
Tourrettes-sur-Loup
220 km
samedi 13 mars
L’étape la plus longue de Paris-Nice démarre de Peynier, qui avait vu passer le Tour de France du centenaire en 2003 dans l’étape Gap-Marseille. Les premières grosses difficultés se profilent en quittant les Bouches du Rhône pour le Var. C’est ici que débutera l’enchainement des ascensions traditionnelles du final de Paris-Nice, avec en particulier la côte des Tullières à la sortie de Draguignan.
Les coureurs effectueront un premier passage sur la ligne d’arrivée après avoir escaladé la côte de Chateauneuf (1,3 km à 9,5%). Il leur restera surtout à s’expliquer dans la redoutable ascension menant au Col de Vence (9,7 km à 6,6%), qui fait cette année son retour dans l’itinéraire de Paris-Nice. Personne ne sera à l’abri d’un retournement de situation à Tourettes-sur-Loup.
Peynier, située à proximité de Marseille et d’Aix-en-Provence, a su garder son authenticité de village provençal autour du centre historique que symbolisent l’église Saint-Julien (XIIe siècle) et le château (XVIe siècle). Commune du Pays d’Aix de 3 000 habitants, érigée face au versant sud de la montagne Sainte-Victoire chère à Cézanne, elle tire son nom de « Puie-nier » ou « Puit noir » en raisondes forêts denses qui couvraient son territoire et des couches de lignite affleurant sur ses collines. Terre de vignobles propice à l’élaboration de savoureux Côtes de Provence Sainte-Victoire, Peynier est non seulement une ville sportive aux nombreux aménagements (terrain de football, courts de tennis, parcours de vélos
BMX, chemins de randonnées balisés...) mais également une ville de culture, qui accueille chaque été, au mois de juin, Les Nuits Musicales Sainte Victoire, qui rassemblent plus de quatre mille mélomanes venus du monde entier.
Majestueusement perchée sur un éperon calcaire, Tourrettes-sur-Loup est une cité de 4 500 âmes. Riche d’une longue histoire, longtemps surnommée la « Constantine provençale » pour son pittoresque rappelant des villages d’Algérie, elle a su, au début des années quarante, dans une sorte d’alchimie parfaitement réussie entre les hommes du terroir cultivant la violette et des artistes tombés sous son charme, devenir et être reconnue comme « la Cité des Arts et des Violettes ». Cinéastes, peintres, sculpteurs, tisserands, orfèvres, potiers s’y sont épanouis dans une atmosphère propice à la créativité. Variété de violette au goût suave plantée sur les restanques, la Victoria représente, depuis plus de 150 ans, le symbole de l’amour discret dans les bouquets, les parfums, la confiserie,…Tout au long de l’année, Tourrettes vous accueille pour vous présenter la diversité de ses richesses et en particulier, début mars, à l’occasion de la Fête des violettes.