Guide touristique

Étape 5 : EpernayMontargis - 187.5 km
jeudi 8 juillet
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Étape 5
 

Epernay aujourd’hui

UNE EAU PURE ET INNOVANTE

La capitale du champagne s’intéresse aussi à la qualité de son eau, comme en atteste sa station d’épuration Epernay-Mardeuil, inaugurée en juin 2007 après plus de dix ans d’études et trois ans de travaux. Fruit du partenariat avec la profession vinicole, la station d'épuration est dimensionnée pour le traitement des effluents domestiques, pluviaux et vinicoles. La station a la particularité d'avoir été la première en Europe à utiliser une filière de traitement des boues innovante : l'Oxydation par Voie Humide (OVH) qui transforme celles-ci en technosable®, produit inerte et stable, ayant une vocation à être réutilisé. Cette technologie pionnière, testée jusque-là uniquement en site « pilote », à Toulouse notamment, a été mise en route à Epernay avant de séduire des villes comme Milan ou Bruxelles. De nombreux visiteurs se rendent à Epernay depuis la mise en service de la station pour découvrir ce nouveau procédé, mais le site est également ouvert régulièrement aux visites des écoles de la région.

Epernay : gros plan

L'AVENUE LA PLUS RICHE DU MONDE

Classée « site remarquable du goût en France », l’avenue de Champagne est aussi parfois qualifiée d’avenue la plus riche au monde. La plus célèbre artère d’Epernay est en effet le siège de dix des plus grandes maisons de champagne (De Castellane, Moët et Chandon, Mercier, Perrier-Jouët, Demoiselle, Comtesse Lafond, Boizel, Esterlin, De Venoge et Pol Roger), qui possèdent toutes de superbes immeubles de style renaissance ou classique. Non contentes de donner à Epernay son cachet architectural, ces maisons détiennent dans leurs caves privées plus de 200 millions de bouteilles. L’ensemble de ces caves constitue un parc de 110 kilomètres creusé dans la craie et pouvant descendre à 40 mètres de profondeur. La valeur des trésors enfouis dans ce réseau souterrain est inestimable. Chaque année en décembre, depuis l’an 2000, l’avenue revêt ses « habits de lumière », qui rehaussent encore son faste naturel. L’avenue de Champagne a récemment fait l’objet d’une rénovation qui lui a redonné tout son lustre. Le Tour rendra bien évidemment hommage à ce haut lieu du vin blanc le plus célèbre au monde en empruntant cette avenue, qui annonce d’autres bouteilles de champagne, plus tard sur une autre avenue de lumière, les Champs-Elysées.

Epernay Cyclisme

EDDY LE COMBATIF

La capitale du champagne avait accueilli la première arrivée d’étape du Tour 1963. Une manière d’apéritif pour le quatrième sacre de Jacques Anquetil, grand amateur de champagne, à Paris. Ce jour-là, Eddy Pauwels avait fait coup double : étape et général. C’était plus qu’un hasard. Déjà maillot jaune pendant deux jours en 1959, le Belge remportera quatre étapes au total (dont deux à Pau) et finira cinq fois dans les vingt premiers à Paris. Cette constance lui vaudra d’ailleurs d’obtenir le maillot de la combativité en 1962. La Grande Boucle est revenue à deux reprises à Epernay, déjà pour des départs, en 1978 (victoire de Jan Raas) et en 2002 pour un contre-la-montre par équipes enlevé par l’équipe ONCE. C’est aussi la ville natale de John Gadret, mais également de Marcel Huot, vainqueur d’une étape du Tour en 1928 et de Jean-Pierre Boulard, vainqueur du Tour de l’Avenir 1968.

Epernay : les grandes dates

Ve siècle Fondation de la ville. Elle est offerte par un officier de Clovis (Euloge) à Saint Rémi.
De 533 à 765 La ville fait l’objet de constants pillages et destructions.
1024 La ville passe aux mains des Comtes de Champagne qui la contrôleront jusqu’en 1284, où elle passe à la couronne de France.
1422 Ce sont les Anglais qui contrôlent Epernay, puis en 1432, le Duc de Bourgogne
XVe siècle à la Révolution La ville tombe sous l’autorité de la couronne de France, puis des ducs de Bouillon, qui la conserveront jusqu’en 1789.
1730 Les frères Chanoine fondent la première maison de champagne à Epernay.
1791 Louis XVI, de retour à Paris après son évasion de Varennes, fait halte à Epernay.
1911 Révolte des vignerons, sévèrement réprimée.
1914 –1918 La ville est détruite aux deux tiers par la Guerre.

