Tous les classements
| 1 | Fabian CANCELLARA |
| 2 | Tom BOONEN |
| 3 | Alessandro BALLAN |
| 4 | Juan Antonio FLECHA |
| 5 | Bernhard EISEL |
| » le classement complet |
Liste des partants | Itinéraires horaires
| Secteur | Lieu |
| 27 | Troivilles à Inchy |
| 26 | Viesly à Quiévy |
| 25 | Quiévy à Saint-Python |
| 24 | Saint-Python |
| 23 | Vertain à St-Martin-sur-Écaillon |
| 22 | Capelle-sur-Écaillon - Le-Buat |
| 21 | Verchain-Maugré à Quérénaing |
| 20 | Quérénaing à Maing |
| 19 | Maing à Monchaux-sur-Écaillon |
| 18 | Haveluy à Wallers |
| 17 | Trouée d'Arenberg |
| 16 | Wallers à Hélesmes |
| 15 | Hornaing à Wandignies - Hamage |
| 14 | Warlaing à Brillon |
| 13 | Tilloy à Sars-et-Rosières |
| 12 | Orchies |
| 11 | Auchy-lez-Orchies à Bersée |
| 10 | Mons-en-Pévèle |
| 9 | Méringnies à Pont-à-Marcq |
| 8 | Pont-Thibaut à Ennevelin |
| 7 | Templeuve - L'Épinette |
| 7 | Templeuve - Moulin-de-Vertain |
| 6 | Cysoing à Bourghelles |
| 6 | Bourghelles à Wannehain |
| 5 | Camphin-en Pévèle |
| 4 | Carrefour de l'Arbre |
| 3 | Gruson |
| 2 | Hem |
| 1 | Roubaix |



La course
dimanche 9 avril 2006Paris (Compiègne) > Roubaix - 259 km
Le grand bond de Cancellara
Les regards sont longtemps restés braqués sur le champion du monde Tom Boonen, présenté comme grand favori à sa propre succession. La stratégie du Belge a semblé conforme à ses objectifs durant toute la première partie de course, notamment au moment crucial de la traversée de la forêt d’Arenberg, où il a été le chef d’orchestre de la première sélection. Mais Boonen s’est ensuite montré moins percutant que son rival Fabian Cancellara dans le secteur décisif du Carrefour de l’Arbre. Le Suisse, qui s’était illustré dans le Tour de France 2004 en remportant le prologue de Liège, a laissé ses poursuivants sans réaction et a parcouru les 17 derniers kilomètres en solitaire. La deuxième place est revenue sur tapis vert à Tom Boonen, après la disqualification de Hoste, Van Petegem et Gusev. Les trois premiers poursuivants de Cancellara ont franchi illégalement un passage à niveau dont les barrières étaient baissées à 10 km de l’arrivée.
le film de l'étape
Des attaques contrôlées
Plusieurs initiatives peu convaincantes sont menées en début de course, sans qu’aucune attaque ne parvienne à creuser un écart supérieur à une dizaine de secondes. Au km 17, Marc De Maar (Hol - RAB) et Tristan Valentin (Fra - COF) sont les premiers à s’aventurer, mais l’allure rapide du peloton (47,1 km/h de moyenne dans la première heure) condamne toutes les échappées, quelle qu’en soit la composition.
A quatre sur les pavés
Un petit groupe parvient à se détacher tardivement, au km 62, avec Posthuma (Hol - RAB), Portal (Fra - CEI), Schreck (All - TMO) et Konyshev (Rus - LPR). Au moment d’aborder le premier secteur pavé, les quatre hommes ont un avantage de 1’25’’ sur Flores (Esp – EUS), Berges (Fra – AGR) et Righetto (Ita – LIQ), et de 2’20’’ sur le peloton. Ils poursuivent efficacement leur effort et soignent même leurs écarts, tandis que les contre-attaquants accueillent dans leurs rangs Franck Hoj (Dan – GST). Après le passage des six premiers secteurs pavés, le quatuor a 3’20’’ d’avance sur leurs quatre poursuivants et 3’20’’ sur le peloton.
