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Journal de l'étape

étape 5 - Althen-des-Paluds Sisteron 172.5 km
vendredi 14 mars

Barredo, au courage

Dans les derniers jours de course, la composition de l’échappée qui obtient la bénédiction du peloton fait toujours l’objet d’un examen minutieux. Le groupe d’attaque du jour a mis plus de 50 kilomètres à se dessiner, avec un effectif de 17 coureurs. Carlos Barredo, à force de persuasion, est parvenu à rester dans l’échappée qui a obligé les coureurs de Rabobank et de Gerolsteiner à mener la poursuite en fin d’étape. L’Espagnol, qui a multiplié les attaques et a courageusement résisté au retour de ses compagnons de route dans le final, réalise une double bonne opération. En plus de la victoire d’étape, la troisième pour l’équipe Quick Step, il se hisse au 6ème rang du classement général, à 1’40’’ de Gesink, toujours leader.

Sortie interdite
Les volontaires pour une échappée sont très nombreux dans les premiers kilomètres, spécialement parmi les Français, mais le peloton réagit systématiquement aux attaques. Qu’elles soient menées par Geslin (BTL) et Bichot (AGR) dans un premier temps, puis par Clement (BTL) et Edaleine (ALM), ou encore par Le Boulanger (FDJ) et Sprick (BTL), les tentatives de sortie font l’objet de réprimandes fermes.

Evans lance un mouvement
C’est une nouvelle attaque française, avec le quatuor Pauriol (C.A), Casar (FDF) Moreau (AGR) et Pineau (BTL), dans la descente du col de Murs, qui provoque une série de rebondissements. Casar est d’abord remplacé dans ce petit groupe par Gilbert (Bel – FDJ). Mais la composition de ce carré semble déplaire à quelques leaders du peloton. Cadel Evans lance un mouvement de contre attaque au km 55, emmenant dans son sillage une vingtaine de coureurs.

17 coureurs en tĂŞte
Le groupe roule dans cette configuration pendant environ 25 kilomètres. Puis une partie des indĂ©sirables se retire après le sommet de la cĂ´te de Sault. Après les dĂ©parts d’Evans, Sorensen, Pauriol, Gilbert, Pineau et Goubert, il reste 17 coureurs en tĂŞte : Arroyo, Perget (GCE), Kroon (CSC), Botcharov, Gerrans, Rolland (C.A), Vaugrenard (FDJ), Mori, Passeron (SDV), Arrieta (ALM), Clement (BTL), Monfort (COF), Barredo (QST), Moreau, Lequattre, Gonzalo Ramirez (AGR) et Santaromita (LIQ).

Ecart maximal : 3’05’’
Cet imposant groupe se détache légèrement et bénéficie d’un avantage de 2’05’’ au km 101. Après avoir perdu Stef Clement en cours de route, il creuse l’écart jusqu’à 3’05’’, mais la présence de Barredo notamment incite les équipiers de Rabobank et de Gerolsteiner à lancer la poursuite à 25 km de l’arrivée.

Barredo attaque et résiste
Sous la menace, les hostilités sont lancées par Botcharov, qui attaque à 20 km de l’arrivée. Il est repris juste avant le premier passage sur la ligne d’arrivée de Sisteron. L’initiative suivante, prise par Carlos Barredo et Christophe Moreau, s’avère payante, le groupe se réduisant à cinq coureurs, avec Rolland, Mori et Kroon. Dans les 8 derniers kilomètres, Barredo est à la fois le plus entreprenant et le plus efficace. Mètre par mètre, il atteint un écart d’une quinzaine de secondes à 2 kilomètres de l’arrivée. Les 8 secondes qui lui restent sous la flamme rouge sont suffisantes pour rejoindre la ligne d’arrivée en solitaire. Gesink, qui franchit la ligne avec le peloton 2’17’’ plus tard, conserve son maillot jaune.

 

Carlos Barredo : « Je ne peux pas ĂŞtre plus heureux »

« Au dĂ©but de l’étape, mon coĂ©quipier Matteo Tosatto se trouvait dans un premier groupe, mais les Rabobank ne l’ont pas laissĂ© partir, alors j’étais un peu remontĂ©. Quand j’ai rĂ©ussi Ă  intĂ©grer le groupe suivant, j’ai donc tout donnĂ© pour que l’on arrive Ă  se dĂ©tacher. J’ai beaucoup travaillĂ© et au bout d’un moment, l’écart de plus de 2’30’’ s’est installĂ©, et j’ai alors pensĂ© Ă  la victoire d’étape. Maintenant je ne pas ĂŞtre plus heureux, puisque c’est la troisième victoire de l’équipe, et nous avons en plus trois reprĂ©sentants dans le Top 10.
Lorsque je suis arrivĂ© chez Quick Step, c’était pour apprendre auprès de leaders comme Tom Boonen ou Paolo Bettini, car je suis avant tout attirĂ© par les courses d’un jour. J’aime toutes les classiques, mais celle qui me fait le plus rĂŞver, c’est le Tour des Flandres »

 

Les dépêches

16:23 - Le Top 5 de l’Ă©tape

1. Barredo
2. Kroon
3. Mori
4. Moreau
5. Rolland

16:21 - Victoire de Barredo

L’Espagnol a rĂ©ussi Ă  rĂ©sister. Il s’agit de la 3ème victoire de Quick Step sur ce Paris-Nice.

16:21 - Sous la flamme rouge

A 1 km, Barredo donne le maximum pour aller chercher sa victoire d’Ă©tape...

16:19 - 2 km de l’arrivĂ©e

Barredo a maintenant 15’’ d’avance sur ses quatre poursuivants...

16:16 - Barredo progresse

Il n’est plus qu’Ă  4 km de l’arrivĂ©e...

 

L’œil du Blaireau

Chaque matin avant le départ, Bernard Hinault donne son sentiment sur les enjeux du jour, les coureurs à observer sur l’étape, etc.

Hier nous avons découvert un jeune coureur qui promet. Il grimpe très bien, Gesink, il a montré de très bonnes capacités. Quand à Cadel Evans, il a été fidèle à ses habitudes, sans attaquer. Il est vrai qu’il avait aussi comme rôle de protéger Popovych.
Je ne suis pas sûr que Gesink ait définitivement gagné le maillot jaune dans le Ventoux. Rebellin a un peu bloqué dans l’ascension, mais il n’est qu’à 32 secondes, ce qui reste assez peu. Si j’étais lui, j’étudierais attentivement le parcours et j’essaierai de tout jouer sur un coup. Il n’a que ça à faire. Car les coureurs de la Rabobank sont quand même très forts. Cela dit, il faut encore penser à ceux qui sont juste derrière, Nocentini et Popovych. Il reste encore trois étapes, ce qui fait finalement une longue route.