Epernay : à voir

TOUR DE CASTELLANE
Construite entre 1903 et 1905, elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, ainsi que les bâtiments de la maison de champagne et les logements « ouvriers », depuis 1990. Elle fut construite à partir d'un ancien château d'eau, pour offrir une plus grande visibilité à la maison De Castellane, qui n'est pas installée directement sur l'avenue de Champagne. Avec ses 63 mètres, c’et le point culminant de la ville.

THEATRE GABRIELLE-DORZIAT
Inauguré en 1902, le théâtre a été baptisé en 1987 du nom de l’actrice née à Epernay en 1880. Il s'agit d'un des rares théâtres à l'italienne dont la machinerie est restée intacte. Il possède un plafond en coupole décoré comme celui de l’Opéra de Paris par Maître Clairin. Sa programmation est assurée depuis 1996 l’association Salmanazar.


Trois fois ville étape
Sous-préfecture de la Marne
Population : 25 300 habitants (Sparnaciens, Sparnaciennes)
Économie : champagne, tourisme
Personnalités : Gabrielle Dorziat, Bernard Stasi, Roger Zabel
Sports : Racing Club Epernay Champagne (football)
Festivals : Habits de lumière, Mélimôme, Saint-Vincent, Musiques d'été
Spécialités : champagne, potée champenoise
Labels : ville fleurie, 3 fleurs
Économie : champagne, tourisme
Surnom : la Capitale du champagne
 

Département de la Marne


Préfecture : Châlons-en-Champagne
Sous-préfectures : Epernay, Reims, Sainte-Menehould, Vitry-le-François
Population : 566 000 hab
Site web : www.cg51.fr

Le département de la Marne se situe dans la partie est du Bassin parisien, où le relief de côtes est le plus marqué. La production de champagne dans la région de Reims et d'Epernay a fait la réputation de la province dans le monde entier, au point qu’elle vient au premier rang des exportations de produits alimentaires. Parallèlement, l'industrie s'est diversifiée (métallurgie, chimie, mécanique, électronique). Peuplé à l'époque de la colonisation romaine par les Rèmes et les Catalaunes, le territoire de l'actuel département fut incorporé à la Belgique au IIe siècle, avec Reims pour capitale. L'art gothique s'est épanoui très tôt, dans une région de faible tradition romane : l'école gothique champenoise a été l'une des plus brillantes. Ainsi, la cathédrale de Reims est l'un des plus beaux et des plus importants monuments de France. On trouve la marque de son influence dans l'Europe entière.

MONTMIRAIL

KM 31,5 : MONTMIRAIL (3 800 hab)

Capitale de la Brie champenoise, Montmirail est célèbre pour la bataille qui y eut lieu le 11 février 1814 lors de la Campagne de France et vit la victoire de l'armée française de Napoléon Ier sur les troupes russes du général Osten-Sacken et les Prussiens du général Johann Yorck. La commune possède également un beau château du XVIe siècle. C’est la ville natale du Cardinal de Retz.


 

Département de la Seine-et-Marne


Préfecture : Melun
Sous-préfectures : Fontainebleau, Meaux, Provins, Torcy
Population : 1 290 000 hab
Site web : www.seine-et-marne.fr

Des champs de blé et des champs de bataille : depuis les origines, la Seine-et-Marne, par sa géographie, vit son histoire marquée par ces deux réalités. Grenier de la région parisienne, le département conserve aujourd’hui de nombreux fleurons de sa vocation gastronomique comme le fromage de Brie ou la moutarde de Meaux… mais aussi un excellent foie gras ! L’importance stratégique de son territoire et sa proximité de Paris en ont toujours fait un lieu de villégiature privilégié des puissants et les châteaux de Vaux-le-Vicomte ou de Fontainebleau témoignent de ce passé prestigieux. Depuis les années 50, le développement de l’Ile de France a vu la population du département doubler en 40 ans pour atteindre près de 1,3 millions d’habitants aujourd’hui. Parallèlement se développaient les villes nouvelles de Melun-Sénart ou de Marne-la-Vallée, qui accueille le plus gros employeur de Seine-et-Marne : Eurodisney.

