes prend traditionnellement une dimension solennelle avec le départ de Paris-Nice. Pour l’édition 2010, 22 équipes ont été appelées à présenter leurs meilleurs éléments au départ de la course au soleil, le 7 mars prochain à Montfort-l’Amaury.
Depuis les Yvelines, jusqu’à l’arrivée sur la Promenade des Anglais, un prologue et sept étapes en ligne ont été programmés pour une explication entre les cyclistes les plus en vue. Alberto Contador, vainqueur du Tour de France 2009 aura ainsi l’opportunité d’effacer le souvenir amer d’une fringale qui lui avait valu l’année dernière, en route vers Faïence, l’une de ses rares défaites dans une course par étapes. Le leader d’Astana devra également surveiller son dauphin sur la Grande Boucle, Frank Schleck, s’il veut renouer avec le succès sur la course où il avait entamé un cycle vertueux en 2007. Sylvain Chavanel, 3ème à Nice et lauréat du maillot vert en 2009, pourrait également se révéler sur une épreuve qu’il apprivoise un peu mieux chaque saison.
LES 22 EQUIPES INVITEES
Belgique
Omega Pharma-Lotto (OLO)
Quick Step (QST)
Danemark
Team Saxo Bank (SAX)
Espagne
Caisse d’Epargne (GCE)
Euskaltel - Euskadi (EUS)
Etats-Unis
Garmin-Transitions (GRM)
Team HTC-Columbia (THR)
Team Radio Shack (RSH)
Grande-Bretagne
Team Sky (SKY)
France
AG2R La Mondiale (ALM)
Bbox Bouygues Telecom (BBO)
Cofidis, le Crédit en ligne (COF)
Française des Jeux (FDJ)
Saur-Sojasun (SAU)
Italie
Lampre-Farnese Vini (LAM)
Liquigas-Doimo (LIQ)
Kazakhstan
Astana (AST)
Pays-Bas
Rabobank (RAB)
Skil-Shimano (SKS)
Vacansoleil Pro Cycling Team (VAC)
Russie
Katusha Team (KAT)
Suisse
Cervelo Test Team (CTT)
Christian Prudhomme et Philippe de Villiers, au Mont des Alouettes© CG de la Vendée
Philippe de Villiers, président du Conseil général de la Vendée, et Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, ont officiellement dévoilé ce matin les premiers détails du Grand Départ du Tour 2011, qui se tiendra dans le département pour la cinquième fois dans l’histoire de l’épreuve.
Après Saint-Jean-de-Monts (1976), Le Puy du Fou (1993, 1999) et Fromentine (2005), c’est sur le passage du Gois que débutera l’aventure du mois de juillet pour l’élite mondiale du vélo, samedi 2 juillet précisément. Pour beaucoup de suiveurs, il s’agira de retrouvailles avec un site déjà rentré dans l’histoire du Tour en 1999. Sur cette route atypique et mystérieuse entre toutes, submergée deux fois par jour par l’Océan, le peloton avait laissé « une des plus saisissantes images, la plus belle sans doute d’ailleurs, que j’ai jamais vue dans une étape de plaine », se souvient Christian Prudhomme.
La première étape a été programmée entre le passage du Gois et le Mont des Alouettes (180 km), qui culmine à 232 mètres d’altitude et qui a par ailleurs été un site stratégique important lors des guerres de Vendée (1753 – 1796). Ensuite, un contre-la-montre par équipe de 23 kilomètres a été dessiné autour de la commune des Essarts, pour le 3 juillet. Puis le départ de la troisième étape, durant laquelle les coureurs quitteront la Vendée pour partir à la conquête des routes de France, sera donné d’Olonne-sur-Mer.
Après 9 années passées à Charleville Mézières et surles routes des Ardennes, le Critérium International s’installe à Porto-Vecchio enCorse en 2010. Les détails de la 79ème édition du « triptyquede la route », qui se déroulera les 27 et 28 mars 2010, seront dévoilés àl’occasion d’une conférence de presse organisée début février.
A.S.O., organisateur de la course, tient par ailleurs à remercierchaleureusement le Conseil Général des Ardennes et la municipalité deCharleville Mézières qui leur ont fait confiance durant toutes ces années et sesont totalement investis à leurs côtés.
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Du 28 août au 19 septembre prochain, la Vuelta 2010 conduira l’élite mondiale du cyclisme de Séville à Madrid, en passant par les routes accidentées d’Andalousie, des Pyrénées et de la Cantabrique. Le spectacle promet de s’installer sur les trois semaines de la course.