La sélection dans la Tranchée d’Arenberg
Les choses se compliquent dans un premier temps dans le groupe des poursuivants, qui s’amaigrit au fil des secteurs pavĂ©s. En entrant dans le secteur d’Haveluy, Hoj n’est plus accompagnĂ© que de Pronk (Hol – UNI), mais le peloton menĂ© par les formations Quick Step et Discovery Channel fond sur eux. Posthuma, Schreck, Portal et Konyshev s’accrochent Ă leur avantage et prĂ©servent 45’’ au moment de pĂ©nĂ©trer dans la TranchĂ©e d’Arenberg. C’est sur cette portion stratĂ©gique qu’est lancĂ©e la sĂ©lection par les favoris, et prĂ©cisĂ©ment par Boonen, qui rentre en tĂŞte du peloton sur la TranchĂ©e. 2400 m plus tard, c’est un groupe de 17 coureurs qui s’est constituĂ©, Posthuma, Schreck et Portal Ă©tant les seuls « survivants » qui parviennent Ă accrocher la roue des favoris.
14 coureurs en tĂŞte
L’élite continue de prendre de la distance, en perdant au passage Posthuma et Schreck. C’est avec un effectif stable de 14 coureurs que le groupe progresse, atteignant par exemple un avantage de 2’50’’ au km 201. Une période d’observation active s’ouvre entre les favoris, le groupe étant composé de Tom Boonen, George Hincapie, Frederic Guesdon, Bernhard Eisel, Steffen Wesemann, Juan Antonio Flecha, Nicolas Portal, Lars Michaelsen, Fabian Cancellara, Vladimir Gusev, Leif Hoste, Gert Steegmans, Alessandro Ballan et Peter Van Petegem.
La chute pour Hincapie
C’est dans le secteur de Mons-en PĂ©vèle que la course se durcit, notamment sous l’impulsion de Cancellara et Flecha. George Hincapie quitte le premier le groupe sur une lourde chute, puis un quatuor composĂ© de Boonen, Ballan, Cancellara et Van Petegem prend la fuite. A la faveur d’une portion goudronnĂ©e, Gusev, Hoste et Flecha parviennent Ă « recoller ». Eisel refait Ă©galement son retard Ă moins de 40 km de l’arrivĂ©e. Les huit hommes n’ont plus Ă se soucier d’éventuels poursuivants : Guesdon, Wesemann et Steegmans pointent Ă 1’ Ă 32 kilomètres de la ligne.
Accélération fatale dans le Carrefour de l’Arbre
Un moment retardé sur une chute, Gusev lance les hostilités dans le secteur de Camphin-en-Pévèle. Il est immédiatement suivi par Cancellara, avec qui il creuse un premier écart. La réaction de leurs compagnons se fait attendre. La situation profite au coureur suisse, qui place une accélération fatale à Gusev dans le secteur du Carrefour de l’Arbre. Grâce à ses qualités de rouleur, Cancellara continue de creuser l’écart sur Hoste, Van Petegem et Gusev d’une part (45’’ à 8 km de l’arrivée), Bonnen, Flecha et Ballan d’autre part (1’15’’). C’est en solitaire que Cancellara rentre sur le Vélodrome de Roubaix, où il signe la première victoire suisse depuis Henri Suter en 1923.
L'interview du vainqueur
Fabian Cancellara (Sui - CSC)
Quelle a été votre stratégie dans les derniers kilomètres ?
A partir du moment où j’ai accéléré, j’ai énormément parlé avec mon directeur sportif pour me tenir au courant des écarts en permanence. J’ai vraiment tout donné, exactement comme si j’étais dans un contre-la-montre. J’ai eu l’impression d’avoir des jambes comme je n’en ai jamais eues, mais c’est surtout avec la tête que j’ai gagné cette course.
Pensiez-vous battre Tom Boonen sur cette course ?
Je savais que je pouvais le battre, mais j’ai surtout pensé à gagner et pas à me focaliser sur lui. Boonen n’était pas le seul coureur à surveiller et nous en avions déjà beaucoup discuté avec mes partenaires. C’est d’ailleurs aussi grâce à cette équipe que cette victoire a été possible. Pour la première fois de ma carrière je me suis senti particulièrement entouré par ce groupe et c’est une sensation extraordinaire.
Quel effet cela fait-il de rentrer en vainqueur sur le Vélodrome de Roubaix ?
J’ai d’abord pensé à m’appliquer pour faire le dernier tour sans tomber ! En fait j’ai surtout voulu profiter de cette atmosphère si spéciale qui existe sur ce vélodrome. Je savais que je ne pouvais plus être repris alors j’ai pensé à tous les efforts fournis pour y arriver, à ce que représente le fait d’être seulement le deuxième coureur suisse vainqueur de l’épreuve.
Les dépêches