PROVINS

KM 81,5 : PROVINS (12 600 hab)

Bâtie autour d’un promontoire du plateau briard où se dressait un castrum romain, Provins est une sous-préfecture de la Seine-et-Marne au charme envoûtant, classée depuis 2001 au patrimoine mondial de l’Unesco. Témoignant déjà d'une certaine importance, dès le début du IXe siècle, Charlemagne y envoie ses Missi dominici. Autre preuve d'un rôle majeur : Provins frappe sa propre monnaie, et devient à cette époque la troisième ville de France, après Paris et Rouen. Provins fut au Moyen Âge l'une des villes abritant les plus grandes foires de la région, lorsque la ville était sous la protection des comtes de Champagne. C'est cette période qui laissa le plus de traces sur Provins. La ville est ainsi célèbre pour ses fortifications. L'enceinte de la ville haute, longue de 1 200 mètres et comportant 22 tours aux géométries variées, fut construite de 1226 à 1314. La plus connue de ces 22 tours est la tour César, installée au sommet de la butte où s’est développée la ville haute. C'est le seul donjon octogonal à base carrée connu. La tour servit également de prison. Durant la Guerre de Cent Ans, elle fut occupée par les Anglais qui l'ont entourée d'une muraille. Sous les fortifications sont creusés des kilomètres de souterrains mystérieux, qui servent de décor à une partir du roman d’Umberto Eco, le Pendule de Foucault. Parmi les nombreux autres monuments de la ville, citons l’hostellerie de la Croix d’Or (XIIIe siècle) considérée comme la plus ancienne de France. Le patrimoine religieux est dominé par la collégiale Saint Quiriace (XIIIe siècle), qui ne fut jamais achevée. Provins est par ailleurs la ville de l’académicien Alain Peyrefitte, qui en fut le maire, du chanteur Dominique A, mais aussi du grimpeur français David Moncoutié, double vainqueur d’étape sur le Tour, qu’il termina à la 13e place en 2002.


LONGUEVILLE

KM 90 : LONGUEVILLE (1 700 hab)

Sa particularité est son viaduc ferroviaire surplombant la ville. La Compagnie des Chemins de Fer de l'Est a construit un dépôt ferroviaire à Longueville en 1911. Avec sa charpente entièrement en bois, ses murs en brique et ses verrières, cette rotonde est un des derniers bâtiments de ce type encore debout. Conçue en demi-cercle, offrant un diamètre de 90 m, occupée en son centre par un pont tournant, elle est équipée de 10 travées, desservants 20 voies (dont 2 réservées à l'atelier d'entretien et de réparation). Jusqu'à sa fermeture en 1962, le dépôt n'a accueilli que des locomotives à vapeur. En 2006, une convention de financement entre l'AJECTA (Association des Jeunes pour l'Entretien et la Conservation des Trains d'Autrefois), Total et la Fondation du Patrimoine a été signée, dans le but de restaurer et de mettre en valeur la Rotonde. Aujourd’hui, elle est ouverte au public et accueille un musée ferroviaire (importante collection de locomotives à vapeur, voitures et wagons de 1850 à 1950). Classée en 1984, Monument Historique.


MONTEREAU-FAULT-YONNE

KM 117 : MONTEREAU-FAULT-YONNE (18 000 hab)

Montereau est célèbre depuis 1419, où le Duc de Bourgogne, Jean sans Peur, tomba dans une embuscade alors qu’il rencontrait le futur Charles VII. Il est assassiné par Tanguy du Châtel et le sire de Barbazan. L’église Notre-Dame-et-Saint-Loup renferme une épée qui aurait appartenu à Jean Sans Peur. Philippe le Bon, fils de Jean sans Peur, s'empara alors de la ville, qui resta huit ans aux mains de la coalition anglo-bourguignonne avant d’être reprise par Charles VII. Montereau est également le lieu d’une des dernières victoires de Napoléon, le 14 février 1814, contre les Autrichiens. Une colonne rappelle ce fait d’armes. Au XIXe siècle, Montereau devient un petit centre industriel, avec, outre la faïencerie industrielle, des usines de produits chimiques, verreries et autres manufactures. En 1955, une gigantesque Darse est creusée à la confluence de la Seine et de l’Yonne pour autoriser le passage des péniches de grand gabarit. Montereau-Fault-Yonne a été trois fois la ville départ de la dernière étape du Tour de France cycliste en 1977, 2004 et en 2009.


