Journal de l'étape

étape 4 - Villers-Cotterêts Joigny 193 km
mercredi 11 juillet

le film de l'étape

Hushovd, en puissance

Le Norvégien, qui avait été privé de sprint lors de l’étape de Gand, a livré sur l’arrivée de Joigny une démonstration de puissance. Alors que le peloton n’a pas laissé de place au hasard quant à la poursuite des échappés du jour, Sprick, Sy.Chavanel, Flecha, Verdugo et Knees, repris à 5 km de l’arrivée, la préparation du sprint a été idéale pour Thor Hushovd. Emmené par son coéquipier Julian Dean, il a placé une accélération décisive à 250 m de la ligne. Il prend également la seconde place du classement général.

Sprick lance le mouvement
Au moment de s’attaquer à la première ascension du jour, aucune offensive n’a perturbé la tranquillité du peloton. Le sommet de la côte de Veuilly-la-Poterie intéresse essentiellement deux coureurs, David Millar et Stéphane Augé, lancés dans une bataille de gentlemen pour le maillot à pois. L’Ecossais comble une partie de son retard sur le porteur du maillot à pois, mais l’événement ne précipite pas les attaquants. Ce n’est qu’au kilomètre 30 que Matthieu Sprick (Fra – BTL) lance le mouvement, suivi de Gorka Verdugo (Esp – EUS), Sylvain Chavanel (Fra – COF), Juan-Antonio Flecha (Esp – RAB) et Christian Knees (All – MRM).

Une accélération de Liquigas
Les cinq coureurs creusent dans un premier temps un écart de 4’, au passage au sommet de la deuxième difficulté (km 62,5), où Sylvain Chavanel prend le maximum des points en jeu. Immédiatement après la « bosse », l’équipe Liquigas tente de semer la panique en accélérant brutalement. L’opération provoque une fracture multiple dans le peloton, mais la soudure est finalement plutôt rapide : dix kilomètres plus loin il est totalement reconstitué, à 3’ des attaquants.

Chavanel pense aux copains
Plus prudentes que la veille, les équipes de sprinteurs s’intéressent à la poursuite des échappés à 70 km de l’arrivée, les Quick Step étant les premiers à envoyer des coureurs en tête de peloton, avec les Lampre et les Predictor-Lotto. A 50 km de la ligne, la situation est totalement sous contrôle, avec seulement 2’ d’écart à l’avantage de Sprick, Sy.Chavanel, Flecha, Verdugo et Knees. Après avoir continué sa récolte, Sylvain Chavanel s’abstient de disputer les points en jeu au sommet de la côte de Bel-Air. Son coéquipier Stéphane Augé est ainsi assuré de garder son maillot à pois. En revanche, il conteste les bonifications en jeu sur les sprints intermédiaires. Systématiquement devancé par Flecha, il cumule toutefois suffisamment de points pour prendre la 7ème place du classement général.

Hushovd résiste
A 25 km de l’arrivée, la menace est de plus en plus pesante. Avec un peloton à moins d’une minute, Knees lance une attaque sans réel effet, si ce n’est d’instaurer un climat de défiance dans le groupe. Une arrivée massive semble inéluctable. A 5 km de l’arrivée, les échappés sont repris, et les équipes des sprinteurs mettent en place leurs trains respectifs. Celui de Crédit Agricole, avec Julian Dean dans le rôle de dernier accompagnateur de Thor Hushovd, est le plus efficace. Le Norvégien accélère à 250 m de la ligne : il résiste jusqu’au bout au retour de Hunter et Freire et remporte sa cinquième victoire sur le Tour de France.

 

Les interviews

Thor Hushovd : « Ma confiance est de retour »

Le sprinteur norvégien commençait à douter de sa forme. Grâce à cette cinquième victoire d’étape sur le Tour, qu’il doit en partie à son coéquipier Julian Dean, Thor Hushovd a retrouvé le moral.

