
Pour la 80ème édition du Critérium International, qui sera également la deuxième organisée dans le sud de la Corse à Porto-Vecchio, 16 équipes ont été sélectionnées.
Un peloton de 128 coureurs sera composé pour les trois étapes qui se disputeront les 26 et 27 mars prochains. Pierrick Fédrigo, qui avait dominé l’ascension vers le col de l’Ospédale l’année dernière, défendra son titre sous les couleurs de sa nouvelle équipe FDJ. Mais le maître de l’épreuve, Jens Voigt, quintuple vainqueur, devrait faire son retour avec les plus hautes ambitions, après avoir été privé de Corse en 2010. L’Allemand aura peut-être toutefois à composer avec un rôle d’équipier pour ses deux leaders, Frank et Andy Schleck, attendus sur le triptyque.
Les principaux engagés (au 14 février) :
AG2R La Mondiale : Péraud, Perget (Fra) ; Euskaltel-Euskadi : S.Sanchez (Esp), Sicard (Fra) ; Leopard-Trek : F. et A.Schleck (Lux), Voigt (All) ; Movistar Team : Rojas (Esp) ; Pro Team Astana : Vinokourov (Kaz), Di Grégorio (Fra) ; Sky Procycling : Gerrans, Rogers (Aus), Wiggins (Gbr) ; Team Garmin-Cervélo : Hesjedal (Can), Le Mével (Fra), D.Martin (Irl) ; Team Radioshack : Kloden (All), Machado (Por) ; Vacansoleil-DCM Pro Cycling Team : Hoogerland (Hol) ; Bretagne-Schuller : Lebon, Dion (Fra) ; Cofidis, le Crédit en Ligne : Moncoutié (Fra), Taaramae (Est) ; FDJ : Fédrigo, Roy (Fra) ; Saur-Sojasun : Coppel, Mangel (Fra) ; Team Europcar : Rolland, Voeckler (Fra) ; Skil-Shimano : Sprick (Fra) ; Bigmat-Auber 93 : Méderel
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Pour la première fois depuis la disparition du Tour de Corse dans les années 80, l’élite du cyclisme a retrouvé la Corse en 2010 avec le Critérium International.
La formule ayant à la fois conquis les coureurs, les organisateurs, les responsables des collectivités impliquées et le public corse, un accord a été signé pour les trois prochaines éditions du triptyque de la route. C’est précisément à Porto-Vecchio que s’est rendu Christian Prudhomme pour officialiser avec Georges Mela, Maire de la ville, l’installation du Critérium International en 2011, 2012 et 2013.
Le rendez-vous est maintenant fixé aux 26 et 27 mars 2011 pour deux jours de compétition et trois étapes qui seront dessinées sur les routes exigeantes de Corse du sud, selon le format qui a assuré le succès de l’épreuve depuis 1932 : une étape de montagne, une étape au profil plus plat et un contre-la-montre de courte distance.
© Presse Sports
Le défi de Pierrick Fédrigo sur la dernière étape consistait à résister aux assauts de solides spécialistes du contre-la-montre comme Evans, Rogers ou encore Machado, son premier poursuivant au général avec 17’’ de retard.
Le Français s’est acquitté de cette tâche avec sang-froid, et boucle un week-end parfaitement maîtrisé, de sa victoire au col de l’Ospedale jusqu’à ses derniers coups de pédale devant le port de Porto-Vecchio. De son côté, David Millar s’est montré le plus rapide sur le parcours du chrono, devançant notamment Alberto Contador, 2ème, nettement plus convaincant que la veille.
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Lors de sa première journée passée en Corse, jeudi, Cadel Evans a reconnu le final de l’étape menant au col de l’Ospedale.
Puis le champion du monde a testé le parcours du contre-la-montre vendredi dans <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" />
© Presse Sports
Le récent vainqueur de Paris-Nice, qui a annoncé sa participation au Critérium International à une dizaine de jours de l’épreuve, s’est posé en Corse dans la journée de jeudi.