En 1935, cinquante coureurs avaient pris le départ de la première édition de la Vuelta a Espana, pour une course de 14 étapes, avec tout de même 3425 kilomètres à couvrir. Soixante quinze ans plus tard, le programme s’étalera sur 21 étapes, pour atteindre une distance similaire de 3352 km. La carte a été dévoilée ce matin par Javier Guillen, directeur du Tour d’Espagne, lors d’une cérémonie organisée à Séville en présence de Bernard Hinault, double vainqueur de l’épreuve (1978, 1983), des deux dernier lauréats, Alejandro Valverde et Alberto Contador, ainsi que de Christian Prudhomme, directeur du Tour de France et de Yann Le Moenner, directeur général d’A.S.O.
Pour la cinquième fois de sa riche histoire, Séville donnera le départ du Tour d’Espagne. Le contre-la-montre disputé par équipe et en nocturne sur 16,5 km dans les rues de la capitale andalouse est en revanche une première. Dans les jours qui suivent, la lutte pour le maillot rouge, qui distinguera le leader de la Vuelta 2010, se jouera sur les reliefs éparpillés du territoire espagnol. Les premières passes d’armes entre grimpeurs pourraient se dérouler dès la 3ème étape, où a été placée une ascension de première catégorie en direction du col de Leon ; ou encore avant l’arrivée de la 8ème étape, où le programme comporte cinq cols avant la montée finale vers Xorret del Cati. Toutefois, il faudra peut-être attendre les Pyrénées pour assister aux assauts des montagnards les plus affutés : l’arrivée en altitude à Andorra Vallnord se présente comme un tremplin pour les ambitieux.
Quel que soit l’état de la hiérarchie au sommet avant de l’aborder, le triptyque de Cantabrique pourrait encore faire ou défaire des carrières. Du côté des lacs de Covadonga (ét.15), ou sur la montée finale du Cotobello (ét.16), les coureurs commenceront en effet à puiser dans leurs réserves. Après la dépense d’énergie du contre-la-montre individuel de Penafiel (ét.17, 46 km), il faudra encore se surpasser dans l’avant dernier jour de course, pour une éventuelle explication finale dans les rampes menant au Bola del Mundo. Le maillot rouge, qui attendra le vainqueur à Madrid après un probable finish au sprint, vaudra bien de l’or !
Christian Prudhomme, entouré d’Ahmed Aboutaleb, Joop Zoetemelk, Jan Janssen et Leontien Van Moorsel© Corvos
A Rotterdam et à Tokyo, le Tour de France a été honoré au cours de présentations quasi-simultanées de l’édition 2010, qui promet déjà d’être particulièrement suivie aux Pays-Bas et au Japon.
« Ce sera phénoménal, sans doute l’une des plus grandes fêtes populaires qu’ait jamais connu la Grande Boucle », s’est enthousiasmé Christian Prudhomme en sentant l’atmosphère qui gagne déjà Rotterdam à sept mois du Grand Départ. Reçu par le Maire de la ville, Ahmed Aboutaleb, le directeur du Tour a ensuite participé à l’inauguration d’une première série de plaques aux couleurs du Tour, qui jalonneront le parcours du prologue. Au pied du gigantesque Pont Erasme, Christian Prudhomme était accompagné des deux vainqueurs néerlandais du Tour, Jan Janssen et Joop Zoetemelk, ainsi que de la quadruple championne olympique Leontien Van Moorsel.
Quelques milliers de kilomètres plus loin, c’est Bernard Hinault qui a accaparé l’attention du public et des journalistes. Depuis 1985, année où un reportage largement diffusé avait décrit le parcours du « Blaireau », plusieurs générations de coureurs ont été élevées dans le culte du champion français. Qu’il s’agisse de Daisuke Imanaka, un pionnier qui avait tenté sa chance sur les routes françaises en 1996 ; de Fumiyuki Beppu, le premier finisseur japonais du Tour de France en juillet dernier ; ou d’Asada Akira, un des promoteurs du cyclisme les plus impliqués au Japon ; tous on pu rappeler l’exemple qu’a été Hinault dans leur passion pour le vélo. Au cours d’une conférence de presse ou plus de 70 médias s’étaient déplacés, puis lors d’une présentation devant 500 personnes, le quintuple vainqueur français a pu raconter son expérience et faire partager son amour du cyclisme.
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Le prix USJSF-LCL de la meilleure photo de sport de l’année a été décerné à Stéphane Mantey, du quotidien L’Equipe, pour un cliché pris sur le Tour de France le 11 juillet dernier, durant l’étape Andorre-la-Vieille - Saint-Girons.
Après 97 éditions, la Grande Boucle continue de stimuler la créativité des meilleurs photographes. Ici, un objectif à décentrement a été utilisé pour obtenir l’illusion d’une transformation des coureurs en petites figurines de plomb.
Fumiyuki Beppu et Yukia Arashiro© Presse Sports
Suivi depuis le bout du monde durant le mois de juillet, le Tour de France est reçu cette semaine dans deux pays aux traditions sportives totalement différentes, qui se rejoignent toutefois dans leur intérêt pour la plus grande des épreuves cyclistes.