VILLE SAINT-JACQUES

KM 126,5 : VILLE SAINT-JACQUES

Nous entrons dans le canton de Moret-sur-Loing, ville natale de René Pottier, vainqueur du Tour 1906, suicidé pour une peine de cœur en 1907. Des plaques lui rendent hommage au sommet du Ballon d’Alsace et à Levallois.


NEMOURS

KM 144 : NEMOURS (12 800 hab)

Le château de Nemours, musée depuis 1903 (avec une brève interruption entre 1999 et 2007) témoigne de l’histoire de la ville. Situé sur la rive gauche du Loing, le château a probablement été construit dès le début du XIIème siècle. Il renferme un oratoire datant des années 1140-1150. Au XVème siècle, Jacques d'Armagnac, Duc de Nemours, fait aménager l'intérieur du château pour le rendre habitable. Devenu possession de la ville après la Révolution française de 1789, le château est utilisé comme dépôt, atelier, magasin, théâtre, école. Il est même projeté d'y installer l'Hôtel de Ville. Les grandes restaurations entreprises à la fin du siècle dernier transforment les lieux en musée municipal. L'exposition actuelle est l'occasion de révéler au grand public les fonds insoupçonnés du Château-Musée de Nemours. Des estampes de Daumier, Delacroix et Goya constituent la richesse de la collection d'art graphique. Le passage de Victor Hugo à Nemours est évoqué dans l'exposition par la reproduction d'un de ses dessins représentant le château. Passage obligé de la Nationale 7, Nemours a accueilli le départ de la dernière étape du Tour 1988, remportée au sprint par Jean-Paul Van Poppel.


SAINT-PERRE LES NEMOURS

KM 148,5 : SAINT-PERRE LES NEMOURS (5 700 hab)

Cette commune fut très tôt un lieu privilégié, en bordure de forêt (ancienne forêt de Bierre, aujourd’hui de Fontainebleau) et de rivière, le Loing. Le développement se fit ensuite des 2 côtés de la rivière, sa partie la plus importante restant celle des pentes de la rive gauche. Au commencement du XIIe siècle, elle fut érigée en paroisse et une église y fut édifiée : l’Eglise Saints Pierre et Paul du XIIe siècle, remaniée au XVe avec un clocher carré à flèche d'ardoise et une nef voûtée d'ogives. L’Abbaye royale de La Joie-lès-Nemours, qui dépendait de l’Ordre de Cîteaux, fut fondée en 1211. Le massif forestier des Rochers-Gréau, sur les hauteurs de la ville : 22 hectares de bois pour faire des randonnées, escalader de hauts rochers. Les personnalités liées à la commune : Jean Prévost (1901-1944) écrivain et résistant français, membre du Comité des écrivains, créé par Louis Aragon et son épouse. Il a été tué les armes à la main sous le nom de Capitaine Goderville dans le Vercors. Allan Barte (1978) auteur de bande dessinée (la vie du lutin).


CHATEAU-LANDON

KM 166 : CHATEAU-LANDON (3 000 hab)

En 52 avant JC, Jules César fait le siège de la ville, qui en conserve de nombreux souvenirs comme le pont de César ou encore le chemin de César, dont on pense qu’il fut emprunté par 60.000 hommes des légions de César pour mater la rébellion gauloise. La vocation militaire de la ville se confirme par la suite : des fortifications et remparts y sont bâtis. Très prospère au Moyen âge, Château-Landon est le berceau des Plantagenêts qui vont régner sur l’Angleterre puisqu’elle est la ville natale de Foulque IV d’Anjou, fondateur de la dynastie. Un long déclin va être enrayé par la présence de carrières, mais c’est surtout le tourisme qui assure aujourd’hui la prospérité de la ville.