C’est en fin d’après-midi qu’il est allé reconnaitre l’ascension finale de la première étape, avec arrivée au col de l’Ospedale. Alberto Contador, rencontré à son hôtel par letour.fr, a notamment constaté que les différences de climat peuvent être importantes entre la base et le sommet, où il a trouvé de la pluie et du froid : « La montée vers le col de l’Ospedale est très dure, avec des passages très raides. Mais cela devrait me convenir. Je vous dirai après l’étape si la différence peut s’y faire, ou si la course peut encore se jouer sur le chrono final. Et concernant Lance Armstrong, c’est un coureur parmi d’autres sur cette épreuve.»
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Le Critérium International prend de la hauteur. Avec son arrivée en Corse, l’épreuve découvre un parcours qui se prête idéalement aux joutes de grimpeurs.
Dans le triptyque de la route, l’épisode consacré aux ascensions revêt souvent un caractère décisif. Et avec les reliefs proposés sur l’île, il est devenu indispensable de lui accorder une place privilégiée, en ouverture de la compétition, afin d’augmenter son kilométrage (175,5 km). Le scénario de l’arrivée au col de l’Ospedale aboutira à une sévère réduction du nombre de prétendants. Et la qualité des « montagnards » qui se présentent au départ de Porto-Vecchio ne donne guère d’indications sur les écarts qui pourraient être creusés sur les 14 kilomètres de la montée finale. Le récent vainqueur de Paris-Nice, Alberto Contador (AST), s’est montré supérieur à la concurrence à défaut d’être éblouissant dans la côte de Mende. Une éventuelle accélération de l’Espagnol aurait-elle toutefois la capacité de décrocher le champion du monde Cadel Evans (BMC), meilleur représentant en Corse du classement mondial (3ème) ? De même, Lance Armstrong (RSH) sera-t-il en mesure de suivre la cadence, voire de répliquer à une offensive du leader d’Astana ?
Hormis les trois têtes d’affiche du Critérium, plusieurs grimpeurs de premier ordre sont susceptibles de se mêler à la lutte dans la route de l’Ospedale : le champion olympique Samuel Sanchez (EUS), l’ancien maillot à pois du Tour Mauricio Soler (GCE), ou encore Michael Rogers (THR), vainqueur il y a quelques semaines de la Ruta del Sol, pourraient eux aussi accompagner les favoris. Les coureurs français, débordants d’imagination et de tempérament, tenteront eux-aussi leur chance. D’autant qu’avec B.Feillu (VAC), Fédrigo (BTL) et Voeckler (BTL), le Critérium rassemble les trois vainqueurs d’étapes français du Tour 2009. Et si le titre devait se jouer dans les rues de Porto-Vecchio sur le contre-la-montre de dimanche, il faudra aussi compter sur Thomas Lövkvist (SKY) ou encore David Millar (GRM).
Espagne
Caisse d’Epargne (GCE) : Moreau (Fra), Soler (Col)
Euskaltel - Euskadi (EUS) : S.Sanchez (Esp)
Etats-Unis
BMC Racing Team (BMC) : Evans (Aus)
Garmin-Transitions (GRM) : Millar (Gbr), D.Martin (Irl)
Team HTC-Columbia (THR) : Rabon (Rtc), Rogers (Aus)
Team Radio Shack (RSH) : Armstrong (Usa), Horner (Usa)
Grande-Bretagne
Team Sky (SKY) : Calzati (Fra), Lövkvist (Sue)
France
AG2R La Mondiale (ALM) : Champion (Fra), A.Efimkin (Rus)
Bbox Bouygues Telecom (BBO) : Voeckler (Fra), Rolland (Fra)
Cofidis, le Crédit en ligne (COF) : Moncoutié (Fra), Moinard (Fra)
Française des Jeux (FDJ) : Vaugrenard (Fra)
Saur-Sojasun (SAU) : Coppel (Fra), Hivert (Fra)
Bretagne-Schuller (BSC) : Jegou (Fra)
Roubaix Lille Métropole (RLM) : Lhôtellerie (Fra)
Kazakhstan
Astana (AST) : Contador (Esp), Vinokourov (Kaz)
Pays-Bas
Skil-Shimano (SKS) : Huguet (Fra)
Vacansoleil Pro Cycling Team (VAC) : B.Feillu (Fra)
© Corsica Ferries
Le rendez-vous est donné. Cette année, le Critérium International se dispute en Corse, avec Porto-Vecchio comme centre névralgique. Paradoxalement, une course de vélos mobilise avant tout un grand nombre de… voitures. Pour que tout le monde puisse se retrouver vendredi dans la station balnéaire, il a fallu mettre au point une stratégie d’acheminement des véhicules dans laquelle Corsica Ferries joue un rôle central.