Le grand écart peut paraître acrobatique entre Rotterdam et Tokyo. C’est pourtant cette diagonale euro-asiatique qui pourrait être tracée les 4 et 5 décembre, puisque les deux cités ont choisi de mettre à l’honneur le Tour de France. Aux Pays-Bas, le maire du plus grand port du continent, Ahmed Aboutaleb, et Joop Zoetemelk, recevront Christian Prudhomme, avec qui ils poseront les premières dalles d’une voie cyclable totalement décorée aux couleurs du Tour, sur le parcours du prologue qui sera disputé le 3 juillet prochain. Au Japon, la chaine J Sports a déjà organisé à trois reprises la « nuit du Tour de France ». Depuis les performances de Fumiyuki Beppu et Yukia Arashiro, qui sont devenus en 2009 les deux premiers « finisseurs » japonais de la grande boucle, l’épreuve a encore gagné des adeptes sur l’archipel. Bernard Hinault y a été invité à communiquer sa passion pour le vélo et à parler de son expérience du Tour à l’occasion d’une présentation détaillée de l’édition 2010.
La municipalité de Mascate, au Sultanat d'Oman, Eddy Merckx et Dirk De Pauw ontconclu un accord visant à l'organisation d'une nouvelle épreuve cycliste sur route, du14 au 19 février 2010, dont l'organisation technique a été confiée à Amaury SportOrganisation, organisateur du Tour de France.
Les détails techniques et sportifs de la première édition du Tour of Oman seront
révélés à l'occasion d'une présentation qui se tiendra à Paris au mois de janvier.
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La remise des prix du concours de décoration des villes et villages, organisé en partenariat avec Doublet, s’est tenue au Congrès des maires de France. Vatan et le département de l’Indre en général ont été récompensés.
Les suiveurs du Tour peuvent en témoigner : l’art de recevoir fait partie des qualités les mieux réparties dans les régions de France. Chaque année, la course traverse près de 600 communes. Des hameaux, des villages, des bourgs et des villes s’habillent aux couleurs du jour, en décorant les ronds-points, les places, les balcons ou encore les églises. Le clin d’œil est parfois discret, mais souligne toujours le lien entre la Grande Boucle et les nombreux amateurs de vélo.
Sur le Tour 2009, le jury présidé par Bernard Hinault a porté une attention particulière à toutes les décorations qui fleurissent le parcours. Et c’est le village de Vatan, situé dans l’Indre, qui s’est distingué entre tous. La petite commune qui accueillait le départ de la 11ème étape a été récompensée à l’occasion du salon des maires, où Christian Prudhomme s’est rendu en compagnie de Bernard Hinault dans la matinée de mercredi. Le département de l’Indre, également traversé par la 10ème étape, s’est montré particulièrement inventif et convaincant, puisque trois de ses communes occupent le podium de l’édition 2009.
Le classement du concours de décoration du Tour 2009
1. Vatan (Indre)
2. Saint-Aout (Indre)
3. Issoudun (Indre)
4. Junay (Yonne)
5. Brignoles (Var)
Abdelati Saadoune© A.S.O.
Sept ans après une première victoire en 2002, le Marocain Abdelati Saadoune est devenu le deuxième double vainqueur dans l’histoire du Tour du Faso, après Ernest Zongo (1995, 1997).
L’équipe marocaine, qui occupe les quatre premières places du classement général final, a contrôlé la course tout au long de la semaine. Elle a notamment su déjouer les plans de ses rivaux belges, qui se sont contentés du maillot vert de Lionel Syne, quintuple vainqueur d’étape sur cette 23ème édition. Les informations sur le Tour du Faso restent accessibles sur le site officiel, à l’adresse www.tourdufaso.bf.
Alain Joyandet, sur le Tour du Faso 2008© AP/A.S.O.
Depuis le début de la 23ème édition du Tour du Faso, le maillot jaune a vite quitté les épaules du Français Julien Schick pour celles des Marocains Mohcine Lahssaini, puis Abdelati Saadoune. Mais le leader de l’épreuve portera quoi qu’il advienne les couleurs de la France jusqu’à l’arrivée finale à Ouagadougou, dimanche 1er novembre.
C’est en effet le logo « France coopération » qui figure sur le maillot jaune, en vertu d’un nouveau partenariat conclu cette année avec le ministère burkinabè des sports et la fédération burkinabè de cyclisme, organisateurs de la course. Amateur de cyclisme, le secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie, Alain Joyandet, s’était rendu sur la première étape du Tour du Faso en 2008. Il avait alors saisi l’importance capitale de l’épreuve dans le paysage sportif africain, et décidé de lui apporter une aide décisive. Suite à son initiative, une subvention de 115 000 euros a été débloquée par l’Agence Française de Développement.