 

Département du Loiret


Préfecture : Orléans
Sous-préfectures : Montargis, Pithiviers
Population : 647 000 hab
Site web : www.loiret.com

Le Loiret occupe la majeure partie de l’ancien Orléanais, mais son territoire a été complété d'autres unités qui en font une véritable mosaïque : le Dunois, la Beauce au nord, le Gâtinais au nord-est, la Sologne au sud ainsi qu'une fraction de la Puisaye et du bas- Berry). Il occupe une position stratégique qui en fait un des noeuds de communications naturelles les plus importants de France. Les contrastes de la géographie se retrouvent dans la nature, qui justifie également la convoitise que suscita le département tout au long de l’Histoire. L'économie du département est avant tout agricole (exploitation forestière généralisée, élevage bovin, produits de basse-cour, apiculture). Hormis quelques fabrications de mécanique lourde dans le Val de Loire, l'industrie légère se diversifie avec les produits chimiques, la métallurgie, les petites unités textiles (Orléans, Montargis), les jouets (Briare). Les spécialités gastronomiques régionales sont légion (vinaigre et volailles d'Orléans, pâté d'alouette et gâteau de Pithiviers, gibier et pâtés de Sologne, saumons de la Loire, pralines de Montargis, vins de la Loire, miel du Gâtinais).




 
Montargis
Montargis

MONTARGIS aujourd’hui

SUR LES TRACES DE LA REVOLUTION CHINOISE

Un parcours touristique inattendu rappelle un épisode méconnu de l’histoire de Montargis : la Venise du Gâtinais fut, sans le savoir, un des berceaux de la révolution communiste en Chine. Dans les années 1910 et 1920, de jeunes Chinois vinrent ainsi travailler et étudier en ville. Ils avaient pour nom Zhou Enlai, Li Fuchun, Li Weihan, Chen Yi ou encore Deng Xiaoping, futur leader du parti communiste chinois. Entre 1912 et 1927, ils seront ainsi quelque 400 jeunes Chinois à faire leurs humanités dans le Loiret. Et c’est même au contact des ouvriers et des syndicalistes locaux que naîtra leur fibre marxiste. Deng Xiaoping, par exemple, travailla dans l’usine Hutchinson de Langlée, où il n’impressionna guère ses employeurs. Le 13 août 1920, Cai Hesen, le mentor de cette petite communauté, posta de Montargis à son ami Mao Zedong une lettre proposant la création d'une formation politique qui allait s'appeler le Parti communiste chinois. Un parcours touristique, mis en place depuis 2005 par l’association Amitié Chine-Montargis, permet de retrouver les logements ou les collèges que fréquentèrent ces étranges touristes. L’objectif est aussi d’attirer à Montargis, l’un des plus « beaux détours de France », des touristes chinois de plus en plus nombreux dans l’Hexagone.

MONTARGIS : gros plan

LES PRALINES DE MONTARGIS

L’origine des pralines est des plus controversées, mais Montargis joue un rôle important dans l’hypothèse la plus souvent admise. Cette friandise à base d’amande et de sucre qui fait le bonheur des petits et des grands aurait été inventée par un certain Clément Lassagne (d’autres l’appellent Jaluzot), cuisinier du Maréchal de Plessis-Praslin. Coureur de jupons, ce dernier lui aurait demandé de créer un bonbon à offrir à ses conquêtes afin de s’attirer leurs faveurs. Une variante de l’histoire assure que c’est un des commis de Lassagne qui aurait inventé la praline en faisant tomber par mégarde une amande dans du miel du Gâtinais. On assure enfin que le maréchal aurait utilisé ces friandises pour amadouer des insurgés bordelais avec lesquels il avait été chargé de négocier une trêve. Installé dans la forteresse de Blaye, il leur aurait servi des pralines à dîner. Blaye revendique ainsi également la paternité de ce mets. A la fin de sa carrière, Lassagne serait rentré à Montargis, dont il était originaire, avec la recette des fameuses pralines, dont la vogue a gagné le monde entier. De nos jours, la confiserie Mazet, qui se présente toujours à l’enseigne au Duc de Praslin, perpétue cette tradition et commercialise les fameuses pralines de Montargis, d’après la recette secrète de leur créateur. La confiserie Mazet se trouve dans l’immeuble même où Clément Lassagne avait installé au 17e siècle sa Confiserie du Roy. Rachetée en 1902 par Léon Mazet, la bâtisse a été reconstituée sur le modèle de la confiserie d’origine d’après des documents d’époque, en 1920.