Par définition, le principe de l’itinérance est inscrit dans les gènes du sport cycliste. La visite du sud de la Corse par le Critérium International 2010 présente toutefois une particularité, avec une traversée d’un bout de Méditerranée imposée à tous les véhicules nécessaires pour encadrer la course. L’aéroport de Figari s’attend à battre son plein et à accueillir les coureurs qui choisiront pour l’essentiel la voie des airs, mais les voitures sont quant à elles embarquées pour une croisière de plus de 250 km, sur un ferry de la compagnie Corsica Ferries. Les véhicules officiels de l’organisation, à commencer par les Skoda Superb rouges de direction de course, ont préparé leur transfert immédiatement après Paris-Nice. Au lieu de rejoindre leur garage parisien après le succès d’Alberto Contador, elles ont prolongé le séjour en Côte d’Azur pour attendre l’heure du départ vers l’île de beauté. Tout comme la douzaine de poids lourds qui transporte les infrastructures mobiles (podium, portique d’arrivée, rampe de lancement du contre-la-montre, etc.).
Sur les docks du port de Toulon, les 113 véhicules d’organisation vont retrouver ceux des 17 équipes cyclistes, qui se déplacent en moyenne avec trois voitures (directeurs sportifs, soigneurs) et deux poids lourds (bus, camion-atelier). Au total, environ 200 véhicules prendront place dans les cales du Mega Express I, qui larguera les amarres dans la soirée de jeudi pour une traversée nocturne jusqu’à Ajaccio. Après le débarquement, les deux heures de route qui mènent à Porto-Vecchio donneront à tous les pilotes un aperçu des reliefs que les coureurs auront à affronter pendant l’étape de samedi.
© A.S.O.
Porto-Vecchio se retrouve les 27 et 28 mars au cœur de l’actualité cycliste. Dans le monde entier, les téléspectateurs pourront suivre les retrouvailles entre Alberto Contador et Lance Armstrong.
Le Critérium International découvre cette année un nouveau territoire et propose aux coureurs un format légèrement remanié, avec une première journée consacrée à une étape de montagne. Pour tenir compte de cette évolution, le dispositif TV a été enrichi, avec un direct produit dès le samedi, et repris par les diffuseurs qui suivent traditionnellement le feuilleton du peloton mondial. Ainsi, France Télévisions a programmé la course samedi 27 à partir de 14h50 sur France 2, pour accompagner les grimpeurs vers le col de l’Ospedale, où sera jugée l’arrivée. Le lendemain, le contre-la-montre sera accueilli sur l’antenne de France 3 entre 15h20 à 16h00. France 3 Corse a par ailleurs prévu des sujets quotidiens consacrés au triptyque de la route. Les différentes chaînes d’Eurosport (France, International et Eurosport 2) couvriront également l’événement pour l’ensemble des pays européens. Les Américains et Canadiens pourront quant à eux vivre la course grâce à Versus en différé. Les plus impatients d’entre eux se tiendront informés en temps réel sur le site officiel, www.letour.fr, où un direct débutera en même temps que les trois étapes du Critérium.