Cette année, la plus grande course cycliste du continent africain réunit 15 équipes de 6 coureurs, amenés à se départager sur dix étapes, pour un total de 1276 kilomètres de route.
Organisée par la Fédération Burkinabè de Cyclisme et le Ministère Burkinabè des Sports, la 23ème édition a débuté le 23 octobre dernier, pour s’achever à Ouagadougou dimanche 1er novembre. Après quatre étapes disputées, le peloton se trouve maintenant à Orodara, mené par le Marocain Abdelati Saadoune, un habitué du maillot jaune qui s’était déjà imposé sur le Tour du Faso en 2002. Pour continuer de suivre la course sur la toile, les internautes peuvent se connecter sur le nouveau site officiel, www.tourdufaso.bf, mis en ligne avec le quotidien burkinabè Sidwaya. Hormis des photos, des actus et les classements de l’étape du jour, on y trouve également des interviews. Le ministre des sports, Jean-Pierre Palm, s’y réjouit par exemple du travail déjà réalisé : « C’est la preuve qu’au Burkina, la volonté y est. Le savoir faire aussi ».
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Le Tour de France doit son succès aux collectivités de France et des pays voisins, qui consacrent chaque année de l’énergie et des moyens à accueillir la course. A Cholet, l’assemblée générale de l’Association Nationale Des Elus en charge du Sport (ANDES) a reçu Christian Prudhomme pour participer à leur journée de discussions.
C’est quelquefois dans un de leurs bureaux que nait une idée. Seul ou avec des collaborateurs, l’adjoint au sport d’une ville se projette au mois de juillet, imagine la caravane publicitaire, un peloton de champions, et naturellement les caméras de télévision qui vont avec. Les conversations se poursuivent, le projet semble finalement réaliste. On décide donc d’envoyer une lettre de candidature officielle, en attendant de recevoir, un jour ou l’autre, une bonne surprise. Lorsqu’une commune entreprend ce travail, elle manifeste son intérêt pour le Tour de France et s’engage surtout dans une aventure. C’est pourquoi Christian Prudhomme a voulu réaffirmer sa reconnaissance lors de l’assemblée générale de l’ANDES, le 17 octobre dernier à Cholet.
L’association se présente avant tout comme un lieu d’échange qui regroupe des représentants de 2400 communes. Son ambition consiste également à faire entendre la voix des communes, qui restent les acteurs majeurs du mouvement sportif en France (8,35 milliards d’euros par an). En tant qu’interlocuteur privilégié, l’ANDES et son président, Jacques Thouroude, avaient convié le président du CNOSF, Denis Masseglia, à partager ses idées sur des thèmes variés, comme par exemple les conséquences de la réforme des collectivités sur les politiques sportives. Les participants à cette journée ont aussi pu détailler avec Christian Prudhomme le parcours fraîchement dévoilé du Tour de France 2010.
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C’est avec la volonté de rendre hommage aux Pyrénées que le tracé du Tour de France 2010 a été conçu. Immédiatement après l’annonce officielle du parcours, Christian Prudhomme a tenu à se rendre en compagnie de Bernard Hinault dans les montagnes où se jouera probablement le Maillot Jaune au mois de juillet prochain.
Dès leur descente d’avion, le patron du Tour, et son quintuple vainqueur, étaient attendus par les caméras de France 3 Midi-Pyrénées pour aborder le caractère décisif de l’introduction des étapes pyrénéennes il y a maintenant près de 100 ans, pour le Tour 1910. Dans la foulée, ils se sont rendus à une conférence de presse organisée à Pau en présence de Martine Lignières-Cassou, député-maire de la ville. Le lendemain, c’est au col du Tourmalet que la presse régionale avait rendez-vous, avec quelques mois d’avance sur les champions. Sous l’œil de Josette Durrieu, présidente du Conseil Général des Hautes Pyrénées, et de François Fortassin, président des amis du Tour de france au Sénat et vice-président du CG des Hautes-Pyrénées, les journalistes ont du même coup assisté à la « transhumance du Géant », la célèbre statue installée au col depuis 1999, qui redescend dans la vallée chaque année à l’approche de l’hiver. A Ax-les-Thermes dans la même journée, puis à Ax-3-Domaines vendredi, où les attendaient Augustin Bonrepaux, président du Conseil Général de l’Ariège et Henri Nayrou, président de la commission des sports à l’Assemblée Nationale, Christian Prudhomme a pu constater l’intérêt de la presse pour l’événement que constitue ce centenaire particulier pour la région : « J’ai aussi ressenti de la part des représentants des collectivités la fierté d’être honorés par le parcours du Tour 2010. Surtout, ils ont tous insisté sur l’importance du Tour de France en tant que vecteur de retombées pour la région ».