« C’est vraiment bon pour moi de gagner à nouveau. J’ai eu beaucoup de problèmes au début de la saison, et j’avais l’impression de mal commencer le Tour de France également. Je me suis retrouvé dans une chute, et hier j’ai raté mon coup, mais aujourd’hui tout s’est bien passé. Julian Dean a fait un boulot extraordinaire pour moi : quand il a l’énergie d’aujourd’hui, c’est exactement ce qu’il me faut pour gagner. Dans cette forme, c’est le meilleur poisson pilote du monde. Il était devant moi à partir des 500 m, et à 200 m j’ai su qu’il fallait y aller. C’était un travail fantastique, il m’a même laissé le temps de me rasseoir et de lever les bras sur la ligne ! L’année dernière j’ai terminé le Tour par une victoire sur les Champs-Elysée, et c’est à cela que je pense quand la roue ne tourne pas dans mon sens. Aujourd’hui cela va et je sais que je vais gagner d’autres étapes car ma confiance est de retour »

Tom Boonen : « Le timing, c’est la clé »

Tom Boonen, toujours leader du classement par points, n’est pas parvenu à se placer idéalement pour rivaliser avec Thor Hushovd aujourd’hui.

« Nous avons fait notre maximum pour rester devant le plus loin possible, mais à un moment nous ne pouvions plus progresser, alors j’ai attendu de voir un petit trou, et j’ai sauté dedans. Il y a eu un virage à 500 m de la ligne, et là j’ai fait une erreur : j’aurais du freiner complètement et recommencer mon sprint pour me placer dans une autre position.
C’est une belle victoire pour Thor, il a été très fort. Il fallait vraiment commencer à sprinter au bon moment, et c’est exactement ce qu’il a fait. Le timing, c’est la clé dans ce genre de sprints ».

Matthieu Sprick : « Une journée devant, c’est toujours bien »

Instigateur de l’échappée du jour, Matthieu Sprick a rejoint le peloton à environ 5 km de l’arrivée. Il est récompensé de son initiative par le prix de la combativité.

« Bien sûr j’avais l’espoir d’aller chercher une victoire d’étape, c’est donc une déception, mais c’est toujours bien de passer une journée devant. Le peloton ne nous a jamais laissé partir très loin, car avec des rouleurs comme Flecha et Chavanel, cela aurait pu être risqué. C’était donc un handicap d’un côté, mais de l’autre côté c’est agréable de rouler avec eux. A la fin, je m’accrochais toujours à un petit espoir, car cela peut se jouer à peu de chose. Il suffit d’une chute où d’un moment de désorganisation de la poursuite dans le peloton, et tout redevient possible pour ceux qui sot devant ».

Stéphane Augé : « Il faut être réaliste »

Stéphane Augé doit son maillot à pois à l’attitude de gentleman de son coéquipier Sylvain Chavanel, qui n’est pas allé chercher les points pour le classement des grimpeurs. Toutefois, il ne compte pas le défendre demain, afin de préserver sa forme pour la suite.

"L’équipe a tout fait pour que nous puissions conserver le maillot à pois. J’ai bien sûr envie de dire merci à Sylvain Chavanel, qui s’est abstenu de disputer les points sur la dernière ascension pour me laisser le maillot. Cela prouve que c’est u vrai champion, un leader. Maintenant les bosses arrivent, alors pour conserver le maillot il faudrait que je sois dans une échappée, mais c’est peu probable. Je ne pense pas le défendre, car il faut être réaliste : le Tour dure trois semaines, et je n’ai pas l’intention de griller toute mon énergie maintenant »

 

Les dépêches

17:40 - Le Top 5 final

1. Hushovd
2. Hunter
3. Freire
4. Zabel
5. Napolitano

17:39 - Victoire d’Hushovd

Sur une grosse accélération placée à 250 mètres de la ligne, Hushovd remporte sa cinquième victoire d’étape sur le Tour...

17:37 - Sous la flamme rouge

Le sprint se prépare...

17:36 - 2 km de l’arrivée

Quatre coureurs de Quick Step se mêlent à l’action, avec des T-Mobile qui roulent poyur Cavendish...

17:35 - 2 km d