Les principaux rendez-vous :
> France Télévisions : direct samedi 27 mars sur France 2 (14h50-16h00), direct dimanche 28 mars sur France 3 (15h20-16h00), sujets d’informations sur France 3 Corse les 26-27-28 mars (Corsica Sera, 19h00)
> Eurosport : direct samedi 27 mars sur Eurosport 2 (15h00-16h00), direct dimanche 28 mars sur Eurosport France et International (15h15-16h00)
> www.letour.fr : quelques minutes avant le départ de chaque étape, suivi en direct par un fil infos, puis compte-rendu, itws…
Le Critérium International sur les écrans :
Europe : France Télévisions, Eurosport, TV2 (Norvège), TVE (Espagne), NOS (Hollande), TV2 (Danemark), VRT (Belgique), RTBF (Belgique), Rai (Italie)…
Amérique : Versus TV
Asie-Océanie : Eurosport Asie, Sky TV (Nouvelle-Zélande)
Afrique : SuperSport (Afrique du Sud)
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La saison de Contador est bel et bien lancée : après ses victoires sur le Tour d’Algarve et sur Paris-Nice, le double vainqueur du Tour a redéfini un programme de compétition qui place les classiques ardennaises en ligne de mire, et qui passe par les routes corses du Critérium International.
Les années précédentes, Alberto Contador passait pour l’essentiel son printemps au pays, avec le Tour de Catalogne et le Tour du Pays Basque comme objectifs intermédiaires. Son planning prévisionnel avait d’ailleurs été rédigé selon ces habitudes, mais les sensations éprouvées sur la Course au Soleil ont manifestement donné de l’appétit au leader d’Astana, qui a coché la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège, ainsi que le Critérium International. Le format proposé en Corse, avec notamment une solide étape de montagne samedi 27 mars, a été décisif dans le choix de l’Espagnol : « Le Critérium International est une course qui s’adapte parfaitement à mes caractéristiques et sur une plus courte durée que la Catalogne », a-t-il expliqué sur son site internet (http://www.albertocontadornotebook.info). En mettant le cap sur Porto-Vecchio, Contador est également assuré de trouver un niveau de concurrence inégalable à cette période. Une confrontation se dessine en effet avec Lance Armstrong, mais aussi le champion du monde Cadel Evans, le champion olympique Samuel Sanchez et David Millar.
Selon Laurent Bezault, la confrontation entre les meilleurs se jouera dans la dernière ascension© A.S.O.
En Corse, le triptyque de la route bénéficie d’un cadre sur-mesure. Le terrain se prête à une étape de côtes particulièrement sérieuse, qui a été avancée au premier jour par rapport aux éditions précédentes. Pour leur découverte de l’île (le peloton professionnel n’y est plus venu depuis le Tour de Corse 1982), les coureurs débuteront donc par une étape de 175 kilomètres partant de Porto-Vecchio et s’achevant sur la montée vers le Col de l’Ospedale. Laurent Bezault, qui s’est occupé de tracer et de reconnaître le parcours, livre les détails de cette étape exigeante.
La première étape du Critérium International propose une succession de montées d’un nouveau genre sur l’épreuve. Quel scénario peut-on attendre ?
D’habitude, la difficulté de l’étape tient à l’enchaînement des côtes. Cette fois-ci elles seront moins rapprochées, mais il s’agit de montées plus longues et quelquefois plus sèches. En ce sens, cela ressemble plutôt à une très belle étape de moyenne montagne sur le Tour de France, ou encore à une étape de fin de Paris-Nice, sur les reliefs de l’arrière-pays niçois et du Var. Sur le parcours corse, les difficultés commenceront réellement à partir de Propriano, en abordant la deuxième moitié de l’étape, où les coureurs évolueront sur des routes plus étroites et sinueuses. C’est à mon avis là que les attaques débuteront, et qu’il faudra se battre pour rester devant. Car l’explication entre les costauds du jour, ce sera dans la montée vers le col de l’Ospedale.