Mille kilomètres plus haut sur la carte, mais bien plus bas sur l’altimètre, c’est en Belgique et au nord de la France que se jouera un autre épisode du Tour 2010, avec l’étape programmée entre Wanze et Arenberg. Les 13,2 kilomètres de secteurs pavés, soit la plus grosse distance depuis l’édition 1983, pourraient très bien provoquer quelques surprises dès le troisième jour de course. Jeudi dernier, c’est Jean-François Pescheux, accompagné du double vainqueur de Paris-Roubaix, Gilbert Duclos-Lassalle et de Thierry Gouvenou, qui a guidé les journalistes présents ainsi qu’Alain Bocquet et de nombreux autres élus de la région pour cette reconnaissance publique des quatre derniers secteurs pavés de l’étape.
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Le centenaire de l'apparition de la haute montagne dans le programme du Tour de France sera célébré lors du passage dans les Pyrénées. Les coureurs grimperont notamment deux fois jusqu'au col du Tourmalet.
Plus de 4 000 spectateurs ont assisté ce matin à la présentation officielle du parcours de la 97e édition du Tour de France, qui se disputera du 3 au 25 juillet 2010. En présence du Maire de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb, et des deux anciens vainqueurs hollandais du Tour, Jan Janssen et Joop Zoetemelk, Christian Prudhomme s’est d’abord réjoui par anticipation de l’accueil que le peloton s’apprête à recevoir aux Pays-Bas, terre de vélo par excellence. Le 5e Grand Départ hollandais de l’histoire, qui invite naturellement à une visite en Belgique avant de regagner le territoire français, a permis de concocter un programme dense dès les premiers jours pour les favoris de la course, qui devront d’emblée faire preuve de vigilance. « En l’espace de quarante-huit heures, nous aurons un mini Liège-Bastogne-Liège et un mini Paris-Roubaix », s’enthousiasme le patron du Tour en référence aux deux étapes qui se joueront en partie sur les routes des grandes classiques de printemps.
Depuis plusieurs années, le Tour de France s’attache à explorer la montagne sous toutes ses formes, en s’intéressant aux reliefs de moyenne montagne. Ainsi, le séjour alpestre, marqué par deux étapes de prestige arrivant à Morzine-Avoriaz et à Saint-Jean-de-Maurienne, sera précédé d’une excursion jurassienne menant à la station des Rousses, et suivi d’un crochet dans le Massif Central, où la montée brutale de Mende devrait offrir une explication spectaculaire.
Mais les équipes du Tour de France ont avant tout été inspirées par le centenaire de la première étape de haute montagne. En 1910, un tournant décisif a été pris dans l’histoire du cyclisme, en envoyant les coureurs escalader les routes pyrénéennes montant vers les cols de Peyresourde, d’Aspin, du Tourmalet et d’Aubisque. Le tout dans la même étape, dessinée entre Luchon et Bayonne, avec 326 kilomètres d’efforts à fournir. Pour la 16e étape du Tour 2010, la distance a été réduite, l’arrivée étant jugée à Pau, mais en hommage à Octave Lapize, Gustave Garrigou ou Eugène Christophe, les ascensions seront abordées dans le même ordre : un festin pour les grimpeurs. Après une journée de repos, une dernière arrivée en altitude sera jugée au col du Tourmalet, où seul Jean-Pierre Danguillaume a eu l’honneur de s'imposer, en 1974. La lutte pour le Maillot Jaune pourrait connaître un ultime épisode dans les vignes du bordelais, à l’occasion d’un contre-la-montre individuel de 51 kilomètres entre Bordeaux et Pauillac, la veille de l’arrivée finale jugée à Paris, sur les Champs-Élysées.
Le Tour de France se reconnaît dans toutes les formes de patrimoine. En accueillant Saint-Michel parmi ses fournisseurs officiels sur la prochaine édition, la Grande Boucle s’associe avec une marque qui lui ressemble : tournée vers l’avenir et attachée à ses traditions.
En juillet 1903, un peloton de pionniers s’élançait sur les routes de France. En passant à Nantes, où était jugée l’arrivée de l’avant-dernière étape, ces rouleurs d’avant-garde ont peut-être été applaudis par le pâtissier le plus inspiré du Pays de Retz, qui allait donner naissance deux ans plus tard, en 1905, à la célèbre galette Saint-Michel. Le Tour et ce petit biscuit inimitable ont connu des destins parallèles : en traversant le 20ème siècle, ils ont conquis les générations les unes après les autres, en restant fidèles à des principes simples. La gamme Saint-Michel s’est élargie avec le sablé du Retz, le Roudor, la galette chocolatée ou la madeleine. La recette de la galette est quand à elle restée inchangée. Après plus de cent ans d’existence, Saint-Michel a rejoint l’univers du Tour de France. Chez l’un comme chez l’autre, on a l’habitude de construire pour durer.