MONTARGIS et le Cyclisme

LA PART BELLE AUX SPRINTERS BELGES

Montargis et le Tour, c’est une vieille histoire, puisque la ville figurait sur le parcours de la première étape du Tour 1903 entre Paris et Lyon. Ville étape lors de trois éditions, la Venise du Gâtinais a toujours fait honneur aux grands finisseurs. Hermann van Springel avait été le premier à s’y imposer en 1969. En 1976, où la ville servait de départ à une étape jugée à Créteil, c’est un autre Belge, Freddy Maertens, qui l’avait emporté. Pour la dernière venue du peloton, en 2005, la victoire était revenue au plus Belge des Australiens, Robbie McEwen. Si dans le Tour, Montargis fut souvent placée en toute fin de parcours, en raison de sa proximité avec Paris, la ville a vu Paris-Nice s’élancer pendant trois ans dans la localité voisine d’Amilly. Une arrivée de la Course au Soleil avait également eu lieu à Montargis en 2004. L’Espagnol Pedro Horrillo s’était alors imposé. Originaire du Loiret, Geoffroy Lequatre est un peu le régional de l’étape.

MONTARGIS et les grandes dates

1170 Pierre de Courtenay, quatrième fils de Louis Le Gros, reçoit la ville en dot et y accorde de nombreux privilèges aux habitants. Il la cède à Philippe Auguste en 1188.
1427 Les habitants de Montargis s’illustrent dans la Guerre de Cent Ans contre les Anglais. Charles VII récompense la ville.
1525 Un incendie ravage la ville. Construction du magnifique chœur de l’église Sainte-Madeleine.
1528 François 1er engage la ville à sa belle-sœur Renée de France, protestante, puis à sa fille Anne d’Este.
1612 Marie de Médicis rachète la ville aux héritiers d’Anne d’Este.
1627 Montargis revient à la maison d’Orléans, qui la conserve jusqu’à la Révolution.
1749 Naissance de Mirabeau au château de Bignon.
1767 Naissance du peintre Girodet.
1870 Sculpture par Debrie du Chien de Montargis, rappelant la légende selon laquelle un chien, au XVe siècle, aurait confondu le meurtrier de son maître.

MONTARGIS : à voir

LE CHATEAU ROYAL DE MONTARGIS
Il reste du château la tour carrée dite « poterne », une tour d'angle qui domine la ville et des vestiges dont certains se visitent : la crypte du XIIe siècle de l'église Sainte Marie, les caves du jardin royal (XIIIe siècle). Les remparts face à la ville sont en cours de restauration. On recrée aussi une partie des jardins médiévaux-Renaissance du château, dits jardins d'agrément.

EGLISE SAINTE-MADELEINE
Construite à partir du XIIe siècle, elle fut restaurée et complétée sous la direction de Viollet-le-Duc à partir de 1863. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1909. La nef, construite à la fin du XIIe siècle, est le reste de la première église paroissiale indépendante du château, probablement fondée par Philippe Auguste. Les chapelles du flanc gauche ont été ajoutées à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle. Le chœur est la partie la plus remarquable. Il a été construit après l'incendie du 25 juillet 1525, qui détruisit presque toute la ville.



Trois fois ville étape
Sous-préfecture du Loiret
Population : 15 800 habitants (Montargois, Montargoises)
Économie : caoutchouc
Festivals : Musik'air (juin)
Personnalités : Renée de France, Mirabeau, Deng Xiaoping, Rémi Julienne, Jean-Marie Proslier, Gaétan Huard, Salim Sdiri
Sports : USMM Handball (équipe féminine en N1 et masculine en N2)
Spécialités : pralines, crottes du chien de Montargis, miel du Gâtinais, safran du Gâtinais, bière Bell’ de Loing
Labels : plus beaux détours de France, ville fleurie (3 fleurs)
Surnom : la Venise du Gâtinais