Tous les classements

1 Alejandro VALVERDE
2 Paolo BETTINI
3 Damiano CUNEGO
4 Patrik SINKEWITZ
5 Michael BOOGERD
  » le classement complet
» le classement des côtes
» le classement général des côtes

 

Liste des partants | Itinéraires horaires

 
 










La course

dimanche 23 avril 2006
Liège > Ans - 262 km

Valverde double la mise

Alejandro VALVERDE Vainqueur de la Flèche Wallonne en milieu de semaine, Alejandro Valverde a abordé avec humilité la Doyenne des classiques. L’Espagnol, qui avait remporté sa première grande classique de printemps au sommet du Mur de Huy, a appliqué une stratégie similaire dans le final de Liège, alors qu’une douzaine de coureurs étaient encore concernés par la victoire. Laissant aux autres les risques liés aux attaques lointaines, Valverde a réservé son effort pour la dernière occasion, c’est-à-dire la ligne droite d’Ans. Reconnu pour sa puissance, il a pu contrôler le retour de Bettini et de Cunego. Avec cette nouvelle victoire de prestige, Valverde, qui devient par ailleurs le premier vainqueur espagnol à Liège prend l’ampleur d’un coureur de classiques de premier ordre.

le film de l'étape

Arrivée, Finish Fedrigo et Pauwels lancent le mouvement
La première attaque du jour est menée collectivement au km 11 par Contador (LSW), Hiekmann (GST), Schwab (QST),Dockx (DVL), Reynes (CEI), Clement (BTL), Carlström (LIQ), Benitez (SDV), Sprick (BTL), Van de Vouwer (UNI), Veuchelen (JAC), Kleynen (LAN), Calvente (AGR). La tentative échoue cinq kilomètres plus tard. Les nombreuses offensives des trente premiers kilomètres sont également réprimées par le peloton, qui progresse à vive allure. Au km 33, Pierrick Fedrigo (BTL) et Serge Pauwels (JAC) lancent toutefois un mouvement efficace. Les deux hommes sont poursuivis par un groupe très étoffé de 24 coureurs où figurent notamment Voigt (CSC), Wesemann (TMO), Rogers (TMO), Commesso (LAM) et Flecha (RAB), mais le peloton, qui pointe à 7’50’’ au km 50, semble accepter leur départ.

Wesemann attaque dans Wanne
C’est au kilomètre 59 que le duo se résigne et intègre le groupe de poursuite. Les 26 coureurs ainsi réunis continuent leur route et atteignent Bastogne avec une avance de 5’30’’ sur le peloton. C’est à partir de l’enchaînement des côtes de Wanne, Stockeu et Haute-levée que la tranquillité du groupe est rompue. Wesemann précipite son éclatement et derrière lui, Voigt, Flecha, et Rogers sont les plus actifs. Pendant ce temps, les équipiers de la CSC et de Rabobank accélèrent le rythme : la poursuite est officiellement lancée. C’est dans la côte du Rosier que la mission est accomplie, Wesemann ayant toutefois poursuivi son effort en solitaire. Il passe au sommet avec 55’’ d’avance, mais reste en sursis. Immédiatement après le passage au sommet de la côte de la Vecquée, le peloton principal, réduit à une quarantaine d’unités en raison de la sévère sélection, est à nouveau groupé.

Rodriguez dans la roue de Boogerd
A l’approche de la côte de la Redoute, le local du jour, Philippe Gilbert, tente une sortie mais est rejoint par le peloton avant le sommet. Joaquin Rodriguez essaye lui-aussi de jouer sa carte dans la côte de Sprimont. Il est rattrapé au sommet mais s’accroche à la roue de Michael Boogerd, qui a placé une accélération. Associés de circonstance, les deux hommes ont toujours 40’’ d’avance à 15 km de l’arrivée. Dans la côte de St-Nicolas, ils ont toujours un maigre avantage de 18’’ mais le groupe où se trouve l’essentiel des favoris est en train de fondre sur eux.