Au cœur des activités d’A.S.O., le cyclisme mobilise les énergies tout au long de l’année, avec 18 courses à organiser en 2010. Si le Tour de France constitue l’épreuve phare, les efforts se portent vers toutes les catégories de cyclistes.
Honneur aux dames pour l’ouverture de la saison des événements cyclistes d’A.S.O., puisqu’en 2010, c’est avec la compétition féminine que commencera la grande semaine de course au Qatar, avec la 2ème édition du Ladies Tour of Qatar, suivi du Tour of Qatar masculin, neuvième du nom. Les amateurs de courses à étapes se retrouvent ensuite sur Paris-Nice, puis la saison des classiques connait deux moments forts, avec Paris-Roubaix pour les spécialistes des pavés, et Liège-Bastogne-Liège, la Doyenne, réservée à des puncheurs endurants.
Durant le Tour de France, si l’attention est globalement accaparée par la lutte pour le Maillot Jaune, les amateurs venus du monde entier ont aussi leur jour de gloire : avec l’Etape du Tour Mondovélo, plus de 9000 cyclosportifs s’attaquent à une des étapes de montagne dessinée pour les champions. L’attachement au patrimoine historique du cyclisme s’est traduit par une implication récente dans l’organisation de la Vuelta a España. Parallèlement, A.S.O. tient à soutenir des courses centrales dans le calendrier des catégories de jeunes, comme le Tour de l’Avenir, mais aussi Paris-Tours et Paris-Roubaix Espoirs (en partenariat avec le VC Roubaix), la Classique des Alpes Juniors ou le Kilomètre de Paris-Tours.
Le calendrier 2010 des courses cyclistes A.S.O.
Le Palais des Congrès de Paris© Presse Sports
Les passionnés de vélo sont de plus en plus nombreux à suivre le Tour sur le site officiel pendant le mois de juillet. De 4,8 millions de visiteurs uniques en 2007, le direct est passé à une audience de 6,3 millions en 2008, pour atteindre 11,6 millions en 2009.
Depuis l'année dernière, les internautes ont également la possibilité d'assister à la présentation officielle du parcours, retransmise en live sur le site www.letour.fr, depuis le Palais des Congrès de Paris. Celui de l'édition 2010 sera dévoilé jeudi 14 octobre. Entre Rotterdam, ville hôte du Grande Départ, et Paris, où l'arrivée finale sera jugée sur les Champs-Élysées, les coureurs auront notamment l'occasion de célébrer le centenaire des premières arrivées d'étapes en haute-montagne, dans les Pyrénées.
Afin de permettre à tous de découvrir le détail des étapes en même temps que les 2 500 invités présents au Palais des Congrès, la cérémonie sera diffusée en intégralité en streaming vidéo, en français et en anglais à partir de 11h30.
Raymond Juan, président de Skal Internacional d’Andorre, avec Bernard Hinault© Cesar Vidal
Bernard Hinault a reçu au nom du Tour de France la récompense annuelle remise par les professionnels du tourisme andorran.
Le passage du Tour 2009 en Andorre laissera à vie des souvenirs intenses à Brice Feillu, auteur d'un numéro solitaire qui lui rapportait son premier succès professionnel, dans la montée vers la station d'Arcalis. Le jour de la 7e étape, les images de cette victoire à l'audace ont circulé sur les écrans de télévision du monde entier, tout comme les paysages de la montagne andorrane. Avec le départ donné le lendemain d'Andorre-la-Vieille pour une étape menant à Saint-Girons, la Principauté s'est retrouvée en vedette durant deux jours, au cœur de l'événement sportif du moment. L'association des professionnels du tourisme (club Skal International d'Andorre), conquise par le coup de projecteur ainsi donné, a choisi de remettre son trophée annuel au Tour de France. Bernard Hinault est donc retourné dans les Pyrénées le 27 septembre pour y recevoir cette distinction, dans le cadre de la journée mondiale du tourisme en Andorre.
Romain Sicard, champion du monde Espoirs à Mendrisio© Presse Sports
Le vainqueur du dernier Tour de l'Avenir a fièrement tenu son rang sur les championnats du monde de Mendrisio. Il y remporte la médaille d'or dans la catégorie espoirs, qu'il va quitter en intégrant l'effectif de l'équipe basque Euskaltel-Euskadi.