Cette ascension peut-elle donner lieu à une véritable bataille de grimpeurs ?
Il y a 14 kilomètres de montée, avec un dénivelé moyen de 6,2 %, c’est donc long et difficile. Si l’on prend comme référence le Tour de France, dans les Alpes l’ascension vers le col des Saisies (14,5 km à 5,1 %) est classée en première catégorie, tout comme celle vers le col d’Aspin dans les Pyrénées (12,3 km à 6,3 %). Avec l’Ospedale, nous sommes à peu près au même niveau de difficulté. J’imagine que cela ne suffira pas pour créer de gros écarts entre les tout meilleurs, mais sur le Critérium la gagne se joue à coup de secondes. A mon avis, il y aura une dizaine de coureurs qui se tiendront en trente secondes au sommet, ce qui laisse des possibilités pour les deux étapes du lendemain.
17 équipes ont été sélectionnées pour participer au Critérium International, qui se déroulera pour la première fois en Corse, avec trois étapes programmées les 27 et 28 mars prochain dans le sud de l’île, autour de Porto-Vecchio.
LES 17 ÉQUIPES INVITÉES
Espagne
Caisse d’Epargne (GCE)
Euskaltel - Euskadi (EUS)
Etats-Unis
BMC Racing Team (BMC)
Garmin-Transitions (GRM)
Team HTC-Columbia (THR)
Team Radioshack (RSH)
Grande-Bretagne
Team Sky (SKY)
France
AG2R La Mondiale (ALM)
Bbox Bouygues Telecom (BBO)
Cofidis, le Crédit en ligne (COF)
Française des Jeux (FDJ)
Saur-Sojasun (SAU)
Bretagne-Schuller (BSC)
Roubaix Lille Métropole (RLM)
Kazakhstan
Astana (AST)
Pays-Bas
Skil-Shimano (SKS)
Vacansoleil Pro Cycling Team (VAC)
C’est sur les routes corses que Gilbert Duclos-Lassalle a connu ses premiers succès© A.S.O.
Il y a 30 ans, Gilbert Duclos-Lassalle avait déjà ses habitudes sur le Tour de Corse, qui faisait partie du circuit des courses de début d’année auxquelles il participait au sein de sa première équipe professionnelle, Peugeot. Si le Tour de Corse, après quelques interruptions, existe toujours sur un format uniquement ouvert aux amateurs, le peloton de l’élite n’a plus fréquenté l’île de beauté depuis 1982. Le vainqueur de l’édition 1980 se souvient de la place que tenait cette course dans le calendrier, et du rôle qu’elle a joué dans sa carrière.
Quels sont vos plus anciens souvenirs du Tour de Corse ?
La première fois que je suis allé sur le Tour de Corse, c’était en 1978. A l’époque, nous débutions l’année sur la Côte d’Azur, avec le Grand Prix d’Antibes, le Tour Méditerranéen et le Tour du Haut-Var, puis nous allions faire le Tour de Corse pour finir la préparation qui nous menait à Paris-Nice. J’y ai remporté une étape dès 1978, et c’était d’ailleurs ma première victoire en tant que professionnel. J’y suis bien sûr retourné l’année suivante, où j’ai porté le maillot pendant trois jours sur quatre, avant de me faire déloger de la première place par Michel Laurent dans le dernier contre-la-montre.
La troisième tentative a finalement été la bonne…
Je savais que je marchais bien sur cette course, donc en 1980 j’ai tenté quelque chose dans la première étape. Nous étions dans une échappée de quatre coureurs, dont Jean-René Bernaudeau, et je me suis imposé dans le final. Ensuite, j’ai contrôlé la situation et j’ai gardé le maillot jusqu’au bout. Dans la foulée, j’ai gagné Paris-Nice, et je me suis classé deuxième de Paris-Roubaix ! On peut dire que la Corse a été le déclic de ma carrière. A partir de cette année-là, je faisais partie des coureurs qu’on reconnaissait et qu’on attendait sur le bord des routes.