Valverde en puissance
Après l’inévitable jonction, à moins de cinq kilomètres de l’arrivée, les 12 hommes qui peuvent se sentir concernés par la victoire roulent ensemble : Rodriguez, Boogerd, Martin Perdiguero, Sinkewitz, Valverde, Cunego, Basso, Di Luca, Kashechkin, Bettini, Horner et Schleck. Paolo Bettini se montre très volontaire, tout comme Miguel Angel Martin Perdiguero et Patrick Sinkewitz, mais le groupe est toujours intact au passage sous la flamme rouge. Dans la dernière ligne droite, c’est Sinkewitz qui rentre en tête. Dans sa roue, Alejandro Valverde démarre et parvient à faire la différence en puissance. Sur la ligne, il a près de cinq mètres d’avance sur Bettini et Cunego.

L'interview du vainqueur

Alejandro Valverde (Esp - CEI)

Podium Pouvez-vous détailler le scénario de cette victoire ?
Quand Boogerd et Rodriguez se sont retrouvés en tête de course, j’ai préféré laisser les autres agir car mon coéquipier avait de très bonnes chances de l’emporter en cas de réussite de leur duo. Cela ne me gênait donc pas du tout mais c’est très bien tombé que le groupe ait réussi à revenir. Ensuite j’ai vu qu’il commençait à y avoir des attaques dans tous les sens dans les derniers kilomètres et aux abords de la dernière ligne droite, je me suis mis dans la roue de Sinkewitz. Dès que j’ai pu je l’ai dépassé et cela a marché. Je savais qu’il fallait notamment me méfier de Bettini et Martin Perdiguero, mais je me sentais le plus rapide du groupe.

Comment avez-vous géré votre appréhension sur la longueur de la course ?
Premièrement je suis arrivé au départ dans un état d’esprit très serein grâce à ma victoire sur la Flèche Wallonne. Ensuite j’ai pris mes précautions au niveau de l’alimentation. J’ai beaucoup plus mangé qu’avant l’Amstel Gold Race, pour éviter le genre de défaillance que j’ai pu avoir dans les derniers kilomètres. Même pendant la course, à partir d’un moment je me suis alimenté tous les dix kilomètres. J’ai bien fait car je suis arrivé dans le final avec beaucoup d’énergie.

Est-ce important de devenir le premier coureur espagnol vainqueur à Liège ?
C’est surtout important de gagner ! Et bien sûr, cela rajoute quelque chose car on a le sentiment d’écrire une page de l’histoire du cyclisme de son pays.

Et votre programme ?
D’abord je vais très vite me reposer, et ensuite je cours le Tour de Romandie. Je pense que certaines étapes me conviendront très bien et nous nous rendrons là-bas avec une équipe très solide. D’ailleurs je compte bien aussi travailler pour les autres si je peux me rendre utile. Ensuite, ce sera un mois de repos avant le Dauphiné Libéré, puis le Tour de France, qui reste un objectif majeur de ma saison.

Quelles différences faîtes-vous entre vos victoires à Courchevel sur le Tour, à Huy et à Liège ?
Pour la Flèche Wallonne c’était ma première grande classique, alors c’est vraiment très important. Liège-Bastogne-Liège, c’est encore un peu plus prestigieux, donc c’est aussi un sentiment très spécial. Et la victoire à Courchevel est également unique, surtout en battant Armstrong. Ce qui est certain, c’est que je ne connais aucun mot pour qualifier ce que j’ai ressenti lors de ces trois occasions.


Les dépêches

16:39

Le Top 5 final

1. Valverde
2. Bettini
3. Cunego
4. Sinkewitz
5. Boogerd
16:38

Victoire de Valverde

Après la Flèche Wallonne, Valverde s’impose maintenant dans la doyenne des classiques.
16:37

Accélération

Valverde place son attaque
16:37

Dernière ligne droite

Sinkewitz rentre en tête...
16:35

500 m

A nouveau un groupe de 12...

» Lire toutes les dépêches