Avec son succès sur le Tour de l'Avenir, en grande partie conquis dans les ascensions menant à la station de Gérardmer, Romain Sicard aurait déjà pu terminer sa saison avec le sentiment du devoir accompli. Mais sa sélection pour les championnats du monde de Mendrisio, sur un parcours correspondant parfaitement à son profil de grimpeur dynamique, s'est présentée comme une occasion à saisir. Sur le circuit, le jeune Basque a tenté un « coup de bluff » en bousculant le groupe de tête, puis a déposé son dernier compagnon de route, le Hollandais Michel Kreder, dans la dernière ascension. Sicard, doté à la fois du tempérament et de l'efficacité nécessaires, devient après 179 kilomètres le premier Français à remporter le titre depuis la création de la catégorie en 1996.
Encoré âgé de 21 ans, le nouvel espoir du cyclisme français aura peu d'occasions de promener son maillot arc-en-ciel sur les routes. Enrôlé par la formation Euskaltel-Euskadi, qu'il côtoyait déjà dans les rangs de son équipe réserve Orbea, Romain Sicard va en effet quitter les espoirs avant l'âge pour intégrer le peloton professionnel dès la saison 2009-2010. Hormis les dernières courses qui restent à son programme dans les semaines à venir, il devrait toutefois sortir sa toute nouvelle tenue pour recevoir le 17 octobre prochain le « Vélo Star de demain », un prix créé par l'Amicale des anciens coureurs professionnels, présidée par Jean Bobet et Jean-Marie Leblanc.
Une journée sur le Tour de France se concentre autour du frisson provoqué par le passage du peloton. Pour l’amateur de vélo ou le simple curieux qui a fait le déplacement, le spectacle est pourtant déjà commencé depuis plusieurs heures avant de voir le premier coureur.
Depuis 1930, la caravane publicitaire précède les champions, les marques rivalisant de fantaisie et de créativité pour propager la bonne humeur sur le bord des routes. Durant l’édition 2009 du Tour de France, 160 véhicules représentant 33 marques ont ouvert le parcours, distribuant plus de 11 millions d’objets publicitaires. Les spectateurs, les journalistes présents sur la Grande Boucle et les partenaires du Tour ont été invités à se prononcer sur les qualités des dispositifs qui ont sillonné la France en juillet. Une cérémonie de remise de prix a été organisée dans la soirée du mardi 22 septembre, en présence de Christian Prudhomme, pour récompenser les marques de leur inventivité, en fonction de thèmes définis.
Le palmarès 2009 du concours de la caravane publicitaire
Alberto Contador (ESP)© Presse Sports
À 26 ans, Alberto Contador est devenu le deuxième coureur espagnol à avoir remporté le Tour de France plus d’une fois. Loin derrière le quintuple vainqueur Miguel Indurain, qui n’avait toutefois pas encore décroché son premier titre au même âge.
Les parcours des champions du Tour de France révèlent autant d’heures de gloire que de blessures ou de trous noirs. Dans le classement des cadors abimés par la vie et sortis grandis des épreuves traversées, Alberto Contador se situe là-aussi en tête de liste. Perle en devenir du cyclisme espagnol, il chute lourdement sur le Tour des Asturies le 12 mai 2004. Sans les gestes pratiqués par le médecin de la course dans les instants qui suivent, son destin aurait pris fin le jour même. Touché par une lésion cérébrale grave, le madrilène passe alors par une opération complexe, puis une période de convalescence éprouvante et angoissante. Engagé alors dans la formation Liberty Seguros, Alberto retrouve le chemin des pelotons, et du même coup celui de la victoire, dans le Tour Down Under 2005. Cette même année, il découvre le Tour de France en tant qu’équipier de Roberto Heras, qu’il devance nettement au classement général (31ème, contre 45ème). Ce n’est que le début.
Ecarté de la liste de départ comme tous les coureurs de Liberty Seguros en 2006, Contador revient sur la Grande Boucle en 2007, auréolé d’un prestige naissant notamment conquis sur les routes de Paris-Nice, où il s’est imposé en début de saison. Sur le Tour, il est le seul à faire jeu égal avec Michael Rasmussen, et récupère le Maillot Jaune après l’éviction du Danois. Dans le chrono disputé entre Cognac et Angoulême, le « Conquistador » scelle le podium le plus serré de l’histoire, avec trois coureurs en 31’’.
En 2009, ce n’est plus le jeune grimpeur pétri de talent qui se présente sur le Tour, mais un champion rentré par les plus grandes portes dans le Hall of Fame du vélo, grâce à ses victoires sur le Giro et sur la Vuelta en 2008. Pourtant, son statut de maître incontesté des courses à étapes ne le préserve ni de la concurrence interne à la formation Astana, où Lance Armstrong conteste sur tous les fronts (medias, management de l’équipe…) le leadership de l’Espagnol ; ni de l’appétit des frères Schleck, qui comptent bien outrepasser leur simple rôle d’outsiders. Avec le calme et la réserve qui le caractérisent, Contador se concentre sur les efforts qu’il a à fournir sur la route. Son festival sur l’étape de Verbier clôt les débats. Désormais, seule une défaillance personnelle peut remettre en cause son statut de patron de la course. Ses rivaux l’attendent encore !
