Journal de l'étape

étape 16 - Martigny Bourg-Saint-Maurice 159 km
mardi 21 juillet

Astarloza, première

Mikel ASTARLOZA© A.S.O.

 

Après la deuxième journée de repos, le peloton s’est lancé avec un nouveau leader à l’assaut du toit du Tour. Au passage au col du Grand Saint-Bernard (2473 m), Alberto Contador n’a toutefois pas forcé son talent pour défendre son Maillot Jaune. Quatre coureurs, Van den Broecke, Pellizotti, Moinard et Astarloza avaient alors déjà semé leurs premiers compagnons d’échappée. L’ascension vers le Petit-Saint-Bernard a été plus mouvementée pour Contador, qui s’est employé plus sérieusement afin de suivre les attaques d’Andy Schleck. Dans la descente, les échappés ont résisté au retour d’un carré de poursuivants. Astarloza a senti le moment idéal pour placer une accélération décisive, à moins de 3 kilomètres de la ligne d’arrivée.

Pellizotti, en tĂŞte en Italie

Si la montée vers le col du Grand-Saint-Bernard débute officiellement au km 16, la route commence déjà à s’élever à la sortie de Martigny. Un premier groupe d’échappée se forme avec Gomez Marchante, Haussler, Roulston (CTT), Cancellara, Voigt (SAX), Maaskant (GRM), Martinez, Verdugo (EUS), Pellizotti, Kuschynski (LIQ), Casar (FDJ), Gutierrez (GCE), Moncoutié (COF), Fedrigo, Rolland (BBO), Karpets (KAT), Bouet (AGR), Velits (MRM) et Geschke (SKS). Franco Pellizotti quitte l’échappée avec la volonté de renter en tête en Italie. C’est en compagnie de Vladimir Karpets qu’il couvre les 22 derniers kilomètres menant au Grand-Saint-Bernard.

Un groupe de contre attaque remanié

Dans cette longue ascension, le groupe de poursuite perd ses plus laborieux grimpeurs, et accueille quelques nouveaux compagnons Ă  environ 5 km du sommet. Après un vaste remaniement, c’est avec seize coureurs que la chasse est menĂ©e dès la descente : Gomez Marchante (CTT), Van den Broeck (SIL), Voigt (SAX), Ten Dam (RAB), Astarloza, Anton, Verdugo (EUS), Goubert, Roche (ALM), Casar (FDJ), Moinard (COF), Fedrigo, Lefèvre, Trofimov (BBO), Vogondy (AGR) et Velits (MRM). Le peloton, emmenĂ© par la formation Astana, ne menace pas directement le duo de tĂŞte (5’10’’ de retard au km 78,5). En revanche, Pellizotti et Karpets sentent leurs premiers poursuivants fondre sur eux dans la vallĂ©e d’Aoste. Ils sont rejoints au km 98.

Le plein pour Pellizotti

Les échappés du jour s’observent pendant les premiers kilomètres de montée vers le col du Petit-Saint-Bernard. Puis Laurent Lefèvre passe à l’offensive à 16 km du sommet et ouvre la route en solitaire pendant trois kilomètres. Mais l’appétit de Van den Broeck, le plus remuant de la bande, a raison des espoirs de Lefèvre. Le Belge ramène dans un premier temps une partie du groupe dans les roues du Français, puis provoque sa décomposition en accélérant à 6 kilomètres du col. Au sommet, Pellizotti fait le plein de points de la montagne, accompagné de Van den Broeck, Astarloza et Moinard, qui ont également réussi à suivre.

Evans et Martin lâchés

Derrière, la sĂ©lection est encore plus sĂ©vère, orchestrĂ©e par les coureurs de Saxo Bank au dĂ©but de la montĂ©e. Mais la rĂ©elle accĂ©lĂ©ration est portĂ©e par Andy Schleck Ă  7 km du sommet : dans un premier temps, seuls Contador, Klöden, F.Schleck, Wiggins et Nibali parviennent Ă  le suivre. Armstrong, momentanĂ©ment lâchĂ©, se trouve contraint Ă  fournir un effort violent pour recoller dans la fin de l’ascension. Parmi les perdants du jour, Cadel Evans et Tony Martin n’ont eux jamais rĂ©ussi Ă  revoir Contador. Dans la descente, les frères Schleck calment le jeu, permettant au groupe d’enfler jusqu’à 19 coureurs Ă  l’arrivĂ©e. Leur coĂ©quipier a en revanche lourdement chutĂ© au dĂ©but de la descente.

Moinard tente sa chance

L’enjeu de la victoire d’étape affole les quatre hommes de tête, menacés par quatre de leurs anciens compagnons, qui se sont refait une santé. Casar, Roche, Goubert et Fedrigo se lancent dans une poursuite qui les rapproche même à 4’’ à 5 km de l’arrivée. A 3 km de l’arrivée, Amaël Moinard tente sa chance en sortant du quatuor, mais la réplique immédiate de Mikel Astarloza est plus percutante. L’Espagnol passe les deux derniers kilomètres en solitaire et remporte sa première victoire d’étape sur le Tour de France.