Vous n’êtes pourtant pas parvenu à défendre votre titre…
En 1981, j’étais l’équipier de Stephen Roche, qui a gagné la course. Puis en 1982, nous étions opposés à Bernard Hinault, qui courait chez Renault, mais nous ne sommes pas parvenus à le contrôler. A l’époque c’était vraiment une course où les costauds se retrouvaient. Depuis, je n’y étais pas retourné, jusqu’à la récente présentation du Critérium International. J’ai pu observer que l’état des routes s’est nettement amélioré, car à l’époque il y avait des nids de poule. J’ai l’impression que l’étape du Col de l’Ospedale peut être spectaculaire. Les stratégies seront très différentes des éditions précédentes.
© A.S.O.
Le spectacle en trois actes qui se prépare dans l'extrême sud de la Corse les 27 et 28 mars prochains se dessine plus précisément avec l’annonce du parcours concocté pour les trois étapes du Critérium International.
Le relief de l’île, avec des montagnes qui se jettent dans la mer, se prête idéalement à la conception d’une étape de montagne mouvementée. Ce terrain de jeu d’exception a donné l’idée aux équipes d’organisation de modifier l’ordonnancement habituel de la course. L’étape en ligne de samedi, après le départ de Porto-Vecchio, donnera d’emblée des vertiges aux coureurs avec la montée vers le col de Parmentile, puis plus loin en direction du col de Bacinu. Surtout, c’est au sommet de l’ascension vers le col de l’Ospedale que sera jugée cette première arrivée, où un grimpeur pourrait prendre une option sur la victoire. Mais le lendemain matin, l’étape en boucle autour de Porto-Vecchio offre des possibilités à des attaquants vifs et résistants. Sur 75 km, un groupe d’échappés bien organisé peut piéger les meilleurs : une hésitation suffit. Il ne resterait alors que 7,7 km d’un contre-la-montre individuel particulièrement technique dans Porto-Vecchio pour changer la donne. Au cœur de ces débats, on pourrait alors retrouver Lance Armstrong, Cadel Evans ou le champion olympique Samuel Sanchez, déjà partants pour l’aventure corse. Côté français, David Moncoutié, Thomas Voeckler, Pierrick Fedrigo ou Clément Lhôtellerie ont aussi prévu d’y tenter leur chance.
Après 9 années passées à Charleville Mézières et sur les routes des Ardennes, le Critérium International s’installe à Porto-Vecchio en Corse en 2010.
Les détails de la 79ème édition du « triptyque de la route », qui se déroulera les 27 et 28 mars 2010, seront dévoilés à l’occasion d’une conférence de presse organisée début février.
A.S.O., organisateur de la course, tient par ailleurs à remercier chaleureusement le Conseil Général des Ardennes et la municipalité de Charleville Mézières qui leur ont fait confiance durant toutes ces années et se sont totalement investis à leurs côtés.
Avec cinq victoires (1999, 2004, 2007, 2008 et 2009), Jens Voigt s'empare du record de titres conquis sur l'épreuve.
Une fois de plus le grand Allemand de l’équipe Saxo Bank a été le plus fort sur les routes ardennaises. Pourtant, au départ contre-la-montre, rien n’était acquis, et ils étaient encore nombreux à prétendre à la victoire finale, tant les écarts étaient infimes après les deux premières étapes. Pas moins de 18 coureurs se tenaient en 12 secondes. Et parmi eux, plusieurs spécialistes patentés de l’effort solitaire, comme Coppel, Pate, Schleck ou encore Rabon.
Mais Jens Voigt est un peu chez lui à Charleville-Mézières. Au point de ne pas accepter qu’un autre coiffe « sa » couronne. Alors il s’est arraché pour conserver deux secondes d’avance sur Rabon et signer le cinquième temps de l’étape remportée par Tony Martin. En remportant cette cinquième victoire, Voigt devient du même coup recordman du nombre de titres sur l’épreuve.