A. Contador - L. Armstrong - A. Schleck© Presse sports
Mark CAVENDISH - Thor HUSHOVD© Presse sports
Franco PELLIZOTTI (ITA)© Presse sports
A la bagarre avec Lance Armstrong, puis avec Andy Schleck, Alberto Contador a maîtrisé son sujet sur la longueur. Aérien en montagne, l’Espagnol a également fait taire la concurrence sur les chronos, s’affirmant comme le coureur le plus complet du moment. Le maillot vert est remporté par Thor Hushovd, et le maillot à pois par Franco Pellizotti.
Contador, par petites touches
Une victoire sur le Tour de France se construit au long cours. Sur la liste de départ, les prétendants sont nombreux, spécialement dans la formation Astana qui aligne deux anciens vainqueurs, Alberto Contador et Lance Armstrong. Dans le contre-la-montre de Monaco, l’Espagnol donne un aperçu de ses progrès réalisés dans l’exercice solitaire, en devançant ses principaux rivaux. Mais lors du coup de bordure orchestré par Columbia en route vers la Grande Motte, c’est Armstrong qui se distingue par son expérience et son sens tactique, en évitant le piège dans lequel tombait Contador (41’’ perdues).
Si les Pyrénées n’ont pas rendu de verdict sur la confrontation entre Contador, Armstrong et les frères Schleck, l’accélération du vainqueur 2007 dans la montée d’Arcalis a pu servir d’indication sur ses capacités à creuser un écart dans les pentes les plus raides. Quelques jours plus tard, l’ascension vers la station de Verbier confirme l’aisance et la supériorité de Contador en montagne. Avec sa deuxième victoire d’étape sur le Tour, et le Maillot Jaune à la clé, il porte un coup sévère à la concurrence. Dès lors, la principale préoccupation du « Matador » a été de contrôler les assauts du bouillant Andy Schleck, sans pour autant compromettre la place sur le podium de Lance Armstrong, notamment menacée par l’étonnant Bradley Wiggins. La démonstration de Contador sur le contre-la-montre d’Annecy, où il se paye le luxe de devancer Cancellara de trois secondes, puis son sang froid face à Andy Schleck dans le Mont Ventoux, achèvent l’ouvrage.
Hushovd - Cavendish, le duel des costauds
L’étiquette de sprinteur le plus rapide du peloton colle au dossard de Mark Cavendish, qui justifie rapidement les attentes placées en lui par son équipe. Après avoir remporté les deux premières étapes en ligne, le Britannique se pose comme un candidat légitime au maillot vert, qu’il promène dans un premier temps pendant six jours. Mais Thor Hushovd, toujours en embuscade et soucieux de saisir toutes les opportunités d’engranger des points, refait surface en dépit de ses difficultés à s’imposer dans un véritable duel.
Le Norvégien, conscient de ses capacités plus élevées que la moyenne des sprinteurs en montagne, tente un coup de génie en se lançant dans une échappée alpestre, sur l’étape du Grand-Bornand. En chemin, il empoche 12 précieux points sur les sprints intermédiaires du jour, avec l’intuition qu’ils lui seront utiles à l’heure des comptes. Bien lui en a pris, puisque Cavendish, tel l’animal blessé, poursuivait jusqu’à Paris sa collection. Au total, il repart avec 6 victoires sur le Tour 2009. Mieux que Freddy Maertens, qui avait « plafonné » à cinq victoires d’étapes en ligne sur les éditions 1976 et 1981. Mais pas assez pour déposséder Hushovd de la tunique verte, remportée avec 10 points d’avance.
Pellizotti, pois à pois
Après huit étapes, cinq coureurs différents ont porté le maillot à pois. Mais sans faire affront à Alberto Contador, concentré sur d’autres objectifs, ni à Jussi Veikkanen (FDJ), à Stéphane Augé (COF), à Brice Feillu (AGR) et à Christophe Kern (COF), le classement de la montagne attendait jusque là de voir émerger un pur grimpeur. C’est en fait entre deux spécialistes de l’escalade que se dessine un mano a mano, avec un premier avantage pour Egoi Martinez face à Franco Pellizotti. Mais sur les étapes de Saint-Fargeau, puis de Vittel et de Colmar, l’Espagnol peine à contenir les accélérations systématiques de Pellizotti sur les sommets. Martinez retarde l’échéance et se montre valeureux duelliste, sans réussir à faire obstacle au grand projet de Pellizotti : devenir le premier vainqueur italien du maillot à pois depuis Claudio Chiapucci (1991, 1992).